Lecteur : Chatelet Julien

Fil des billets - Fil des commentaires

samedi, 28 octobre 2017

Sans même un adieu, de Robert Goddard.

Sans même un adieu

L'ouvrage:
Londres, septembre 1923. Geoffrey Staddon découvre, dans le journal, que Consuela Caswell est accusée d'avoir empoisonné sa nièce et son mari, Victor, ce dernier en ayant réchappé de justesse. C'est un choc pour Geoffrey qui connaît les membres de cette famille. Il a réalisé les plans de leur maison (Clouds Frome), et a eu une liaison passionnée avec Consuela, qu'il a abandonnée douze ans plus tôt, alors qu'il avait juré de la sauver de son mariage arrangé. Persuadé que la jeune femme ne peut avoir commis un tel acte, l'architecte va tenter de prouver son innocence.

Critique:
Ce livre se lit assez facilement. Il est épais, et en général, les thrillers de cette grosseur traînent. Robert Goddard a bien placé quelques longueurs, mais elles restent acceptables. Concernant les rebondissements, on en voit forcément certains venir. Pour ma part, je ne les ai pas tous devinés, je suis donc contente que l'auteur ait réussi à me surprendre. Cependant, ces découvertes n'ont pas été d'énormes révélations.
L'ensemble est cohérent. L'auteur ne tente pas d'envoyer son lecteur sur diverses pistes pour les réfuter tout de suite après. Pendant une grande partie du roman, Geoffrey imagine que tel personnage est coupable. Cependant, certaines objections faites par ceux à qui il confie sa théorie sont plausibles.

Les personnages ne sont pas vraiment creusés, sauf Geoffrey qui se débat entre ses remords et son impulsivité. Si on le blâme pour ce qu'il a fait par le passé, si on soupire (en tout cas, cela a été mon cas) lorsqu'il se précipite pour confondre celui qu'il croit coupable alors qu'il n'a aucune preuve, on se demande aussi ce qu'on aurait fait à sa place.
Imery aussi m'a paru travaillé. Il ressent de l'empathie, ses émotions et ses sentiments ne paraissent pas décrits à la va-vite, il a un passé...

Deux choses m'ont vraiment déplu. L'une sera jugée secondaire par certains. Elle se passe quand Geoffrey et Rodrigo s'introduisent frauduleusement dans Clouds Frome. Cette cruauté gratuite était inutile et aurait pu être contournée.
D'autre part, je n'ai pas aimé ce qui arrive à la toute fin. Ce n'est ni bâclé ni incohérent, mais dans ce genre de thrillers, on s'attend à ce que certaines conventions non-écrites soient respectées. Même moi qui n'aime pas ce qui est formaté...

J'ai aimé lire ce roman sur le moment, mais en tapant cette chronique, je m'aperçois que je l'ai trouvé tiède. Il est parfait pour se vider la tête et ne pas trop réfléchir.

Service presse des éditions Audible Studios, dont vous trouverez le catalogue sur le site Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Julien Chatelet.
Julien Chatelet fait partie des comédiens que je retrouve toujours avec plaisir. En plus d'être très sympathique, il lit de manière vivante sans affectation. Par exemple, il ne prend pas une voix aiguë pour les rôles féminins, ce qui serait ridicule. Ici, il n'a pas démérité, mais un autre aspect de son interprétation m'a un peu déçue: il prononce presque tous les noms anglophones avec un accent. En fait, c'est surtout le «r» anglophone et le «h» marqué en début de mots que je ne trouve pas naturels là-dedans, probablement parce qu'ils n'existent pas en français. Je comprends que l'éditeur et le comédien aient trouvé incongru de prononcer «sir» comme «soeur» (personnellement, cela ne m'aurait pas dérangée), mais qu'y aurait-il eu de si perturbant à prononcer «Rosemary» à la française? Et Windrush sans le «r» anglophone? Et Henry à la française? Pour ce dernier mot, on me dira que collé à «sir», cela pouvait paraître étrange de le franciser. Peut-être, mais cela m'a écorché les oreilles, tout comme d'autres noms anglophones dont je ne ferai pas le catalogue. Étrangement, lorsque le comédien a dû prendre des accents portugais et italien pour des personnages, cela ne m'a pas beaucoup gênée. Bien sûr, il n'aurait pas fallu que cela dure trop longtemps.

Pour information, la structure du livre n'a pas pu être respectée.

Je trouve dommage que l'éditeur n'ait pas demandé au comédien d'indiquer le titre original du roman, comme cela avait été fait pour «À sa place», d'Ann Morgan.

Acheter « Sans même un adieu » sur Amazon
Acheter « Sans même un adieu » en audio sur Amazon

jeudi, 16 février 2017

Voici venir les rêveurs, d'Imbolo Mbue.

Voici venir les rêveurs

L'ouvrage:
Jende Jonga a réussi à quitter le Cameroun pour travailler en Amérique. Il espère pouvoir obtenir des papiers, travailler sérieusement, avoir une bonne situation, et être heureux avec sa femme (Neni) et leur fils (Liomi). Lorsqu'il parvient à décrocher l'emploi de chauffeur de Clark Edwards (banquier pour une entreprise de Wall Street), il pense que la chance lui sourit enfin.

Critique:
Ce livre rappelle, à travers tous ses personnages, que chacun voit les choses avec ses paramètres. Jende et Neni croient dur comme fer au rêve américain. Vince, qui y est né et que l'attitude de son père a aguerri, voit davantage ce qui sonne faux. Chacun a sa vérité, et aucune n'est fausse. Cindy m'a un peu agacée, parce que si je l'ai comprise, j'ai trouvé qu'elle ne savait que se lamenter. Certains de ses griefs sont justifiés, notamment le fait que Clark ne soit pas assez disponible pour ses enfants. D'autre part, on comprend son mal être lorsqu'elle se dévoile un peu à Neni. Certes, mais chacun a sa part de souffrance. Cindy reproche à Clark de ne pas s'occuper des enfants, mais c'est elle qui réagit le moins bien à la décision de Vince. Elle se montre généreuse avec Jende et Neni, mais elle peut également être absolument injuste consciemment.

Au début, on pourrait penser que cela va être cliché: les pauvres veulent une vie dorée, et les riches se paient le luxe d'être dépressifs. Seulement, ce n'est pas si simple. Vince, par exemple, n'est pas un jeune écervelé qui tourne en rond et se fiche de tous.

Certains évoluent d'une manière inattendue. Jende et Neni finissent par ne pas aller dans le même sens. Neni a une idée en tête et ne veut pas en démordre. Elle est tellement obnubilée par cela qu'elle envisage des solutions extrêmes, et en met même une en pratique. Je ne peux pas dire comment j'aurais réagi à sa place, mais son attitude m'a déplu. Elle ne parvient pas à voir la réalité en face. À un moment, Jende lui explique certaines choses, et elle ne veut pas les entendre. Elle tient à son raisonnement et ne veut pas en sortir. Jende fait un travail sur lui-même, rationalise, et veut saisir les bonnes choses qui peuvent l'être au lieu de courir après des chimères. Il faut avoir une grande force de caractère pour passer ce cap. En effet, si Neni m'exaspère, je comprends qu'elle ait du mal à accepter, qu'elle soit prête à sacrifier certaines choses. Seulement, elle ne sait même pas si ses sacrifices auraient des conséquences positives. À côté de cela, Fatou aimerait avoir l'opportunité qu'a son amie. Là encore, l'auteur montre que chacun réagit en fonction de son vécu et des circonstances. Pour Fatou, c'est une opportunité, une chance; pour Neni, c'est un malheur.

Clark évolue également. Il était sympathique, mais ensuite, il semble avoir tiré une leçon des épreuves vécues, et s'assouplit, revoit ses priorités.

Si l'histoire et la psychologie des personnages m'ont plu, j'ai également apprécié le décor. Imbolo Mbue décrit une ville où la vie n'est pas simple, elle parle du communautarisme, des préjugés (pas forcément méchants) que certains ont... Par exemple, Jende en a assez des personnes qui mélangent tous les pays d'Afrique, et pour qui le Cameroun, c'est comme le Sénégal. J'aime bien la manière dont il réplique, sur les conseils de son cousin Winston.

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Julien Chatelet.
Je pense qu'il n'est pas facile de lire ce roman à voix haute en le jouant, mais sans le surjouer. Lorsque Jende et Neni s'emportent, par exemple, entre ce qu'ils disent et la manière dont ils le disent, il n'est pas simple d'être à la fois vivant et naturel. Julien Chatelet s'en sort très bien, à mon avis. De plus, il ne fait pas d'horribles voix (qui seraient peu crédibles) pour les rôles féminins. C'est un comédien que je retrouve avec plaisir sur les livres audio.

Acheter « Voici venir les rêveurs » en audio sur Amazon
Acheter « Voici venir les rêveurs » sur Amazon

lundi, 31 octobre 2016

Sale gosse, de Stephen King.

Sale gosse

L'ouvrage:
George Halas est dans le couloir de la mort. Son crime? Il a tué un très jeune enfant de plusieurs balles dont une dans le dos et une dans la poitrine. Lors de son procès, il ne s'est pas défendu. Alors que l'heure de son exécution approche, il veut expliquer à son avocat ce qui l'a poussé au meurtre.

Critique:
J'ai passé un bon moment avec cette nouvelle, même si j'ai quelques reproches à lui adresser. Dès le départ, Stephen King intéresse son lecteur. Ensuite, le récit est fluide, sans temps morts. On se représente bien le «sale gosse» et le plaisir qu'il prend à accomplir ses méfaits.

J'ai apprécié que Stephen King utilise un vieux code du fantastique, à savoir celui qui dit que le lecteur (tout comme l'un des personnages) va tenter de trouver une explication rationnelle à tout cela, et que cette explication est presque possible. Seulement, elle est rendue bancale par de petits éléments inexplicables.

J'ai quand même trouvé que l'auteur louvoyait un peu. Normalement, une arme à feu n'aurait pas dû venir à bout, ne fût-ce que pour cinq minutes, du «sale gosse».
D'autre part, la toute fin m'a semblé convenue. Elle était prévisible. J'aurais aimé qu'elle ne soit qu'un tournant. Je ne peux pas dire ce que j'aurais aimé pour la suite, car j'en dirais trop.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Julien Chatelet pour les éditions Audiolib.
Rien que pour l'interprétation du comédien, je ne regrette pas d'avoir lu cette nouvelle. Il a parfaitement rendu l'ambiance, les sentiments de George, et surtout... le lecteur ressent très bien, grâce au jeu de Julien Chatelet, à quel point le «sale gosse» est une petite saleté maléfique. Par exemple, lors d'une scène, quand il dit «Sinon quoi?», il parvient à faire passer morgue, dédain, provocation...

Acheter « Sale gosse » en audio sur Amazon
Acheter « Sale gosse » en numérique sur Amazon

vendredi, 16 janvier 2015

Délivrance, de Jussi Adler-Olsen.

Délivrance

L'ouvrage:
Lorsque les deux enfants jettent une bouteille à la mer, ils ignorent que le département V enquêtera sur l'affaire.

Critique:
J'ai préféré «Délivrance» à «Profanation». Cependant, l'enquête ne m'a pas vraiment passionnée. C'est surtout la vie du département V qui m'a plu. J'ai aimé retrouver l'improbable duo formé par Carl et Assad. Ils sont égaux à eux-mêmes. L'auteur a pris le temps, comme dans le tome 1, de les évoquer dans plusieurs situations afin que le lecteur les voie agir et évoluer. On retrouve les petites étrangetés d'Assad, comme sa manie de dire souvent «alors», ainsi que sa déconcertante capacité à se sortir de situations périlleuses (voir le combat avec un colosse armé d'une barre de fer). Elles sont agrémentées d'autres comme son idée (intéressante, d'ailleurs) quant à la nouvelle manière de classer les dossiers. De plus, un mystère entoure toujours ce personnage.

Quant à Carl, il fait souvent sourire: l'auteur montre à nouveau sa fainéantise totalement assumée. En outre, il crée des situations où carl s'illustre: voir son obstination capricieuse quant au local du département V, puis le pacte fou qu'il conclut avec Jesper lorsque son ex-femme menace sa tranquillité.

Concernant Rose, je ne sais pas trop quoi penser. Parfois, j'ai compris ses actes, et surtout, sa grande sensibilité. Mais elle aussi agit de manière... originale, dirons-nous, et ce n'est pas aussi innocent qu'Assad.

L'auteur a donc créé des situations intéressantes entourant ses trois personnages originaux. C'est, à mon avis, le point fort du livre.
Pour l'enquête, il a pris le parti de dévoiler beaucoup de choses au lecteur. Celui-ci sait très vite qui fait quoi et pourquoi. Il se concentre donc sur la traque du bourreau. Au début, cela m'a plu, mais ensuite, j'ai trouvé tout cela un peu long. Bien sûr, Jussi Adler-Olsen crée, là encore, une situation originale. Le bourreau s'attaque à un pan de la société que l'on voit rarement mis en scène dans ce type de romans. Ensuite, si sa psychologie est creusée, on y retrouve des choses qui sont en train de devenir des topoi du genre, notamment le traumatisme dans l'enfance.

Afin de maintenir le suspense, le romancier a imaginé une traque échevelée, pleine de rebondissements et de moments de tension extrême pour les personnages. Avec moi, ça n'a pas vraiment pris. En outre, il y a une chose que je n'ai pas comprise. À un moment, un personnage aurait la possibilité de suivre le bourreau, et donc de retrouver ses enfants. Au lieu de cela, cette femme fait n'importe quoi (je ne vous dévoile pas quoi). Certains me diront qu'elle est bouleversée, folle de douleur, ce qui explique son attitude. Pourtant, il me semble que si elle pensait réellement à ses enfants, elle n'aurait pas agi comme elle l'a fait.

J'ai été désagréablement surprise qu'un auteur comme Jussi AdlerOlssen utilise le coup de foudre.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Julien Chatelet.
Ce livre m'a été envoyé par les éditions Audiolib.
J'aime beaucoup Julien Chatelet qui ne cabotine pas, et qui n'exagère pas sa voix pour faire différents personnages. Dans ce roman, l'auteur alterne les passages loufoques et les scènes graves. Le comédien sait jouer sur les deux registres. Je le souligne, car malheureusement, tous les comédiens ne sont pas capables de cela. Du coup, maintenant, j'imagine Julien Chatelet enregistrant un livre humoristique. Je suis sûre qu'il l'interpréterait excellemment.

Acheter « Délivrance » en audio sur Amazon
Acheter « Délivrance » sur Amazon

mercredi, 14 mai 2014

Profanation, de Jussi Adler-Olsen.

Profanation

L'ouvrage:
Le département V hérite d'une affaire datant de 1987: deux adolescents sauvagement assassinés. À l'époque, une bande d'adolescents a été soupçonnée, puis blanchie. Neuf ans après les faits, quelqu'un a avoué. Il purge actuellement sa peine. Cependant, certains sont sûrs que les assassins courent toujours.

Critique:
Ayant adoré «Miséricorde», j'attendais peut-être trop de «Profanation». En effet, j'ai eu du mal à entrer dedans. L'auteur a accumulé certaines choses qui me déplaisent.

D'abord, le lecteur sait très vite qui est responsable de la mort des deux jeunes gens. Il n'y a donc pas vraiment de suspense de ce côté-là. On me dira que l'intérêt réside dans la psychologie des personnages et dans le fait qu'on se demande comment les «méchants» vont être attrapés. Certes, mais l'absence de ce suspense m'a gênée.

D'autre part, dans «Miséricorde», Jussi Adler-Olsen renouvelait le genre avec ses personnages atypiques et une enquête dont certains éléments la sortaient du lot. J'ai retrouvé avec plaisir Carl et Assad. Leurs méthodes quelques peu étranges sont toujours aussi rafraîchissantes. J'ai même apprécié l'introduction d'un élément perturbateur dans leur duo. Cependant, il m'a semblé que l'enquête reprenait des thèmes par trop abordés par divers auteurs de romans policiers: enfance maltraitée, sadisme à l'état pur, personnages abîmés... Les auteurs savent que ces thèmes feront toujours vibrer une corde chez les lecteurs, tant ils sont sensibles. De ce fait, ils sont tellement abordés qu'ils vont finir par être galvaudés. En outre, cela m'a déçue de Jussi Adler-Olsen, qui avait si bien su me surprendre.

Le romancier a voulu montrer que parmi les bourreaux, on pouvait comprendre pourquoi certains (un personnage en particulier) avait basculé. Ce personnage, malgré ses crimes, se démarque des autres, et si on ne l'excuse en aucun cas, on comprend ce qui l'a rendu ainsi. On aurait mal tourné à moins. Carl et Assad finiront, eux aussi, par éprouver de la compassion pour cet être maintes fois malmené, par des personnes sans scrupules ni coeur. C'est une réussite de l'auteur: il nous présente un personnage terrible, qui s'est rendu coupable d'atroces crimes, et parvient à éveiller la compassion à son propos.

L'auteur a su créer un rebondissement qui m'a déroutée. Je parle de l'épisode du Trivial Poursuite. Je pensais qu'il l'éluciderait par quelque chose de très compliqué qui serait tiré par les cheveux. En fait, c'est très simple et astucieux, puisque je ne l'avais pas deviné.

En revanche, les autres bourreaux (surtout un) sont d'une cruauté et d'un sadisme qui mettent extrêmement mal à l'aise.

En parallèle, le lecteur retrouvera celui qui était le coéquipier de Carl avant d'atterrir dans un lit d'hôpital. Il faut avoir lu «Miséricorde» pour bien comprendre ce pan de l'histoire.

J'ai trouvé dommage que l'auteur introduise un prologue qui se passe presque à la fin de l'aventure. Comme je l'ai dit plusieurs fois, je n'aime pas ce procédé artificiel qui, au lieu de me faire baver de convoitise, me fait soupirer d'ennui.

Malgré ma déception, je lirai le tome 3 s'il sort en audio, car les deux personnages récurrent me passionnent toujours!

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Julien Chatelet.
Ce livre m'a été envoyé par les éditions Audiolib.
C'est Éric Herson-Macarel qui a lu le tome 1. Aimant beaucoup ses interprétations, j'ai été un peu déçue qu'il ne poursuive pas la série. Cependant, la maison d'éditions l'a remplacé par un comédien tout aussi talentueux. Julien Chatelet n'a eu aucun mal à entrer dans la peau des personnages récurrents. Comme d'habitude, son jeu est subtil. Je pense que certains passages de ce roman n'ont pas dû être faciles à lire avec la dose de jeu nécessaire, mais sans exagération. Entre l'étalage du sadisme de certains bourreaux (qu'il est dur de lire sans frémir, même avec de la préparation) et la complexité de l'autre (ce personnage est sûrement le plus difficile à interpréter), le comédien avait fort à faire.

Acheter « Profanation » en audio sur Amazon
Acheter « Profanation » sur Amazon

- page 1 de 2