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mercredi, 8 mai 2019

La symphonie du hasard, livre 3, de Douglas Kennedy.

La symphonie du hasard, livre 3

L'ouvrage:
Alice est rentrée aux États-Unis. Elle oscille entre reconstruction et besoin d'en finir. Entre sa famille (toujours aussi bancale) et ses amis, elle parvient peu à peu à trouver une forme d'équilibre...

Critique:
J'ai préféré cette troisième partie à la précédente. Ici, la narratrice ne m'a pas cassé les pieds, j'ai compris ses choix, ses craintes, ses hésitations... Je l'ai trouvée plus nuancée, moins égoïste, moins prompte à juger tout en n'étant pas irréprochable. Par exemple, elle souffre de ce que lui fait sa mère, mais ne décide pas d'exclure cette dernière de sa vie. Tout au long de cette partie, Alice m'a semblé faire ce qu'elle pouvait avec les cartes qu'elle avait.

Encore une fois, j'ai été plus indulgente envers sa mère qu'envers son père. Sa mère reconnaît ses torts, finit par trouver le courage de faire quelque chose, est prudente lorsqu'il s'agit de prendre une certaine décision... Le père d'Alice ne cesse de dire et faire des choses répréhensibles, son repentir est toujours grandiloquent, et sonne faux. Il se fustige à grand renfort de mots très durs et de grosses larmes, ce qui ne l'empêche pas de recommencer à dire et faire d'autres choses répréhensibles, et à refuser vertement les conseils...

Malgré de graves éléments, l'auteur glisse souvent de l'humour dans cette partie. L'exemple le plus parlant est celui de la situation des parents de notre héroïne. Leur comportement l'un envers l'autre m'a beaucoup amusée, et quelque peu attendrie. Mon passage préféré concernant cela est le mariage d'Adam. Outre la drôlerie de certaines répliques et situations, à cette occasion, presque tous les Burns sont réunis et rient ensemble. Bien sûr, ils font cela lors d'un moment qu'ils savent dénué de bonheur, mais pour moi, ils font la seule chose qu'ils peuvent. En outre, cette complicité est assez rare pour être soulignée.

Comme dans d'autres romans, Douglas Kennedy n'oublie pas le contexte historique. Je ne m'y connais pas tant que ça en histoire des États-Unis des années 80, mais tout sonne vrai. Je ne savais pas que Ronald Reagan avait été élu avec autant de voix...

J'ai apprécié les différentes réflexions dont l'auteur parsème son ouvrage concernant la vie, la souffrance due au deuil, l'adaptabilité de l'être humain... Tout cela m'a paru très juste, cela a fait écho à certaines de mes pensées. Le seul élément avec lequel je ne suis pas d'accord, c'est le fait qu'on choisit de souffrir. Alice choisit certaines choses, soit, mais je n'aime pas que le romancier fasse de cela une généralité. Il y a une chose dans ma vie que je n'ai absolument pas choisie, et dont je me débarrasserais le plus rapidement possible, si je le pouvais.

Je ne l'ai pas dit dans ma chronique du tome 1, parce que je voulais voir à quel point ma supposition était exacte, mais Douglas Kennedy nous gratifie de ce que j'appelle un prologue qui ne sert à rien. Malheureusement, il répond à tous les critères des prologues que je qualifie ainsi: il donne des informations qu'il vaudrait mieux apprendre quand elles se produisent dans l'histoire. L'auteur se charge donc tout seul de gâcher certains moments de lecture. On retrouve une grande partie de ce prologue presque à la fin du dernier chapitre. Il aurait mieux valu qu'il n'existe pas, car à mon avis, à part donner certaines révélations trop tôt, il n'apporte rien. Je devrais rebaptiser ces prologues qui ne servent à rien en prologues qui gâchent la lecture. Une amie m'a dit que lorsqu'elle constate que le prologue d'un livre est de ce genre (par exemple parce qu'il ne se passe pas tant de temps avant le chapitre 1), elle ne le lit pas. J'envisage de faire comme elle. J'ai fait ainsi sans le vouloir concernant «La fille du train», et quand j'ai découvert le prologue, j'ai été ravie de ne l'avoir pas lu au début!

À la fin de cette troisième partie, on attend une suite. On peut prévoir certaines choses, mais j'ai quand même l'impression d'un récit inachevé. De plus, j'aurais aimé retrouver cette intrigue et ces personnages qui m'intéressent, même si la seconde partie du roman m'a moins plu.

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Ingrid Donnadieu.

Il m'a plu de retrouver Ingrid Donnadieu. Elle n'a pas démérité: son jeu reste vivant sans affectation, tant concernant la prononciation des mots anglophones que la modulation de sa voix pour certains rôles et certaines émotions. Par exemple, à un moment, Alice pleure: la comédienne joue cela très bien. J'ai choisi de souligner cela parce que c'est quelque chose d'assez difficile à bien jouer, et que certains s'en tirent mal.

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jeudi, 11 avril 2019

La boîte de Pandore, de Bernard Werber.

La boîte de Pandore

L'ouvrage:
2020. Un soir, René Toledano, trente-deux ans, professeur d'histoire en lycée, se rend, avec une amie (professeur de SVT dans le même lycée) à une soirée concernant l'hypnose. Opale, celle qui dirige les opérations, choisit René pour une expérience d'hypnose régressive. Il assiste à un épisode de l'une de ses vies antérieures, et en ressort choqué.
Le lendemain, il retourne voir Opale afin qu'elle lui montre une autre de ses vies antérieures pour tempérer le traumatisme subi.

Critique:
Après avoir beaucoup aimé la trilogie des fourmis (sauf les humains du tome 3) et le diptyque mettant en scène Lucrèce Nemrod et Isidore Katzenberg, j'ai été assez déçue par Bernard Werber. Pourtant, j'ai voulu tenter ce roman. J'ai surtout aimé les idées autour de l'intrigue: ce qui est dit sur la mémoire, le fait de pouvoir influencer un esprit, etc. Cela fait un moment que je me demande si nous avons des vies antérieures, et s'il nous est possible d'y accéder. L'expérience de René m'a donc beaucoup intéressée. Néanmoins, je ne sais toujours pas si ce qu'il vit est possible. Jusqu'où l'auteur s'est-il documenté? Qu'a-t-il imaginé? D'autre part, j'ai trouvé peu crédible qu'après avoir été guidé seulement trois fois par Opale, René parvienne à s'auto-hypnotiser, et à faire seul tout le chemin indiqué par la jeune femme. Autre chose m'a fait tiquer, comme d'habitude lorsque je rencontre un auteur qui imagine que tous ses lecteurs peuvent se servir de leurs yeux. Selon le déroulé indiqué ici, l'hypnotisé visualise un escalier, un couloir, une porte, puis derrière cette porte, celles (numérotées) de ses vies antérieures. Il doit ouvrir celle dont le numéro s'éclaire. Je ne sais pas si les personnes aveugles n'ayant jamais vu peuvent s'imaginer l'escalier et le couloir, mais je sais que j'aurais du mal. Néanmoins, cela doit être possible. Cependant, qu'en est-il de la porte dont le numéro s'éclaire?

Au long du roman, René s'attache à détromper les gens quant aux mensonges de l'histoire. Je ne suis absolument pas férue d'histoire, mais j'ai été surprise de constater que je savais certaines choses expliquées par le personnage. Si moi, qui suis très loin d'être aussi calée que les historiens, connaissais ces éléments, je me dis que d'autres en savaient encore plus que moi, et que pour beaucoup de lecteurs, les révélations de Bernard Werber n'en sont pas.

Au départ, je n'ai pas trop aimé ce que découvre René quant à sa première vie. Ensuite, l'auteur a su orienter les choses de manière à ce que cela m'agace moins. J'ai même fait un parallèle avec «Le jour des fourmis», lorsque cent-troisième (si je me souviens bien de son nom) regarde la télévision pour tenter de comprendre les «doigts». Après son expérience, elle parle des côtés négatifs de notre civilisation, puis elle glisse vers les côtés positifs, et si son exposé commence mal, elle reconnaît que les côtés positifs sont importants. Ici, c'est un peu la même chose: notre civilisation est comparée à celle de la première vie de René (il s'appelait Geb), et nous semblons avoir tous les défauts du monde, alors que ceux qui vivaient au temps de Geb paraissent parfaits en tous points. À mesure que le livre avance, Geb se rend compte des failles de sa civilisation.

C'est le premier livre que je lis où l'auteur donne la solution d'un tour de magie. Je connais donc au moins un tour que je pourrai faire à quelqu'un. Bien sûr, il faudra que ceux à qui je m'attaquerai n'aient pas lu ce roman. ;-)

Je n'ai pas vraiment adhéré à l'intrigue. Je ne vais rien en dire, car je m'aperçois que je dévoilerais trop de choses si je le faisais. Je ne regrette cependant pas ma lecture parce que tout ce qui a trait à la mémoire, à l'hypnose, et à la manière dont peut réagir notre esprit, m'a plu.

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Aurélien Ringelheim.

J'apprécie beaucoup le jeu de ce comédien qu'à mon avis, on entend trop peu. Ici, il n'a pas démérité. Sans modifier sa voix à outrance, il entre très bien dans la peau des divers personnages. Son ton est toujours adéquat.

Pour information, la structure du livre a été respectée. J'ai été ravie de le constater, et cela m'a beaucoup étonnée. En effet, les éditions Audiolib sont attachées aux pistes d'environ un quart d'heure, et n'hésitent pas à couper des chapitres qu'elles jugent trop longs en plusieurs pistes, mais aussi à rassembler, sur une piste, des chapitres jugés trop courts. Dans «La boîte de Pandore», certains chapitres sont très courts. Heureusement, l'éditeur audio n'a pas fait subir à ce roman ce à quoi a eu droit (par exemple) «Nous», de David Nichols. Je suis vraiment contente de ce progrès!!! Pourvu qu'il s'étende aux chapitres durant plus d'un quart d'heure!!!

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jeudi, 4 avril 2019

Le cycle de fondation, tome 1: Fondation, d'Isaac Asimov.

Fondation: Le Cycle de Fondation 1

L'ouvrage:
Gaal vient de finir ses études. Il va travailler sur la planète Trantor, sous l'égide du savant Hari Seldon. Le lendemain de son arrivée, Gaal est arrêté. Le but est de toucher Hari à travers lui: il travaille pour le savant, mais sur quoi exactement? Ignorant encore tout, le jeune homme se tait. Hari (qui avait prévu que les choses tourneraient ainsi) s'explique. Grâce à la psychohistoire, il a calculé que l'empire allait bientôt s'effondrer, et connaître trente mille ans de chaos. La solution, pour réduire ce chaos à mille ans, est de mener à bien le projet sur lequel Seldon travaille: le rassemblement de toutes les connaissances humaines dans une encyclopédie.

Critique:
J'entends parler d'Isaac Asimov depuis très longtemps, et je sais qu'il est très apprécié, surtout pour ses écrits mettant en scène des robots. J'ai donc voulu essayer «Fondation». Je ne lirai pas la suite. Pourtant, le tout début du roman m'a plu. Ensuite, j'ai trouvé qu'i ne s'agissait plus que de luttes politiques, de stratégies pour obtenir le pouvoir, etc. Cela m'a agacée, moi qui n'aime pas du tout ce genre de choses. De plus, dès qu'on change de partie, on avance de vingt ou trente ans. Cela fait qu'on ne peut pas vraiment s'attacher à des personnages. On en suit certains pendant une ou deux parties, mais ensuite, ils sont remplacés, et de toute façon, l'ensemble reste des stratégies politiques.

On est dans de la science-fiction, donc on utilise des brouilleurs d'ondes, des billets qui brillent tant qu'on se déplace vers l'endroit où on veut aller, des champs de force protecteurs, etc. Cela m'a plu, mais j'aurais aimé qu'il y ait davantage de choses de ce style. Je pense qu'il y en a dans les ouvrages d'Asimov mettant en scène des robots. Si le tome 1 de «Fondation» m'a refroidie, si je sais que je ne poursuivrai pas la lecture de la série, j'aimerais découvrir les romans d'Asimov où il y a des robots. C'est d'ailleurs de ceux-là que j'entends parler lorsqu'on évoque cet auteur devant moi. Combien de fois mon mari (dont j'ai appris hier qu'il n'avait pas lu «Fondation»), m'a-t-il récité les lois de la robotique? Ceci est donc un appel aux éditeurs de livres audio, car j'imagine qu'Audiolib va continuer «Fondation», et ne peut pas forcément s'attaquer à tout Asimov. Lequel va donc faire enregistrer les romans avec des robots?

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Stéphane Ronchewski.
Si j'ai été poussée par mon envie de découvrir Asimov, c'est surtout le nom du lecteur qui a fait que j'ai tenté ce roman. J'aime beaucoup ce comédien dont le jeu est toujours naturel, et qui, pour le coup, a su interpréter cette histoire sans exagérer. J'imagine un comédien qui aurait modifié sa voix pour chaque personnage, sachant qu'il y en a beaucoup... Stéphane Ronchewski modifie un peu sa voix pour le Commodore, et l'intonation qu'il adopte va très bien au protagoniste. Donc cette initiative m'a semblé bonne.
À un moment, l'auteur parle d'un personnage qui ne prononce pas les «r». Le comédien (sûrement après discussion avec l'éditeur) lui a fait un accent anglophone. Je trouve cela dommage. Certes, c'est un lord, mais on dit surtout qu'il ne prononce pas les «r». J'imagine bien que l'éditeur et le comédien ont craint qu'un discours sans aucun «r» soit laborieux pour le comédien et l'auditeur. Je le comprends, mais j'aurais préféré cela à un accent anglais. Heureusement, comme beaucoup de temps s'écoule entre chaque partie, on ne voit ce personnage que dans un chapitre (sur 48).

Pour information, la structure du livre n'est pas totalement respectée: quelques chapitres sont coupés en plusieurs pistes.

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vendredi, 29 mars 2019

Petit manuel de résistance, de Cyril Dion.

Petit manuel de résistance

L'ouvrage:
Cyril Dion constate le réchauffement climatique. Partant de là, il explique d'autres maux qui accablent la planète et ses habitants. Puis il expose des solutions afin de tenter de sortir le monde du mal-être.

Critique:
Comme je le dis à chaque fois que je chronique un documentaire, ce type de livres sera forcément lu par rapport à soi-même. C'est normal, puisque ce genre s'adresse à chacun de nous. Je fais partie des personnes qui ne savent pas grand-chose sur le réchauffement climatique. Je m'inquiète parce que j'entends de plus en plus de choses à ce sujet, mais je ne suis pas documentée. Je connais même une personne qui m'affirme s'être extrêmement documentée, et qui est sûre que le réchauffement actuel est une phase, que le refroidissement qui va stabiliser les choses arrive bientôt. Moi qui n'ai pas fait d'études concernant cela, j'aurais tendance à croire Cyril Dion (qui cite ses sources et explique les choses) plutôt que la personne qui m'a dit que c'était seulement un passage. Mais pour me faire véritablement une opinion, il faudrait que je lise ce sur quoi s'appuient Cyril Dion et cette autre personne.

Je fais également partie de ces gens qui tentent de faire des choses à leur petite échelle. Par exemple, je préfère les transports en commun à la voiture. Je sais aussi que même s'il est bien d'agir à son échelle, cela ne sert à rien. Je fais aussi partie de ceux qui s'étiolent dans un travail qu'ils n'ont pas choisi. Cependant, pour moi, les choses sont un peu plus compliquées que le schéma que décrit l'auteur. Malgré ce constat pessimiste, je tiens à dire que je connais plusieurs personnes qui s'épanouissent dans leur travail.

Parmi les constats de l'auteur, il y a tout ce qui touche au smartphone et aux réseaux sociaux. Je suis d'accord avec lui, notamment concernant l'obsolescence psychologique, et la façon dont les gens se raccrochent à du superficiel. Certes, il est facile pour moi de donner raison à Cyril Dion là-dessus, n'ayant pas de portable et ne fréquentant pas les réseaux sociaux.

J'aime beaucoup l'une des théories développées, à savoir que nous prenons conscience des choses par les histoires, que nous nous en racontons aussi pour mieux appréhender certaines situations, etc. Je suis tout à fait d'accord avec cela.

L'auteur nous explique que malgré notre défaitisme (même si nous savons qu'il faut agir, nous ne savons pas trop comment, et pensons ne rien pouvoir faire), il y a des solutions. Elles ne sont pas forcément faciles à mettre en oeuvre, et appellent à l'altruisme, à l'empathie de chacun, tout comme à une massive mobilisation dans le respect et la non violence. Il donne même des exemples de mobilisations qui fonctionnèrent. Il dit que tout notre système doit être repensé, et donne des exemples de ce que prônent certains militants. Je connaissais (surtout de nom) Pierre Rahbi, et le résumé que Cyril Dion fait de sa façon de voir la réfection me convient moins que la méthode prônée par Isabelle Delannoy. Je ne la connaissais pas non plus, même pas de nom.

J'espère que des mouvements auxquels je pourrai participer se mettront en place... Je le souhaitais déjà avant de lire ce livre. L'auteur n'a fait que renforcer mon opinion, et me montrer l'étendue du désastre.

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par l'auteur.

Cyril Dion adopte un ton adéquat: ni trop sobre ni exagéré.

Pour information, la structure du livre n'est pas respectée: certains chapitres sont coupés en deux pistes.

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mercredi, 20 mars 2019

Avalanche hôtel, de Niko Tackian.

Avalanche hôtel

L'ouvrage:
Joshua s'éveille dans une chambre d'un grand hôtel. Il pense avoir fait une chute. Ses souvenirs sont flous. Il se rend compte qu'il travaille dans cet hôtel, et que la police enquête sur la disparition d'une jeune fille, qui y séjourne souvent avec ses parents. Le calendrier lui apprend qu'on est en janvier 1980.
Puis un employé de l'hôtel lui dit qu'il doit absolument partir, et lui montre par où et comment. En suivant ses instructions, Joshua est précipité dans une avalanche... et s'éveille à l'hôpital où il apprend qu'on est en janvier 2018. Il ne se souvient de rien, excepté de ce qu'il vient de vivre à l'Avalanche Hôtel, et qui, pense-t-il, doit être un rêve. Cela a-t-il un rapport avec l'enquête sur laquelle il travaille? Est-ce pour cela qu'il est allé seul dans la montagne, et s'est retrouvé pris dans une avalanche?

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. Il n'y a aucun temps mort. J'ai d'ailleurs été tout de suite happée par l'intrigue. Le début fait qu'on se pose des questions, la suite épaissit le mystère... Rien n'est bâclé, il n'y a pas d'incohérences. Étant très prise par le récit, je n'ai pas cherché à le disséquer pour trouver la solution avant que l'auteur ne la donne, petits morceaux par petits morceaux. À un moment, Joshua obtient une information importante. Cette découverte m'a, bien sûr, captivée, mais je ne voyais pas le rapport avec le reste. Je ne l'ai pas vu avant que l'auteur ne le dévoile.

Comme souvent, j'aurais voulu qu'il y ait davantage de détails à la fin, surtout quant à un élément. Mais je pinaille, car on peut deviner ces détails ou faire sans.

Niko Tackian expose une théorie à laquelle je ne crois pas trop. Si Joshua a pu «voir» certaines choses, c'est qu'il en a été imprégné par une autre mémoire que la sienne, la mémoire de quelqu'un qu'il a côtoyé assez longtemps pour créer des liens. J'ai déjà entendu cette théorie. Je n'y crois pas vraiment, mais je sais qu'elle n'a pas été inventée pour ce roman. En outre, elle s'insère bien dans la trame.

L'ambiance est importante ici, et contribue à faire monter la tension. Souvent, les personnages sont en montagne, sous un froid intense. Les efforts des protagonistes pour atteindre leur but, les effets du froid sur eux (circulation sanguine coupée, crampes...), tout est si bien décrit qu'on s'y croirait. Je m'imaginais d'autant plus les choses que j'ai lu une grande partie du roman dans mon lit, et que je pouvais remonter la couette sur moi si l'évocation du froid me le rendait trop présent.

Au-delà d'un récit palpitant, ce roman soulève certaines questions. Comment appréhende-t-on sa propre histoire? Comment des souvenirs qui ne sont pas les nôtres peuvent-ils s'imposer au point de nous pousser à les explorer? Peut-on aimer son enfant malgré tout?...

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Olivier Chauvel.

Olivier Chauvel fait partie de ceux que je retrouve avec plaisir. Il m'est arrivé d'être un peu sévère concernant certains de ses choix d'interprétation, mais c'est un bon comédien. D'ailleurs, ici, les modifications de sa voix ne m'ont pas gênée, sauf pour certaines personnes âgées à qui il fait une voix caricaturant un peu celle de quelqu'un d'âgée, mais cela reste plausible. En outre, tous ses autres choix de jeu m'ont paru judicieux.

Comme d'habitude lorsque le livre est édité par Audiolib, il y a de la musique, ce que je n'aime toujours pas. Heureusement, ici, il n'y en a pas en début de chaque chapitre. En outre, la structure du livre est respectée.

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