jeudi, 10 septembre 2020

Le temps du loup de Thomas Kanger.

Le temps du loup

L'ouvrage:
Oscar, retraité de la police depuis six mois, vient d'avoir une attaque cardiaque. Elina Wiik se rend au chevet de son ancien collègue. Heureusement, les jours d'Oscar ne sont pas en danger. C'est alors qu'il dit à Elina qu'il reste perturbé par une affaire qu'il n'a pu résoudre: le meurtre d'Yva Malmberg, en 1979. Il y pense d'autant plus que dans quelques jours, il y aura prescription. Cela fera vingt-cinq ans que le meurtre a été commis, donc l'assassin sera libre, même si on établit son identité. Elina décide de rouvrir le dossier. Une course contre la montre s'engage.

Critique:
Ce thriller m'a plu. Bien sûr, on retrouve quelques clichés agaçants, comme la policière non conformiste à qui le lecteur ne peut pas trop en vouloir parce qu'elle veut rendre justice aux victimes. L'auteur a quand même pondéré cela, car Elina n'est pas la pauvre gentille que les méchants supérieurs empêchent de faire son travail. Elle-même reconnaît qu'elle n'est pas toute blanche.

Le déroulement de l'enquête m'a plu. Il aurait pu me paraître lent, car une partie était prévisible: passage en revue des anciens interrogatoires, nouvelles auditions de témoins... J'ai trouvé que c'était bien amené, bien inséré, et donc pas ennuyeux. La résolution de l'énigme est cohérente. Ce qui ne m'a pas plu, c'est le «rebondissement» qui a presque découragé Elina. Cependant, si cela ne m'a pas plu, ce n'est pas parce que l'auteur a mal joué ou berné son lecteur. Il n'a rien fait de cela. J'ai été aussi frustrée qu'Elina, ce qui signifie plutôt que Thomas Kanger a très bien damé le pion à son personnage principal et au lecteur.
En revanche, je n'ai pas apprécié ce dont Elina s'aperçoit à la toute fin. Ce n'est pas une incohérence, mais pour moi, ça pourrait en être une. Certains lecteurs l'accepteront, et (je pense) trouveront même que cet élément est une bonne conclusion.

En parallèle de cette intrigue, nous suivons Carry, jeune femme un peu perdue, qui, presque par hasard, va se mettre à la recherche de ses origines. Le lecteur sait rapidement à quoi s'en tenir sur les fameuses origines, mais avoir une longueur d'avance sur Carry n'est pas agaçant, parce qu'on ne sait pas comment sont arrivées les choses.

Ce livre fait apparemment partie d'une série. Je pense que ce n'est pas le tome 1. En tout cas, je lirais les autres tomes avec plaisir.

Éditeur: 10-18.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Martine Moinat pour la Bibliothèque Sonore Romande.

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jeudi, 11 août 2016

Écarlate, d'Hillary Jordan.

Écarlate

L'ouvrage:
États-Unis, dans le futur.
Hannah Payne est condamnée pour s'être fait avorter. En outre, elle a refusé de donner le nom de son amant. Pour cela, elle fera trente jours de prison, et sa couleur de peau sera génétiquement modifiée: elle sera rouge (la couleur du sang fraîchement versé) pendant seize ans.

Critique:
Ce roman m'a plu, mais je l'ai trouvé inégal. D'abord, j'ai aimé la manière dont Hillary Jordan utilise la science-fiction pour servir son propos. Ici, le rouge est la couleur de l'infamie. Il est impossible à un criminel de cacher ce qu'il est puisque sa couleur parle pour lui. En outre, il est très facile de savoir de quoi s'est rendue coupable telle ou telle personne.

Ensuite, j'ai beaucoup aimé la manière dont l'auteur montre les dangers du fanatisme. Hannah ne peut pas tout de suite rentrer chez elle, et va dans un centre où on fait culpabiliser les «pensionnaires», où on les tyrannise, tout cela au nom de Dieu. Tour à tour d'un doucereux sadisme et d'une implacable dureté, les dirigeants déploient des trésors d'énergie pour façonner leurs victimes. Jouant sur leur culpabilité, leur envie de bien faire, de trouver la paix et la rédemption, ils leur assènent des ordres qui sont autant de preuves de leur extrême fermeture d'esprit. Tout est finement analysé par l'auteur.

J'ai également apprécié le fait qu'Hannah voie très bien ce qui arrive à sa soeur et tente de la protéger, malgré tout, même si celle-ci n'a pas encore assez souffert pour admettre qu'il faudrait qu'elle prît ses jambes à son cou en faisant fi des conventions.
D'une manière générale, les épreuves font que notre héroïne se penche sur sa condition et les mentalités de ses semblables. Petit à petit, elle mûrit et comprend certaines choses. Bien sûr, c'était déjà en germe en elle puisqu'elle refusait d'accepter tout ce qu'on lui présentait comme vérités universelles.

C'est ensuite que j'ai trouvé le livre moins intéressant, à partir du moment où Hannah fraie avec ceux que j'appelle les «résistants». D'abord, je trouve ces résistants brossés à trop grands traits. Ils ne sont pas vraiment crédibles. Les simili histoires d'amour ne m'ont pas plu... pour moi, cela montre des personnages sans personnalités qui s'entichent des premiers venus. On me ressortira le vieux cliché qui veut que si la situation semble désespérée, on vit à cent à l'heure, quitte à se jeter dans les bras de tel ou telle. Justement, cela fait cliché. L'une de ces histoires est là pour qu'Hannah voie un personnage et une situation sous un autre angle, mais j'ai trouvé que c'était très mal amené, même si la leçon qu'en tire Hannah est bonne.
En outre, pourquoi sauver uniquement Hannah et certaines filles dans son cas? C'est expliqué, mais je n'ai pas été convaincue.
De plus, j'ai trouvé que les parties avec les résistants traînaient.

Enfin, Hannah m'a beaucoup agacée, à faire passer un personnage (qui n'a pas été vraiment bien dans l'histoire) avant un autre (qui, lui, a surtout pensé à elle). Je ne le lui pardonne pas, car elle est ainsi jusqu'au bout, et c'est, à mon avis, une chose assez importante.

Je suppose qu'une partie de ce roman est une allusion modernisée à «La lettre écarlate», de Nathaniel Hawthorn. Maintenant, cela me paraît évident, mais je n'y aurais pas pensé sans le titre français (j'ai lu ce livre en anglais), qui, je trouve, est bien choisi. Le titre original parle d'un aspect plus insidieux, et qui court tout au long du roman, alors que le titre français pointe un aspect plus flagrant.

Éditeur français: 10/18.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Heather Corrigan pour les éditions Highbridge Audio.

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vendredi, 13 février 2015

Une partie du tout, de Steve Toltz.

Une partie du tout

L'ouvrage:
Jasper Dean est en prison. Il imagine de tuer le temps en commençant à écrire son autobiographie. Celle-ci expliquerait pourquoi il déteste son père, Martin. L'histoire de Jasper est étroitement liée à celle de Martin.

Critique:
Voici un livre ayant la taille d'un roman-fleuve ou d'une saga, mélangeant tragédie loufoque, aventures improbables, répliques et situations insolites. L'oxymore «tragédie loufoque» peut paraître étrange. Cependant, je n'ai pas trouvé d'autres mots pour qualifier cela. Steve Toltz conte des événements souvent tragiques, mais sa façon de le faire fait qu'on ne pourra s'empêcher d'y trouver une certaine ironie mordante, voire amusante. Par exemple, l'affaire du livre écrit par Harry illustre bien cet oxymore. D'autres situations pourraient également servir d'exemples.
Cette impression est renforcée par la cocasserie de certains personnages, comme Stanley, l'éditeur.
Vers la fin, le dilemme de Caroline ne pourrait pas être plus tragique. Malgré la compassion que je ressentais pour l'un des personnages, je ne pouvais m'empêcher de trouver ce pan de l'histoire drôle à force d'être pathétique.

D'autre part, l'auteur n'hésite pas à introduire des éléments presque improbables dans son récit, lui donnant un parfum de conte. Par exemple, Anouk est un personnage haut en couleur. Elle finit par s'assagir quelque peu, mais au départ, elle est dans l'excès. On pourrait la voir comme une bonne fée excentrique.
L'étrange rituel auquel se livre la petite amie de Jasper est quelque chose qu'on trouverait dans un conte. Là encore, je pourrais donner une foule d'exemples.

Jasper explique, au début, qu'il déteste son père. Néanmoins, on se rend vite compte que tout est nuancé. Son père est, pour lui, à la fois bénéfique et maléfique. Quant à moi, martin fait partie des personnages que j'apprécie le plus. À la fois blasé mais attendant quelque chose de la vie, torturé et fourmillant d'idées loufoques, reniant et aimant son frère (ce paramètre changera au long du roman), père par intermittence, s'appuyant sur son fils tout autant qu'il lui apprend la vie, ce personnage complexe et contradictoire ne peut pas uniquement se résumer à «un salaud», comme le dit longtemps Jasper.

Aucun personnage de ce roman ne laissera indifférent, quoiqu''il inspire au lecteur. Le romancier est parvenu à créer des protagonistes très forts. En ce qui me concerne, je me serais quand même passée de Caroline que (mis à part au tout début), je trouve très niaise et fade. J'ai d'ailleurs du mal à comprendre pourquoi certains l'aiment à ce point.

Steve Toltz ne cesse de montrer, à travers ce roman, que dans la vie, chacun est responsable de ses actes, et toit en assumer les conséquences, mais qu'il peut également y avoir des paramètres imprévus auxquels on se heurte.

Par ailleurs, j'ai beaucoup aimé le style de l'auteur. Son livre est rempli de phrases que j'aurais voulu noter.
Pour moi, «Une partie du tout» est une belle découverte.

Éditeur: 10-18.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Bertrand Baumann pour la Bibliothèque Sonore Romande.
Comme d'habitude, Bertrand Baumann a su adopter un ton adéquat. Ce roman n'est pas forcément simple à lire à haute voix, car il faut trouver le ton juste notamment pour les moments tragico-loufoques. Je regrette seulement (comme à mon habitude) qu'il ait prononcé certains noms propres à l'anglophone. Cela m'a quelque peu gâché la lecture. Pourquoi faire le «r» anglais pour Harry et Terry, ainsi que le «h» de Harry? Pourquoi prononcer Laïonel et Carolaïne (au début, le lecteur prononce Caroline, puis il se met à dire Carolaïne), alors que ces prénoms ont une prononciation qui paraît plus naturelle en français lorsque le texte est en français? Quant à Martin, ça passe encore, mais pourquoi aurait-ce été une hérésie que de le prononcer à la française? Certains lecteurs bénévoles suisses m'ont expliqué que pour eux, il était plus logique de prononcer les noms étrangers dans leur langue d'origine. Pourtant, je continue à trouver cela peu naturel, voire affecté, tant dans un livre que dans une conversation de tous les jours.

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vendredi, 14 juin 2013

Le dîner, d'Herman Koch.

Le dîner

L'ouvrage:
Ce soir-là, deux couples (les hommes sont frères) dînent ensemble dans un restaurant huppé de la ville. Ils doivent évoquer leurs enfants. Ils ne s'y résolvent pas tout de suite, car le sujet est douloureux.

Critique:
Ce livre est dur et oppressant. Au départ, on s'amuse un peu de voir que Paul (le narrateur) méprise quelque peu son frère. On découvre des familles banales en apparences, avec leurs hauts et leurs bas, leurs désaccords, etc. Plus le livre avance, plus la tension monte, plus le lecteur voit l'ampleur des choses. Outre la profonde inimitié qu'on sent entre les frères, la manière dont chacun communique contribue à la tension. On se dit les choses à demi-mots, par sous-entendus, et quand les franches explications viennent réellement, c'est un coup de massue pour le lecteur.

L'auteur montre bien la minceur de la frontière entre le politiquement incorrect et le danger public. Au départ, j'ai trouvé certaines réflexions de Paul très bonnes. Par exemple, il a un regard très juste concernant le racisme. Il démontre habilement comment on tente de cacher son homophobie et son racisme. Si le racisme clairement exprimé est un fléau, la discrimination positive en est également un. Quant à l'homophobie, l'exemple pris par Paul est très pertinent. On ne peut s'empêcher de jubiler en lisant qu'il démonte les mécanismes hypocrites de certaines façons de penser.
Mais le narrateur ne s'arrête pas là...

Aucun personnage n'est réellement appréciable. Certes, Serge est vu à travers les yeux de Paul, donc le lecteur pensera forcément du mal de lui, mais lorsqu'il s'exprime, il n'est pas très appréciable.
Quant à Babeth (la femme de Serge), elle m'a paru terne.
Claire semble être le pilier de l'assemblée. Elle paraît forte, raisonnable, posée... Pendant une grande partie du livre, on se dit qu'elle représente un havre. C'est ensuite qu'on s'aperçoit que tout n'est pas si simple, rien n'est acquis.
Quant à Paul, on suit un peu le même schéma, sauf qu'on le découvre plus tôt.
Par ce procédé, l'auteur détruit certains codes auxquels est habitué le lecteur, rendant, du même coup, son roman encore plus réaliste.

Lorsque le sujet crucial est évoqué, certains personnages orientent le débat dans la mauvaise direction. Au départ, on peut penser que c'est une réaction de parents qui pensent d'abord (même si le raisonnement n'est pas bon) à leur enfant. Mais les choses vont plus loin. Il est terrifiant de s'apercevoir que des gens à l'air ordinaire raisonnent ainsi.
Ce livre ne laissera pas le lecteur indemne, car il est terriblement réaliste, et la réalité qu'il décrit est sale, malsaine, inique... D'autre part, il n'est pas certain que la solution prônée par Paul et Claire ne se retournera pas contre Michel, leur fils.

Afficher Attention, je dévoile une partie de l'intrigue.Masquer Attention, je dévoile une partie de l'intrigue.

Il est normal de penser qu'une victime n'est pas toujours innocente. Dans le cas qui préoccupe ces parents, il n'a jamais été dit que la clocharde était innocente. Cependant, on n'excuse pas un meurtre, on ne le traite pas en incident, comme le fait Claire. Surtout qu'il n'y a aucune légitime défense. Sans être partisane du «les deux adolescents auraient dû aller ailleurs», je pense qu'il y a des solutions intermédiaires...

La structure est un peu déroutante: au long de la soirée, Paul se remémore certaines choses de son passé ou de son passé proche. Cette structure peut se comprendre, mais elle engendre quelques longueurs, surtout au début.

Remarque annexe:
Je ne sais pas si les restaurants huppés sont vraiment comme celui du roman, mais si c'est ça, je préfère les restaurants «ordinaires». Bien sûr, la façon dont le narrateur décrit ce restaurant fera sourire le lecteur.

Éditeur: 10/18.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Denise Michel Lou pour la Bibliothèque Sonore Romande.

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lundi, 23 novembre 2009

Les fabuleuses aventures d'un indien malchanceux qui devint milliardaire, de Vikas Swarup.

Les fabuleuses aventures d'un indien malchanceux qui devint milliardaire

Note: je n'ai pas trouvé l'orthographe de tous les noms propres que j'ai cités, et bien sûr, ils n'ont pas été épelés pendant l'enregistrement...

L'ouvrage:
Ram Mohamad Thomas a gagné un milliard à un jeu télévisé. Seulement, on refuse de lui donner son dû. D'abord, cela ruinerait la production qui n'avait pas prévu de gagnants. Ensuite, on pense que le jeune garçon a triché. On n'arrive pas à imaginer qu'un simple serveur, à l'enfance pauvre et mouvementée, ait réellement eu la culture nécessaire pour répondre aux questions du jeu. Un garçon qui na reçu aucune instruction, sauf celle de la vie...

Alors, on le torture. On compte bien le faire avouer.
Mais soudain, comme dans un rêve, une jeune avocate surgit, et fait cesser les tortures. Elle emmène le jeune garçon chez elle, et lui demande de lui raconter comment il a pu gagner. Après avoir lancé sa pièce porte-bonheur, il se décide à raconter. C'est sa jeune vie qu'il nous livre.

Critique:
Ce livre m'a beaucoup plu. D'abord parce qu'il est une note d'espoir. Un jeune garçon pauvre, méritant, courageux, qui a connu plus d'épreuves que de joie, parvient à gagner une grosse somme grâce à la chance! Car la plupart des réponses, c'est à l'école de la vie qu'il les a apprises. Par exemple, il sait que Pluton est la plus petite planète du système solaire grâce à l'un de ses voisins. Ces coïncidences peuvent paraître grosses, mais l'auteur a finement tissé son histoire, et rien n'est incongru.

C'est un livre riche en événements, en leçons de courage, en personnages intéressants, en rebondissements... On découvre un jeune garçon que les épreuves ont aguerri, rendu fort et malin au lieu de le briser, un garçon qui, malgré les coups durs, sait profiter des étincelles de bonheur, et ne laisse pas place à l'aigreur, qui sait tirer des leçons de ce qu'il a vécu, qui sait être généreux avec ceux qui le méritent, un garçon épris de justice. Oui, car savez-vous quelle est la véritable raison pour laquelle Ram a participé à ce jeu télévisé? Pour l'argent?...
L'auteur sait évoquer les coups du sort du personnage sans en faire quelque chose de mièvre ou de mélodramatique.
Il sait nous faire entrer dans la vie de son personnage principal, et on ne pourra pas poser le livre tant qu'on ne l'aura pas fini. (Je sais de quoi je parle: j'ai passé une semi-nuit blanche pour le terminer.) On est très souvent ému, notamment lorsque Ram et son ami doivent fuir, lorsque Ram décide de sauver Gaudilla coûte que coûte, lorsqu'un jeune enfant que l'on croit attardé (mais qui, en fait, a trop souffert), meurt dans l'indifférence générale, lorsqu'on constate la détresse d'une grande actrice déchue qui ne l'accepte pas et qui fait les mauvais choix, et bien sûr quand Karim trouve le moyen d'éliminer deux problèmes à la fois!

Je n'adresserai que trois petits reproches à ce livre. Le premier est un semi-reproche. Étant donné que Rahm doit raconter sa vie en fonction des questions du jeu, les événements ne sont pas racontés de manière chronologique. Cela perturbe et embrouille un peu. Mais si la chronologie avait été respectée, cela n'aurait pas été crédible.
Ensuite, je me suis un peu ennuyée pendant l'histoire du soldat. La fin de ce chapitre rattrape un peu l'ennui, car là encore, on découvre qu'il ne faut pas se fier aux apparences.
Enfin, à la fin, Ram nous explique comment toute l'histoire s'est terminée pour tous les personnages. Mais il ne nous dit pas s'il a revu le professeur d'anglais. Le connaissant, on aurait pu penser qu'il aurait voulu le retrouver pour le remercier, et lui expliquer... Est-ce un oubli de l'auteur?

Malgré mon pinaillage, je vous recommande vivement ce livre avec lequel on passe un très bon moment.

Éditeur: 10*18.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Vincent Lavieuville pour la Bibliothèque Braille Romande.
C'est le deuxième roman que je lis enregistré par ce lecteur. Là encore, il montre un grand talent, interprétant sans surjouer. Par exemple, à un moment, Ram discute avec un homme saoul. Vincent Lavieuville réussit à merveille à imiter un homme saoul sans surjouer. C'est comme ça pour tous les personnages qu'il interprète. Bravo à lui!
Je trouve extrêmement regrettable que le lexique ait été enregistré en fin d'ouvrage. Il aurait été plus commode et logique que les définitions fussent enregistrées au fur et à mesure que les mots se présentaient dans le roman.

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