Editeur : Michel Lafon

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mardi, 9 juillet 2019

L'ivresse des libellules, de Laure Manel.

L'ivresse des libellules

L'ouvrage:
Ils sont quatre couples. Depuis plusieurs années, ils passent quelques semaines ensemble en été. Cette année-là, ils ont loué une luxueuse maison pour quinze jours.

Critique:
Je n'ai pas trop apprécié ce roman. Au départ, je pestais après les personnages (je trouvais la plupart stupides et superficiels). Mais je me suis aperçue que, même sans le vouloir, Laure Manel me faisait prendre pleinement conscience de quelque chose. Je pense qu'elle a écrit ce roman pour qu'on s'identifie aux personnages. Voilà pourquoi je ne l'ai pas apprécié: il m'est absolument impossible de m'identifier à ces gens (sauf peut-être un peu à Claire) qui vivent uniquement pour le paraître et boivent volontiers et souvent (de l'alcool, bien sûr). L'une d'eux (Émilie) est au régime. Idiote que je suis, j'ai tout de suite pensé: «Hé oui, elle ne veut pas qu'un excès de gras lui abîme la santé.» Quelle sotte idée de ma part! Si la chère Émilie tente de ne manger que du légume, c'est parce qu'elle se sent grosse, laide, et qu'elle craint que son mari (Vincent) ne la regarde plus à cause de cela. Il est évident que c'est beaucoup plus sain que d'essayer d'en discuter avec l'intéressé! ;-)
Tant que j'y étais, j'ai râlé après cette imbécile qui pensait qu'un régime consistait à se remplir uniquement de légumes. J'ai bien compris que ce roman représentait la société, mais j'espère quand même que la plupart de mes congénères ne pensent pas comme Émilie!

À un moment, les amis font une randonnée en canoë. Émilie ne veut pas y aller, principalement parce qu'elle n'aime pas le sport, et aussi parce qu'elle a peur de tomber à l'eau. Pourquoi ceux qui se disent ses amis l'ont-ils poussée (même obligée) à les accompagner? Ils mettaient en avant le fait qu'elle pourrait se féliciter d'avoir surmonté ses frayeurs, d'avoir triomphé des kilomètres, etc, mais je n'ai pas apprécié cette attitude. Pourquoi? Parce que mes amis (certes, j'en ai peu, mais ils ne sont pas à la manque comme dans ce roman) ne m'auraient pas contrainte à faire cela.

Si j'ai compati lorsqu'Émilie est forcée à faire quelque chose qui lui déplaît alors qu'elle est en vacances, elle m'a beaucoup agacée au long du livre. J'ai aussi détesté que certaines filles se liguent contre une autre en faisant preuve d'une parfaite mauvaise foi. Encore une fois, mes amis n'auraient jamais agi ainsi.

Sybil m'a beaucoup agacée: égoïste, dirigiste, incapable d'accepter qu'on n'ait pas la même opinion qu'elle... Bien sûr, l'autrice ne pouvait pas montrer des gens parfaits, mais elle a peut-être trop chargé la mule concernant ce personnage. Il faut reconnaître, à la décharge de Sybil, qu'elle ne fait pas preuve de mauvaise foi vis-à-vis du personnage contre qui d'autres se liguent.

À un moment, les filles râlent parce que les garçons leur laissent tout faire concernant les repas. Cela doit effectivement se produire dans la vie, mais j'ai trouvé cela extrêmement cliché.

Laure Manel évoque un couple qui est parvenu à se sortir d'une crise adultérine. Concernant cela, mon reproche est plutôt dans le fait que l'un a trompé l'autre pour des raisons... clichées. Il n'y a jamais (à mon avis) de bonnes raisons de tromper son conjoint, mais ici, l'autrice n'a pas pris le soin de creuser un peu, elle nous balance les faits les plus rebattus qui soient!

Pour quelqu'un qui verrait ce roman comme une étude anthropologique (mais qui ne concernerait pas l'ensemble de la société), il pourrait être intéressant. En tout cas, après avoir râlé pendant les premiers chapitres, c'est ainsi que je l'ai vu. Ma lecture a été plus sereine, et j'ai très souvent pensé: «Que je suis heureuse de ne pas être comme ces gens!»

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Audrey Botbol.

Je savais que cette comédienne faisait du doublage, mais je ne l'avais jamais entendue. Au début de ma lecture, j'ai pensé qu'elle en faisait peut-être un peu trop, mais ce n'est pas le cas: elle se met au diapason des personnages. Donc quand elle prend un air un peu mièvre pour certaines répliques ou même de la narration, elle est tout à fait dans le ton. D'ailleurs, j'ai rapidement trouvé qu'elle était bien dans l'ambiance du roman, dans la peau des personnages. J'espère que je l'entendrai sur des romans qui me sembleront plus intéressants que celui-là...

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jeudi, 25 janvier 2018

Les nouveaux voisins, de Catherine McKenzie.

Les nouveaux voisins

L'ouvrage:
Julie Prentice étant harcelée après la publication de son livre («Le jeu de l'assassin»), son mari et elle ont décidé de déménager. Dès le départ, les relations avec certains de leurs voisins s'annoncent mal...

Critique:
Ce livre m'a plu, même si j'ai quelques reproches à lui adresser. Catherine McKenzie montre habilement que tout est toujours une question de points de vue. En tant que spectatrice, j'ai bien compris que certains ont rapidement monté des incidents en épingle, que s'ils avaient pris le temps d'écouter et d'accepter les explications données, ils auraient évité des malentendus. Hanna, par exemple, a très vite une dent contre Julie pour de mauvaises raisons. Mais si on la blâme pour cela, on se rend bien compte, à travers ses propos, que c'est son instinct qui parle. Elle lutte contre un danger qu'elle ne connaît pas (alors que le lecteur, lui, sait de quoi il s'agit), et pour ce faire, elle utilise des éléments tangibles. Elle s'attarde sur ce qui n'en vaut pas la peine parce qu'elle ne parvient pas à trouver où est le problème. Cela fait que si Hanna m'a agacée, je l'ai également comprise.
L'auteur en fait peut-être trop au sujet des relations entre Julie et Hanna, notamment concernant l'exemple de la douche.

Si ma sympathie est allée à Julie, je l'ai trouvée ambiguë sur certains points. J'ai donc gardé un peu de distance vis-à-vis d'elle.

Je n'ai pas vraiment compris pourquoi le voisinage était à ce point inerte concernant la dictature que Cindy s'arroge le droit d'exercer. Elle s'est élue représentante du quartier, met en place des soirées mensuelles entre voisins, décide que tout un tas de règles (dont elle allonge la liste pour un oui ou pour un non) doivent être respectées... Certains tentent bien de lutter, mais plutôt en faisant en sorte que Cindy ne sache pas qu'ils contreviennent aux règles. Susan lui trouve des circonstances atténuantes, mais ses arguments ne m'ont absolument pas convaincue!

La romancière alterne le passé (il y a douze mois, il y a onze mois, etc) et le présent («aujourd'hui»). Même si je n'aime pas cette structure parce qu'elle est totalement artificielle, je reconnais lorsqu'un livre y gagne. Ici, à mon avis, le livre y perd beaucoup. L'auteur s'évertue à faire ainsi afin qu'on apprenne une chose à la fin. Au long du roman, elle donne des indices quant à ce fait, joue au chat et à la souris... C'est vraiment dommage, d'abord parce que les ficelles utilisées sont très grosses. Ensuite, il aurait été plus percutant que son récit soit chronologique. Certes, on aurait appris en cours de route ce qu'elle souhaitait nous faire savoir à la fin, mais cela n'aurait rien gâché. On n'aurait pas su qu'il y avait quelque chose à chercher. Puis une fois connu, cet élément aurait fatalement appelé l'enchaînement avec «aujourd'hui». Ces passages m'auraient paru plus plaisants, puisque sachant pourquoi les personnages en étaient où ils en sont, j'aurais respiré à leur rythme, partagé leur angoisse... Là, je me disais: «Allez, fais-nous un peu de remplissage avec un de tes «aujourd'hui»!» Je n'étais pas vraiment touchée lors de ces chapitres (sauf à la fin), l'auteur étant trop précautionneuse, et tournant autour du pot avec d'énormes sabots, comme si elle jouait à ni oui ni non. D'autre part, ce qui compte vraiment, c'est pourquoi les relations s'enveniment, comment la tension monte, etc. Elle n'avait donc pas à mettre un point d'honneur à cacher ce fait aussi longtemps.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée pour les éditions Brilliance audio.
Tery Clark-Linden lit les chapitres racontés par Julie, Scott Merriman lit ceux racontés par John, Amy McFadden se charge des mails de Cindy, et James Foster de l'article de journal.

Je ne connaissais pas Tery Clark-Linden. Globalement, j'ai apprécié sa lecture, mais je trouve dommage qu'elle ait modifié sa voix de manière qui m'a paru caricaturale pour Susan, Cindy et Ashley. Lorsqu'Ashley hurle, j'ai trouvé qu'elle surjouait. Cela a fait que sur le moment, j'avais du mal à ressentir les émotions de la jeune fille. Ensuite, prise par l'histoire, j'y ai réussi, mais je regrette l'interprétation de la lectrice.

Je ne connaissais pas Scott Merriman. J'ai apprécié son jeu, et je le retrouverai avec plaisir sur d'autres ouvrages. Je regrette seulement qu'il ait modifié sa voix pour Daniel. Il n'exagère pas, mais cette voix différente m'a plutôt agacée.

J'ai été ravie de l'interprétation d'Amy McFadden, dont j'aime beaucoup le jeu, d'une manière générale. Avec talent, elle campe une Cindy souriante, mielleuse, dégoulinante de l'importance qu'elle se donne... je m'imaginais régulièrement piétiner Cindy avec des talons très pointus, et la brillante interprétation de la lectrice accentuait ce sentiment.

James Foster lit très peu. J'ai un bon a priori quant à son jeu, mais il faudra que je l'entende à nouveau sur un texte plus long.

Ce livre est une lecture commune avec mon mari.

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jeudi, 26 octobre 2017

M le mari, de Marcela Iacub.

M le mari

L'ouvrage:
La narratrice et son mari écrivent. Cependant, alors que le travail de la jeune femme est reconnu et apprécié, son époux n'obtient pas le succès qu'il pense mériter. Alors que l'héroïne sent son mariage se déliter, elle s'intéresse à un fait divers qui défraie la chronique: les meurtres du tueur de la vieille lune. Elle se met à analyser son profil. Un événement étrange l'amène à penser que... c'est son mari.

Critique:
Ce roman m'a plu. J'ai d'abord apprécié ne pas vraiment savoir où j'allais. En effet, étant donné la manière dont la narratrice présente les choses, j'ai commencé par m'amuser de ses suppositions. Ensuite, je me suis dit que parfois, les théories les plus invraisemblables pouvaient être exactes, d'autant que l'héroïne avait réponse à tout, et que ses arguments étaient valables.

Elle-même est d'ailleurs captivante: on s'identifie à elle, on admire la manière dont elle raisonne. En effet, elle reste toujours lucide, imagine des théories, mais sait qu'elle peut se fourvoyer. En outre, elle analyse sa personnalité, et n'hésite pas à admettre ses défauts.

L'ennui que m'aurait inspiré une enquête trop classique est balayé parce que l'auteur a créé une héroïne ayant du caractère, et parce que même le lecteur hésite, pendant tout le roman, quant à ce qu'il doit croire. De plus, Marcela Iacub ne fait pas de remplissage. Son roman est court, rien ne traîne.

Je ne sais pas quel est le titre original, mais l'allusion du titre français à «M le maudit» m'a plu.

Éditeur: Michel Lafon.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Michèle Roullet pour la Bibliothèque Braille Romande.

J'apprécie toujours autant cette lectrice que j'entends malheureusement peu, la BBR produisant, depuis quelques années, beaucoup d'ouvrages qui ne me tentent pas. J'ai donc été ravie de retrouver Michèle Roullet sur ce roman.

J'ai été très désagréablement surprise que les chapitres soient coupés en plusieurs fichiers. En général, ce découpage arbitraire revient aux éditeurs audio, les bibliothèques sonores (du moins celles auxquelles je suis abonnée) mettant un soin particulier à respecter la structure des ouvrages qu'elles produisent.

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jeudi, 7 janvier 2016

Debout les vieux, d'Ondine Khayat.

Debout les vieux

Avertissement:
Dans ce roman, on retrouve Slimane, le héros de «Le pays sans adultes». Il raconte brièvement ce qu'il s'y passe. De ce fait, il vaut mieux lire «Le pays sans adultes» avant de lire «Debout les vieux».

L'ouvrage:
Léonce est couturière. Elle a soixante-douze ans, alors, on la met à la retraite. Elle a travaillé plus longtemps que ce qu'elle aurait dû, mais maintenant, il est temps qu'elle s'en aille. Certes, mais Léonce ne souhaite pas prendre sa retraite. Son métier, c'est toute sa vie, tout ce qui lui reste.
À présent, elle passe le plus clair de ses journées chez elle, dans l'appartement de la résidence des Mouettes. Elle y côtoie donc davantage ses voisins qu'elle n'apprécie pas vraiment.

Critique:
À l'instar de certains auteurs (Gilles Legardinier, Fredrik Backman, etc), Ondine Khayat tente de montrer que si la vie peut nous porter des coups bas, elle peut aussi être ce qu'on en fait, et si on décide qu'elle sera agréable, alors, elle le sera. Le roman prône l'écoute et l'entraide. Je partage le point de vue de la romancière, seulement, je trouve qu'elle en fait trop, et que certaines situations et répliques sont niaises. Par exemple, comment ne pas être un peu agacé par Régis Cerveau qui écrit à tout-va aux présidents des différents pays? Cela rend le personnage un peu benêt, alors que son besoin de faire en sorte que le monde aille mieux est honorable. La romancière fait quelque chose, à la fin, pour «rattraper» cela, mais je n'ai pas été convaincue.
Autre exemple, Mimosa. Elle a trouvé un certain réconfort en se réfugiant dans les fleurs, et de ce fait, est fleuriste, et tente de résoudre les peines de chacun avec des fleurs. Son intention est louable, mais cette propension à ne voir que par les fleurs la rend un peu sotte. C'est un peu la même chose avec mama Rosa qui résout les problèmes en préparant de bons petits plats. Cela rend ces personnages clichés et peu crédibles, comme s'ils ne savaient pas grand-chose.
De même, leur amabilité semble factice. Je sais qu'elle ne l'est pas, mais on dirait que pour eux, il faut coûte que coûte être gentil, tendre l'autre joue, etc.

Cela fait que Mireille, Léonce, et Chicano ont davantage de personnalité.
Mireille est gentille, mais elle ne se laisse pas maltraiter.
Quant à Léonce, ses reparties cyniques et cinglantes m'ont très souvent amusée. Bien sûr, j'ai eu beaucoup de mal à comprendre son désoeuvrement, car je sais que si je pouvais ne plus travailler, je me précipiterais avec allégresse dans tout un tas d'activités qui m'intéressent et auxquelles mon travail ne me laisse pas le temps de m'adonner. Cependant, je sais que certains se retrouvent dans la situation de Léonce, lorsqu'ils sont à la retraite. En outre, dans le cas de Léonce, Ondine Khayat explique très bien pourquoi elle est ainsi.

Au long du roman, et surtout à travers Léonce, l'auteur montre que notre société ne laisse pas vraiment la place aux personnes âgées. Par exemple, sur les magazines, on ne voit que des personnes n'ayant pas plus de trente ans. D'autre part, les clichés veulent que les personnes âgées aient les cheveux d'une certaine couleur, agissent d'une certaine manière, etc. Même Léonce, qui pourtant, s'insurge contre la catégorisation des personnes âgées, pense qu'on ne peut plus tomber amoureux après cinquante-cinq ans. Ici, j'ai trouvé l'auteur très pertinente. Elle explique bien que ces clichés n'ont aucune raison d'être.

Un roman sympathique, dont certaines répliques et situations sont à la fois drôles et justes, mais dont les bons sentiments sont exprimés de manière un peu niaise.

Éditeur: Michel Lafon.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Adèle Claix pour la Ligue Braille.
La lectrice a une voix agréable. En outre, elle est dans le ton du roman. Il me semble (mais peut-être n'est-ce qu'une projection de mon ressenti) qu'elle aussi a eu du mal avec les moments un peu niais. Il me semble qu'elle cherchait un peu son ton, tentant, justement, de ne pas faire ressortir le côté bébête des répliques.

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lundi, 26 mai 2014

La nuit interdite, de Thierry Serfaty.

La nuit interdite

L'ouvrage:
C'est la dernière séance nocturne de thérapie pour Laurent Strelli. Pendant son sommeil, on va lui projeter celle de la journée écoulée. Mais cette nuit-là, il voit le meurtre de sa femme (Stéphania) et de sa fille (Léa). Il s'échappe du centre où il est en thérapie. On le retrouve chez lui. La maison est en flammes. Laurent est brûlé, mais il s'en sortira. Par contre, les corps de sa femme et de sa fille sont calcinés. Comment se fait-il que Laurent ait vu le meurtre? L'a-t-il perpétré? Si non, a-t-il vu le visage du meurtrier?

Critique:
Je savais que ce roman se passait avant «Peur» et qu'il en reprenait les personnages. Cependant, je ne savais pas qu'il valait mieux l'avoir lu avant d'avoir lu «Peur» à cause d'une partie de l'énigme. En effet, si on a lu «Peur» avant, on sait certaines choses qui sont supposées faire partie de l'énigme dans «La nuit interdite».

L'idée de départ est captivante. En outre, toutes les théories développées sur le sommeil sont bien amenées, et fascinantes. Je ne sais pas jusqu'à quel point Thierry Serfaty s'est documenté, mais il est vertigineux de penser que tout ce qu'il expose est peut-être possible.

Malgré cela, plusieurs choses m'ont déçue. À la moitié du livre, les choses s'enlisent. L'auteur traîne: il met très longtemps à dire quelque chose qui pourrait l'être rapidement. En outre, certains protagonistes doivent aller ici, puis là, puis là-bas... C'est une ficelle qu'on peut utiliser indéfiniment, et qui est très vite lassante.

Ensuite, l'auteur utilise une autre ficelle éculée: lorsqu'on ne voit pas les progrès de l'enquête, on côtoie «les méchants» qui ourdissent leurs plans. Bien sûr, on ignore qui ils sont (sauf que je l'ai très vite deviné), et ils se disent l'un à l'autre: «Il faut faire ceci comme ci et cela comme ça.» Cela ne fait rien avancer.

J'ai été contente de découvrir Erik et Laura avant ce qu'on voit d'eux dans «Peur», mais j'ai trouvé qu'ils avaient beaucoup moins de charisme. Ils m'ont plutôt agacée. Ils ont piétiné sur des choses qu'une personne lambda (moi) a deviné, ce n'est pas très crédible. Ils mettent tout ce temps à attraper «les méchants»... Et puis, ils sont moins sympathiques. Bien sûr, Erik est en train de digérer certaines de ses blessures, et nos deux protagonistes se cherchent...

Un livre un peu trop lent et prévisible, malgré certaines bonnes idées.

Éditeur: Michel Lafon.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Marie-Philippe Lachaud pour le GIAA

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