Lecteur : Brunier Flora

Fil des billets - Fil des commentaires

lundi, 19 octobre 2020

Ne te perds pas en chemin, de Margaret Mizushima.

Ne te perds pas en chemin

L'ouvrage:
Cet après-midi-là, Adrienne (une employée des Sources Chaudes qui prodigue également des massages aux animaux, et est la petite amie du shérif adjoint) devait travailler quelques heures à la clinique vétérinaire de Cole Walker. Elle ne se montre pas. Les heures passent, et elle ne donne pas signe de vie...

Critique:
Si j'ai aimé le tome 1 de cette série, j'ai davantage apprécié sa suite. Les personnages sont bien installés, ont pris leurs habitudes les uns avec les autres, c'est sympathique de les voir évoluer ensemble. De plus, on apprend autre chose sur le passé de Mattie, chose dont je ne me doutais pas du tout.

L'intrigue du tome 1 m'a plu, mais j'étais un peu déçue d'avoir décrypté un indice; celle du tome 2 m'a semblé mieux ficelée. Les enquêteurs ne vont pas dans la bonne direction du premier coup, mais moi non plus. Je n'ai trouvé que lorsque l'autrice l'a décidé. J'ai également apprécié que tout ne soit pas concentré sur le travail des policiers. Il m'a plu de retrouver Cole au travail et dans sa vie privée. À ce sujet, pour l'instant, la romancière ne s'essouffle pas. Bien sûr, ce n'est que le tome 2, il faudra voir ce que donne la suite.

J'ai apprécié que Margaret Mizushima n'ait pas englué un personnage dans son ressentiment, et que ce protagoniste se soit montré plus sympathique envers notre héroïne que dans le tome 1. J'avais peur qu'il campe sur ses positions, et finisse par avoir l'air extrêmement ridicule et stupide.

Comme dans le tome 1, j'ai beaucoup aimé voir Mattie et Robo au travail: leur complicité, leur respect et leur grand attachement l'un envers l'autre...

La fin n'est pas absolument satisfaisante pour les personnages, mais tout ne peut pas toujours bien se terminer.

Il y a quand même un petit détail qui, pour moi, était un indice concernant un élément secondaire, c'est ce que Sophie pense de Bruno. Je suis contente parce que j'avais raison, et que je n'avais pas trouvé comment ce détail prendrait de l'importance. J'ai beaucoup aimé ce qu'a fini par en faire Margaret Mizushima.

C'est là que nous arrivons au moment fatidique de la complainte de la livrophile. Les tomes suivants ne sont pas encore sortis. Vais-je avoir la patience de les attendre, ou finirai-je par les lire en version originale, malgré mon besoin maniaque de continuité (tant au niveau de la langue que de la lectrice)?

Service presse des éditions Audible Studios, dont vous trouverez le catalogue sur le site Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Flora Brunier.

Tout comme dans le tome 1, le talent de Flora Brunier ne s'est pas démenti. Parfois, elle a dû jouer certaines nuances (une pointe de larmes dans la voix de Mattie, un brin d'insolence et de ressentiment dans celle d'Angie), et elle s'en est très bien tirée.

Acheter « Ne te perds pas en chemin » sur Amazon
Acheter « Ne te perds pas en chemin » en téléchargement audio sur Amazon (Audible.fr)

jeudi, 15 octobre 2020

Les sentiers de l'oubli, de Margaret Mizushima.

Les sentiers de l'oubli

L'ouvrage:
Timber Creek, petit village du Colorado. Mattie Cobb, lieutenant de police, vient d'achever sa formation dans l'unité cynophile de Denver. Elle est déjà très attachée à son équipier, le berger allemand Robo. Pour leur première enquête, ils sont appelés près d'une cabane dans la forêt. La garde forestière a repéré des allées et venues suspectes, et ce jour-là, une grande tache de sang ne fait que renforcer ses craintes. Robo s'élance tout de suite sur une piste. Ils tombent sur un bouvier bernois blessé montant la garde auprès... d'un cadavre.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. Je vous conseille de ne pas lire la quatrième de couverture en entier, car elle en dit trop. Heureusement pour moi, je l'ai lue longtemps avant de me lancer dans le roman, ce qui fait que j'en avais oublié une grande partie. C'est en la relisant pour avoir l'orthographe de certains noms propres que je me suis aperçue qu'elle en disait trop.

L'enquête n'est pas forcément pleine de tension de bout en bout, mais l'autrice maîtrise ses effets. Les rebondissements sont à propos. Il y a bien un ou deux faux indices, mais je les ai pardonnés à la romancière, car ils étaient plausibles. De plus, un autre indice aiguille le lecteur vers la solution. J'ai été un peu déçue que l'héroïne ne le décrypte pas rapidement, surtout parce que moi, je l'ai décrypté. Cependant, elle est excusable, car l'explication qu'elle trouve au départ se tient.

Les personnages principaux sont attachants. Mattie fait son travail avec coeur. Quant à sa vie privée, elle n'est pas calme à cause du passé qui la tourmente. À ce sujet, j'imagine que les choses vont avancer dans le tome 2 de la série.
Cole et ses filles sont très sympathiques. J'ai un peu peur qu'à leur propos, la romancière s'essouffle un peu si Cole ne parvient pas à concilier un peu mieux sa vie privée et son travail.
C'est Robo que j'ai trouvé le plus attachant. Il a même réussi à me faire sourire, alors que la situation était très tendue, car il frétillait de joie à l'idée de s'occuper d'un «méchant». J'ai apprécié que la romancière ne montre pas que Mattie et Robo ont une relation absolument parfaite. Ils sont très attachés l'un à l'autre, complices, respectueux l'un de l'autre, mais parfois, Robo tente de dominer certaines situations. J'ai du mal à le croire, car pour moi, les animaux sont parfaits (hahaha) mais je sais que c'est la vérité. Cela m'a rappelé le témoignage de Shreve Stockton racontant son amitié avec un coyote. Celui-ci cherche les limites, et elle ne parvient pas à les lui imposer.

La romancière analyse bien la psychologie de ses personnages, leurs sentiments, leurs émotions.

Je vais me hâter de lire le tome 2. En anglais, il y a d'autres tomes. J'espère qu'ils sortiront en français, et bien sûr, en audio. Si cela n'arrivait pas, je pourrais les lire en anglais, car j'apprécie le jeu de la lectrice, mais j'aimerais bien qu'il y ait une certaine continuité.

Service presse des éditions Audible Studios, dont vous trouverez le catalogue sur le site Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Flora Brunier.

Il m'a plu de retrouver cette comédienne dont j'apprécie la voix et le jeu. Ici, elle n'a pas démérité. Elle modifie sa voix (à peine, et non à outrance) pour les rôles masculins, elle joue les sentiments des personnages sans cabotiner.

Acheter « Les sentiers de l'oubli » sur Amazon
Acheter « Les sentiers de l'oubli » en téléchargement audio sur Amazon (Audible.fr)

mercredi, 8 janvier 2020

L'ombre de la menace, de Rachel Caine.

L'ombre de la menace

L'ouvrage:
Wichita, Kansas.
Ce soir-là, Gina Royal rentre chez elle avec ses enfants. Elle découvre qu'une voiture a défoncé la porte de son garage. À peine a-t-elle le temps d'assimiler cela que des policiers lui demandent de sortir de son véhicule, et l'arrêtent. Dans le garage, se trouvent des cadavres de femmes. C'est Melvin, le mari de Gina, qui les a assassinées. La police se demande si la jeune femme ne serais pas complice.

Critique:
Mon résumé n'est pas aussi palpitant que la quatrième de couverture, mais à mon sens, celle-ci en dit trop.

Ce roman m'a beaucoup plu. Rachel Caine montre très bien les effets d'un tel traumatisme sur ceux qui l'ont subi. Gina (qui a changé d'identité) est dévastée. Elle est toujours sur ses gardes, s'effraie à la moindre anomalie... Qui n'aurait pas peur à sa place? En outre, elle se rend très bien compte de l'effet destructeur de sa perpétuelle angoisse sur ses enfants, et elle tente de les préserver. C'est un beau personnage qui essaie de garder la tête hors de l'eau, et qui, surtout, tient à ce que ses enfants soient le mieux possible.

L'autrice finis par créer une situation à cause de laquelle le lecteur soupçonne tout le monde. Je ne lui en ai pas du tout voulu pour deux raisons. D'abord, j'ai rapidement su le nom de l'un des coupables. Je pense que l'autrice souhaite que le lecteur ait ce temps d'avance sur Gina. D'ailleurs, il est étrange que sa paranoïa galopante (justifiée) ne la fasse pas suspecter ce personnage. Ensuite, la romancière maintient un suspense haletant. Même si le lecteur a un petit temps d'avance, il est loin de tout savoir. Le plus effrayant, outre les horreurs dont sont adeptes Melvin et ses admirateurs, est certainement l'implication de deux personnes. (Je ne peux pas trop en dévoiler, mais je pense que ceux qui ont lu le roman comprendront de qui je parle.) Cela m'a effrayée parce que je pense que si l'autrice l'a écrit, c'est que dans la vie, ce cas de figure est possible.

Je n'ai trouvé aucun temps mort, aucune incohérence, et j'ai respiré au rythme de l'héroïne et de ses enfants. En bonne pinailleuse, j'aurais souhaité une fin moins abrupte. J'aurais aimé un chapitre supplémentaire (oui, encore...) expliquant la suite immédiate... Après avoir écrit cela, j'ai cherché Rachel Caine sur Audible.fr: il se trouve que ce roman est le tome 1 d'une série qui en compte au moins quatre. Moi qui pensais que l'écrivain ne parviendrait pas à maintenir le suspense si elle écrivait une suite (je m'imaginais aussi déçue que lorsque j'ai lu les suites de «Le poète», de Michael Connelly)... Je suis curieuse de voir comment elle a fait pour en écrire autant... Maintenant que je sais qu'il y a des suites, je vais les guetter en audio français. Pour cette fois, je vais m'abstenir de les lire en anglais parce que j'apprécie beaucoup le jeu de Flora Brunier (qui, je pense, fera partie des comédiens enregistrant la suite), et aussi parce que je n'aime pas le jeu de Lauren Ezzo qui fait partie des comédiens lisant les suites en anglais. J'espère que si Audible se lance dans la suite en français, il n'y aura aucun comédien dont je n'apprécie pas le jeu...

Service presse des éditions Audible Studios, dont vous trouverez le catalogue sur le site Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Flora Brunier.

Comme je m'y attendais, j'ai apprécié l'interprétation de la comédienne. Je n'ai lu que deux autres romans qu'elle a enregistrés, et j'ai tout de suite apprécié sa lecture. Ici, elle avait fort à faire, car en plus de la femme angoissée, elle devait jouer un psychopathe. Elle s'en est très bien tirée, ainsi que des autres rôles pas forcément évidents. Par exemple, au tout début, les enfants sont jeunes, et elle parvient à prendre une voix enfantine sans avoir l'air affecté. Enfin, j'approuve la façon dont elle a prononcé Javier. Là encore, elle n'exagère pas, je pense que je l'aurais prononcé comme elle à sa place. Malheureusement pour moi, rien d'autre, parmi les livres qu'elle a enregistrés, ne me tente...

Acheter « L'ombre de la menace » sur Amazon
Acheter « L'ombre de la menace » en téléchargement audio sur Amazon (Audible.fr)

Pour information, la structure du livre est respectée à 99,9%. Les deux derniers chapitres sont sur la même piste.

lundi, 11 mars 2019

Promenez-vous dans les bois... pendant que vous êtes encore en vie, de Ruth Ware.

Promenez-vous dans les bois... pendant que vous êtes encore en vie

L'ouvrage:
Angleterre.%%Leonora (dite Nora) Shaw a vingt-six ans, et est auteur de romans policiers. Un jour, elle reçoit un mail collectif d'une certaine Florence. Celle-ci invite les destinataires du mail à l'enterrement de vie de jeune fille de Clare Cavendish. Nora n'a pas vu Clare depuis dix ans. Elles étaient très bonnes amies depuis l'âge de cinq ans, et après le lycée, ont perdu contact. La jeune femme n'a pas vraiment envie d'assister à ce week-end dans une maison perdue au milieu des bois, mais Nina (une amie d'école avec qui elle a gardé contact) est aussi invitée, ne veut pas trop y aller, et propose que Nora et elle y aillent ensemble.
Le week-end ne va pas bien se passer...

Critique:
Ce roman m'a autant plu que «La disparue de la cabine numéro 10». Cela pourrait paraître étonnant parce qu'il y a une ficelle dont, habituellement, je n'aime pas l'utilisation. Au bout d'un moment, tout le monde est suspect. Comme dans le roman sus-cité, cela ne m'a pas dérangée parce que j'ai trouvé que c'était bien exploité. La romancière fait allusion à Agatha Christie, donc on comprend qu'elle s'en inspire, mais pour moi, ce n'était pas aussi poussif que les romans d'Agatha Christie que j'ai lus. De plus, si on n'est pas trop stupide, on ne soupçonne pas absolument tout le monde. Sur quatre personnes, je n'en ai vraiment soupçonné que deux. L'une de celles que j'avais écartées n'était pas coupable, et j'en remercie l'auteur. Elle aurait très mal joué, à mon avis, en faisant de cette personne la coupable. La solution de l'énigme ne m'a pas trop surprise, mais ça n'est pas gênant, car Ruth Ware la prépare au long du roman. Rien n'est incohérent. Maintenant que j'ai dit tout cela, je ne peux pas vraiment dire ce que je pense des personnages en les nommant, pour ne pas trop donner d'indices. Je dirai juste que le coupable est celui que je soupçonnais le plus, et que j'aimais le moins...

Comme dans l'autre roman de Ruth Ware, je me suis très vite attachée à l'héroïne. J'ai très vite compris les sentiments qu'elle exprimait, j'ai partagé ses craintes, son mal-être, son dégoût. En plus, elle adore être chez elle, tout comme moi, donc je l'approuvais lorsqu'elle disait qu'elle voulait rentrer chez elle. ;-)

Un autre élément m'a paru très bien exploité: le week-end se passe dans une grande maison perdue dans les bois, il fait froid, il neige... L'ambiance est propice à de sombres événements...

Je regrette que certaines choses ne puissent être réparées, après que deux personnages savent tout, mais cela ne crée aucune incohérence, donc ce n'est pas si grave.

Au long de ma lecture, j'ai été contente de voir que la traductrice ne faisait aucune faute de syntaxe, et employait «après que» avec l'indicatif. En relisant le résumé pour voir si Shaw y était écrit (il me fallait l'orthographe pour cette chronique), j'ai lu que ce roman avait été traduit par... Séverine Quelet que je complimente dans ma chronique de «La veuve». Je réitère donc ici mes compliments pour la fluidité du texte, et surtout l'absence d'erreurs de syntaxe. J'espère lire beaucoup d'autres romans traduits par Séverine Quelet. (Je trouve d'ailleurs dommage que l'éditeur audio Lizzie ne demande plus aux comédiens, alors qu'il le faisait au début, de donner le nom du traducteur des ouvrages étrangers. En effet, le nom de la traductrice était donné pour «La disparue de la cabine numéro 10», et il ne l'est pas pour «Promenez-vous (...)».)

Service presse de la plateforme d'écoute Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Flora Brunier pour les éditions Lizzie.

Je n'ai entendu cette comédienne que dans «Le sourire des femmes» où je l'ai appréciée. Ici, j'ai également aimé son jeu. Elle entre dans la peau des personnages sans modifier sa voix à outrance, rend très bien leurs intentions, leurs émotions... Je trouve dommage qu'elle ait prononcé certains noms à l'anglophone, mais elle le fait pour peu de noms.

J'ai apprécié qu'il n'y ait pas d'autres passages musicaux que le jingle de l'éditeur.

Pour information, la structure du livre a été respectée à 90%: le prologue est sur la même piste que le chapitre 1, et trois chapitres sont coupés en deux.

Acheter « Promenez-vous dans les bois... pendant que vous êtes encore en vie » sur Amazon
Acheter « Promenez-vous dans les bois... pendant que vous êtes encore en vie » en audio sur Amazon ou en téléchargement audio (Audible.fr)