Editeur : Gallimard Jeunesse

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jeudi, 17 janvier 2019

Toute la beauté du monde n'a pas disparu, de Danielle Younge-Ullman.

Toute la beauté du monde n'a pas disparu

L'ouvrage:
Ingrid, environ dix-sept ans, doit passer trois semaines en camp de vacances, cet été-là. Cela ne l'enchante guère, mais sa mère y tient. La voilà donc embarquée dans un groupe d'adolescents ayant vécu quelque chose de douloureux, voire de traumatisant. Encadrés par deux moniteurs, les jeunes gens doivent faire de la randonnée, apprendre à se débrouiller dans la nature, et exprimer leur mal-être lorsque quelque chose ne va pas. Si Ingrid écoute les autres, elle ne tient pas à se dévoiler.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. Danielle Younge-Ullman alterne les chapitres racontant le présent d'Ingrid et ceux narrant son passé. En général, je n'aime pas trop cette structure, mais ici, elle ne m'a pas du tout gênée. Je me rends compte que je dis cela dans de plus en plus de chroniques: je vais peut-être finir par apprécier ce procédé, à force de tomber sur des auteurs qui l'emploient correctement.

Ingrid a très vite attiré ma compassion. D'abord, elle est ici contre son gré. On dirait que c'est une punition. Ensuite, elle a vécu des moments difficiles. D'un autre côté, je n'ai pas apprécié sa mère, Margot-Sophia. J'ai compris qu'elle ne souhaite pas revenir sur le malheur qui l'a frappée, et qu'elle refuse de tenter d'améliorer les choses, de peur d'espérer pour rien. Cependant, je l'ai trouvée injuste envers Ingrid et Andreas, et également trop prompte à s'apitoyer sur son sort. Elle n'a jamais été une vraie mère pour sa fille. Celle-ci a dû, très jeune, s'occuper d'elle-même et de Margot-Sophia... Si la narratrice tarde à se dévoiler à ses camarades (et encore, seul Tavic connaîtra une partie de son histoire), le lecteur obtient des éléments à mesure de l'avancée du récit. Moi qui me demande toujours ce que j'aurais fait dans telle situation à la place du personnage principal, je n'ai pas souvent désapprouvé Ingrid. Il y a juste un point sur lequel elle m'a paru trop dure, mais sa réaction était compréhensible.

J'ai bien aimé ceux qui font partie du groupe de campeurs, sauf une personne. En outre, les deux moniteurs m'ont parfois agacée... Ils semblaient trop formatés par la «mission» du camp. Certes, ils avaient des raisons d'agir comme ils le faisaient... À leur décharge, tous les deux sont à la hauteur lorsque les choses prennent une vilaine tournure.

Mélissa, l'une des adolescents, est très discrète. Au début, elle est même effacée. Ensuite, elle a le courage de faire ce qu'il faut (lors de la vilaine tournure des choses dont je parle ci-dessus), et a la force de reconnaître ce qui la tourmente le plus, et ce dont elle a peur de ne pas pouvoir se débarrasser. Elle parle peu, mais tout ce qu'elle dit est très intéressant.

L'intrigue ne souffre pas de temps morts. Ingrid nous conte tout d'une plume alerte et caustique. En effet, elle n'oublie pas l'humour. Parfois, elle nous fait même rire à ses dépens, par exemple, lorsqu'elle compte les moustiques écrasés, puis cesse tant il y en a, ou qu'elle explique que le repas des campeurs se compose... d'insectes.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Phoebe Strole pour les éditions Listening Library.
Je connais peu Phoebe Strole, mais j'apprécie beaucoup son jeu. Son intonation est toujours adéquate. Qu'il s'agisse d'humour grinçant, de colère, de désarroi, de peur, la comédienne fait preuve d'un grand talent. En outre, elle ne modifie pas sa voix à outrance pour les rôles masculins. J'ai été un peu déçue qu'elle prenne un accent pour Andreas, mais elle n'en fait pas trop, donc cela n'est pas gênant.

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samedi, 8 juillet 2017

La passe-miroir, tome 3: La mémoire de Babel, de Christelle Dabos.

La Passe-Miroir, Livre 3 : La mémoire de Babel

L'ouvrage:
Voilà deux ans et sept mois qu'Ophélie est retournée sur Anima. Elle voudrait poursuivre sa quête, mais est étroitement surveillée par les doyennes. Heureusement, l'arrivée d'Archibald va lui offrir une porte de sortie.
Grâce à des indices patiemment collectés, elle se tourne vers l'arche de Babel. C'est peut-être là qu'elle trouvera ce qu'elle cherche.

Critique:
Encore une fois, cela a été un bonheur de me plonger dans la suite des aventures d'Ophélie. Je retrouve la plume alerte, le vocabulaire et la syntaxe relevés (sans que cela soit ampoulé), la fluidité de l'écriture de Christelle Dabos.

Ici, elle nous présente l'arche de Babel, l'une des vingt-et-une arches composant le monde. On découvre donc d'autres façons de faire certaines choses. Par exemple, le tramoiseau, le transcendius, le tac-si, etc. Ophélie se présentera à un concours pour devenir virtuose. La romancière expose donc ce qu'est un virtuose sur Babel, comment on le devient, etc. Donc, là encore, on est totalement immergé dans un univers.

Les personnages restent creusés. On retrouve les particularités de certains, mais ils évoluent. Par exemple, Archibald reste primesautier, mais il semble avoir mûri. Son but est honorable. De plus, il sent bien que Victoire a besoin d'autre chose, et tente de le lui offrir un peu.

Ophélie reste la même, mais elle aussi évolue. Elle est forcée de regarder en elle-même, de s'avouer certaines choses... Sa légendaire maladresse est quelque peu détrônée par celle de Blasius, qui est plus malchanceux que maladroit, et qui provoque des catastrophes dont certaines sont amusantes. Par exemple, la première fois qu'il rencontre Ophélie, maladresse et malchance se réunissent pour provoquer une spectaculaire chute de livres.

Victoire est sympathique. On a un peu de mal à la cerner, ou plutôt à comprendre comment elle a eu cet étrange pouvoir qu'elle ne maîtrise pas tout à fait, et pourquoi elle est souvent incapable de communiquer.

J'ai bien aimé Octavio qui se débat entre ce qui est et sa conscience...
Les personnages de Christelle Dabos (qu'on les apprécie ou pas) sont empreints de charisme.

Comme pour le tome 2, j'étais trop absorbée par l'histoire et l'univers décrit pour chercher qui épouvantait les gens. La solution ne fait que soulever des questions.
Comme d'habitude, l'épaisseur du livre ne donne pas lieu au remplissage. La fin appelle bien sûr la suite. L'auteur donne certaines pistes qui font qu'on se demande où elles mènent. Heureusement, car si on pensait avoir tout élucidé, il y aurait du souci à se faire.

Je mettrai un petit bémol qui n'en est pas vraiment un, puisque c'est totalement subjectif. Babel, c'est un tournant, un endroit où se rencontrent langues et cultures. La romancière a voulu reproduire cette idée sur son arche. De ce fait, certains émaillent leurs dires d'anglais («well», «really»...), d'autres d'italien («signorina»)... J'ai compris l'idée, mais j'ai été déçue. D'abord parce que le fait que des langues connues soient utilisées me sortait un peu de l'univers créé. De plus, je trouvais cela un peu affecté. Heureusement, mon mari n'a pas essayé de faire des accents pour ces mots. Il ne sait pas les faire, mais aussi, il sait que j'ai horreur de ça.

Apparemment, le tome 4 se fera attendre, notamment parce que Christelle Dabos doit assurer la promotion de la série (qui, si j'ai bien compris, va être traduite), par des tournées et des séances de dédicaces. Je comprends tout à fait qu'elle doive s'y prêter, mais je préférerais qu'elle n'aille rencontrer son public qu'après la sortie du tome 4.

J'ai conscience que ma chronique est superficielle par rapport à ce très bon livre. J'en suis désolée, mais je n'ai pas voulu trop en dévoiler.

Service presse des éditions Gallimard,
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par mon mari.

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lundi, 1 août 2016

Nous les menteurs, d'E Lockhart.

Nous les menteurs

L'ouvrage:
Il était une fois un homme (Harris Sinclair) qui avait trois filles: Penny, Bess, et Carrie. Quant à elles, elles avaient des enfants. Cadence était l'aînée des petits-enfants de Harris. En toutes circonstances, la famille gardait la tête haute, et arborait un sourire inaltérable.
La famille allait passer tous les étés sur une île lui appartenant. C'est au cours de l'été 15 (l'été des quinze ans des aînés des petits-enfants), que tout bascula.

Critique:
Voilà un livre très bien pensé. L'auteur prend le temps de nous montrer la famille Sinclair dont l'objectif est de ne jamais montrer ses failles. À partir de ce moment, le lecteur pensera que rien ne peut aller. Si on ne peut pas exprimer ses sentiments négatifs, les choses vont dérailler.

J'ai choisi de faire le résumé comme si c'était un conte parce que Cadence (la narratrice) écrit parfois des contes qu'elle fait partager au lecteur. Souvent, elle détourne le code du conte. C'est un peu ce qui arrive dans ce roman. La famille Sinclair semble idéale, mais ce refus de l'extériorisation d'un quelconque mal être cache, en plus d'une grande difficulté à communiquer, des choses peu reluisantes et peu glorieuses.
Les petits-enfants tentent d'inverser la tendance. Ils se débattent entre ce que veulent leurs mères, ce qu'il voudraient, ce qui leur semble juste...

Emily Lockhart alterne le passé (l'été 15) et le présent (l'été 17). Après avoir subi un choc dont elle ne peut se rappeler la cause, Cadence souffre d'un mal être permanent qui se manifeste par d'intenses migraines. Elle retourne sur l'île l'été de ses dix-sept ans, et avec l'aide parcimonieuse de ses cousins, tente de retrouver la mémoire. Le lecteur suit son parcours semé d'embûches, de découvertes sur elle-même et les membres de sa famille. Tout cela est bien écrit, bien amené. Je n'ai eu aucun mal à me plonger au coeur de cette histoire, de cette quête d'une vérité que Cadence sait néfaste, mais qu'elle traque, car elle comprend confusément que son mal sera pire si elle ne l'affronte pas. Avec brio, Emily Lockhart expose les méfaits de l'hypocrisie, du non-dit.

Quelqu'un de rationnel aura peut-être un peu de mal à accepter une chose, mais cette chose peut s'expliquer autrement. À y bien réfléchir, moi qui suis plutôt rationnelle, je trouve que cette chose va bien à l'ensemble du roman, à ce parfum de conte cruel qui en émane.
Après avoir fini ce récit, on aura peut-être envie de le relire en envisageant certains faits sous un angle qui n'est dévoilé qu'à la fin. Cela a été mon cas.

À lire!

Éditeur: Gallimard jeunesse.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Sabine Veyrat pour l'association Valentin Haüy.

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jeudi, 12 novembre 2015

La passe-miroir, livre 2: Les disparus du Clairdelune, de Christelle Dabos.

La Passe-Miroir, Livre 2 : Les Disparus du Clairdelune

L'ouvrage:
Le jour du mariage d'Ophélie et Thorn approche. C'est alors que la jeune fille reçoit une étrange lettre anonyme qui lui apprend que si elle épouse Thorn, elle mourra. D'un autre côté, sa famille, inquiète d'avoir si peu de nouvelles, décide de venir lui rendre visite au Pôle. Enfin, de curieuses disparitions ont lieu au Clairdelune.

Critique:
Quelle joie pour moi de me replonger dans les aventures des personnages de Christelle Dabos! Ce tome m'a autant plu (voire davantage) que le précédent. Le monde décrit par la romancière est toujours aussi prenant. Entre les clans, les intrigues de cour, les particularités magiques des uns et des autres, les détails du quotidien de chacun, le lecteur est complètement immergé dans cet univers. On voit que l'auteur a travaillé son monde, car il est très facile de l'imaginer. C'est dans ce décor que les animistes débarquent. Outre le choc des cultures, le lecteur pourra mieux connaître certains personnages. Le père d'Ophélie, par exemple, est effacé, mais sa bonté ne fait aucun doute. Quant à Ophélie, elle découvrira qu'elle a acquis assez d'assurance pour tenir tête à sa mère lorsque cela s'avère nécessaire.

J'ai été bien sûr ravie de retrouver la plupart des personnages rencontrés dans «Les fiancés de l'hiver». La maladresse de l'héroïne est l'occasion pour l'auteur de faire naître le rire lors de moments graves. Par exemple, Ophélie veut dire quelque chose d'important, mais elle éternue. J'ai même eu un sourire lorsque la pauvre se cogne partout en apportant un verre d'eau à Thorn, alors que l'heure est grave.
Archibald est plus sympathique dans ce tome. Il se dévoile davantage, même si, à un moment, c'est par l'intermédiaire de la lecture d'Ophélie.
Quant à Thorn, c'est un personnage qui m'est sympathique depuis le tome 1. Il est égal à lui-même. Si ses gestes sont toujours sûrs et précis, il est maladroit en paroles. Le fait qu'il ne soit pas à l'aise en société est assez comique lors de la scène du déjeuner avec la famille d'Ophélie.
La romancière a apporté le même soin à la construction et à l'évolution de ses personnages qu'à celles de son univers. Elle prend le temps de montrer leurs réactions, leurs actes. Cela les rend épais.

Le style est aussi vivant que dans le tome 1: à la fois fluide et recherché sans être pompeux.

Je n'ai pas vraiment cherché à deviner qui envoyait les lettres, ni qui faisait disparaître des personnes haut placées. J'étais trop occupée à absorber événements, ambiance, réactions... Si ces énigmes sont importantes, elles sont loin d'être le seul intérêt du roman.
J'avais peur qu'un élément de l'intrigue générale n'avance pas, ce qui aurait fini par m'agacer. Heureusement, Christelle Dabos ne fait pas traîner les choses. C'est d'ailleurs une autre qualité de cette série: rien ne traîne. Les romans sont gros, et il n'y a aucun remplissage.

L'humour est omniprésent. Il est représenté par plusieurs éléments. Bien sûr, il y a la particularité des objets venant d'Anima. L'écharpe d'Ophélie conserve ma préférence, mais j'ai bien aimé le manteau rageur. Certaines répliques d'Archibald et de Renard feront sourire. Agathe, la soeur d'Ophélie, est assez drôle parce qu'elle semble n'avoir que des idées de grandeur en tête. Enfin, il ne faut pas oublier Andouille, le chaton baroudeur.

J'ai été déçue par la fin, mais cela ne veut pas dire qu'elle soit mauvaise. Je pense que ma déception vient surtout du fait que je n'ai pas le tome 3 sous la main. En effet, je n'aime pas ce qu'implique la fin, mais l'histoire étant loin d'être finie, je sais que les choses ne sont pas figées. Je terminerai donc cette chronique par: «Vivement la suite!»

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par mon mari.
Ce livre m'a été envoyé par les éditions Gallimard.

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lundi, 30 décembre 2013

La passe-miroir, livre 1: Les fiancés de l'hiver, de Christelle Dabos.

La passe-miroir, livre 1: Les fiancés de l'hiver

L'ouvrage:
Ophélie va devoir quitter Anima et les siens pour aller vivre au Pôle. En effet, sa famille et celle de Thorn ont arrangé leur mariage. Les promis n'ont pas envie de ce mariage. Ophélie ira d'abord en qualité de fiancée, et sera escortée d'un chaperon, en l'occurrence sa tante Roseline. Elle logera chez Bérénilde, la tante de Thorn.

Critique:
Ce livre sort des sentiers battus par plusieurs côtés. D'abord, si son héroïne est intègre, elle n'a pas l'apparence de beaucoup d'héroïnes de romans. Elle est petite (surtout comparée à Thorn), gauche, a besoin de lunettes, ne parle pas très fort, s'habille simplement... De ce fait, on s'identifiera plus facilement à elle que si elle était tirée à quatre épingles, et toujours sûre d'elle. Elle a une grande force de caractère, mais au début, elle se sous-estime. Les embûches qu'elle rencontrera au pôle l'aideront à s'affirmer, et à apprendre à se faire confiance. C'est comme un parcours initiatique qui lui permettra de prendre quelque assurance.

Ensuite, l'histoire n'est pas prévisible. Les rebondissements ne sont ni incongrus ni attendus. La romancière a su habilement manoeuvrer pour que certaines découvertes soient totalement inattendues pour le lecteur. Là encore, elle se démarque de certains auteurs qui, en voulant être discrets, pointent certaines choses du doigt, et font que certains lecteurs (dont moi) trouvent tout de suite ce qui n'est révélé que bien plus tard.
Elle s'éloigne de codes qui, si elle les avait suivis, auraient fait de ce roman une guimauve insipide.
Elle prend le temps de planter un décor, de créer une ambiance particulière. On est à mi-chemin entre le conte cruel, l'énigme, et le roman d'initiation.
Les éléments magiques ne sont pas classiques, ce qui m'a plu. En outre, ils sont utilisés intelligemment, et non en surabondance. J'ai apprécié l'idée de lire des objets (voir leur passé) avec les doigts, par exemple.

Il est question de plusieurs peuples ou clans. Chacun a des particularités. Cela a contribué à mon immersion dans cet univers auquel cela donne de la profondeur.

Tous les personnages ont une présence. Qu'ils soient manichéens ou pas, il émane d'eux un certain charisme. Peut-être est-ce dû à leur mystère. En effet, on ne sait pas vraiment à quoi s'en tenir sur ceux qui paraissent «méchants», sauf peut-être Freyja. La plupart sont complexes, et se débattent entre leurs motivations, leur ressenti, etc. Je pense que la suite réserve des surprises quant à certains. Je ne m'attarderai sur aucun en particulier, mais chacun laissera une empreinte (De griffe?) dans l'esprit du lecteur.
Mention spéciale à l'écharpe d'Ophélie à laquelle le lecteur s'attachera immanquablement.

Le style est vivant et fluide. On est très vite plongé dans l'intrigue et son décor. D'autre part, il n'est pas rare que l'auteur emploie un vocabulaire recherché. Cela m'a beaucoup plu! Lire un récit prenant, raconté d'un style alerte et soutenu m'a enchantée.

J'ai hâte que le tome 2 sorte! Selon la FAQ de Christelle Dabos, la série comptera quatre tomes.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par mon mari.
Ce livre m'a été offert par les éditions Gallimard Jeunesse,

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