Lecteur : Brunier Flora

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mercredi, 8 janvier 2020

L'ombre de la menace, de Rachel Caine.

L'ombre de la menace

L'ouvrage:
Wichita, Kansas.
Ce soir-là, Gina Royal rentre chez elle avec ses enfants. Elle découvre qu'une voiture a défoncé la porte de son garage. À peine a-t-elle le temps d'assimiler cela que des policiers lui demandent de sortir de son véhicule, et l'arrêtent. Dans le garage, se trouvent des cadavres de femmes. C'est Melvin, le mari de Gina, qui les a assassinées. La police se demande si la jeune femme ne serais pas complice.

Critique:
Mon résumé n'est pas aussi palpitant que la quatrième de couverture, mais à mon sens, celle-ci en dit trop.

Ce roman m'a beaucoup plu. Rachel Caine montre très bien les effets d'un tel traumatisme sur ceux qui l'ont subi. Gina (qui a changé d'identité) est dévastée. Elle est toujours sur ses gardes, s'effraie à la moindre anomalie... Qui n'aurait pas peur à sa place? En outre, elle se rend très bien compte de l'effet destructeur de sa perpétuelle angoisse sur ses enfants, et elle tente de les préserver. C'est un beau personnage qui essaie de garder la tête hors de l'eau, et qui, surtout, tient à ce que ses enfants soient le mieux possible.

L'autrice finis par créer une situation à cause de laquelle le lecteur soupçonne tout le monde. Je ne lui en ai pas du tout voulu pour deux raisons. D'abord, j'ai rapidement su le nom de l'un des coupables. Je pense que l'autrice souhaite que le lecteur ait ce temps d'avance sur Gina. D'ailleurs, il est étrange que sa paranoïa galopante (justifiée) ne la fasse pas suspecter ce personnage. Ensuite, la romancière maintient un suspense haletant. Même si le lecteur a un petit temps d'avance, il est loin de tout savoir. Le plus effrayant, outre les horreurs dont sont adeptes Melvin et ses admirateurs, est certainement l'implication de deux personnes. (Je ne peux pas trop en dévoiler, mais je pense que ceux qui ont lu le roman comprendront de qui je parle.) Cela m'a effrayée parce que je pense que si l'autrice l'a écrit, c'est que dans la vie, ce cas de figure est possible.

Je n'ai trouvé aucun temps mort, aucune incohérence, et j'ai respiré au rythme de l'héroïne et de ses enfants. En bonne pinailleuse, j'aurais souhaité une fin moins abrupte. J'aurais aimé un chapitre supplémentaire (oui, encore...) expliquant la suite immédiate... Après avoir écrit cela, j'ai cherché Rachel Caine sur Audible.fr: il se trouve que ce roman est le tome 1 d'une série qui en compte au moins quatre. Moi qui pensais que l'écrivain ne parviendrait pas à maintenir le suspense si elle écrivait une suite (je m'imaginais aussi déçue que lorsque j'ai lu les suites de «Le poète», de Michael Connelly)... Je suis curieuse de voir comment elle a fait pour en écrire autant... Maintenant que je sais qu'il y a des suites, je vais les guetter en audio français. Pour cette fois, je vais m'abstenir de les lire en anglais parce que j'apprécie beaucoup le jeu de Flora Brunier (qui, je pense, fera partie des comédiens enregistrant la suite), et aussi parce que je n'aime pas le jeu de Lauren Ezzo qui fait partie des comédiens lisant les suites en anglais. J'espère que si Audible se lance dans la suite en français, il n'y aura aucun comédien dont je n'apprécie pas le jeu...

Service presse des éditions Audible Studios, dont vous trouverez le catalogue sur le site Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Flora Brunier.

Comme je m'y attendais, j'ai apprécié l'interprétation de la comédienne. Je n'ai lu que deux autres romans qu'elle a enregistrés, et j'ai tout de suite apprécié sa lecture. Ici, elle avait fort à faire, car en plus de la femme angoissée, elle devait jouer un psychopathe. Elle s'en est très bien tirée, ainsi que des autres rôles pas forcément évidents. Par exemple, au tout début, les enfants sont jeunes, et elle parvient à prendre une voix enfantine sans avoir l'air affecté. Enfin, j'approuve la façon dont elle a prononcé Javier. Là encore, elle n'exagère pas, je pense que je l'aurais prononcé comme elle à sa place. Malheureusement pour moi, rien d'autre, parmi les livres qu'elle a enregistrés, ne me tente...

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Pour information, la structure du livre est respectée à 99,9%. Les deux derniers chapitres sont sur la même piste.

lundi, 11 mars 2019

Promenez-vous dans les bois... pendant que vous êtes encore en vie, de Ruth Ware.

Promenez-vous dans les bois... pendant que vous êtes encore en vie

L'ouvrage:
Angleterre.%%Leonora (dite Nora) Shaw a vingt-six ans, et est auteur de romans policiers. Un jour, elle reçoit un mail collectif d'une certaine Florence. Celle-ci invite les destinataires du mail à l'enterrement de vie de jeune fille de Clare Cavendish. Nora n'a pas vu Clare depuis dix ans. Elles étaient très bonnes amies depuis l'âge de cinq ans, et après le lycée, ont perdu contact. La jeune femme n'a pas vraiment envie d'assister à ce week-end dans une maison perdue au milieu des bois, mais Nina (une amie d'école avec qui elle a gardé contact) est aussi invitée, ne veut pas trop y aller, et propose que Nora et elle y aillent ensemble.
Le week-end ne va pas bien se passer...

Critique:
Ce roman m'a autant plu que «La disparue de la cabine numéro 10». Cela pourrait paraître étonnant parce qu'il y a une ficelle dont, habituellement, je n'aime pas l'utilisation. Au bout d'un moment, tout le monde est suspect. Comme dans le roman sus-cité, cela ne m'a pas dérangée parce que j'ai trouvé que c'était bien exploité. La romancière fait allusion à Agatha Christie, donc on comprend qu'elle s'en inspire, mais pour moi, ce n'était pas aussi poussif que les romans d'Agatha Christie que j'ai lus. De plus, si on n'est pas trop stupide, on ne soupçonne pas absolument tout le monde. Sur quatre personnes, je n'en ai vraiment soupçonné que deux. L'une de celles que j'avais écartées n'était pas coupable, et j'en remercie l'auteur. Elle aurait très mal joué, à mon avis, en faisant de cette personne la coupable. La solution de l'énigme ne m'a pas trop surprise, mais ça n'est pas gênant, car Ruth Ware la prépare au long du roman. Rien n'est incohérent. Maintenant que j'ai dit tout cela, je ne peux pas vraiment dire ce que je pense des personnages en les nommant, pour ne pas trop donner d'indices. Je dirai juste que le coupable est celui que je soupçonnais le plus, et que j'aimais le moins...

Comme dans l'autre roman de Ruth Ware, je me suis très vite attachée à l'héroïne. J'ai très vite compris les sentiments qu'elle exprimait, j'ai partagé ses craintes, son mal-être, son dégoût. En plus, elle adore être chez elle, tout comme moi, donc je l'approuvais lorsqu'elle disait qu'elle voulait rentrer chez elle. ;-)

Un autre élément m'a paru très bien exploité: le week-end se passe dans une grande maison perdue dans les bois, il fait froid, il neige... L'ambiance est propice à de sombres événements...

Je regrette que certaines choses ne puissent être réparées, après que deux personnages savent tout, mais cela ne crée aucune incohérence, donc ce n'est pas si grave.

Au long de ma lecture, j'ai été contente de voir que la traductrice ne faisait aucune faute de syntaxe, et employait «après que» avec l'indicatif. En relisant le résumé pour voir si Shaw y était écrit (il me fallait l'orthographe pour cette chronique), j'ai lu que ce roman avait été traduit par... Séverine Quelet que je complimente dans ma chronique de «La veuve». Je réitère donc ici mes compliments pour la fluidité du texte, et surtout l'absence d'erreurs de syntaxe. J'espère lire beaucoup d'autres romans traduits par Séverine Quelet. (Je trouve d'ailleurs dommage que l'éditeur audio Lizzie ne demande plus aux comédiens, alors qu'il le faisait au début, de donner le nom du traducteur des ouvrages étrangers. En effet, le nom de la traductrice était donné pour «La disparue de la cabine numéro 10», et il ne l'est pas pour «Promenez-vous (...)».)

Service presse de la plateforme d'écoute Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Flora Brunier pour les éditions Lizzie.

Je n'ai entendu cette comédienne que dans «Le sourire des femmes» où je l'ai appréciée. Ici, j'ai également aimé son jeu. Elle entre dans la peau des personnages sans modifier sa voix à outrance, rend très bien leurs intentions, leurs émotions... Je trouve dommage qu'elle ait prononcé certains noms à l'anglophone, mais elle le fait pour peu de noms.

J'ai apprécié qu'il n'y ait pas d'autres passages musicaux que le jingle de l'éditeur.

Pour information, la structure du livre a été respectée à 90%: le prologue est sur la même piste que le chapitre 1, et trois chapitres sont coupés en deux.

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