Lecteur : Campbell Cassandra

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lundi, 22 juillet 2019

The caregiver, de Samuel Park.

The caregiver

L'ouvrage:
Rio de Janeiro, fin des années 70. Mara Alencar, huit ans, vénère sa mère, Ana. Celle-ci est actrice, fait surtout du doublage, et a du mal à joindre les deux bouts. Un jour, quelqu'un pour qui elle travaille lui dit qu'il y aurait un moyen pour elle de gagner beaucoup d'argent: c'est un rôle d'improvisation qui peu être dangereux. Ana accepte.

Dix-huit ans plus tard, Mara vit en Californie, elle est aide à domicile pour Catherine Weaverly, qui souffre d'un cancer à l'estomac. C'est alors qu'elle se penche sur son passé...

Critique:
Ce roman m'a plu.
J'ai du mal à m'expliquer le fait que je n'ai pas pu apprécier Ana. Au long du livre, certaines choses la concernant peuvent ne pas plaire, mais mon aversion va au-delà de ces éléments. Je l'ai trouvée grandiloquente. J'avais l'impression qu'elle feignait son attachement à Mara. Pourtant, je sais que c'est faux... Ana serait plutôt à plaindre, si on est objectif. Je crois qu'une autre raison a contribué à ma dépréciation de ce personnage: j'en parlerai plus loin.

J'ai apprécié Mara (la narratrice) tout au long du livre. Qu'elle souhaite protéger sa mère (et agisse parfois un peu effrontément pour cela), qu'elle remette certaines choses en question à cause de ce qu'on lui dit, qu'elle raconte ses péripéties en dehors de Rio, j'ai toujours compris ses actes, même si je ne les approuvais pas toujours. La jeune héroïne est très sympathique. Elle peut sembler fragile, parfois, mais elle est très forte. Par exemple, lorsqu'elle demande à un personnage de laisser sa mère tranquille, malgré sa détermination, elle semble facile à briser. Et pourtant... C'est un peu la même chose lorsque Catherine s'en prend à elle. Elle sait qu'elle ne le mérite pas, n'étant pas en faute, mais ne se bat pas, et ce qu'elle dit au moment d'abandonner montre à la fois sa force et sa fragilité. Pendant ma lecture, je ne pensais pas que les choses tourneraient ainsi pour elle... J'ai aimé que l'auteur me surprenne tout en restant vraisemblable.

J'ai apprécié Jeannette. Elle se préoccupe réellement d'Ana et de Mara, et c'est un personnage cocasse. Je trouve dommage que la narratrice, et donc le lecteur, ignorent ce qu'elle devient.

Le roman ne souffre pas de temps morts. À travers l'histoire d'Ana et de sa fille, Samuel Park aborde une période délicate pour le Brésil.
J'ai bien aimé ce que nous apprend la toute fin, même si j'ai regretté que cela n'encourage pas Mara à tenter une réconciliation.

L'auteur alterne entre le passé et le présent de l'héroïne. Souvent, cela me dérange. Ici, sans que cela me plaise beaucoup, cela ne m'a pas trop gênée. De plus, la structure était judicieuse.

De plus en plus d'écrivains font des prologues inutiles, voire très casse-pieds parce qu'ils dévoilent des informations qui gâchent la lecture, et loin de me faire saliver, m'ennuient. Le prologue de Samuel Park n'est absolument pas de ceux-là. Il situe le présent de la narratrice, et ne gâche pas du tout la lecture.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Cassandra Campbell pour les éditions Simon and Schuster Audio

Hahahaha, pour une fois, je vais faire un très gros reproche à la lectrice. L'héroïne (la narratrice) étant brésilienne, la comédienne lit tout le livre avec une pointe d'accent. Je me doute que cela a été fait avec l'accord (voire à la demande) de l'éditeur audio, mais j'ai détesté cela. Au début, j'ai même cru que je n'arriverais pas à en faire abstraction. Je ne comprends pas comment il se fait que je n'aie pas repéré cela lorsque j'ai écouté l'extrait avant d'acheter le roman sur audible.fr. Outre le fait que cela m'a énormément agacée, ce n'est pas cohérent, surtout lors des dialogues entre brésiliens. En effet, l'auteur écrit en anglais, mais il est évident que ces dialogues se tenaient en portugais. Donc quel est l'intérêt de faire un accent semi-portugais sous prétexte que la langue d'écriture du roman est l'anglais? Je pense que cet accent a renforcé mon aversion pour Ana. La lectrice augmentait un peu son accent lorsque celle-ci parlait. Je n'étais déjà pas très encline à apprécier le personnage, cela m'a davantage braquée à son égard.

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lundi, 15 juillet 2019

House on fire, de Bonnie Kistler.

House on fire

L'ouvrage:
En général, lorsqu'un homme ou une femme se remarie, et qu'il ou elle a des enfants d'une première union, les relations ne sont pas simples. Ce n'est pas le cas dans la famille de Pete Conley et Leigh Huyett. Les trois enfants de Leigh (Zack et Dylan, vingt ans; et Chrissy, quatorze ans) se sont tout de suite très bien entendus avec les enfants de Pete (Christopher dit Kip, dix-huit ans; et Mia, dix ans). Voilà cinq ans que le couple est marié.
Ce soir-là, Pete et Leigh doivent aller récupérer Kip et Chrissy au commissariat: ils revenaient d'une soirée, et en voulant éviter un chien, Kip a foncé dans un arbre... L'alcootest s'est révélé positif. Le lendemain, alors que l'avocate et amie de la famille (Shelby Randall) tente de prouver que l'accident est arrivé avant minuit, et que donc, Kip n'avait pas encore dix-huit ans, un terrible événement se produit. La famille restera-t-elle soudée face à cela?...

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. La quatrième de couverture (en plus d'en dire un peu trop) le compare à ceux de Jodi Picoult et Celeste Ng. Je n'aime pas que des auteurs soient comparés à d'autres: un auteur est lui-même et personne d'autre. Ici, la comparaison m'a fait tiquer, mais après avoir lu le roman, j'ai compris pourquoi elle était faite. Je ne l'approuve toujours pas (parce qu'alors, il faudrait dire que l'ambiance et la façon de faire de l'autrice peuvent rappeler «The rest of her life» et «While I'm falling» de Laura Moriarty, ou «The best kind of people», de Zoe Whittall, etc), mais je pense que ceux qui aiment Celeste Ng et Jodi Picoult peuvent aimer Bonnie Kistler. Peut-être aussi que celui qui a fait cette comparaison avait «Keeping Faith» (de Jodi Picoult) en tête, roman où quelqu'un fait ce qu'un des personnages de «House on fire» finit par faire... ;-)

Pete et Leigh, qui ont réussi leur second mariage, vont être confrontés à une très rude épreuve. À mesure que chacun avance, se fait son opinion, s'accroche à ce qu'il veut croire, je me suis demandé ce que j'aurais fait à leur place, et même si, à un moment, l'un d'eux m'a agacée, je n'ai pu blâmer personne. Leur situation est de celles qu'on veut ne jamais vivre. L'autrice explore très bien leur psychologie, expose à merveille leurs craintes, leurs faiblesses, leur souffrance. Elle en profite pour faire de petites remarques (entre ce que vivent certains et ce que font d'autres) sur le mensonge, le pardon, la confiance, l'amour de chaque membre d'une famille pour les siens, et surtout: lorsqu'un grand malheur nous arrive, on cherche quelqu'un sur qui rejeter la faute, et souvent, c'est soi-même qu'on blâme. Tout cela m'a parlé. J'ai très bien compris ces personnages et leurs questionnements. Je sais, comme le dit Bonnie Kistler, qu'il ne faut pas s'accuser de tous les maux, et j'ai apprécié que tout en le disant, elle reconnaisse que c'est extrêmement difficile.
Les enfants sont tous très attachants...

La quatrième de couverture parlant de retournements de situations, j'avais peur qu'il y ait des invraisemblances, qu'à trop vouloir surprendre (comme a pu faire Jodi Picoult ;-) ), Bonnie Kistler s'enlise. Heureusement, elle ne m'a pas déçue. Je me disais qu'au dernier moment, Leigh trouverait le journal de Chrissy, et qu'ainsi, elle aurait la certitude de savoir ce qui est arrivé. L'autrice n'a pas utilisé cette ficelle, et ce qu'elle a fait m'a plu. Ma ficelle semble d'ailleurs un peu grosse à côté...

En parallèle, la romancière développe une autre intrigue autour des affaires dont s'occupe Leigh (celle-ci est avocate). J'ai d'abord eu peur que cette bifurcation par rapport à la trame principale ne me plaise pas, mais là encore, je me suis trompée. Non seulement cela m'a plu, mais je n'avais pas du tout deviné ce qu'il y avait à savoir. J'ai été aussi surprise que Leigh! Ensuite, j'ai tenté de prendre l'autrice en défaut (ce ne serait pas drôle sinon), mais je n'y suis pas parvenue, ce qui m'a beaucoup plu.

Un roman profond, abouti, qui ne peut pas laisser indifférent, que je ne suis pas près d'oublier...

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Cassandra Campbell pour les éditions Simon and Schuster Audio

J'ai acheté ce roman parce que le résumé me plaisait, mais mes recherches m'ont menée vers lui parce qu'il est lu par Cassandra Campbell, une comédienne dont j'apprécie particulièrement le jeu. Ici, elle n'a pas démérité. Elle est parfaitement entrée dans l'ambiance du roman et dans la peau des personnages. Elle a joué sans faillir la galerie de protagonistes inventés par Bonnie Kistler. J'ai été agréablement étonnée qu'à certains moments, elle parvienne à passer, d'une réplique à l'autre, de l'avocate sûre d'elle qu'est Shelby à Pete ou Kip qui sont totalement perdus. Avec talent, sans jamais trop en faire, la lectrice interprète les divers sentiments des protagonistes: que l'une soit en colère, que l'un soit désespéré, qu'un autre ait la gorge nouée, le jeu de Cassandra Campbell est toujours adéquat.

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jeudi, 13 juin 2019

Parle-moi, de Sarah Mlynowski.

Parle-moi

L'ouvrage:
Fin mai. Devorah a dix-huit ans, elle termine sa dernière année de lycée. Alors que son petit ami vient de la plaquer, et qu'elle en souffre, elle fait tomber son téléphone portable dans une fontaine. Elle le récupère rapidement, et après plusieurs essais, s'aperçoit que seul le bouton «envoyer» fonctionne. L'utiliser fait qu'un numéro est appelé. Après une conversation avec la personne qui répond, Devorah se rend compte que cette personne, c'est elle, au début de son année de Troisième. Elle pense immédiatement que l'occasion lui est donnée d'arranger certaines choses...

Critique:
J'ai d'abord voulu lire ce livre parce que je sais que si je pouvais arranger des éléments de mon passé en agissant autrement, je le ferais. C'est quelque chose que je souhaiterais énormément pouvoir faire. Donc, même en sachant que ce roman était pour adolescents et d'un genre à tendance un peu mièvre, j'ai voulu savoir ce qu'en ferait l'autrice. Pour moi, elle s'en sort bien. À mesure de l'évolution de l'histoire, la Devorah de dix-huit ans se rend compte que certains changements ne sont pas forcément pour le mieux. Certes, c'est quelque chose qui est ressassé dans les romans exploitant ce thème, et cela m'agace souvent. Ici, c'est passé parce que l'héroïne s'aperçoit peu à peu qu'elle a tort de se focaliser sur le seul changement qu'elle voulait vraiment faire, et la Devorah de quatorze ans opère certaines modifications qui s'avèrent des réussites (je pense surtout à ce qui concerne ses amies). En fait, j'ai apprécié que la narratrice ne finisse pas par penser qu'il ne faut absolument rien changer, que tout changement engendre le mal, etc. Je préfère que Devorah se rende compte, peu à peu, qu'il faut qu'elle soit moins tranchée, et qu'elle opère certaines modifications pour le bien de chacun. En agissant ainsi, Sarah Mlynowski ne dit pas: «Oh, vouloir changer des éléments de son passé, c'est mal! Heureusement qu'on ne peut pas!» Elle dit plutôt que si on a une deuxième chance dans la vie, il faut tenter d'être précautionneux, de ne pas la gâcher, de ne pas agir à tort et à travers.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Cassandra Campbell pour les éditions Listening Library.

Cassandra Campbell est l'autre raison pour laquelle j'ai souhaité lire ce roman. J'aime beaucoup le jeu de cette comédienne, même s'il m'est arrivé de la trouver parfois trop sobre. Ici, elle n'a pas démérité.

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jeudi, 9 mai 2019

Des rêves infinis, de Karen Thompson Walker.

Des rêves infinis

L'ouvrage:
Cela a commencé dans une université de Santa Laura, petit village de Californie. Une étudiante, Cara, s'est allongée, s'est endormie, et on n'a pu la réveiller. D'autres étudiants, puis des habitants du village se sont endormis ainsi. On se demande si c'est un virus... Des personnes extérieures au village doutent de la véracité de cet étrange sommeil qui s'empare de n'importe qui.

Critique:
Sans vouloir comparer «Des rêves infinis» à «L'âge des miracles», je me suis quand même souvenue que j'étais tout de suite entrée dans le premier roman de Karen Thompson Walker, et l'avais apprécié de bout en bout. Ici, cela n'a pas été le cas. D'abord, j'ai trouvé qu'on voyait trop de personnages, et qu'à chaque fois, on les voyait trop peu pour s'y attacher réellement. Au bout d'un moment, on finit par tous les connaître à peu près, et par les suivre, mais pendant assez longtemps, j'ai eu du mal à passer des uns aux autres. J'ai aussi trouvé le tout très lent. Il y a des romans où cela me plaît, parce qu'on prend le temps de découvrir les choses. Ici, cela m'a plutôt ennuyée. J'imagine que l'autrice a souhaité utiliser un thème déjà abordé (un genre de virus dont les effets sont assez surprenants) sans que cela ne ressemble trop à certains aspects de son premier roman ni à ce qui a déjà été créé sur ce genre de sujets. Je la comprends, mais je suis assez déçue du résultat. En plus, certains personnages m'ont agacée, comme Annie.

J'ai quand même apprécié certains protagonistes: les deux soeurs (Sarah et Livie), Ben, et Mei (même si je l'ai préférée au début, et qu'ensuite, elle m'a agacée). J'ai trouvé intéressant que la romancière finisse par développer une théorie concernant tous ces gens qui dorment pendant tout ce temps. J'ai compris le désarroi de Rebecca, même si j'ai eu du mal à m'attacher à elle, parce qu'elle s'est mise à dormir très rapidement, et que, par conséquent, on connaît très peu sa personnalité. En plus, avant de s'endormir, elle fait quelque chose qui, au mieux, est stupide, et au pire, est très méchant.

Me trouvant un peu tiède concernant ce roman, je suis allée lire les commentaires recensés sur Audible.fr. Globalement, les gens pensent comme moi. Certains vont même plus loin, disant que l'histoire ne va nulle part, qu'à la fin, on en est au même point qu'au début. D'autres (comme moi) ont aimé la performance de la lectrice, mais se sont ennuyés à cause de l'intrigue et des personnages qu'ils ont jugés peu intéressants. Une personne a même dit que Cassandra Campbell avait l'air de se demander: «Pourquoi est-ce que j'ai accepté d'enregistrer ce roman!» Cela m'a fait rire, même si, pour moi, la comédienne ne semblait pas s'ennuyer.

Je souligne ici que je suis assez contente que certaines personnes n'aient pas aimé le livre pour les mêmes raisons que moi. Cela me fait penser à la fois où mon mari (qui ne lit jamais mes chroniques, sauf celle qu'il aurait pu laisser de côté), m'a demandé pourquoi mon avis sur «Appelle-moi», de Sophie McKenzie, était si négatif, alors que la plupart des commentaires encensaient le livre. Bah, chacun son opinion: ma chronique négative était argumentée, et je n'ai pas du tout aimé que mon mari (n'allez pas lire son blog, ça lui fera les pieds) remette mon avis en question (le faquin sous-entendait que je n'avais sûrement rien compris au roman) sous prétexte que beaucoup de lecteurs avaient aimé le livre.

Pour en revenir à «Des rêves infinis», je ne regrette quand même pas mon achat, parce que de toute façon, je voulais lire le deuxième roman de Karen Thompson Walker. J'ai tellement aimé «L'âge des miracles» que je pense que si j'avais lu les commentaires avant d'acheter «Des rêves infinis», je ne les aurais pas écoutés.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Cassandra Campbell pour les éditions Penguin Random House Audio.

Comme d'habitude, j'ai apprécié la prestation de la comédienne. Dans les commentaires, certains disent qu'elle n'est pas à remettre en cause, mais d'autres l'ont trouvée aussi lente et ennuyeuse que le roman.

Pour information, la structure du livre n'a pas été respectée: beaucoup de chapitres sont coupés en plusieurs pistes. Cela m'a beaucoup étonnée, car 99,9% du temps, les éditeurs audio américains (et surtout Penguin Random House Audio) respectent la structure des livres. J'espère que le découpage de celui-là est une exception...

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lundi, 6 mai 2019

Find me gone, de Sarah Meuleman.

Find me gone

L'ouvrage:
1996, Bachte-Maria-Leerne, village belge. Sophie et Hannah, douze ans, sont très amies. Hannah est populaire, alors que personne ne recherche la compagnie de Sophie. Petit à petit, Hannah se fait d'autres amis, et s'éloigne de Sophie...

2014, New York. Hannah est journaliste. Elle s'est lancée dans l'écriture de la biographie de trois romancières du vingtième siècle. À mesure qu'elle se documente quant à leur passé, elle se replonge dans le sien, et repense à ces années de son enfance.

Critique:
Ce livre m'a plu, même si certains passages m'ont semblé un peu longs. N'étant pas férue d'Agatha Christie ni de Virginia Woolf, les chapitres concernant leur vie m'ont moins intéressée. Quant à Barbara Follett, je ne la connaissais pas du tout, donc il m'a plu de la découvrir un peu à travers les recherches de l'héroïne.

L'intrigue est bien menée. Après avoir lu le dernier chapitre, je me suis souvenue de passages qui pouvaient être interprétés de deux façons différentes selon les informations données au lecteur. J'en ai réécouté quelques-uns pour voir si je pouvais prendre Sarah Meuleman en défaut, et j'ai constaté, avec plaisir, qu'elle avait finement joué. Bien sûr, je n'ai pas tout réécouté, et je pense qu'il serait intéressant de relire le roman après avoir eu un paramètre, et de voir si l'autrice peut être prise en défaut. Il n'y a qu'un petit passage (quelques phrases) qui m'a paru discutable, mais ce n'est pas dû à Sarah Meuleman, c'est le ton de Cassandra Campbell (la lectrice) qui, pour moi, n'est pas assez ambigu. Il l'est un peu, mais je pense qu'elle aurait pu le rendre un peu plus équivoque sans que cela ne dévie le lecteur de ce qu'il croit au départ, et sans que la deuxième lecture ne donne à penser qu'elle exagère. Pour moi, elle aurait pu, sans problèmes, adopter ce ton qui n'aurait paru ambigu qu'à la deuxième écoute, ce qui est justement le but.
Quant au paramètre qu'on découvre à la fin de l'avant-dernier chapitre, je l'avais envisagé, mais ne m'y étais pas vraiment arrêtée, pensant que tel caractère ou tel événement ne collait pas. Et pourtant, après lecture, je me rends compte que si, tout colle, et surtout le caractère d'un personnage.

Comme souvent, la quatrième de couverture (en tout cas, celle en anglais) en dit trop. Elle fait qu'on connaît un événement bien avant qu'il arrive. Cela ne gâche pas vraiment la lecture, mais j'aurais préféré découvrir ce fait à mesure de mon avancée dans le roman.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Cassandra Campbell pour les éditions Harper Audio.

Cassandra Campbell fait partie des comédiens dont j'apprécie beaucoup le jeu. Ici, mis à part le petit reproche que je lui ai adressé quant aux phrases qu'elle aurait pu prononcer sur un ton un peu plus ambigu, je n'ai rien à redire à son interprétation.
Lorsqu'elle enregistre les chapitres concernant Agatha Christie et Virginia Woolf, Cassandra Campbell prend un accent anglais pour les répliques des personnages. Je n'aime pas l'accent anglais, mais joué par cette comédienne, je l'ai trouvé supportable. Heureusement pour moi, elle prend très peu cet accent au long du roman.

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