Lecteur : Campbell Cassandra

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lundi, 10 août 2020

Julie, de Catherine Marshall.

L'ouvrage:
1934. Julie Wallace a dix-huit ans. Son père, Kenneth, ancien pasteur en Alabama, vient d'acheter le Sentinel, journal au bord de la faillite de la petite ville d'Alderton, en Pennsylvanie. La famille doit donc prendre un nouveau départ. Ayant mis toutes ses économies dans l'acquisition du Sentinel, Kenneth compte sur les siens pour l'aider au mieux. Par exemple, Julie sera relectrice.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. Avant de l'acheter, j'ai lu les avis postés sur Audible. Une personne disait que Julie était un peu casse-pieds, que son père était bien plus intéressant. Il est vrai que Kenneth est attachant, mais cette pauvre Julie n'est pas si pénible. C'est une adolescente, elle veut aider sa famille, mais a aussi des aspirations et des idéaux. Je dois dire que je partage son avis sur certains points, même si je sais que changer les choses n'est pas aisé.
D'autre part, l'héroïne connaît ses premiers émois amoureux. Quel que soit notre âge, nous ne sommes jamais à l'abri d'être mièvres lorsque nous sommes amoureux. Julie l'est un peu, mais pas tant que cela.

La famille va vivre des événements difficiles. Certains les souderont, feront mûrir notre héroïne, et laisseront des traces indélébiles. Près d'eux, se tient toujours Dean Flemming, qui les aide matériellement et moralement. Il dit parfois des vérités qui ne plaisent pas à Julie, mais dont elle doit reconnaître l'à propos.

Ce roman contient également des scènes cocasses. Par exemple, celle où la narratrice découvre la nouvelle rubrique du journal consacrée à la poésie, rubrique initiée par Emily. Et comment ne pas s'esclaffer à la lecture du passage de la publicité contenant une coquille?...

Je ne sais pas trop quoi penser d'Emily. Elle prend son travail au sérieux, et comprend très vite que Kenneth est quelqu'un de bien. Je n'ai pas vraiment compris pourquoi elle n'aimait pas Julie. Voyait-elle en la jeune fille une promesse de ce qu'elle, Emily, ne pouvait être au niveau journalistique?

Je n'ai pas apprécié Spencer, mais je crois que la faute m'en revient. Spencer veut aider les gens. Seulement, j'avais l'impression qu'il ne le faisait que pour qu'ils aillent à l'église. En fait, j'ai tendance à penser cela de toute personne religieuse qui va aider quelqu'un. Pour moi, ce n'est pas désintéressé, c'est pour avoir davantage de fidèles. Pour moi, Spencer agissait exactement ainsi. Je préfère la façon de faire de Big John.

Parfois, le comique se mêle au grave. Par exemple, lorsque Julie va, après l'inondation, apporter des sandwiches et du café à ceux qui travaillent dans les locaux du sentinel, qu'elle s'arrête dans le magasin du père de Graham, et vide ses bottes remplies d'eau.

À un moment, les choses vont très mal pour les Wallace, et chacun décide de faire front. Je les ai admirés pour cela, tout en me demandant ce que j'aurais fait à leur place...

D'après l'un des avis postés sur Audible, ce roman serait en grande partie autobiographique.

Un livre décrivant parfaitement un tournant dans la vie d'une famille.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Cassandra Campbell pour les éditions Oasis Audio.

lundi, 22 juin 2020

The sixty-eight rooms, de Marianne Malone.

The sixty-eight rooms

Note: «The sixty-eight rooms» est une série en quatre tomes. Ici, je chronique la série en un seul billet, je ne le fais pas tome par tome.

L'ouvrage:
Chicago, de nos jours. Ce matin-là, Jack Tucker et Ruthie Stewart, onze ans, vont, avec leur classe, au musée. Les élèves ayant été sages, leur professeur leur accorde le droit d'aller regarder les soixante-huit pièces miniatures de Narcissa Thorne. Celles-ci ont été conçues entre 1932 et 1940. Narcissa Thorne a souhaité recréer des intérieurs typiques des siècles passés. Ainsi, les pièces allant de E1 à E31 sont des décors européens, celles allant de A1 à A37 sont des décors américains. Ruthie s'émerveille à la vue de ces salles. Par exemple, elle voit un lit à l'air très confortable. Elle se dit qu'elle aimerait bien vivre dans l'une de ces pièces. Bien sûr, pour cela, il lui faudrait être minuscule, à l'instar desdites.
Lorsque la visite s'achève, Jack apprend à Ruthie que dans le couloir menant à l'endroit où sont entreposées les pièces, il a trouvé une clé. Les deux enfants s'accordent pour aller rapporter la clé au musée, et demander au gardien des salles s'il sait à qui elle appartient. Seulement, les choses vont tourner autrement, et ils garderont la clé...

Critique:
Lorsque j'ai commencé la série, je pensais que ces soixante-huit pièces étaient une invention de Marianne Malone pour faire vivre un tas d'aventures à ses héros. À la fin du tome 1, il y a une interview de l'autrice, et elle et la productrice du livre audio parlent des fameuses salles. Elles existent donc. Il est compréhensible qu'elles aient servi de matière à l'imagination de Marianne Malone. Je suis sûre que si j'avais connu leur existence lorsque j'étais enfant, je les aurais imaginées propices à de nombreuses aventures. Pour moi, la romancière fait cela très bien. Pendant les quatre tomes, les deux enfants vivent des événements fantastiques (dans le véritable sens du mot) qui les feront rêver et grandir.

J'ai apprécié que Marianne Malone entraîne ses personnages à la découverte de faits historiques. C'est sûrement le récit de Phoebe qui m'a le plus plu. Phoebe n'a pas vraiment existé (comme le précise l'autrice), mais son histoire est basée sur des événements qui arrivèrent.
J'aurais bien aimé savoir ce qu'est devenue Louisa. Je pensais que peut-être, Jack et Ruthie auraient cherché ses traces...

L'intrigue de chaque roman est bien agencée. En toile de fond, il y a une énigme. Celle-ci se précise au long de la série... Dans le tome 3, il se passe quelque chose qui fait monter la tension. Pendant cet épisode, je me demandais comment je réagirais si j'y étais confrontée. Bien sûr, je sais que c'est impossible, puisque cela a à voir avec un aspect fantastique du roman, mais j'ai quand même imaginé ce que je ferais.

Les personnages principaux sont attachants. Ils veulent faire au mieux, et font tout ce qu'ils peuvent pour y arriver. Dans le tome 2, la manière dont ils piègent la voleuse m'a fait rire.

Après avoir lu le tome 3, j'ai eu peur qu'il n'y ait pas de vraie fin. Heureusement, Marianne Malone a bien fait les choses. Il y a une vraie fin, et rien n'est incohérent.

Cette série est pour la jeunesse, mais je suis sûre qu'elle peut aussi plaire aux adultes (pas seulement à moi), car outre le fait que la romancière a choisi un décor propre à ce qu'on ait envie d'y vivre des aventures à l'instar de ses héros, tout cela est très bien conté.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Cassandra Campbell pour les éditions Listening Library.

Cassandra Campbell fait partie des lecteurs dont j'aime beaucoup le jeu. Ici, il est aussi bon que d'habitude. En fait, il serait plus juste de dire que par la suite, il a été aussi bon qu'ici, car elle a lu ces romans entre 2011 et 2014.

Acheter « The sixty-eight rooms » en téléchargement audio anglais sur Amazon (Audible.fr)

lundi, 8 juin 2020

The line between, de Tosca Lee.

The line between

L'ouvrage:
Wynter a vingt-deux ans. Le roman s'ouvre sur son expulsion de la secte Nouvelle Terre, secte dans laquelle elle vivait depuis l'âge de sept ans.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu, même si j'ai de petits reproches à lui adresser. Le principal concerne sa structure. Pendant les vingt-huit premiers chapitres, l'auteur alterne le présent et le passé de Wynter. L'idée est de retarder le fait que le lecteur apprenne certaines choses du présent. Le tout début étant l'expulsion de Wynter, j'ai trouvé pénible qu'ensuite, on nous raconte ses années dans la secte. Certes, c'est intéressant, mais pour moi, cela aurait été plus percutant si la structure avait été linéaire.

J'ai également trouvé l'histoire d'amour un peu grosse. On me dira que lorsque les personnages vivent quelque chose de fort, sans être sûrs qu'ils s'en sortiront, il est possible qu'une histoire d'amour naisse alors qu'ils se connaissent peu. C'est vrai...

Wynter voulait quitter la secte, parce que son esprit critique lui avait montré des failles dans les actes du gourou. Cependant, il ne faut pas oublier qu'y étant entrée à sept ans, elle ignorait beaucoup de catastrophes du monde. Lorsqu'elle découvre que des atrocités arrivent, elle est bouleversée, et commence à remettre des éléments en question. Je m'imaginais à sa place: sachant qu'un gourou peut être très persuasif, n'aurais-je pas été déstabilisée en découvrant, après m'être révoltée contre lui, qu'à première vue, il semble avoir raison? Je n'étais pas contente que Wynter puisse envisager que le gourou ait pu avoir raison, mais je me disais qu'à sa place, j'aurais sûrement réagi de la même façon. Il est logique qu'elle perde ses repères, et ne sache plus quoi penser.

Tous les personnages, qu'ils soient sympathiques ou pas, sont intéressants.

L'intrigue ne souffre pas de longueurs, car entre la psychologie de Wynter, les manigances de Magnus, et le fléau qui secoue le pays, le lecteur n'a pas le temps de souffler. Tosca Lee crée certains rebondissements que je n'avais pas vus venir.

Il y a un tome 2, mais je ne sais pas encore si je l'achèterai, car le résumé et certains avis de lecteurs (sur Audible.fr) me font penser qu'il est peut-être mièvre, et que certains éléments sont peu vraisemblables.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Cassandra Campbell pour les éditions Simon and Schuster Audio

Comme très souvent, je n'ai rien à reprocher à l'interprétation de ce roman par Cassandra Campbell.

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lundi, 1 juin 2020

Close to the cradle, de Nova Lee Maier.

Close to the cradle

L'ouvrage:
Didi Vos vient d'avoir un enfant. Son accouchement a été difficile. Elle a donc besoin d'une infirmière à domicile pour quelques jours. C'est Hennequin qui vient l'assister. Tout semble bien aller. Cependant, une policière fait des recherches concernant Hennequin...

Critique:
Ce roman m'a globalement plu, même si j'ai trouvé certaines incohérences. Par exemple, il est très rapidement évident qu'Hennequin souhaitait travailler pour ce couple en particulier. Cependant, comment a-t-elle su que Didi chercherait une infirmière? En outre, comment pouvait-elle prévoir que cela arriverait? La grossesse et l'accouchement de la jeune femme auraient pu ne pas nécessiter cela.
D'autre part, on comprend très vite qu'Hennequin n'est pas nette. C'est un peu dommage, car cela gâche un peu le suspense. Cependant, cela peut être pardonné à l'auteur car elle sort certains bons rebondissements de sa manche.

À part Miriam, Nelly, et le père d'Hennequin (les deux derniers arrivent tard dans le roman), je n'ai apprécié aucun personnage. Je trouvais cela étrange. Finalement, je pense que c'est voulu de la part de l'autrice, et que c'est encore mieux si, au départ, le lecteur ne comprend pas trop pourquoi il n'apprécie pas Didi, par exemple.

Les différentes découvertes de Miriam expliquent certaines choses concernant l'attitude et les actes d'Hennequin. Il me semble quand même que l'autrice laisse une petite part d'ombre afin que le lecteur puisse penser qu'Hennequin était aussi comme ça à cause de sa personnalité. Certes, elle connaît des déboires, mais elle avait un terrain favorable à ce qu'elle est devenue.

Je sentais venir le rebondissement final, et je ne parviens pas à savoir s'il m'a plu. S'il n'avait pas eu lieu, cela aurait montré quelque chose de plus tranché. Le lecteur pouvait vilipender tel personnage, et être satisfait de la manière dont les choses se terminent pour ce personnage. Ici, on peut être déçu de la façon dont certaines choses ont commencé, et on peut penser que si les événements avaient été autres, certaines catastrophes ne seraient pas arrivées. Cela ne me plaît pas vraiment (pour des raisons un peu naïves) mais je reconnais que c'est une meilleure fin que celle à laquelle on s'attend d'abord. Elle rappelle que dans la vie, les choses sont souvent injustes.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Cassandra Campbell pour les éditions Brilliance audio.

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lundi, 25 mai 2020

The accidentals, de Minrose Gwin.

The accidentals

L'ouvrage:
Opelika, Mississippi. Holly et Olivia McAlister ont deux filles, June et Grace. Lorsqu'elle est à nouveau enceinte, Olivia prend une décision dont les conséquences affecteront profondément et durablement la vie de sa famille.

Critique:
Ce roman m'a plu. Je l'ai trouvé dur psychologiquement, mais également très réaliste. Dès le départ, le souci de la famille McAlister vient du mal que ses membres ont à communiquer. Ensuite, Grace se reproche la conséquence la plus radicale de la décision d'Olivia (décision dont je parle dans mon résumé). Quelque part, sa soeur la lui reproche également. Plus tard, c'est June qui fera quelque chose qui changera certains paramètres de la vie de Grace. Quant à Holly, il aime ses filles, et à cause de ces événements qu'il ne peut contrôler, ne parvient pas toujours à le leur montrer.

Je voulais que Grace, au moment d'un événement qui marque son adolescence, puisse agir comme elle le souhaitait. En tout cas, en partie. Je ne comprenais pas pourquoi elle ne tenait pas davantage tête (surtout à cette horrible Frances), mais à y bien réfléchir, j'imagine que cela va avec ce mal à communiquer qui règne dans cette famille. Si je trouve des excuses à tous ses membres, je vilipende quand même Frances, qui a une très haute opinion d'elle-même, et n'est pas vraiment celle à qui on aurait envie de se confier. Elle aurait mérité de souffrir, à mon avis. Certes, on me dira qu'elle a peut-être souffert de sa décision la plus égoïste. Je n'en ai pas vraiment trouvé de traces dans le roman, mais il y a peut-être des choses au détour de phrases que je n'ai pas voulu retenir. Me connaissant, c'est possible. ;-)

Des aspects de ce livre sont assez frustrants. Par exemple, certains personnages ne savent pas une chose donnée, et la savoir aurait amélioré leur vie. Bien sûr, ceux qui taisent cet élément ne sont pas à blâmer, car ils ignorent les conséquences de cela. Dire la vérité leur aurait même nui. À la fin, on imagine que peut-être, les personnes concernées finiront par savoir, car l'autrice leur donne de minuscules indices que seul le lecteur peut déchiffrer. À la suite de cela, il faudrait qu'unetelle devienne assez proche de telles autres pour leur raconter sa vie... et encore, la conteuse devrait tout connaître de sa vie, et peut-être ses parents ne lui ont-ils jamais dit comment elle avait commencé...

À un moment, je me suis dit que Minrose Gwin exagérait. Dans la vie, on ne va pas vraiment tomber sur des personnes qui ont été mêlées, sans le savoir, à la même histoire, et qui finissent par se connaître tout en ignorant ce lien. Et puis j'ai pensé que si cela se trouvait, ce genre de choses arrivait davantage que ce que j'imagine.

Olivia, Grace, June, et d'autres font certaines choses qui soulèvent des questions, parfois dérangeantes. Cela donne à réfléchir.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Cassandra Campbell pour les éditions Harper Audio.

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