jeudi, 30 septembre 2021

Regarde, d'Hervé Commère.

Regarde

L'ouvrage:
Ce week-end-là, Mylène, soixante-deux ans, loue une caravane pour passer deux jours de détente dans la nature. Elle y trouve des objets ne pouvant qu'appartenir à son amour défunt, Pascal. Cela signifierait que, contrairement à ce qu'on lui a dit seize ans plus tôt, celui-ci ne serait pas mort...

Critique:
Après avoir aimé «Sauf», d'Hervé Commère, et le résumé de «Regarde» me tentant, j'avais un a priori positif. Le roman m'a plu. J'ai d'abord apprécié de retrouver les personnage de «Sauf». En effet, Mylène travaille dans le dépôt-ventes de Matt. Je me souviens très vaguement d'elle dans «Sauf».
Matt et Anna sont aussi sympathiques que dans mon souvenir. Quant à Gary et ses cousins, ils restent une source d'éléments cocasses. En dehors de ses cousins, Gary est un personnage attachant. Sa loyauté envers ceux qu'il aime m'a plu. Son opiniâtreté m'a rappelé la mienne.

Comme dans le roman sus-cité, l'auteur pose rapidement l'énigme, puis épaissit le mystère. Le roman ne souffre d'aucun temps mort, Hervé Commère s'arrange pour tenir le lecteur en haleine tout le temps. Il ne s'amuse pas à donner de faux indices ou de fausses pistes, il préfère faire en sorte que chaque découverte soit un rebondissement qui mène à une autre trouvaille. À un moment, j'ai pensé avoir trouvé quelque chose, et j'ai été ravie de découvrir que je m'étais trompée.
Il y a quand même, à mon sens, une petite incohérence.

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Il n'est pas très logique que Mylène, qui ne se confiait pas lors de ses années de prison, ait, dès le début, eu à ce point confiance en Martine pour lui donner tous les détails de son histoire avec Pascal.

Il y a aussi une chose qu'habituellement, je n'aime pas: le coup de foudre. Hervé Commère l'a amené le mieux possible, mais il n'a pu lui ôter son invraisemblance.

À la fin, on sait ce que va faire Mylène, mais j'aurais aimé en avoir les détails. J'aurais aimé lire la déconfiture d'un personnage. J'aurais adoré entendre Mylène dire au personnage certaines choses.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Marie Bouvier pour les éditions Lizzie.

Je connais peu Marie Bouvier. Tout comme pour Ludmila Ruoso, j'avais promis à une éditrice (la même) de livres audio que je donnerais sa chance à Marie Bouvier. En effet, l'éditrice et moi avions eu le même désaccord concernant les deux comédiennes: un ou deux extraits de la lecture de Marie Bouvier m'avait d'abord dissuadée de lui donner sa chance, car je trouvais son jeu affecté. Comme j'avais promis de lire un livre entier enregistré par elle, lorsque j'ai été tentée par «Regarde», j'y ai vu une raison d'honorer ma promesse. J'ai apprécié son jeu. Elle modifie un peu sa voix pour certains personnages, comme Gary, mais heureusement, cela n'est pas affecté. Étant une horrible pinailleuse, j'ai râlé parce qu'elle prononce «klaxone» et «réfrégirateur», mais je reconnais que son jeu est bon. Je ne la fuirai plus. ;-) :-)

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jeudi, 11 mars 2021

Sept mensonges, d'Elizabeth Kay.

Sept mensonges

L'ouvrage:
Jane et Marnie se sont rencontrées à onze ans, il y a maintenant plus de vingt ans. Aujourd'hui, Jane raconte leur amitié, mais surtout les derniers mois, car c'est au cours de ceux-ci que la narratrice mentit sept fois à son amie. Cela commença par un mensonge anodin, dit parce que c'était ce que Marnie souhaitait entendre, et parce qu'il était plus pratique pour Jane d'aller dans son sens. Mais un mensonge en entraîne un autre...

Critique:
Ce roman m'a plu. J'ai apprécié qu'Elizabeth Kay commence par évoquer des faits ordinaires. Je me mettais à la place de Jane, me demandais ce que j'aurais dit au moment du premier mensonge... Et puis le récit se corse un peu: la narratrice se raconte, et ce qu'elle dit sur sa famille et son mariage montre des faits plus graves. La romancière prend le temps de montrer Jane au lecteur: ses forces, ses failles, ses sentiments, etc. Cela fait que le lecteur éprouve des sentiments contradictoires vis-à-vis de la jeune femme.

J'ai également apprécié la façon dont l'écrivain a «résolu» l'énigme. Si elle avait donné un certain élément dès le départ, j'aurais peut-être fini par envisager cette solution, mais elle a très bien manoeuvré, ne donnant le fameux élément que peu de temps avant la «résolution». Cela fait que si je me demandais comment un certain fait pourrait arriver, je ne trouvais aucun moyen plausible. C'est seulement quelques secondes avant que Marnie ne montre l'objet permettant la «résolution» à Jane que j'ai compris.

Entre énigme bien ficelée et psychologie des personnages bien exposée, ce roman est bien pensé.
Je ne sais pas trop quoi penser de la fin. Elle est du genre que je n'aime pas, mais comment la reprocher à l'autrice? Elle est tellement logique! Elle ne me plaît pas, mais il aurait été impossible qu'elle soit autre! Pour moi, elle peut même appeler une suite. Seulement, cette suite ne serait pas facile à écrire, car Elizabeth Kay n'aurait pas assez de matière.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Clémentine Domptail pour les éditions Lizzie.

Clémentine Domptail fait partie des comédiennes concernant lesquelles j'ai d'abord été réticente, car je n'avais pas trop aimé son jeu dans «Ça peut pas rater». Heureusement, j'ai dépassé cela, et ai lu «Une autre histoire» dans lequel son jeu m'a convaincue. Dans «Sept mensonges», j'ai retrouvé son jeu naturel. Elle interprète les sentiments des personnages sans difficultés apparentes, ne modifie pas sa voix à outrance pour les rôles masculins, et n'est ni monotone ni cabotine.

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jeudi, 4 mars 2021

La nanny, de Gilly Macmillan.

La nanny

L'ouvrage:
Après la mort de son mari, Jo n'a d'autres solutions que de retourner vivre chez sa mère, Virginia (son père est décédé) dans la propriété de Lake Hall. Elle craint l'influence de Virginia sur sa fille, Ruby, dix ans. Jo et sa mère ne se sont jamais entendues, leur cohabitation risque donc d'être délicate.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. J'ai apprécié le fait qu'au départ, certains éléments pouvaient être considérés de deux manières différentes. L'autrice s'arrange pour que le lecteur se pose des questions, mais ne marine pas trop longtemps. Les parties narrées du point de vue de Linda sont assez édifiantes pour qu'on sache rapidement qui croire. L'autrice a bien joué, car cet aspect ne traîne pas trop, et sa «divulgation» (si j'ose le tourner ainsi) ne gâche en rien la lecture. En outre, cela permet que Gilly Macmillan n'insère pas trop de passages où le lecteur verrait comment un personnage s'y est pris pour en manipuler un autre. Le lecteur sait rapidement comment et pourquoi la chose a été possible, et il lui suffit d'un exemple pour comprendre que cela a été une affaire de tous les instants. Même en ayant vu les ressors utilisés par un personnage, même en comprenant parfaitement pourquoi ils ont si bien fonctionné, une partie de moi souhaitait que cela n'ait pas été aussi simple, qu'un personnage parvienne à se faire comprendre... Pourtant, il est évident que Gilly Macmillan n'a rien exagéré, que ce qu'elle décrit est tout à fait possible. Cela fait froid dans le dos. J'aimerais en dire davantage, mais je ne veux pas que ceux qui liraient ma chronique sans avoir lu le livre sachent directement qui il faut blâmer.

Malgré une psychologie des personnages finement expliquée, il me semble que la romancière flirte avec l'incohérence quant aux événements. Je ne suis pas experte, mais il me semble difficile qu'une personne ne sente pas le pouls de quelqu'un qui est toujours vivant. Certes, dans le cas des personnages de «La nanny», on peut alléguer que celui qui a cherché le pouls était, à ce moment-là, extrêmement nerveux, mais la nervosité peut-elle être à ce point déstabilisante?... D'autant que le personnage aurait préféré qu'il y ait un pouls... Je pense aussi qu'il aurait peut-être pu y avoir des moyens d'arrêter un personnage lorsqu'il a commencé à en faire chanter un autre.

Comme je pinaille, je trouve qu'il aurait été très intéressant que le personnage détestable ait quelques côtés aimables, mais je sais que cela aurait été très difficile pour l'autrice de faire cela, d'autant qu'une pénible comme moi aurait pu, par la suite, l'accuser d'incohérence.

L'un des thèmes est très bien abordé, et m'a mise autant mal à l'aise que dans «Ma meilleure ennemie», de Paula Daly. Cela a d'ailleurs fait que lorsqu'un personnage se demande pourquoi un autre ne veut pas lui dire le fond de sa pensée concernant un sujet, j'ai pensé: «Elle ne veut pas te le dire parce que tel autre protagoniste lui a fait croire que si elle le faisait, il y aurait des conséquences néfastes, comme l'a fait unetelle dans «Ma meilleure ennemie». Je me rends d'ailleurs compte, en écrivant cela, que dans «La nanny», on ne sait jamais pourquoi Untelle refuse de donner ses motifs à l'autre personnage. J'imagine que l'autrice aurait pu expliquer cela, à la fin, en donnant le genre d'informations auquel j'ai pensé.

Au début, le lecteur se demande ce qui est réellement arrivé en 1987. Là encore, Gilly Macmillan a posé finement ses pions. Elle ne nous laisse pas attendre indéfiniment. Les choses sont dévoilées par petites touches, et avoir rapidement quelques éléments fait qu'on n'a pas l'impression de faire du sur place.

Je trouve dommage qu'à l'instar de certains mots, le mot anglophone «nanny» remplace, en français, le mot «nounou». Non seulement le titre français n'a eu droit qu'à la traduction de l'article défini, mais le mot «nanny» est employé à la place de «nounou» dans le roman. :-(

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée pour les éditions Lizzie.

Valérie Muzzi lit les chapitres narrés par Jo ainsi que ceux du point de vue de Linda. Gudule Zuyten lit ceux racontés par Virginia. Olivier Prémel interprète ceux du point de vue de l'inspecteur de police.

Je sais que Valérie Muzzi a enregistré d'autres romans, mais c'est le premier où je l'entends. J'ai beaucoup apprécié son jeu naturel. Outre jouer sans cabotinage émotions et sentiments, elle parvient à modifier sa voix pour le rôle de Ruby sans affectation. Une chose m'a rendue très perplexe. Je suis absolument persuadée d'avoir déjà lu un ou plusieurs romans enregistrés par elle. Sa voix me dit quelque chose. J'ai déjà eu une impression de «déjà entendu» concernant Camille Lamache, et n'ai jamais élucidé le mystère, mais je pense que j'avais dû l'entendre dans une ou plusieurs séries. Ici, cela me perturbe davantage, car je suis sûre d'avoir entendu Valérie Muzzi dans des romans... La seule explication serait qu'elle ait enregistré sous un autre nom. Or, si certains comédiens américains font cela, je n'ai jamais vu le cas en France. Je vais donc triturer mon cerveau pour essayer de faire correspondre la voix de Valérie Muzzi à celle à laquelle elle me fait penser. À suivre... En tout cas, je l'entendrai à nouveau avec grand plaisir.

Si je ne me trompe pas, c'est le premier livre dans lequel on peut entendre Gudule Zuyten. Au départ, cela m'a un peu fait hésiter à tenter ce roman, car je ne pouvais entendre aucun extrait de la voix et du jeu de cette comédienne. J'ai eu de la chance, car je n'ai pas été déçue. Gudule Zuyten joue également très bien. Elle n'avait pas forcément la partie facile, car Virginia étant guindée, la comédienne aurait pu souhaiter retranscrire cela dans son intonation. Il est heureux qu'elle n'en ait rien fait, principalement parce que dans les chapitres narrés par Virginia, le lecteur est dans la tête de celle-ci, et j'imagine que lorsqu'une personne pense, même si elle est guindée, elle ne va pas prendre un ton mondain dans sa tête. Cela aurait été un gros défaut d'interprétation, à mon avis.

Ce n'est pas la première fois que j'entends Olivier Prémel. J'apprécie également sa voix et son jeu. Ici, il n'avait pas un très grand rôle, mais je pense que je l'entendrai à nouveau avec plaisir.

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jeudi, 21 janvier 2021

L'étranger dans la maison, de Shari Lapena.

L'étranger dans la maison

L'ouvrage:
Ce soir-là, lorsqu'il rentre chez lui, Tom constate que sa femme (Karen) n'est pas là. Des indices lui laissent penser qu'elle préparait le dîner quand quelque chose l'a poussée à partir précipitamment. Plus tard dans la soirée, la police annonce à Tom que Karen a eu un accident de voiture, et est à l'hôpital. Elle ne se souvient ni de l'accident ni des moments qui l'ont précédé.

Critique:
Ce roman m'a plu. L'autrice n'a pas besoin d'inventer un enchaînement très rapide d'événements pour faire monter la tension et créer du suspense. Très vite, le lecteur se rend compte que les personnages cachent des choses. J'ai apprécié de ne pas les avoir devinées.
Rapidement, une question se pose concernant le soir où Karen a eu son accident. La romancière donne des pistes quant à la réponse, mais le lecteur sait qu'il ne doit pas forcément s'y fier. J'ai apprécié la tactique qui finit par faire pencher le lecteur (du moins moi) d'un côté. Tout en privilégiant une hypothèse, je me disais quand même que je devais faire attention...

L'un des rebondissements ne m'a pas plu parce que je l'ai lu dans un autre roman. En fait, je n'ai pas aimé le trouver une deuxième fois, et je n'ai pas aimé qu'il signifie que l'un des personnages était si détestable.

À la toute fin, il y a une sorte de retournement de situation qui n'a pas vraiment pris avec moi. Certes, l'un des personnages a peut-être matière à faire quelque chose, mais quoi exactement? Et quel réel pouvoir cela aura-t-il sur les autres personnages?

Comme dans «Le couple d'à côté», j'ai bien aimé les policiers (ce sont d'ailleurs les mêmes). Ils étudient les indices, échafaudent des théories, mais ne sont jamais prétentieux ou brutaux, à l'inverse d'autres. De plus, c'est reposant de rencontrer des policiers qui font bien leur travail, et ne sont pas cabossés par la vie. Certes, on ne les voit pas assez pour connaître leur vie privée. J'espère que Shari Lapena ne leur a pas inventé un désastreux passé dans ses livres suivants.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Odile Cohen pour les éditions Lizzie.

Cela faisait longtemps que je n'avais pas entendu de romans lus par cette comédienne. Je me souviens de son excellente interprétation de la partie narrée par la femme dans «Les apparences». Ici, elle n'a pas démérité. Bien sûr, elle n'avait pas la partie aussi délicate que dans «Les apparences», mais j'ai retrouvé avec plaisir son jeu nuancé, ni trop sobre ni affecté.

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lundi, 2 novembre 2020

La fille derrière la porte, de Patricia Hespel.

La fille derrière la porte

L'ouvrage:
Emmy n'a plus goût à rien depuis que son mari l'a quittée pour une autre femme, et que, quelque temps plus tard, il a emmené leurs deux enfants en vacances prolongées, loin d'elle. C'est alors qu'elle rencontre Léna, sa voisine depuis peu. Celle-ci lui propose de l'aider à remonter la pente. Ce soutien inattendu est une aubaine pour Emmy. Cependant, l'amitié et l'aide de Léna ne vont pas sans contreparties.

Critique:
Avant de lire ce roman, j'ai lu des chroniques sur Babelio, car le résumé me faisait craindre un livre comme celui que m'a raconté mon mari (don j'ai oublié le titre) dans lequel les deux amies agissent de manière incohérente. Certaines chroniques de Babelio m'ont rassurée à ce sujet. Cependant, quelques remarques m'ont fait craindre que l'autrice ait fait quelque chose que de plus en plus d'auteurs font, et qui me déplaît de plus en plus. Heureusement pour moi, j'avais la chance de pouvoir demander si Patricia Hespel faisait cela à quelqu'un qui avait lu le roman: la comédienne qui l'a enregistré. Après qu'elle a dissipé mes craintes, je me suis lancée dans cette lecture.

D'une manière générale, le roman m'a plu. L'autrice a utilisé une trame et certaines idées que j'ai déjà vues ailleurs, mais cela ne m'a pas gênée parce qu'elle a su créer tension et suspense. L'une des chroniques que j'ai lues disait qu'il ne se passait rien. Je ne comprends pas trop pourquoi l'auteur de cette chronique a écrit cela... Ne pas apprécier tel ou tel élément, soit; dire qu'il ne se passe rien, pour moi, c'est faux. On ne peut même pas dire qu'au début, les choses sont très lentes.
Au départ, la proposition d'aide de Léna donne à penser qu'on va assister à la naissance d'une belle amitié. Puis, peu après, Léna commence à révéler d'étranges côtés d'elle-même. J'ai d'ailleurs été étonnée qu'Emmy n'ait pas reculé en en découvrant certains (je pense surtout à la scène du sauna).

J'ai apprécié que l'autrice ne fasse pas mariner le lecteur concernant la personnalité de Léna, ne retarde pas le moment d'expliciter qui est le personnage principal du prologue. À ce sujet, le questionnement reste assez longtemps pour être intéressant et ne pas être casse-pieds.

Même si la trame a un petit parfum de déjà vu, les rebondissements et la solution (dont une partie est expliquée par petites touches au long du roman) recèlent des surprises, et sont cohérents. Beaucoup de personnages sont peu reluisants... Ce n'est pas très étonnant, étant donné ce qui leur est arrivé, mais j'espère qu'à la place de certains, j'aurais réagi différemment.

L'intrigue est bien menée, les rebondissements arrivent à propos, certaines choses (pas seulement le fait de savoir qui est impliqué dans le prologue) ne traînent pas assez pour devenir de désagréables éléments.

Je n'ai pas aimé ce qu'implique la toute fin. Je n'aime pas ce genre de choses à la fin des romans et des films. Cependant, ici, c'est davantage préparé que dans d'autres romans. Objectivement, c'est même logique. Il aurait été étonnant que cela n'arrive pas. Donc cela ne m'a pas plu, mais que cela arrive est légitime. Le fait que ce ne soit pas du tout tiré par les cheveux sauve l'autrice à mes yeux. En outre, cela ne veut pas forcément dire que le personnage en question deviendra une brute sanguinaire: cela signifie que ce personnage aura une vie «mouvementée»...

Service presse des éditions Audible Studios, dont vous trouverez le catalogue sur le site Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Camille Lamache.

Comme d'habitude, la comédienne a relevé le défi. Sans affectation, elle a joué les sentiments des personnages (pas facile lorsqu'il s'agissait de Léna) tout en apportant certaines nuances nécessaires. Par exemple, certaines répliques sont dites par un personnage à la fois triste et saoul. La comédienne a su montrer cela de manière convaincante dans son ton. C'est la même idée lorsqu'une petite fille (souvent effrayée) s'exprime.

Je tiens à remercier Camille Lamache. Depuis ma première chronique d'un livre enregistré par elle («À sa place», d'Ann Morgan), elle m'a toujours aidée, notamment en m'épelant des noms propres («Yggdrasil»), en me conseillant (encore ces jours-ci à propos de «La fille derrière la porte») quant à mes attentes par rapport à certains livres qu'elle a enregistrés, en échangeant avec moi après que j'ai lu tel ou tel roman interprété par elle... Tout cela avec patience, chaleur et bonne humeur! J'espère qu'elle enregistrera encore beaucoup de livres qui me tenteront. J'aurai ainsi le plaisir d'entendre son travail (toujours soigneux), mais aussi la joie de nouveaux échanges avec elle, échanges toujours riches et constructifs!

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