lundi, 10 juin 2013

Les justes, de Michael Wallace.

Les justes

L'ouvrage:
Amanda Kimball a été assassinée. La communauté mormone polygame à laquelle elle appartient ne souhaite pas que la police se mêle de ses affaires. C'est pourquoi on demande à Jacob Christianson (membre de la communauté qui fait des études de médecine) d'enquêter sur le meurtre. Le jeune homme n'est pas au bout de ses peines.
Sa soeur, Eliza, lui prêtera main forte. D'un autre côté, la jeune fille voit se profiler quelque chose qui lui déplaît: son futur mariage.

Critique:
C'est le quatrième livre ayant à voir avec les Mormons que je lis. Il est fascinant de voir comme tous (en tout cas ceux que j'ai lus) s'attachent à raconter l'histoire de cette religion. Je trouve cela très bien, car il est vrai qu'avant de lire mon premier livre, je n'y connaissais rien. Je savais quelques généralités... Tout cela pour dire que si vous n'y connaissez rien, le contexte historique est expliqué, et cela s'imbrique très bien dans le roman.

L'auteur montre également qu'il y a des degrés de fanatisme. En effet, lorsqu'on réprouve une religion, on a tendance à tout rejeter en bloc. Or, même si je reste allergique à ce que prônent les Mormons, j'ai aimé que tous ceux qui sont décrits ici ne soient pas d'horribles monstres fanatiques, assoiffés de pouvoir, égocentriques, et maltraitant leurs épouses. D'ailleurs, Michael Wallace met en regard la communauté monogame et celle qui a choisi de redevenir polygame.
À travers une intrigue policière, l'écrivain montre comme l'esprit de ce genre de communautés est englué dans le raisonnement: ce qui se passe chez moi ne doit pas en sortir. Ils tournent en vase clos, et souhaitent tout régler en interne. Je peux les comprendre, mais ce que cela finit par impliquer n'est pas acceptable, comme le souligne Jacob. Je comprends que la communauté ait peur d'être détruite, que «le monde extérieur» pense que chaque mormon est identique, et ne retiennent que les débordements. Mais de toute façon, des personnes comme moi ne pourront pas avoir une meilleure opinion (ou une pire) de la communauté mormone.

Les personnages sont intéressants. L'auteur en montre un éventail assez important. On ne pourra s'empêcher de penser que Jacob et Enok auraient dû échanger leurs rôles: c'est Enok qui aurait dû rester et Jacob qui aurait dû partir. Chacun se serait bien mieux adapté à la situation. Au long du roman, je n'ai pu m'empêcher de penser que Jacob et Eliza finiraient par quitter la communauté. Bien sûr, ils croient en leur religion, et donnent des arguments expliquant pourquoi, mais ils doutent et ont l'esprit critique.

Quant à l'intrigue, elle est très bien construite. Le livre ne souffre d'aucun temps mort. Les éléments s'enchaînent très bien. J'ai été ravie de ne pas avoir trouvé une chose assez simple qui explique certains éléments, et qui n'est pas du tout tirée par les cheveux. C'est une chose que j'aurais trouver si je m'étais ennuyée et avais cherché à décortiquer l'histoire. Mais je l'ai suivie sans me poser de questions.
D'autre part, le romancier dévoile certaines choses au lecteur avant que les protagonistes en prennent connaissance. Dans les mauvais romans, cela m'exaspère car cela enlève un peu de suspense. Ici, cela ne m'a pas gênée, car l'intrigue et les personnages m'intéressaient beaucoup.
Quant au coeur de l'énigme, il est vraisemblable.

La seule fausse note, à mon avis, est la fin (le dernier chapitre). Elle est préparée, elle n'est pas bâclée, mais elle rappelle les fins de mauvais films ou romans. Elle signifie que le tome 2 (car ce livre est un tome 1) pourrait être une «rediffusion» sans saveur du tome 1, à l'instar, par exemple de «Le livre des âmes», de Glenn Cooper. C'est une fin trop facile, qui se veut spectaculaire, et qui m'a beaucoup déçue.
D'autre part, la série compte plusieurs tomes: je me demande si cela ne risque pas de tourner en rond, de s'essouffler. À voir.

Remarque annexe:
Eliza a l'esprit critique et une forte personnalité. Elle croit, mais doute. Aller à l'université l'intéresse. Je me demande si elle ne serait pas un clin d'oeil à Ann Eliza Young, qui fut l'une des épouses de Brigham Young et qui oeuvra pour l'abolition de la polygamie dans la communauté mormone.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par mon mari.
Ce livre m'a été offert par MA éditions par l'intermédiaire de l'agence de communication Gilles Paris.

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mardi, 16 avril 2013

Témoin hostile, de Rebecca Forster.

Témoin hostile

L'ouvrage:
Hannah Sheraton, seize ans, est accusée du meurtre du juge Fritz Rayburn, le père de son beau-père. Elle l'aurait assommé avant de mettre le feu à la pièce où il se trouvait. Sa mère, Linda, demande à son ancienne amie d'université, Josie Baylor-Bates, avocate, de défendre l'adolescente. Ce n'est pas le genre d'affaires dont s'occupe Josie habituellement, mais elle accepte.

Critique:
Rebecca Forster aborde des thèmes qu'on pourrait dire classiques, car on les retrouve souvent. Cependant, je ne me suis pas ennuyée une seconde. D'abord parce que ces thèmes se retrouvent souvent, mais sont terriblement réels et crédibles. Ensuite, même si je pensais que la culpabilité d'Hannah serait sérieusement remise en question, je ne me doutais pas de la manière dont tourneraient les choses.

J'ai très vite deviné quel personnage était la cause de tout. Là encore, je sais que ce genre de choses existent, mais lire la rouerie, la fourberie de ce personnage, et voir qu'il ne se remet pas une seconde en question m'a touchée. L'auteur a su décrire ce personnage et son caractère.
En outre, la manière dont les événements s'enchaînent fait qu'il n'y a aucun temps mort. Connaître (plus ou moins) le dénouement ne dérange en rien, car il est très intéressant de voir évoluer ces personnages en proie à de fortes émotions et ayant de puissantes motivations. La tension est souvent au rendez-vous soit que le lecteur se trouve face à une révélation soit que Josie interroge un témoin... hostile.

Même si Josie est parfois agaçante, j'ai aimé qu'elle s'attache à l'affaire de manière humaine, avec ses tripes, et qu'elle en devienne acariâtre et emportée. Cette affaire remue des choses en elle, et bien sûr, elle ne pourra s'empêcher de penser à son passé. Elle pensera bien sûr à sa mère, mais aussi à une affaire où, au final, elle échoua, échec qu'elle refuse de reproduire ici. Mais n'est-on pas tous ainsi? Il vaut mieux, je pense, que Josie n'ait pas pris cela de manière froide, comme une machine. D'une manière générale, Rebecca Forster accorde une grande importance à la psychologie des personnages. C'est ce qui fait que son roman reste passionnant, malgré une intrigue classique. Elle prend même le temps de nous montrer le procureur dans sa vie de tous les jours. Cela le montre autrement que comme celui qui veut à tout prix la peau d'Hannah sans vouloir tenir compte du fait qu'elle est peut-être innocente.
Ce qu'on voit de la psychologie d'Hannah est également terriblement réaliste. Chaque personnage est criant de vérité, qu'ils soient détestables ou complexes.

Ce livre est le premier tome d'une série dont Josie est le personnage principal. J'ai hâte de lire les autres tomes, d'abord pour connaître l'évolution de l'avocate et de ceux qui gravitent autour d'elle, mais aussi parce que ce roman sonne juste, et que je suis impatiente d'être à nouveau emportée dans une affaire écrite par Rebecca Forster.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par mon mari.
Ce livre m'a été offert par MA éditions par l'intermédiaire de l'agence de communication Gilles Paris.*

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mardi, 22 janvier 2013

Chambre froide, de Tim Weaver.

Chambre froide

L'ouvrage:
Ancien journaliste, David Raker est détective privé.
Un jour, Mary Towne lui soumet une affaire étrange. Son fils, Alex, est mort il y a un an dans un accident de voiture. Son corps, carbonisé, a pu être identifié grâce à ses empreintes dentaires. Pourtant, Mary a vu son fils dans la rue, il y a peu. Elle l'a même suivi. D'abord réticent, David accepte d'enquêter.

Critique:
L'idée de départ est très bonne, car elle allèchera immanquablement le lecteur. Elle est également un pari risqué, car il faut qu'elle soit viable tout au long du roman. Dès le départ, j'ai pris le parti de croire qu'Alex n'était pas mort. Bien sûr, il y a cette histoire de dents. Cette contrainte entraîne l'auteur à imaginer des choses qui peuvent paraître un peu grosses, mais il les rend crédible grâce au contexte qu'il crée. Comme je suis pinailleuse, j'ai pensé aux tests ADN, mais il est vrai que les circonstances ne les nécessitaient pas.

Tant que j'en suis à ergoter, j'ai trouvé un peu gros que pendant plusieurs heures, David, dont certaines parties du corps sont extrêmement douloureuses, parvienne, entre autres, à courir. Il est vrai que lorsqu'on est poussé par la peur, on peut faire beaucoup de choses dont on ne se serait pas cru capable...

L'auteur utilise une ficelle à laquelle je m'attendais quelque peu concernant «le coupable». Cela m'a un peu déçue, car ayant déjà été utilisée, cette ficelle perd de son éclat. Le lecteur qui y pense rapidement renforcera très vite son idée grâce aux indices (maigres, il est vrai, mais quand on sait ce qu'on cherche, on le trouve), donnés par l'auteur. Malgré ma déception, je reconnais que Tim Weaver s'en sort bien. Il n'y a pas d'incohérences, le tout est crédible...

Le roman se lit très vite. Malgré mes petits reproches, je n'ai pas pu le lâcher. L'auteur ne fait pas de remplissage, les événements et les rebondissements s'enchaînent très bien. Au bout d'un moment, l'intrigue devient «classique»: l'enquête mène David à se mettre en danger, et il est poursuivi de toutes parts. Cependant, on ne s'ennuie pas, d'abord parce que c'est logique. Ensuite parce que le danger est imprécis, flou. Il semble être représenté par beaucoup de personnes, mais la plupart ne sont que des pions. Le danger semble pouvoir venir de partout.

Quant à ce que l'on découvre... c'est assez fou, assez pervers, assez fanatique pour effrayer le lecteur. L'analyse psychologique est très bien menée.

Si l'écrivain construit une bonne intrigue, il ne bâcle pas son personnage principal. Je n'aime pas trop les héros meurtris par la vie, car c'est également un thème qui revient dans les thrillers, mais il faut reconnaître que David est très bien analysé, et que son passé lui donne de l'épaisseur. Indissociable de son présent, il le guide, le pousse à agir d'une manière précise.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par mon mari.
Ce livre m'a été offert par MA éditions par l'intermédiaire de l'agence de communication Gilles Paris.

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vendredi, 7 décembre 2012

La sage-femme de Venise, de Roberta Rich.

La sage-femme de Venise

L'ouvrage:
Venise, 1575.
Hannah Lévy est juive. Son mari, Isaac, est parti pour Malte, espérant faire fortune. Malheureusement, il a été capturé et réduit en esclavage. S'il veut revoir sa ville, il faut payer une rançon.
C'est alors que le comte di Padovani, un chrétien, vient chercher la jeune femme. Il a à tout prix besoin d'une sage-femme: sa femme va accoucher, et les choses se présentent mal. Il sait qu'Hannah est la plus compétente. Malgré l'interdiction de son rabbin, la jeune femme accepte de suivre le comte en échange de la somme qui paiera la rançon de son mari.

Critique:
Roberta Rich emporte son lecteur par-delà le temps, et l'immerge dans une société pas toujours facile à comprendre. Elle parsème son ouvrage de détails historiques quant à la vie et aux moeurs de l'époque. De plus, son style est à la fois fluide et relevé.
Je ne savais pas (j'avais oublié) que la religion avait un tel impact sur la vie de chacun, à l'époque. J'ai apprécié que l'auteur présente des personnages qui savent braver les préjugés et certaines règles iniques afin d'agir selon ce qu'il croient être le mieux. Malgré de fortes croyances, ils ne sont pas fanatiques, ils ont l'esprit critique.
N'allez pas croire qu'Hannah est parfaite. Au long du roman, elle évolue, se rend compte qu'elle a commis des erreurs. En outre, les événements la poussent à faire quelque chose dont elle ne se serait pas crue capable.
Hannah et Isaac sont atypiques. Ce sont eux et leurs pendants chrétiens (le comte et sa femme) qui illustrent le mieux cette idée d'ouverture d'esprit.
N'oublions pas Jessica qui ne fit peut-être pas toujours les choix les plus judicieux, mais qui tenta d'échapper au carcan, à la ligne de conduite qu'on lui avait tracée. Je n'ai pu que l'approuver lorsqu'elle met Hannah en face de ses responsabilités.

J'ai aimé la structure du roman. On voit Hannah et Isaac en alternance. Il y a parfois des jeux de miroirs quant à leurs situations, à leurs pensées, leurs aspirations... L'auteur a juste un peu «triché» avec le temps. Pendant une grande partie du roman, le lecteur croit quelque chose, car l'auteur le souhaite. Elle fourvoie le lecteur à dessein, ainsi, celui-ci imagine une chose... Je trouve ce procédé quelque peu déloyal. C'est le seul reproche que j'adresserai à ce roman, et étant donné que j'ai passé un excellent moment, ce désagrément est mineur.

L'intrigue est pleine d'aventures et de rebondissements. Certains événements arrivent comme à point nommé, mais je n'ai pas trouvé que c'était invraisemblable. Parfois, la vie fait ce genre de surprises, réserve ce genre de coïncidences, de rencontres fortuites et bénéfiques.
L'ambiance du roman me rappelle celle de «La rebelle», de Valeria Montaldi.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par mon mari.
Ce livre m'a été offert par MA éditions par l'intermédiaire de l'agence de communication Gilles Paris.

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mardi, 20 novembre 2012

Dans la peau du diable, de Luke Delaney.

Dans la peau du diable

L'ouvrage:
La police est confrontée à plusieurs meurtres qui, de prime abord, ne sont pas liés. Selon l'inspecteur Sean Corrigan, le tueur est le même. Il change juste de mode opératoire afin de brouiller les pistes.
Sean Corrigan a une particularité: lorsqu'il est sur une scène de crime ou qu'il côtoie des tueurs, il devine leur psychologie. Cette hypersensibilité vient de ce qu'enfant, il a été victime d'abus sexuels de son père.
Une partie d'échecs s'engage entre Corrigan et le tueur.

Critique:
Je sais que je suis de plus en plus sévère, surtout lorsqu'il s'agit de romans policiers. Malheureusement, celui-là ne m'a pas plu. Le premier défaut de ce roman vient de ce que l'auteur en dit trop au lecteur. Certains chapitres sont consacrés au point de vue du tueur. De ce fait, le lecteur sait, bien avant la police, comment il fonctionne, et sait tout de suite que les policiers se fourvoient lorsqu'ils émettent telle hypothèse. C'est le même schéma lorsqu'ils découvrent un nom suspect. Le lecteur, ayant déjà entendu ce nom, sait qu'il sera mêlé à l'affaire.
En outre, lorsque le tueur raconte ses meurtres, on sait déjà que rien ne l'a empêché d'agir. Il n'y a donc pas de suspense. On me dira que ces récits sont surtout là pour montrer sa psychologie. Soit...

D'autre part, il y a beaucoup de longueurs. Par exemple, le lecteur doit supporter quatre fois la description du premier meurtre. D'abord, lorsque le tueur le commet; ensuite, lorsque les policiers découvrent le corps et font des suppositions; puis, lors de la réunion du commissariat; enfin, lors de l'autopsie. Outre que les descriptions de violences me hérissent, j'ai trouvé cette redondance très lourde.
À chaque scène de crime, l'auteur s'attarde sur sa description, sur la maison de la victime, etc.
D'une manière générale, j'ai trouvé que le roman traînait beaucoup, et que le remplissage cessait vers la fin.

Sean n'est pas crédible. Son «intuition» lui permet de ressentir certaines choses, c'est déjà un peu tiré par les cheveux, mais cela peut se comprendre. Le problème, c'est que l'auteur veut quand même sortir une carte de sa manche, histoire de surprendre son lecteur. D'accord, mais cette carte rend bancale l'explication quant à l'intuition de Sean. Le romancier s'en tire par une pirouette qui ne fait que renforcer l'incohérence, à mon avis. Je pense que cette idée n'est pas mauvaise, mais elle a été mal exploitée.
Lors du premier meurtre, Sean et son collègue m'ont particulièrement agacée. La victime est un homosexuel. Les policiers penchent pour une querelle domestique qui aurait mal tourné. Cependant, certains détails viennent contrecarrer cette hypothèse. Au lieu de les prendre en compte et de creuser d'autres pistes, ils commencent par dire que ces détails doivent être ignorés puisqu'ils ne collent pas avec leur théorie. Sans oublier que Sean assortit cela d'une remarque homophobe comme quoi (en substance) avec ces homo, il faut s'attendre à ça. Je suis peut-être primaire et trop attachée à certains codes, mais pour moi, un «gentil» ne doit pas avoir de défauts rédhibitoires. Ranger les gens dans des catégories de manière si cavalière en est un.

À part cela, Sean ne se démarque pas vraiment. On retrouve le cliché du policier tant obsédé par son travail qu'il en oublie sa famille... sauf quand sa femme doit le rassurer et le faire remonter dans sa propre estime. Je comprends sa peur et son besoin d'anéantir le mal, mais j'ai trouvé qu'il en faisait trop. La toute fin n'est pas pour me donner une meilleure opinion de lui.

Le tueur m'a mise mal à l'aise. Ici, je suis totalement subjective. En effet, j'ai beaucoup de mal lorsqu'il s'agit de décrire une telle perversité, et lorsque le danger semble si réel. En effet, ici, le tueur s'en prend à n'importe qui. Il est donc très facile de s'imaginer qu'on pourrait être dans le collimateur de quelqu'un comme lui. Cette remarque n'est pas contre le livre, car là, je sais que c'est moi qui suis facilement impressionnable.

J'ai apprécié que le tueur n'ait pas eu une enfance malheureuse. Même si cela renforce la peur qu'on a de lui (ses actes sont d'autant moins explicables), cela sort ce personnage des sentiers battus.

J'ai également aimé la façon dont l'auteur met la bêtise de certains préjugés en évidence: Linda voit un groupe de noirs, aucun ne fait mine de s'approcher d'elle, et elle en a peur. Elle voit ensuite un homme qui présente bien, et a l'air riche: elle aimerait qu'il l'aborde, et s'imagine déjà sortant avec lui. C'est terriblement ironique lorsqu'on lit la suite.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par mon mari.
Ce livre m'a été offert par MA éditions par l'intermédiaire de l'agence de communication Gilles Paris.

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