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lundi, 29 juillet 2013

Les complaisances du coeur, de Belva Plain.

Les complaisances du coeur

L'ouvrage:
Laura McAllister s'est mariée jeune. Plus tard, son couple ayant besoin d'argent, elle parvient à en gagner en faisant de la pâtisserie, puis en développant son affaire. Son mari, Robby, vit mal cette situation.

Critique:
Je n'ai lu ce livre que parce qu'il a été enregistré par deux lecteurs que j'aime beaucoup. Je savais que ce n'était pas vraiment le style que j'affectionne. En effet, on retrouve beaucoup de situations convenues. D'abord, Belva Plain prend le temps de nous montrer à quel point le mari de Laura est agaçant. Il a tous les défauts: il n'accepte pas sa femme telle qu'elle est, pleurniche au lieu de faire le nécessaire pour gagner leur vie, ne se remet pas en question... Bref, il faut bien que le lecteur accepte l'idée que Laura va en trouver un autre qui, lui, l'écoutera, l'acceptera, etc.

Une fois la situation posée, l'auteur peut se permettre de nous balancer un coup de foudre, ou presque. Mais bien sûr, les choses ne sont pas si simples. Iris, la mère de Laura, est atterrée de l'inconduite de sa fille qu'elle jugeait parfaite, avant. En effet, Laura était le pilier de la famille: conseillant sans juger trop vite, aidant chacun à se trouver... et bien sûr, faisant tout ce qu'il faut pour que son mariage ne parte pas en vrille, quitte à ne jamais rien dire à chaque attaque de son mari.
Quant à Iris, elle a accepté les infidélités de son mari, mais lui en a voulu... L'important est qu'elle ait réussi à maintenir son mariage...

Pour corser le tout, Belva plain ajoute un secret qu'il ne faut absolument pas qu'Iris découvre, mais qu'elle découvrira, et qui, brusquement, comme par magie, lui fera voir certaines choses autrement.

Le personnage qui m'a le plus plu est sûrement Cathy, la fille de Laura. L'attitude des adultes lui donnent de drôles d'idées, mais elle est assez clairvoyante sur pas mal de choses.

Il est amusant que Laura se dise souvent qu'elle est dans la vie, et non dans un mauvais livre à l'eau de rose. Je ne sais pas si l'auteur se moque d'elle-même ou tente de rendre son livre plus réaliste, mais ces remarques m'ont bien fait rire, sachant que ce livre était justement ce qu'il disait ne pas être.

Lorsque Laura songe à quitter son mari (oui, ça arrive au bout d'un moment), elle se dit qu'il serait mal que Cathy connaisse un foyer brisé, qu'il faut qu'elle soit avec Robby pour que leur fille ait ses deux parents ensemble. Elle ne se dit à aucun moment qu'il est sûrement plus destructeur pour un enfant de voir ses parents se disputer tout le temps (Laura n'aurait pas encaissé éternellement), que de les voir se séparer.

Bref, un livre sans surprises qu'il faut lire pour ne pas réfléchir.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Yves Mugler. et Frédérique Ribes pour les éditions VDB.
Les comédiens n'ont pas démérité. Ils n'ont pas surjoué, ce qui aurait été désastreux.

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jeudi, 6 juin 2013

Le livre des âmes, de Glenn Cooper.

Le livre des âmes

Ce livre est la suite directe de «Le livre des morts». Il est obligatoire de les lire dans l'ordre.

L'ouvrage:
Suite à l'affaire Apocalypse, Will Piper a eu droit à une retraite anticipée. Il est marié à Nancy qui fut son équipière dans cette dernière affaire. Ils ont un fils, Philip.
Will s'ennuie quelque peu. C'est alors que Henry Spence le contacte et lui replonge dans l'affaire Apocalypse qui est loin d'être finie.

Critique:
J'ai été déçue par ce roman. Ce qu'il s'y passe aurait pu tenir dans le tome 1. Il suffisait de rallonger quelque peu «Le livre des morts». Il était déjà très bien, le fait de changer la fin, et de la remplacer par une partie de «Le livre des âmes» l'aurait rendu meilleur. Pour ce tome 2, j'ai eu l'impression que Glenn Cooper a surfé sur la vague, et a bricolé une suite avec trois fois rien, en tentant de prolonger le mystère. En effet, on ne découvre pas grand-chose... Le début ressemble à une rediffusion des moments importants du tome 1. De longs passages du tome 1 sont d'ailleurs racontés à nouveau (même si certains sont résumés) ici. C'est sûrement pour ceux qui ne liraient pas le tome 1 ou l'auraient lu longtemps avant de lire le 2, mais pour moi, cela a contribué à allonger inutilement le roman.

L'auteur a, là encore, louvoyé entre deux époques. Ce qui était une bonne idée dans le tome 1 s'est révélé être trop long ici. En effet, dans le tome 1, le mystère s'épaississait lorsque l'époque changeait. Le lecteur mettait un bon moment à comprendre où l'auteur voulait en venir. Ici, on sait plus ou moins ce qui s'est passé. Les indices traqués par Will, et dont nous découvrons l'origine en 1334 puis en 1527, etc, ne font pas vraiment avancer les choses. D'ailleurs, j'ai trouvé tout le jeu de pistes très long. Il y a même eu des moments invraisemblables: en effet, il est assez étrange qu'au moins l'un des indices (le poème) n'ait jamais été trouvé par Isabelle, puisqu'elle compulsait souvent le livre.

J'ai également été agacée par de petites choses... Par exemple, j'ai trouvé très cliché que Will craque, et piétine toutes ses bonnes résolutions. C'était à prévoir, car on ne change pas ainsi en un claquement de doigts, mais j'aurais trouvé moins cliché, et plus digne du personnage, qu'il ne craque qu'en partie. Moi qui trouvais que «Le livre des morts» évitait clichés et longueurs, voilà que «Le livre des âmes» tombe en plein dedans!
En outre, j'aurais préféré que Will enquêtât avec Nancy.

Le livre s'arrange à partir du moment où Will en est au même point que le lecteur: lorsqu'il sait ce que signifie la date du 9 février 2027. À ce moment, on suit Will dans sa course effrénée, les événements s'enchaînent rapidement, on n'a plus le temps de s'ennuyer.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Isabelle Miller, Jean-Christophe Lebert, et Hervé Lavigne pour les éditions VDB.
Si le livre m'a beaucoup moins plu que le tome 1, j'ai été ravie de retrouver les trois comédiens dont le talent n'est plus à prouver.
Jean-Christophe Lebert a eu à interpréter (entre autres), le rôle difficile d'Henry Spence qui fait de l'emphysème. Le comédien est parvenu à rendre la parole hachée d'Henry sans trop en faire.
Quant à Isabelle Miller, elle devait (entre autres) interpréter Sue Sanchez que l'on voit à nouveau dans ce tome. Elle a réussi à rendre l'accent hispanique de Sue sans qu'il soit caricatural ou exagéré. Je pense que cela n'a pas dû être facile à faire: il est beaucoup plus aisé de surjouer en faisant des accents extrêmement prononcés. Ici, la comédienne a trouvé exactement ce qu'il fallait faire.

jeudi, 23 mai 2013

Ne lâche pas ma main, de Michel Bussi.

Ne lâche pas ma main

L'ouvrage:
Saint-Gilles, île de la réunion, fin mars 2013.
Martial Bellion est en vacances avec sa femme, Liane, et leur fille, Sofa.
Cet après-midi-là, alors que certains touristes paressent à la piscine, Liane remonte dans la chambre d'hôtel. Une heure après, Martial s'inquiète de ne pas la voir redescendre. La jeune femme a disparu. Très vite, certaines preuves accusent Martial. Celui-ci commence par coopérer, puis s'enfuit, emmenant Sofa.

Critique:
J'ai autant apprécié cette lecture que celle de «Un avion sans elle». Et j'ai trouvé à peu près les mêmes défauts.

L'auteur parvient à créer du suspense tout au long du roman. Il y a bien des moments où la tension se fait moins forte, mais il n'y a pas de temps morts.
Dès le départ, j'ai pensé que Martial était innocent. De ce fait, j'ai trouvé un peu gros les moments où l'auteur tentait de fourvoyer son lecteur en écrivant des choses équivoques qui pourraient laisser penser qu'il a tué sa femme. Le procédé est quelque peu déloyal, car énorme, à mon avis. Cependant, il m'a plu de lire des situations où le comportement de Martial (davantage que ses pensées) pouvait être vu comme ambigu. Outre la scène de Liane à la gendarmerie, je pense à tout ce qui arrive à partir du moment où Sofa entend du bruit dans le garage. Je me demandais comment Michel Bussi justifierait tout cela. Il a réussi.
D'autre part, la psychologie des personnages est bien pensée.

Il y a bien des ficelles un peu grosses. Par exemple, lorsque le cadavre est retrouvé, pendant quelques minutes, l'auteur laisse planer le doute, afin que le lecteur croie qu'il s'agit de celui de Liane. Or, je savais tout de suite qui c'était, et j'ai trouvé dommage que le romancier use d'un procédé si grossier. Mais on peut le lui pardonner, car cela dure peu.

On s'attache rapidement aux personnages. Outre Martial et Sofa, j'ai apprécié Christos et Imelda. Le policier semble blasé, mais qui le blâmerait lorsqu'on voit les conditions de vie de chacun.
Quant à Imelda, elle tente de faire de son mieux. Son appétit de vivre, sa droiture, sa finesse (d'esprit, bien sûr), son dynamisme, en font un des personnages forts du roman.
J'ai eu du mal à supporter Aja. D'abord, elle rudoie presque tout le monde. Elle est souvent acariâtre, et fait passer son travail avant sa vie privée. En outre, lorsqu'elle s'accroche à l'affaire, on a l'impression que c'est davantage pour son avancement que pour le bien-être de Sofa. Enfin, elle n'a pas l'air très futé: outre qu'elle reste engluée dans un faux raisonnement pendant longtemps, elle ne trouve quasiment rien. Elle s'arrange un peu à la fin, car elle semble évoluer, mais c'est un personnage peu plaisant, d'une manière générale.

Sofa est peut-être un peu invraisemblable: elle a six ans, semble savoir et comprendre beaucoup de choses, a beaucoup d'endurance... Certes, il est expliqué qu'elle est en avance pour son âge, mais j'avais souvent l'impression qu'elle avait douze ans...

La résolution de l'énigme est banale, mais je ne l'avais pas devinée. L'auteur a su m'emporter dans son histoire au point que je ne parvenais pas à trouver comment tout cela pouvait se résoudre.

J'ai apprécié la polyphonie, même si elle est passagère. J'ai surtout aimé les scènes narrées par Sofa. Outre que l'auteur a su (la plupart du temps) adopter un style enfantin, j'ai aimé me retrouver dans les pensées de l'enfant.
J'ai également aimé que le coeur du problème soit raconté en alternance par deux personnages.

Il y a quelques petites incohérences.

Afficher Attention, je dévoile certaines choses.Masquer Attention, je dévoile certaines choses.

Lorsque Martial vient au rendez-vous fixé par Graziella, portant une simili-Sofa endormie, il est étrange que Graziella, qui pense à tout, ne s'étonne pas de ne pas voir la tête de l'enfant dépassant du drap.
D'autre part, il est un peu gros qu'Eve-Marie ne souhaite pas qu'on parle d'Aloé, expliquant qu'elle veut encore la préserver. En effet, la jeune fille n'a rien à voir avec la noyade d'Alex. J'ai trouvé déloyal de la part de l'auteur de faire comme si quelque chose de grave s'était passé à ce moment-là la concernant. Comme si elle était le coeur d'un terrible secret.
Il est également un peu étrange que le message effacé par Martial sur la portière de la voiture de location réapparaisse au moment où Christos regarde... Je n'ai pas compris à l'aide de quoi Graziella l'avait écrit, mais j'ai trouvé cela léger.

J'ai aimé voir, en arrière-plan, la vie à la Réunion. Je ne savais pas que certaines choses étaient à ce point codifiées, comme par exemple, les noms qu'on donne à chaque catégorie d'habitants. Je serais curieuse de connaître la raison du mot Zoreille pour parler d'un français vivant à la Réunion.

Comme dans «Un avion sans elle», certains prénoms sont trop répétés, à mon avis. Cela alourdit le style. Les comédiens sont parvenus à bien faire passer cela, mais c'est quand même dérangeant.

Remarque annexe:
J'aimerais savoir si «l'inversion thermique» existe vraiment ou si l'auteur a inventé ce phénomène pour son roman.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par José Heuzé. et Elsa Romano pour les éditions VDB.
J'ai été heureuse de retrouver ces comédiens que j'aime beaucoup. Ils ont su colorer quelque peu les personnages créoles sans leur faire un horrible accent caricatural. José Heuzé a davantage marqué l'accent pour les berceuses, par exemple. Je pense qu'il a eu raison, car il me semble qu'il y a une manière de les dire qui tient à cet accent.
Elsa Romano n'avait pas la partie facile. Elle est parvenue à donner des personnalités différentes à Imelda, Aja, et Sofa. Sa façon d'interpréter l'enfant est bonne, car elle n'exagère pas, tout en prenant une voix enfantine.
J'ai aimé la manière dont les indications (titres de chapitres, lieux, dates, heures) ont été réparties entre les deux comédiens.

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mardi, 26 mars 2013

Le barrage, de Gilbert Bordes.

Le barrage

L'ouvrage:
Vallée de la Corrèze. On a décidé de construire un barrage. Si cela permettra certaines facilités et pourrait rendre, à terme, la vallée plus touristique, et donc plus rentable, cela n'est pas du goût des habitants dont les maisons (et donc les souvenirs), se retrouveront enfouies sous les eaux.

Critique:
Au départ, le livre commence bien parce que chaque parti développe des arguments non-dénués de bon sens. En tant qu'observatrice, j'avais envie de donner raison à tout le monde. Il ressortait quand même de tout cela qu'une fois de plus, le facteur humain était négligé. Les amateurs du barrage parlaient de redonner vie à la vallée, soit, mais il est évident que l'appât du gain jouait un rôle assez important dans leur combat.
D'autre part, le porteur du projet, l'ingénieur François Delmas, traitait les doléances des villageois avec mépris, même si, au départ, il faisait semblant de les prendre en compte.

J'ai également apprécié que l'auteur montre des gens déterminés, ayant des valeurs défendables, et ne faisant pas que ressasser.
J'ai aussi apprécié que certains villageois envisagent l'idée du barrage comme un changement qui leur ferait une autre vie, vie qui ne serait pas forcément horrible. Je pense surtout à Marie qui se dit secrètement que peut-être, ce nouveau départ ne serait pas une si mauvaise chose.

Cependant, le reste du roman est très décevant. L'auteur imagine une histoire de fesses entre l'héroïne (Fabienne) et l'ingénieur. Outre que les coups de foudre sont invraisemblables, il est étrange que Fabienne tombe à ce point amoureuse de François, alors qu'elle pleure encore son mari défunt, et qu'elle a rejeté un amour sincère émanant de quelqu'un qu'elle a aimé, et dont elle aurait pu, tout au moins, accepter l'amitié. Ensuite, toute l'histoire de cette relation est assez dure à croire, car elle ne colle pas vraiment au caractère de Fabienne. On me dira que quand on est amoureux, on est bête, et qu'on essaie de tout faire pour que la relation fonctionne, même si on la sait condamnée. Cela ne me convainc pas vraiment concernant ce roman.
J'ai aimé ce qui finit par arriver quant cette histoire d'amour, mais là encore, c'était très facile. Cela arrive comme un cheveu sur la soupe, et ce n'est pas très crédible. C'est un peu préparé par ce que fait Louise, mais cela ne m'a pas vraiment convaincue.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Yves Mugler. et Elsa Romano pour les éditions VDB.
J'ai lu ce roman parce que j'aime beaucoup ces deux comédiens dont le jeu est juste. Là encore, ils ne cabotinent pas, font passer les émotions avec finesse, le tout d'une voix toujours très agréable.
J'ai bien aimé la manière dont l'éditrice a choisi de faire commencer le roman: non par de la musique, mais par un bruit d'eau.

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lundi, 25 mars 2013

Ne t'éloigne pas, d'Harlan Coben.

Ne t'éloigne pas

L'ouvrage:
Il y a dix-sept ans, Stuart Green a disparu. Touché par le désespoir de l'épouse de Stuart, et intrigué par cette disparition, le lieutenant Broome continue de mener l'enquête.

Ray Levin est photographe.
Ce soir-là, il est agressé. On ne lui vole que son appareil photo. Surpris qu'on lui ait laissé son portefeuille, il finit par comprendre ce que voulait son agresseur.

Megan est une respectable mère de famille. Elle aime son mari et ses deux enfants. Cependant, certains éléments de son ancienne vie lui manquent. C'est alors que Lauren (un personnage de cette ancienne vie), la contacte, et lui dit qu'il lui semble avoir vu quelqu'un que Megan croyait mort.

Critique:
Si Harlan Coben a écrit certains romans qui m'ont moins plu, j'ai aimé «Ne t'éloigne pas». Je pense que l'auteur a compris que l'une de ses forces, c'est de décrire des personnages profondément humains. En effet, à lire leur histoire, leurs sentiments, leurs sensations, on ne peut que les comprendre. Sûrement pas tous, certes. Par exemple, celui qui sacrifie tout au nom de son fils, qui n'hésite pas à faire torturer et tuer, et qui a du mal à se remettre en question quant à ses actes passés, on aura du mal à le prendre en pitié. Cependant, on comprendra comment il en est arrivé là.
Bien sûr, on ne trouvera aucune excuse au couple de tortionnaires. Eux n'hésitent pas à s'en trouver, ce qui les rend encore plus détestables.
Quant aux autres, je ne peux trop rien dire, mais chacun parlera au lecteur.
D'autre part, le romancier expose bien les relations houleuses de parents avec leurs enfants adolescents. Ça sent le vécu. ;-)

Harlan Coben utilise une façon de faire qui lui est propre: un événement ancien impliquant plusieurs personnes continue de hanter ces personnes. Un événement pendant lequel certains protagonistes ont agi dans la hâte et la peur. Malgré cette récurrence, l'auteur a introduit des éléments qui font que cet événement, s'il est un tournant pour certains, n'est pas la seule chose que l'on cherche.
De plus, il ne fait pas trop traîner les choses avant de dévoiler les liens entre tel et tel personnage. Il commence bien par montrer chacun ayant sa vie, mais il les rassemble vite. Le livre ne traîne pas. L'auteur retarde bien un peu certaines révélations, mais cela passe bien.
En outre, Harlan Coben apprend certaines choses au lecteur avant que les personnages ne les sachent. Cela fait que le lecteur a l'impression d'avancer: il ne piétine pas, n'attend pas de tout apprendre.
Il y a une chose que j'aurais voulu voir tourner autrement, mais cela n'aurait pas été possible. Si l'auteur avait fait cela, il aurait «détruit» trop d'autres choses. Je regrette quand même qu'il ait agencé son histoire au point de rendre impossible ce que je voulais.

L'écrivain utilise une ficelle que ses pairs ont galvaudée. Je pensais d'ailleurs qu'il s'engouffrerait dans la facilité, mais non. Il présente certains faits d'un certain point de vue, et explique bien que ces faits sont impossibles. Le lecteur, à l'instar d'un personnage (qui ne se l'avoue pas clairement), ne peut s'empêcher de se demander si cela ne serait finalement pas possible... et l'auteur fait en sorte que la solution ne soit ni grandiloquente ni invraisemblable.

J'aime bien la résolution de l'énigme. Elle est atypique chez ce genre d'auteurs, car les pensées du lecteur ne seront pas politiquement correctes, après cette découverte.
Quant au nom de la personne coupable, je l'ai deviné très peu de temps avant que l'auteur ne le dévoile.

D'habitude, je ne lis pas les remerciements, surtout quand ils se résument à une liste de noms. Ici, après avoir zappé l'inévitable liste, j'ai écouté la suite. L'auteur a remercié certaines personnes qui ont fait des dons à des associations caritatives afin que leurs noms apparaissent dans ce roman. Je trouve que proposer cela est une bonne initiative de la part de l'auteur.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Hervé Lavigne et Isabelle Miller pour les éditions VDB.
Quelle joie pour moi de retrouver ces deux comédiens très talentueux!
Hervé Lavigne, parvient à merveille à modifier sa voix pour certains personnages sans que cela semble joué.
Quant à Isabelle Miller, elle a surtout modifié sa voix pour le personnage de Lauren. Je pense qu'elle a eu raison. La voix un peu grave et un brin gouailleuse qu'elle prend va très bien à Lauren. De ce fait, il m'a été plus facile de l'imaginer.

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