La prisonnière du ciel

L'ouvrage:
Une jeune femme tombe du ciel, et s'écrase dans la piscine d'un hôtel de Tokyo. Sa chute est d'une telle violence que tous ses organes se brisent. Seulement, elle ne meurt pas. Elle est récupérée par Evguéni. Les circonstances étant extrêmement incongrues, celui-ci tient à savoir ce qui se cache derrière cela. Il va mettre Peggy Meetchum sur cette mission.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. Si «L'homme de la banquise» contenait un peu de science-fiction, «La prisonnière du ciel» est bâti sur ce genre. Comme la plupart du temps avec Brussolo, on ne s'ennuie pas. L'énigme que pose d'abord cette jeune femme tombée du ciel est vite remplacée par celle que pose ce à quoi elle s'était laissée prendre. À partir de là, l'auteur joue avec les nerfs de Peggy, et entre ce qu'elle vit et ce qu'elle découvre, le lecteur a de quoi passer un bon moment. Le suspense est au rendez-vous, et rien n'est incohérent.

Ce qui arrive permet à Brussolo de développer des idées à la fois effrayantes, fascinantes, et loufoques. Il n'y a que lui qui puisse me faire rire et frémir à la fois. Il évoque (comme dans d'autres romans) la folie à grande échelle, et c'est très réaliste.

Finalement, il est expliqué pourquoi l'affrontement que j'attendais à la fin de «L'homme de la banquise» n'a pas eu lieu. Cela permet au romancier de prolonger la tension concernant une certaine chose. Cependant, à la fin de «La prisonnière du ciel», on en est au même point concernant ce sujet.

J'apprécie toujours Peggy, même si, là encore, je la trouve moins «elle-même» que dans les trois premiers romans l'évoquant.

J'ai été déçue par certains romans de Brussolo parmi les plus récents, je suis donc contente de me plonger dans la série «DESSTROY» dans laquelle je retrouve l'auteur un peu plus en forme.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Anika pour Littérature Audio, avec l'aimable autorisation de serge Brussolo.

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