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vendredi, 20 décembre 2019

Loin, d'Alexis Michalik.

Loin

L'ouvrage:
2008. Antoine Lefèvre a vingt-six ans, est fiancé, s'entend bien avec sa mère et son beau-père. Un jour, alors qu'il ramasse le courrier de sa mère, il tombe sur une carte postale envoyée dix-sept ans auparavant. La poste vient de la retrouver, et l'a enfin distribuée. Elle émane de Charles, le père d'Antoine, parti sans explications alors que son fils avait sept ans. Intrigué, Antoine décide de partir sur les traces de Charles.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. Antoine part accompagné de son meilleur ami (Laurent) et de sa sœur (Anna). Ce mélange est explosif. Avec la combinaison de ces trois phénomènes, n'importe quel voyage sera intéressant. Anna m'a un peu agacée, à chérir sa vie dissolue, à être un parasite, et à mépriser ceux qui préfèrent une vie plus calme. Cependant, chacun évolue au cours de ce périple. De plus, comme le souligne l'auteur lui-même, l'humour du livre n'aurait pu être sans la réunion de ces trois personnages. Le voyage n'aurait pu se faire sans Anna qui pimente les échanges de répliques sur lesquelles les autres se doivent de rebondir, et qui, de surcroît, aide souvent à débloquer des situations, et à en apprendre davantage sur Charles.

Ce livre m'a tentée, sinon je ne l'aurais pas lu, mais j'avais peur que ce voyage souffre de longueurs. Cela n'a pas été le cas. Je regrette même que le roman n'ait pas été plus long, car certaines choses restent en suspens.

Chaque pays visité apporte des renseignements à nos personnages. Tout arrive en désordre, parce qu'ils commencent avec ce qu'ils ont: la carte de Charles postée de Berlin. Ils tirent donc sur ce fil, et ce qu'ils mettent au jour est un autre fil allant dans une autre direction, etc. En général, je n'aime pas les puzzles. Cependant, ici, l'intrigue m'a plu, les personnages aussi, et il ne m'a pas été trop difficile d'assembler les pièces à mesure qu'elles étaient données, car l'auteur ne bâcle rien, ne parle pas à demi-mots, etc.
J'ai aussi apprécié de découvrir un peu de la culture des pays que visitent nos héros.
Bien sûr, j'ai été déçue que certains personnages qui m'étaient sympathiques souffrent, mais ce n'est pas un reproche adressé au romancier. Ces souffrances rendent le tout réaliste.

Venons-en aux quelques reproches que j'adresse à ce roman. À travers Anna, puis à travers certains événements, l'auteur montre qu'il pense qu'il n'est pas bon d'apprécier une vie calme, qu'il n'est pas bon de n'avoir jamais essayé drogue et alcool, qu'il n'est pas bon de ne pas vouloir (même une fois) tromper la personne avec laquelle on s'est engagé. Il semblerait que pour lui, ceux qui préfèrent ces choses sont coincés, ne profitent pas de la vie, etc. Je déteste cette façon de penser. Pour moi, elle s'apparente à de l'intolérance. Je fais partie de ces gens qui n'ont jamais été tentés par la cigarette (l'odeur m'a toujours écœurée) ou l'herbe, qui ne supportent pas le goût de l'alcool, qui sont fidèles, et je ne m'impose rien. Un jour, je me suis imposé de boire un verre de vin (même si je savais déjà que c'était la brûlure de l'alcool que je n'aimais pas, quelle que soit la boisson) pour qu'on ne me dise pas que je ne parlais pas en connaissance de cause. Cela ne m'a pas donné envie de recommencer, ni de tester ces autres choses qui ne me tentent pas. Je trouve donc dommage que l'auteur nous dise que ceux qui n'aiment pas ces choses sont des constipés. Dans le cas du personnage du roman, c'est peut-être un peu nuancé, mais j'ai eu l'impression que l'auteur (à l'instar de beaucoup de personnes) faisait une généralité de cela.

Il y a une incohérence quant à l'intrigue. Comment se fait-il que Charles soit à Nouméa, ou vive sur un voilier, alors qu'Antoine et Anna viennent de retrouver un autre de ses enfants avec qui il vit la plupart du temps?
Je n'ai pas aimé qu'on n'en sache pas davantage quand Anna et Laurent restent à Nouméa. (Je le tourne ainsi pour ne pas trop en dévoiler.)
Je n'aime pas l'espèce de coup de foudre entre deux personnages. Je reproche cela parce que je n'aime pas les coups de foudre d'une manière générale. Je les trouve trop peu crédibles. Je préfère la façon dont se passent les choses entre deux autres personnages du roman.

L'entretien avec l'auteur, en fin d'ouvrage, est très intéressant. Il n'y est pas question d'une suite, alors qu'à mon avis, il pourrait y en avoir une. Bien sûr, Alexis Michalik devrait jouer serré afin que le récit ne s'enlise pas, mais cela apporterait certaines réponses, et permettrait peut-être à l'auteur de nuancer son avis sur les gens qui aiment une vie calme. ;-)

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Damien Ferrette.

Je connais peu ce comédien. Dans ce roman, il a dû jouer de fortes émotions, et certaines n'allaient pas sans un petit côté caustique. Je pense surtout au moment où nos héros croient leurs derniers instants arrivés, et hurlent, totalement paniqués. Damien Ferrette s'est très bien sorti de cette scène. Il est parvenu à transmettre la peur des personnages, sans oublier le brin de rire à destination du lecteur. Tout cela sans en faire trop. Je pense vraiment que cette scène est très facile à mal jouer. Vous comprendrez que si, pour moi, Damien Ferrette a très bien joué ce passage, il s'est habilement tiré du reste du roman. C'est en effet ce que je pense. J'espère avoir beaucoup d'autres occasions d'entendre ce comédien. Puisse-t-il enregistrer d'autres livres qui me tenteront.

Pour information, la structure du livre n'est pas respectée: la plupart des chapitres sont coupés en plusieurs pistes.

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mardi, 17 décembre 2019

Le pays de la liberté, de Ken Follett.

Le pays de la liberté

L'ouvrage:
Écosse, fin des années 1760. Mack et sa sœur jumelle travaillent dans les mines de charbon appartenant aux Jamisson. Mack se prépare à annoncer qu'après avoir écrit à un avocat londonien, il a reçu une réponse expliquant que si elle cessait de travailler pour un propriétaire minier dès ses vingt-et-un ans, une personne était libre. Tous ceux qui travaillent dans les mines des Jamisson, et n'ont pas encore vingt-et-un ans, comptent bien profiter de cette information.

Critique:
Je pense que j'aurais adoré ce livre lorsque j'étais adolescente. Il m'a un peu rappelé les sagas dans lesquelles j'aimais me plonger. Il arrive sûrement trop tard, car il ne m'a pas vraiment plu. J'ai trouvé qu'il était trop facile de ne pas aimer les «méchants» avides de pouvoir et d'argent. C'est peut-être un peu plus nuancé pour les «gentils», comme Lizzie, parce qu'au début, elle regarde avec un brin de mépris ceux qui déplorent leur sort de travailleurs de la mine. En outre, j'ai trouvé qu'elle tombait un peu vite amoureuse de celui qu'elle épouse. Étant donné que celui-ci ne se montrait pas vraiment sous un bon jour, je ne comprenais pas ce qu'elle lui trouvait. Certes, avec elle, il était sympathique, mais pour moi, il aurait dû être aisé à Lizzie de voir comme il l'était peu en réalité.

La première partie m'a paru lente. Je ne m'attachais pas aux personnages (sauf un peu à Mack et à Lizzie), l'histoire me paraissait prévisible, les Jamisson me cassaient les pieds... Ensuite, les choses se sont un peu arrangées, mais cela n'est pas allé jusqu'à me faire beaucoup aimer le roman. J'ai trouvé la fin un peu rapide. J'aurais voulu savoir comment se passent les choses ensuite. On me dira que je suis en plein paradoxe: je n'ai pas trop apprécié le roman, et j'aurais voulu une fin plus développée. ;-) C'est vrai que cela semble étrange. Cependant, plus le livre avançait, plus je l'appréciais. Je pense que c'est la raison pour laquelle j'aurais aimé une fin plus développée.

Je ne connaissais pas du tout la condition des personnes travaillant pour un riche propriétaire minier à cette époque. J'ignorais totalement que la loi disait qu'à vingt-et-un ans, on était libre de ce joug, à condition de ne pas travailler plus d'un jour après cet anniversaire.

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jean-Philippe Renaud.

Je ne connaissais pas du tout ce comédien. J'ai apprécié sa lecture. Il est tout de suite entré dans le roman, et a bien rendu sentiments et émotions. Il n'a pas modifié sa voix à outrance pour les rôles féminins. Je l'entendrai à nouveau avec plaisir.
Comme je pinaille, je n'ai pas aimé qu'il prononce le «t» de Robert. Au moins, il n'a pas fait le «r» anglophone...

Pour information, la structure du livre n'est pas respectée: certains chapitres sont coupés en plusieurs pistes.

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vendredi, 29 novembre 2019

Ce que savait la nuit, d'Arnaldur Indridason.

Ce que savait la nuit

L'ouvrage:
Le cadavre d'un homme, disparu depuis trente ans, émerge d'un glacier islandais. Konrad, policier à la retraite, reprend l'enquête, poussé par le principal suspect qui nie être coupable aussi farouchement que trente ans auparavant.

Critique:
J'avais abandonné l'idée de lire des romans d'Arnaldur Indridason, après avoir tenté «L'homme du lac» sans parvenir à le finir. Cependant, le résumé de celui-ci m'a tentée, et j'ai décidé (comme d'habitude) d'écouter mon instinct. Bien m'en a pris, car ce livre m'a plu? et je compte tenter (dans l'ordre, cette fois) la série dont «L'homme du lac» est le tome 5.

Le roman part sur quelque chose de classique: une affaire non élucidée qui remonte à la surface, un policier marqué par cette affaire, un suspect qui nie Être le coupable... Ces éléments sont bien exploités, car ils ne m'ont pas du tout ennuyée. À cause du chapitre 2, le lecteur se doute très vite que le principal suspect est innocent. D'autres choses viennent rapidement renforcer cette impression. Cela non plus ne m'a pas agacée, parce qu'il restait quand même la possibilité que le suspect soit coupable (cela pouvait se faire sans rendre le reste incohérent).

Le roman démarre lentement, mais ce n'est pas une lenteur pénible. L'auteur présente l'affaire, son personnage principal, etc. Ensuite, rien ne traîne. Au milieu de l'enquête, par petites touches, Arnaldur Indridason en révèle davantage sur Konrad. Celui-ci a eu le temps de s'attirer la sympathie du lecteur, et le fait qu'il ne soit pas parfait la renforce, car on s'identifie à lui, même si on lui reproche certains détails.
S'il est quelque peu classique (certains pans de son passé sont douloureux), cet aspect ne m'a pas dérangée, car Konrad ne joue pas les pauvres malheureux, et assume ses méfaits, même si c'est un peu tard pour l'un d'eux. D'autre part, l'auteur ajoute certaines notes d'humour lorsque le personnage principal côtoie ses petits-enfants.

À un moment, le romancier utilise la ficelle qui consiste à proposer un suspect qui, au final, n'a pas commis le meurtre. Je n'aime pas cette ficelle, mais je ne la reproche pas ici, parce que l'écrivain fait cela très finement. En outre, ce suspect a quand même des choses à se reprocher.

Moi qui me demande toujours ce que je ferais à la place de tel personnage, je pense que j'aurais réagi exactement comme Herdis, à la fin.

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Martin Spinhayer.

Martin Spinhayer fait partie des comédiens dont j'apprécie beaucoup le jeu. Ici, il n'a pas démérité. Que ce soit pour la narration ou pour les personnages, son interprétation est toujours sans failles. Il modifie à peine sa voix pour les rôles féminins, ce qui fait que ce n'est pas affecté. Il rend, sans difficultés apparentes, les sentiments des personnages.

Pour information, la structure du livre est respectée.

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lundi, 25 novembre 2019

Vol au-dessus d'un nid de coucou, de Ken Kesey.

Vol au-dessus d'un nid de coucou

L'ouvrage:
Dans un hôpital psychiatrique, un nouveau patient (McMurphy) arrive. Il découvre rapidement que le service dans lequel il atterrit est dirigé d'une main de fer par une infirmière qui passe pour un ange, et qui, en réalité, est sadique. Il promet aux autres patients qu'il la vaincra. Les paris sont ouverts.

Critique:
Voilà très longtemps que j'entends parler de ce livre, et également du film qui en a été tiré. C'est mon mari qui m'a poussée à tenter le livre: comme je n'en entendais que du bien, j'avais peur de ne pas aimer. Heureusement, j'avais tort. Ce roman n'est pas uniquement une guerre des nerfs entre un patient et une infirmière. L'auteur prend prétexte de cela pour analyser la psychologie de ses personnages, mais aussi le résultat que la pression de la société peut avoir sur eux. Le narrateur (le patient le plus ancien du service) explique bien que beaucoup sont là à cause du système.

L'idée principale, à mon avis, est de montrer des gens enfermés pour des broutilles, maltraités par plaisir, et à qui on inflige des électrochocs parce qu'ils ont osé tenter de prouver qu'ils étaient sains d'esprit. Je pense que malheureusement, on trouvait beaucoup ce cas de figure dans les années 60, et peut-être encore aujourd'hui.

L'intrigue ne traîne pas. McMurphy fait souvent en sorte de dédramatiser les choses, mais le lecteur ressent la tension engendrée par les enjeux, par la résignation des patients, etc.

À l'instar de McMurphy, je n'ai pas compris pourquoi certains patients étaient là alors qu'ils pouvaient ne pas y être. C'est expliqué, Harding le dit à McMurphy, et Branden le dit de plusieurs manières différentes lorsqu'il nous fait part, au long du roman, de ses considérations, mais j'ai été estomaquée que cela en soit à ce point.

Je trouve la fin frustrante. Soit, certaines choses évoluent positivement, mais pour cela, il a fallu un sacrifice... D'autre part, j'aurais aimé en apprendre davantage sur ce qu'il advient de Branden. Surtout que je n'arrive pas à savoir si le récit est totalement chronologique ou si le tout début se déroule après la fin. J'envisage cela à cause de quelque chose que dit le narrateur. Mais si le tout début se passe après la fin, cela veut dire une chose qu'il m'est très pénible d'envisager...

La préface est intéressante, mais j'imaginais que l'auteur en dirait davantage.

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Philippe Spiteri.

Je ne connaissais pas du tout ce comédien. Sa lecture m'a plu. Il rend les sentiments des personnages sans cabotinage. Il modifie sa voix pour certains, et moi qui n'aime pas cela, ici, j'ai trouvé que c'était judicieux, car Philippe Spiteri ne le fait pas à outrance. Ses changements de voix renforcent la représentation qu'on se fait des personnages.

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vendredi, 25 octobre 2019

Octobre, de Søren Sveistrup.

Octobre

L'ouvrage:
Copenhague, début octobre, de nos jours. Le cadavre d'une femme amputée d'une main est découvert. Sur la scène de crime, on trouve un petit bonhomme fait en marrons, avec des allumettes en guise de bras et de jambes. Sur ce bonhomme, figurent les empreintes digitales de Christine Hartung, la fille de la ministre des affaires sociales. Christine a disparu un an plus tôt, et est présumée morte. Chargée de l'enquête, l'inspectrice Naia Thulin va tenter de se repérer dans un écheveau d'étranges indices. Elle est assistée de Mark Hess, qui travaille à Europol, mais est affecté au commissariat de Copenhague pour refaire ses preuves.

Critique:
Concernant ce roman, j'ai eu le même cheminement de pensée que pour «ADN», d'Yrsa Sigurdardottir. D'abord, le résumé ne m'a pas du tout attirée. Ensuite, les éditions Audiolib l'ont annoncé à paraître lu par Ingrid Donnadieu. Appréciant beaucoup le jeu de cette comédienne, j'ai décidé de me laisser tenter. Comme pour «ADN», je suis très contente d'avoir cédé à la tentation. Il est d'ailleurs à noter que des détails de ce roman m'ont rappelé celui d'Yrsa Sigurdardottir. Cela n'enlève rien ni à l'un ni à l'autre, mais j'ai souri que deux livres pour lesquels j'avais eu le même cheminement de pensée aient certains détails communs.

Søren Sveistrup parvient à ne pas berner le lecteur tout en gardant la dose de suspense nécessaire, et en ménageant des surprises. Par exemple, il ne s'amuse pas à donner de faux indices. Lorsqu'il y a tentative de tromperie, le lecteur le sait, puisque Hess le sait.
Ensuite, malgré son épaisseur, le roman est exempt de remplissage. Tout en montrant au lecteur qu'il n'est pas près d'avoir la solution, en distillant les informations petit à petit, Søren Sveistrup ne crée aucune lenteur. Lorsque les enquêteurs découvrent un pan de la vérité (par exemple, le lien qui unit les victimes), le rebondissement est captivant, et je n'ai pas du tout été frustrée qu'il ne soit qu'une infime partie de la solution. Lorsque l'enquête est terminée aux yeux de certains, l'auteur ne fait pas attendre son lecteur avant de relancer l'action, d'autant que le lecteur, lui, sait que ce n'est pas fini.

Outre l'enquête, j'ai apprécié de découvrir les personnages principaux. Bien sûr, on retrouve quelques caractéristiques d'autres personnages de thrillers: le policier cabossé par la vie, celui qui travaille trop et voit trop peu son enfant... Cependant, cela ne m'a pas agacée (alors que c'est de plus en plus le cas) car j'ai trouvé cela bien amené, bien inséré dans l'histoire. Ce n'était pas exprimé de manière grandiloquente.

Quant aux personnages qui souffrent ou ont souffert, l'auteur sait, là aussi, éveiller la compassion du lecteur... même envers celui qui commet de mauvaises actions, ce qui ne veut pas dire que ces actes sont excusables.
Je regrette seulement de ne pas savoir ce que devient l'un des personnages. D'autant que ce protagoniste aurait mérité que le romancier s'attardât sur son cas...

Je ne sais pas si l'auteur a prévu que ce livre serait le premier d'une série, mais il me plairait de retrouver Thulin et certains autres.

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Ingrid Donnadieu.

Comme d'habitude, j'ai été ravie d'entendre cette comédienne. (Bien sûr, puisque c'est elle qui a fait que j'ai décidé de tenter ce roman.) Je n'ai pas été déçue par son interprétation. Elle rend très bien les sentiments des personnages, et modifie sa voix pour certains rôles sans que cela soit affecté. De plus, elle prononce correctement le verbe «s'égailler». Je le souligne ici parce que j'ai constaté, avec surprise, que beaucoup se trompent, et le prononcent comme le verbe «égayer».

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