vendredi, 25 février 2011

Cycle de Ki et Vandien, tome 4: Les roues du destin, de Megan Lindholm.

Les roues du destin

L'ouvrage:
Ki et Vandien se voient offrir une grosse somme pour conduire un garçon de quatorze ans (Gotheris, dit Cabri), auprès de son oncle qui lui enseignera l'art d'être guérisseur. Vandien ne tient pas trop à cette espèce de mission, car il sent que quelque chose n'est pas net. Mais Ki accepte. Les rapports entre Cabri et les deux adultes commencent par être tendus à cause de la suffisance affichée par le jeune garçon.
Tout se complique lorsque les voyageurs acceptent une autre passagère, Saule, qui voue une haine incommensurable à l'adolescent.

Critique:
On retrouve Ki et Vandien avec plaisir. En outre, on les voit ensemble pendant la moitié du livre. J'ai aimé cela, car dans les tomes 2 et 3, j'ai trouvé qu'on ne les voyait pas assez ensemble, dans leur vie quotidienne. De ce fait, si le début peut paraître lent, je l'ai apprécié grâce à cela. Bien sûr, les disputes entre Saule et Cabri sont agaçantes, mais le lecteur passe là-dessus, car il réagit exactement comme Ki et Vandien à leur égard. On ne pourra s'empêcher de sourire lorsque Ki les laisse sur la route.
D'autre part, les deux personnages principaux restent égaux à eux-mêmes, et cela fait plaisir. Bien sûr, certains événements poussent Vandien à agir de manière extrême, mais ça va bien à son caractère.

Cependant, certaines choses m'ont déplu.
D'abord, la révélation qui est faite dans le tome 3 n'est pas exploitée dans le 4. J'aurais voulu que l'auteur approfondisse cela.
D'autre part, un aspect intéressant des autres tomes n'est pas repris ici. Je veux parler de la découverte d'autres peuples, d'autres coutumes. On ne retrouve que ceux qu'on connaît déjà. On me dira que c'est normal: au bout du tome 4, le lecteur connaît bien l'univers de la série, et l'auteur ne peut pas inventer des peuples à l'infini. Soit. Je n'aurais d'ailleurs pas voulu que Megan Lindholm créât un nouveau peuple, mais elle aurait peut-être pu s'attarder sur l'un de ceux évoqué dans un autre tome, technique déjà utilisée. Par exemple, celui des ventchanteuses est évoqué dans le tome 1, avant de prendre une place prépondérante dans le tome 2.
Ici, on retrouve des peuples connus, et on assiste à une rébellion contre la tyrannie existante. C'est assez banal. Sans Ki et Vandien, cette histoire ne m'aurait pas vraiment plu.
À partir du moment où les deux protagonistes sont entraînés dans la tourmente de la rébellion, j'ai trouvé le déroulement des événements un peu long, et certaines choses un peu grosses.

Il semblerait qu'au départ, le tome 3 ait été, en fait, la fin de la série. J'ai supposé que ce tome 4 a été écrit parce que la série a marché, et que la romancière a essayé de surfer sur la vague. Même le titre n'est pas aussi bien choisi que les trois précédents. «Les roues du destin», ça fait un peu soap opera, alors que les trois autres titres sont simples, et parlent d'un aspect important de chaque tome.
Je pense que Megan Lindholm aurait pu faire en sorte que «Les roues du destin» ait moins l'air d'être un ajout en approfondissant la révélation du tome 3, en montrant d'autres peuples dans leur vie quotidienne, et en faisant une intrigue moins banale.

Le personnage de Cabri est complexe. C'est ce personnage qui fera un peu office de «peuple à découvrir». Il se montre détestable, au début, et ensuite, l'explication le concernant est intéressante et intelligente.
Par contre, le personnage de Saule est détestable jusqu'au bout. Ne voulant pas comprendre qu'elle est manipulée autant qu'elle manipule, elle n'a pas vraiment de personnalité, pas d'esprit critique. Elle est dévouée corps et âme à la rébellion pour de mauvaises raisons, acariâtre, aigrie, sournoise...

Donc, mon sentiment est mitigé, mais j'ai quand même passé un bon moment, surtout parce que j'ai pris plaisir à retrouver Ki et Vandien.

Éditeur: Mnémos.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par mon mari.

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jeudi, 24 février 2011

Cycle de Ki et Vandien, tome 3: La porte du limbreth, de Megan Lindholm.

La porte du limbreth

L'ouvrage:
Yolet est une ventchanteuse. Elle tient à se débarrasser de Ki, après les mésaventures décrites dans le tome 2 de la série. Pour cela, elle veut lui faire passer la porte du Limbreth, et la faire entrer dans un monde duquel elle ne voudra pas sortir.
C'est sans compter avec Vandien qui fera tout pour retrouver Ki, et la ramener dans son monde.
C'est également oublier que Rebeke ne se laissera pas marcher sur les pieds de la sorte. Elle tenait à ce qu'on laissât Ki tranquille. Yolet a donc défié son autorité. En outre, d'autres conséquences désastreuses découlent du caprice de la jeune ventchanteuse.

Critique:
Si l'intrigue de ce troisième tome peut paraître lente, c'est bien plus agréable que dans «Les ventchanteuses». En effet, le tome 2 n'offrait pas vraiment de surprises au long du livre. Ce n'est que vers la fin que le lecteur découvre certaines choses.
Dans «La porte du Limbreth», la lenteur est bénéfique pour plusieurs raisons. D'abord, l'auteur prend la peine de creuser ses deux personnages principaux, et nous les rend plus proches et plus sympathiques.
Les autres personnages qu'elle nous présente sont intéressants, car ils ne sont pas manichéens, sauf Yolet.
Même Dresh a trouvé grâce à mes yeux.
Quant à Rebeke, elle semble de plus en plus complexe.

Ensuite, il y a quelques rebondissements au long du livre. L'un d'eux rassemble certains éléments épars, et montre au lecteur que tout était préparé depuis le tome 1. On pourrait penser que l'auteur a repris des éléments du tome 1, et les a expliqués différemment dans le tome 3 sans avoir rien prémédité. Pourtant, ces révélations expliquent aussi le caractère de l'un des personnages, caractère dépeint depuis le tome 1. J'ai donc trouvé que la romancière avait très bien préparé ses romans, même si le tome 2 m'a paru un peu long. À la lueur du tome 3, il était indispensable.

Megan Lindholm s'attarde sur le fonctionnement du peuple du Limbreth, et c'est très intéressant. Là encore, elle pose certaines questions: Jess a été forcé de changer de monde, et il s'y adapte, alors que Jayce a beaucoup de mal à s'y adapter.
Le peuple du Limbreth est décrit comme pacifique, par exemple, il ne mange pas de viande, et ne met personne (homme ou animal) en esclavage par respect de l'être vivant. Cependant, le comportement de Jayce montre l'absence de nuances. L'intolérance peut aussi naître chez un peuple qui se veut tolérant.
Est également abordé le thème du libre-arbitre, de l'esprit critique.

Par contraste, nous rencontrons les brurjans, qui sont plus rudes et rustres. Et là encore, l'auteur sait nuancer. Ce peuple est ainsi, mais les circonstances font qu'Hollyika saura se montrer autrement que sous un aspect détestable.

Comme dans les tomes précédents, l'écrivain a su créer un univers dans lequel je me suis plongée sans mal, et toujours avec la même fascination.

Éditeur: Mnémos.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par mon mari.

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mardi, 22 février 2011

Cycle de Ki et Vandien, tome 2: Les ventchanteuses, de Megan Lindholm.

Les ventchanteuses

L'ouvrage:
Vandien vient de se voir proposer un étrange marché. Il doit se rendre au village de Faux-Havre afin de tirer des eaux un coffre ayant appartenu au peuple des ventchanteuses. Ce coffre renfermerait un de leurs secrets. Il sera payé très cher pour cela. Outre l'argent, Srolan lui jure qu'elle pourra faire disparaître sa cicatrice. Il devra faire cela un soir donné, car la marée sera assez basse pour mettre au jour le temple englouti dans lequel se trouve le coffre.

Ki refuse cette mission. Elle est sûre que l'histoire du coffre est une légende, et que si elle est vraie, il est impossible de le ramener à la surface. Par ailleurs, elle se voit, elle aussi, confier une mission: un transport délicat.

Critique:
Globalement, j'ai aimé ce livre.
Je n'avais pas deviné certaines choses, et pourtant, j'aurais dû m'en douter.

Comme dans «Le vol des harpies», Megan Lindholm fait découvrir à son lecteur, un peuple qu'elle a créé: les ventchanteuses. Il est d'ailleurs fait allusion à ce peuple dans «Le vol des harpies». Là encore, j'ai été fascinée par cette capacité à créer un peuple avec ses coutumes, ses façons de penser, l'apparence de ses membres...
Dans le roman, les ventchanteuses et les humains sont mis en face les uns des autres, et Ki en tire une espèce de leçon. En effet, elle n'aime pas les ventchanteuses, mais finit par sauver Rebeke. D'autre part, la façon dont agissent certains humains la révoltent. Je vous laisse deviner ce qu'il faut en déduire.
C'est renforcé par les dernières paroles de Sacha, et le fait qu'elle tienne à garder l'écharpe.

Je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages de Jany et de Srolan. Elles vivent pour leurs obsessions, et n'avancent pas. Jany a affaire à des imbéciles, soit. Mais sa meilleure riposte aurait été de partir le plus tôt possible. En restant à Faux-Havre, elle ne faisait que s'aigrir.
Quant à Srolan, ses aspirations sont si futiles... Je la comprends, mais je ne comprends pas que ça ait pu prendre tant de place dans sa vie.
Si j'ai compris les motivations de Rebeke, si j'ai aimé sa complexité, je n'ai pas aimé le personnage de Dresh. Il est trop manichéen, à mon avis. C'est un peu dommage, car il est trop facile de le détester.

J'ai trouvé que les personnages de Ki et Vandien étaient moins bien représentés que dans le tome 1, sauf vers la fin. Là, on retrouve leur personnalité, et ils semblent redevenir eux-mêmes.
Remarque totalement subjective: j'aurais préféré qu'ils accomplissent une mission ensemble...

Ce qui m'a réellement gênée, c'est la lenteur du roman. Vandien met deux ou trois chapitres à préparer sa mission, ensuite, on le voit à Faux-Havre avant ladite mission... j'ai trouvé ça un peu long.

Éditeur: Mnémos.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par mon mari.

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lundi, 21 février 2011

Cycle de Ki et Vandien, tome 1: Le vol des harpies, de Megan Lindholm.

Le vol des harpies

Note: Si les lecteurs connaissent plutôt l'auteur pour ses séries écrites sous le pseudonyme de Robin Hobb, il faut savoir qu'elle a d'abord écrit sous celui de Megan Lindholm. En outre, Megan Lindholm est le nom de plume qui se rapproche le plus de sa véritable identité.

L'ouvrage:
Ki réclame vengeance. En effet, des harpies ont tué son mari et ses enfants afin de se repaître de leur chair. Ki fera tout pour arriver à ses fins.

Critique:
Ce livre nous montre d'abord, par la diversité des peuples créés, des modes de vie, des moeurs variées. Cela donne à réfléchir. En effet, les coutumes de certains peuples les font avancer, mais ces mêmes traditions ne les font-elles pas s'engluer et perdre tout esprit critique? Sven a renié certaines coutumes de son peuple, ce qui, à mes yeux, en fait quelqu'un de plus intelligent. Il n'agit pas parce que c'est comme ça, mais comme il l'entend.
Ki elle-même, en plus d'avoir du mal à comprendre certains peuples, n'est pas forcément d'accord avec tout ce que fait le sien.
Quant à Vandien, c'est la vie qui a fait de lui un proscrit. Il ne l'a pas choisi. Mais c'est aussi le carcan des coutumes qu'il faut respecter à la lettre qui a fait de lui un paria. Il ne pouvait se conformer à ce qu'on attendait de lui, on l'a donc chassé. C'est ce qui me fait dire qu'il ne faut pas forcément respecter des règles trop strictes.
Le peuple de Sven, à cause de ces fameuses coutumes, et à cause du fait que Ki force ses membres à réfléchir, finit par commettre un acte monstrueux qui n'appelle que la colère et la haine.
Les moeurs des différents peuples peuvent également engendrer des malentendus, comme celui qui s'opère entre Ki et Vandien lorsqu'elle l'appelle Van.

Les personnages sont attachants, surtout ceux qui tentent de réfléchir.
Ki est un personnage très réaliste. Outre qu'elle n'applique pas bêtement ce qui se fait sans chercher à comprendre, elle se débat entre son incommensurable chagrin, et le quotidien.
Vandien représente l'évolution. Il lui montre d'autres façons de faire tout en expliquant qu'il n'y est pas plus attaché que ça. Par ce côté, il rappelle Sven.
Cora est complexe: déchirée entre ses sentiments et son besoin de respecter certaines coutumes.
Haftor et Lars sont également intéressants, ils commencent à ouvrir les yeux à ce que Ki leur dévoile. Ils commencent à voir qu'il y a d'autres paramètres, surtout Haftor.
Quant au peuple harpie, il n'est pas très sympathique au lecteur. Peut-être le reverrons-nous dans les autres tomes, et se montrera-t-il sous un meilleur jour...

L'intrigue est bien menée, il n'y a pas de temps morts. Cependant, je n'aime pas trop cette structure. En effet, nous assistons au présent de Ki, puis il y a un retour en arrière, puis à nouveau le présent. Au début, c'est un peu déroutant. Une maniaque comme moi préfère les événements racontés de manière chronologique. Comme le roman m'a plu, cela m'a de moins en moins gênée au cours de ma lecture, mais je reste réfractaire à cet agencement.

Éditeur: Mnémos.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par mon mari.

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jeudi, 14 janvier 2010

Renégats, de David Gemmell.

Renégats

L'ouvrage:
L'ordre des chevaliers de la Gabala a été créé pour combattre le mal. Ce sont des chevaliers triés sur le volet, qui, en plus de leur adresse et de leur force au combat, ont hérité d'armes magiques. Le sorcier Olater leur a ouvert le portail entre les deux mondes, et ils sont partis affronter le mal... sauf Mananan. Au dernier moment, celui-ci a reculé.
Aucun chevalier n'est revenu, et Mananan, prisonnier de son armure et de son heaume, erre dans la forêt à la recherche d'Olater, le seul capable de le délivrer.

Quelque chose de dangereux se prépare. D'étranges créatures colossales hantent la forêt, tuant et dévorant tous ceux qu'elles y trouvent.
De mystérieux chevaliers rouges, apparemment commandés par le roi, font régner la terreur. Ils disent combattre le mal, mais ils propagent la peur.

Pour échapper au diktat royal, des gens quittent les villes, et fuient dans toutes les directions. C'est ainsi que plusieurs personnages de Makta se retrouveront au coeur de la forêt.

Critique:
J'ai rarement l'occasion de lire des ouvrages de fantasy, et du coup, je ne sais toujours pas si j'apprécie le genre ou pas. Je n'ai pas aimé le cycle des princes d'ambre, de Roger Zelazny (je n'ai même pas pu finir le tome 1), et il paraît que c'est un incontournable du genre. Mon mari, qui s'y connaît mieux que moi en fantasy, m'a rassurée, après avoir essayé de le lire: il a lu des ouvrages qui l'ont bien plus passionné.

J'ai beaucoup aimé ce roman. D'abord, l'auteur sait nous plonger très vite dans son monde et dans les intrigues de ses personnages. On se retrouve aisément immergé dans l'univers que David Gemmell créé. Univers qui contient assez de repères pour qu'on puisse s'y retrouver, et assez de nouveauté par rapport à ce qu'on connaît pour nous dépayser, nous faire penser à autre chose. On ne met pas 10 pages à découvrir les règles et les spécificités d'un monde qui nous est totalement inconnu. L'auteur a su mêler connu et inconnu, ce qui fait qu'on se divertit.

Les personnages sont sympathiques et attachants. Là encore, ils ne sont pas de parfaits héros qui ne pensent et ne font que le bien. Ils seraient peu crédibles. Ils sont complexes. Le lecteur comprend leurs motivations, même s'il lui arrive de soupirer d'exaspération à cause de l'entêtement de certains.

Lentement, David Gemmell tisse une toile inextricable autour de ses personnages et de son lecteur. Cette forêt, théâtre de tous les moments importants du roman est fascinante. Elle est comme un vaste huis-clos. Ce contraste est une partie de ce qui captive le lecteur. En outre, la forêt est un lieu symbolique, qui tient souvent une place importante dans les romans de fantasy. Enfin, pour quelqu'un d'un peu imaginatif, une forêt, c'est mystérieux, c'est justement l'endroit où se croisent le bien et le mal.

Certaines choses m'ont déplu, mais je dois reconnaître qu'elles apportent force et crédibilité au roman. (Attention, passez au paragraphe suivant si vous n'avez pas lu le livre.)
J'ai bien sûr été attristée de la mort d'Olater. Mais c'est ce qui a permis à Lamfada de devenir l'armurier.
J'ai trouvé qu'il y avait trop de morts de personnages sympathiques, mais cela apporte plus de crédibilité.

L'affrontement bien et mal est assez bien expliqué dans le roman. D'abord lorsque deux personnages s'entretiennent à ce sujet, mais aussi lorsque Mananan finit par découvrir le monde de l'autre côté du portail. Polus et lui s'affrontent et chacun expose son point de vue. Ils ne peuvent pas se comprendre. Bien sûr, le lecteur donnera raison à Mananan, mais les arguments de Polus quant au monde auquel il n'appartient plus sont intéressants.

Je me suis un peu ennuyée à partir du chapitre 15, car je trouvais que tout devenait prévisible. Depuis le début du roman, j'étais tenue en haleine, et soudain, tout se précisait, et on sait ce qui va se passer. Alors, on attend que l'auteur nous le raconte, mais on est beaucoup moins impatient de continuer sa lecture.
Néanmoins, ce genre de chose arrive beaucoup dans les romans de fantasy, me semble-t-il. Donc ma critique à ce sujet vient peut-être du fait que certains aspects du genre me plaisent moins.

Malgré certains points qui m'ont déplu, je recommande vivement ce livre, qui, à mon avis, vous fera passer d'agréables moments.

Éditeur: Mnémos.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Judith Repond pour la Bibliothèque Braille Romande.
La lectrice a une voix basse et sobre. J'ai aimé son interprétation de ce roman. Elle a préféré ne pas se risquer à trop en faire, mais parfois, a tenté quelques intonations plus vives. Sa narration est très bonne, et sa manière d'interpréter, si elle est plutôt sobre, ne tombe absolument pas dans le monotone. Je lirai donc avec plaisir d'autres livres enregistrés par elle.

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