Lecteur : Candil Lopez Jacqueline

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lundi, 13 août 2007

Attention, les enfants regardent, de Laird Koenig.

Attention, les enfants regardent

L'ouvrage:
Marty et Paula Moss sont très riches. Marty est metteur en scène, et Paula est actrice. Ils ont cinq enfants qui ont entre neuf et quatre ans: Cathy, Cary, Sean, Patrick, et Marti. Certains de ces enfants sont nés de précédents mariages.

Actuellement, Marty et Paula sont en Italie, et les enfants habitent pour l'été une luxueuse demeure près de la plage, sous la surveillance de Graziella Montoya, la bonne mexicaine.
Les enfants passent leur temps à se bourrer de cochonneries et de bêtises télévisées, tout en insultant la bonne, surnommée Avocados. Celle-ci ne les comprend pas, ils n'hésitent donc pas à la traiter de cruche et autres noms d'oiseau.
Graziella a un petit ami. Un mexicain qui vient la voir, de temps en temps.

Un jour, alors que les enfants et Graziella étaient à la plage, celle-ci s'endormit sur un matelas pneumatique. Les enfants tentèrent de la réveiller, afin qu'elle leur donnât la clé du salon de télévision. Graziella ne s'éveillant pas, ils décidèrent de pousser le matelas dans la mer. Cela éveilla effectivement la bonne. Et soudain, le matelas fut entraîné par le courant. Les enfants, ravis d'avoir chipé la clé à la bonne, laissèrent le matelas dériver.

Critique:
Ce roman est le premier de Laird Koenig. Certaines situations ressemblent à celles que l'on trouve dans son deuxième roman, «La petite fille au bout du chemin». L'héroïne de ce roman, Rynn Jacobs, est une enfant de treize ans. Elle fait tout pour cacher l'absence de son père. Les circonstances la poussent, par exemple, à devoir faire déplacer une voiture. Ici, on retrouve des enfants qui font tout pour qu'on ne s'aperçoive pas qu'ils sont seuls dans la maison. A un moment, eux aussi doivent déplacer une voiture. Cette similitude m'a déçue. C'est un peu facile de la part de l'auteur de réutiliser les mêmes ficelles. Bien sûr, beaucoup d'auteurs le font, mais en général, ce sont des auteurs que je n'aime pas trop, donc, cela ne m'étonne pas d'eux, et ne me gêne pas.
J'ai trouvé que ces ficelles étaient mieux utilisées dans «La petite fille au bout du chemin« que dans «Attention, les enfants regardent«. Par exemple, lorsque Rynn doit faire sortir la voiture de devant chez elle, elle contacte un garage. Ici, les enfants ne le peuvent pas, ils la conduisent donc seuls. Ce n'est pas très crédible. Ceux qui s'occupent de la voiture sont les plus grands, mais l'aînée n'a pas plus de neuf ans. Et ils arrivent à la conduire au moins sur une centaine de mètres, et à la faire basculer dans la mer, par-dessus la falaise.

De plus, dans «La petite fille au bout du chemin», même si on trouve les actes de Rynn répréhensibles, on la comprend, et on ne peut s'empêcher de l'approuver. Bien sûr, on n'agirait pas comme elle, mais on la comprend.
Ici, les enfants sont tout ce que je trouve détestable. Ils sont jeunes, donc, ont tendance à se disputer pour rien. Mais en plus, ils ne pensent qu'à regarder la télé et à manger n'importe quoi. On comprend leur attitude, car ils ont des parents qui n'ont pas l'air de faire grand cas d'eux. Donc, leur attitude quotidienne est compréhensible. Mais par ailleurs, ils ne sont pas sympathiques. Par exemple, ce qui arrive à Graziella est un accident, mais aucun des enfants n'essaie de lui porter secours. Ils sont aveuglés par leur égoïsme, leur superficialité. Ensuite, ils passent leur temps à se disputer, à se faire pleurer les uns les autres. Ce sont de méchants enfants, des enfants dans toute leur cruauté. Je n'avais pas envie qu'ils s'en sortent. J'aurais voulu que celui qu'ils surnomment l'Embrasseur ait raison d'eux. Lui-même n'est pas très reluisant, mais on peut se dire qu'il agit comme il le fait pour la bonne cause. On ne connaît pas son passé, mais on se doute qu'il est très pauvre et l'a toujours été. Il essaie donc de s'en sortir comme il peut, quitte à voler. Et il vole des gens qui le méprisent, lui et les autres mexicains.

Je ne vous conseille pas ce livre... La tension perpétuelle due à ce que doivent cacher les enfants, à leurs caractères, et à l'intrusion de l' Embrasseur, est bien rendue. Mais les enfants ne sont pas sympathiques, et pas très crédibles non plus. Le deuxième roman de Laird Koenig, «La petite fille au bout du chemin» est mieux réussi. Il rend tout aussi bien cette ambiance tendue, et Rynn est plus crédible et plus sympathique.

Éditeur: Hachette.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jacqueline Candil Lopez.

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jeudi, 6 juillet 2006

Sigrid et les mondes perdus, tome 4: Les mangeurs de murailles, de Serge Brussolo.

Sigrid et les mondes perdus : Les mangeurs de murailles

Voir la critique du tome 3.

L'ouvrage:
Après l'aventure du dragon mangeur de continents, Sigrid va enfin pouvoir rentrer sur Terre. A son grand regret, ses amis Hata et Takeda ne l'accompagnent pas. Ils n'ont pas le courage de quitter leur planète pour un monde totalement inconnu.
Sigrid se retrouve donc dans un vaisseau en partance pour la Terre. Seulement, le vaisseau a un accident. Les passagers doivent le quitter en urgence, s'ils ne veulent pas mourir. Sigrid est la seule qui parvient à monter dans une capsule de sauvetage. Le petit ordinateur fixé à son casque lui apprend qu'elle n'a qu'une alternative: atterrir sur une planète infestée de virus, ou mourir faute d'oxygène. En effet, le seul endroit que sa capsule peut atteindre est cette planète. Ses habitants ont péri après les guerres bactériologiques qu'ils se sont livrées. Sigrid choisit les virus.

Elle débarque donc sur une planète quasi déserte, où des virus affamés vont tenter d'entrer en elle pour se repaître. Ces virus provoquent des éternuements si violents que la personne atteinte finit par éternuer son squelette. Après quelques jours d'errance, Sigrid découvre la ville-cube. C'est une espèce de bunker où sont retranchés les descendants des survivants des guerres bactériologiques. Après quarante jours d'isolement, Sigrid est déclarée saine, (les virus ne l'ont pas contaminée), et a le droit d'entrer dans la ville-cube. Cette ville est cloisonnée. On habite à un étage, et on n'a pas le droit de le quitter. Chacun a eu un implant greffé dans le dos, et s'il change d'étage, il est pris de convulsions qui le laissent désarticulé. Ainsi, pense-t-on, il n'y aura pas de nouvelles guerres.
Sigrid travaille à la décharge, sous les ordres de Waldo. C'est ici qu'elle sera emportée dans une nouvelle aventure. C'est ici qu'elle va rencontrer Pumpkin.

Critique:
Ce quatrième tome des aventures de l'exploratrice des mondes perdus est aussi passionnant que les trois autres. Il semblerait que la version pour adultes de ce livre existe, sous le même titre. Elle est antérieure à cette version pour la jeunesse. Ne l'ayant pas encore lu, je ne peux pas comparer.

Le livre démarre très vite, et même si l'on n'est pas immédiatement plongé dans le vif de l'histoire, le début est intéressant. L'auteur prend le temps de nous plonger dans un nouvel univers, fourmillant de découvertes pour nous, ainsi que pour Sigrid. Il y a d'abord les virus qui flottent dans l'air, et qui ont l'air si sympathique, lorsqu'on les voit...
Il y a aussi les éternuements provoqués par ces virus. On retrouve une déclinaison de cette idée d'une maladie qui fait cracher ses organes et son squelette dans "La nuit du venin", antérieur au tome 4 de "Sigrid et les mondes perdus", même s'il y a une variante.
L'ordinateur fiché dans le casque de Sigrid, au début du roman, est un engin très perfectionné, et il amuse le lecteur, du moins moi.
Plus tard, après que l'histoire a bien démarré, nous rencontrons des robots tellement perfectionnés qu'ils peuvent passer pour des humains.
Ce n'est qu'un échantillon de toutes les bonnes idées dont foisonne ce roman.

Plus tard, nous retrouvons un thème que Brussolo aime bien exploiter: l'assujettissement d'un être par un sort. Par exemple, dans le tome 2 de "Peggy Sue et les fantômes", un sortilège fait que les enfants sont sous l'emprise de la gourmandise, et feraient n'importe quoi pour manger leur camarade, changé en pain d'épices, et le chien bleu, transformé en chien de chocolat. Ici, nous retrouvons une déclinaison de ce thème avec le jus de banane. Lorsqu'on en boit, on a l'irrésistible envie de marcher au plafond. Sigrid sait qu'elle doit lutter contre cette envie, mais le sortilège est plus fort que sa volonté, du moins, la première fois qu'elle absorbe ce fameux jus de banane.

La fin est ouverte. Brussolo a dû faire cela exprès, afin de pouvoir écrire la suite quand il le voudra. D'ailleurs, il y a certaines autres séries qu'il a commencées, et qui, pour l'instant, n'ont pas été continuées, comme "Les sentinelles du crépuscule", qui compte deux tomes, et dont le tome 3 est à paraître depuis un petit moment, ou "Les cavaliers de la pyramide", qui est signalé comme étant le tome 1 d'une série, et dont on attend la suite, qui devrait paraître fin 2006. Sans compter toutes les séries dont la fin est ouverte, et dont on attend une suite.

Éditeur: le Masque.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jacqueline Candil Lopez.

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lundi, 3 juillet 2006

Sigrid et les mondes perdus, tome 3: Le grand serpent, de Serge Brussolo.

Sigrid et les mondes perdus : le grand serpent

Voir la critique du tome 2.

L'ouvrage:
Sigrid a encore des séquelles de son aventure dans le Bluedeep. Elle a des "crises": son corps lui joue des tours. Elle peut sembler avoir seize ans, ou douze ans... Son médecin lui explique qu'il existe une planète dont les eaux pourraient la soigner. Il suffirait qu'elle y fasse un séjour de six mois. Sigrid n'est pas enchantée par cette idée, mais désireuse de guérir, elle décide d'aller sur cette planète.

C'est une planète envahie par un dragon qui se promène dans ses eaux, et qui avale les obstacles. Lorsqu'une terre entrave sa progression, il croque ses racines, et peut ainsi passer. Mais le continent ainsi croqué se transforme en île, et dérive au gré des courants. Au bout d'un moment, le sel contenu dans l'eau rend la terre infertile, puis inhabitable. De plus, la terre peut chavirer à tous moments.
Le dragon avale aussi des hommes, des navires, des maisons... C'est la terreur de la planète. Il faut trouver un moyen de s'en débarrasser.

Critique:
C'est un très bon livre, à mon avis. Il fourmille d'idées intéressantes et passionnantes. Il s'y passe beaucoup d'événements, et les rebondissements sont bien imaginés.

D'abord, on assiste au pillage d'un bateau mortuaire, puis un étrange guerrier de feu enflamme presque toute une île. D'ailleurs, c'est assez impressionnant: le sable se transforme en verre sur son passage, l'eau de la mer bouillonne et les poissons cuisent... Après d'autres aventures, Sigrid finira par se retrouver dans le ventre du dragon. Là encore, elle connaîtra un tas d'aventures. Le fait que le dragon ait donné à son "intérieur" un aspect de paysage terrestre est une idée intéressante. Les possibilités que permettent la chair du dragon sont fascinantes. On se rend compte qu'elle aura de multiples emplois. Brussolo a déjà utilisé cette idée de chair vivante, par exemple dans "Del'autre côté du mur des ténèbres".

C'est donc un thriller fantastique pour la jeunesse. J'avoue ne rien avoir trouvé. Je n'avais pas compris pourquoi Sigrid a pu facilement s'introduire dans le ventre du dragon. Je n'avais pas vu le piège tendu par l'un des personnages. Je n'avais pas non plus trouvé où était l'objet de la quête finale de Sigrid. Je l'ai compris cinq secondes avant elle, en fait.

En outre, la fin nous laisse avec une question. Cela nous donne encore plus envie de lire le tome 4. On se demande où sera Sigrid, et si le personnage plein de haine qui a pactisé avec "quelqu'un" d'autre pour la tuer, arrivera à la suivre sur Terre.

Le personnage de Sigrid est toujours aussi sympathique. Je me demande ce qu'elle trouve à Takeda. Bien sûr, elle explique qu'ayant vécu des moments très forts avec lui, une grande complicité s'est nouée entre eux. Il n'empêche que je le trouve détestable, même si, à la fin, il semble bien aimer Sigrid.
Sinon, il y a des personnages extrêmes: Noburu et Anato. Ils sont méchants, et leur psychologie n'est pas trop creusée. Ce sont juste des méchants qui détestent Sigrid. Anato a une raison, mais c'est une fausse raison, et elle le sait très bien. Elle devrait plutôt être reconnaissante à Sigrid.
Il y a aussi des personnages sympathiques, comme Hata et Okukaï.
C'est donc un livre qui se lit très facilement, où on est toujours tenu en haleine.

A noter que l'épisode de l'armure écrasant et brisant tout et tous sur son passage a été repris dans un roman antérieur de Brussolo: "Le tombeau du roi Squelette".
En outre, "Le grand serpent" est l'adaptation pour la jeunesse de "L'île des ombres", autre roman antérieur écrit par Brussolo. Les différences notables sont que "Le grand serpent" conte des aventures supplémentaires, et se termine moins abruptement que "L'île des ombres".

Éditeur: le Masque.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jacqueline Candil Lopez.

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lundi, 17 avril 2006

Midnight examiner, de William Kotzwinkle.

Midnight Examiner L'ouvrage:
Howard est rédacteur au Midnight Examiner, un magazine hebdomadaire. Il travaille pour la chronique du docteur Doris, pour celles de "nockers" et "bottom"... Il travaille sous plusieurs pseudonymes, ainsi que les autres rédacteurs: Hattie Flyer, Yvonne, Siggy, Fernando, Hyacinth, Celia, Amber... Howard est d'ailleurs amoureux d'Amber. Mais c'est sans espoir. Il est trop bizarre, selon elle. Tout ce petit monde est dirigé par Nathan, qui s'est découvert la passion du tir à la sarbacane. Il prépare minutieusement des flèches "empoisonnées" qui produisent de curieux effets sur les personnes touchées.

Un jour, il a soudain l'illumination: un nouveau magazine, "Prophecy". Il veut un nouveau rédacteur pour ce magazine. Howard déniche Crumpacker, qui se trouve parachuté au milieu de cette bande de gens bizarres. En effet, le premier soir de l'embauche de Crumpacker, Hattie, Howard, Fernando, et Crumpacker vont le passer chez Howard. C'est là que Fernando décide de peindre une grande femme sur le mur. Mais il lui faut un modèle, il lui faut Mitzi Mouse, l'actrice porno.

Critique:
Personnellement, ce livre m'a beaucoup fait rire. Nous entrons dans un monde absolument déjanté, où les personnes normales (comme Amber) sont des extra-terrestres.

Les articles du "Midnight examiner" sont tous plus farfelus les uns que les autres. Les personnages étranges sont attachants, et très drôles. Bien sûr, certaines particularités peuvent paraître assez lourdes. Par exemple, Fernando ne pense qu'à sa grande fresque, et Najaf veut toujours vendre des choses, mais ces lourdeurs passent quand même.

A un moment, l'équipe du journal doit se défendre contre l'attaque de mafiosi. Ils arrivent à les maîtriser, et ce qu'ils en font est assez amusant. Il y a aussi le personnage de madame Véronique, justement le personnage qui fait des merveilles sur les trois mafiosi envoyés pour récupérer Mitzi Mouse.

L'histoire met un petit moment à démarrer. L'auteur prend tout son temps pour planter le décor. Ca peut en gêner certains. Pas moi. En effet, ce qui compte, dans ce livre, ce n'est pas tellement l'histoire, mais les répliques, et la bizarrerie des personnages. Attention, l'histoire n'est pas inintéressante, mais elle est moins importante que le reste, à mon avis. C'est aussi ce qui fait qu'on peut lire ce livre plusieurs fois, rien que pour les répliques, et les situations étranges.

Éditeur: Rivages.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jacqueline Candil Lopez.

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lundi, 28 novembre 2005

Trajets et itinéraires de l'oubli, de Serge Brussolo.

L'auteur:
Voir le billet sur Serge Brussolo.

Trajets et itinéraires de l'oubli L'ouvrage:
Elsy travaille dans le grand musée de la ville. Son travail est particulier: elle doit faire un inventaire. Mais le musée est si grand qu'on estime qu'un inventaire dure au moins un an.
Georges, son mari, a un projet un peu fou: il visite le musée dans l'espoir de la retrouver, et aussi d'élucider une énigme.

Elsy est heureuse de ce travail austère, qui, de par sa monotonie et la solitude dans laquelle on l'effectue, pourrait plutôt rendre les gens fous. Elsy, elle, y voit une échappatoire. Mais à quoi?... Que fuit-elle?

Critique:
Cette nouvelle n'est pas trop mal. D'abord, il y a tout un monde, tout un décor complètement créé par l'imagination de l'auteur. Il y a ce musée si immense que les visiteurs peuvent y rester plusieurs jours, voire plusieurs mois. Tout est aménagé pour qu'on puisse y faire de longs séjours: chaque pièce est équipée d'une cabine de douche, d'une banquette pour dormir, et d'un distributeur de nourriture. Et si on se perd, on dispos d'un guide électronique qui nous emmène vers la sortie.
En outre, ce musée où un inventaire nécessite des jours et des jours de marche es impressionnant. Cet inventaire est un autre prétexte pour Brussolo, il lui permet de développer son imagination: par exemple, la carte magnétique qui permet de se servir aux distributeurs de nourriture ne fonctionne que si la personne marche au minimum huit heures par jour. En outre, cette carte ne peut être volée, elle ne peut être activée que par son propriétaire, etc.
Il y a un autre moment où Brussolo montre encore une imagination qui intéresse vivement le lecteur. C'est lorsqu'Elsy travaille sur l'énigme du cube.

D'autre part, La trame de la nouvelle est intéressante. Il y a un peu de suspense, lorsqu'on se demande pourquoi Elsy s'empresse d'aller s'abrutir dans ce musée.

Les personnages ne sont pas vraiment attachants, sauf peut-être Georgesÿ Elsy pourrait l'être, mais personnellement, je ne l'aime pas trop. On dirait qu'elle ne sais pas ce qu'elle veut: sa vie ne lui plaît pas, alors, elle fait autre chose, et elle se retrouve coincée. Puis, elle se réfugie dans le musée. Elle m'énerve un peu. En plus, je n'aime pas ce qu'elle finit par faire... Bon, au moins, à la fin, elle sait ce qu'elle veut. Et c'est vrai qu'il y a de quoi devenir dingue, à déambuler dans ce musée, donc, ce qu'elle fait peut s'expliquer.

Après avoir lu "Docteur squelette" et "La meute" qui m'ont extrêmement déçue, cette nouvelle, qui, à mon avis, est plus fournie en idées, m'a fait plaisir.

Note: cette nouvelle peut se trouver seule, ou bien dans le recueil "Aussi lourd que le vent".

Éditeur: Denoël.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jacqueline Candil Lopez.

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