Bibliothèque : BBR

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mardi, 26 novembre 2019

Un chat des rues nommé Bob, de James Bowen.

Un chat des rues nommé Bob

L'ouvrage:
2007. James, ancien toxicomane, est musicien des rues, et vit dans un logement social. Un jour, sur le paillasson d'un appartement de son immeuble, il trouve un chat famélique, qui lui témoigne de l'affection. Pensant qu'il appartient à celui qui habite l'appartement, il le laisse à contrecœur. Au bout de plusieurs jours à le voir sur ce paillasson, il frappe à la porte. L'homme qui lui ouvre lui apprend qu'il ne connaît pas ce chat. James décide alors de le recueillir, au moins le temps de le retaper.

Critique:
Une fois n'est pas coutume, cette chronique va commencer par un épisode de «La Livrophile raconte sa vie». (D'habitude, c'est Angèle Boutin (cheffe de projet chez Versacom, l'agence qui s'occupait de la communication digitale et relation influenceurs d'Audible.fr) qui a droit à cela, et fait toujours contre mauvaise fortune bon cœur. ;-) )
Depuis que j'ai interviewé Arlette Bratschi (lectrice bénévole à la BBR), nous sommes restées en contact, et nous bavardons joyeusement de nos lectures. Il y a quelque temps, elle m'a parlé d'un témoignage qu'elle avait adoré concernant un homme qui avait trouvé un chat, et avait tout fait pour triompher de son addiction (je n'ai pas retenu si c'était à la drogue ou à l'alcool) pour bien s'occuper de ce chat. Elle ne m'a pas dit le titre, mais m'a assuré que la BBR allait l'enregistrer. Plus tard, j'ai vu que la BBR avait enregistré «Égarés», de Britt Collins, et j'ai été sûre qu'il s'agissait du témoignage que m'avait recommandé Arlette. J'ai donc sauté sur le livre. Il m'a donné un énorme cafard, et je ne l'ai pas chroniqué. J'aurais sûrement larmoyé au long de tout mon écrit. De plus, je ne voulais absolument pas que cela puisse inciter des gens à le lire. En effet, il ne m'a pas plu. Je ne dirai pas pourquoi ici parce que cela gâcherait la découverte à ceux qui voudraient le lire. En outre, cela m'a renvoyée à mes relations avec mes chats, et cette combinaison n'a fait que renforcer mon mal être. Plus tard, j'ai dit à Arlette pourquoi le livre ne m'avait pas plu. Comme elle ne se souvenait pas du titre, mais uniquement du thème, elle a été déçue pour moi, mais n'a pas trop rebondi. J'ai pensé qu'elle avait aussi oublié cet aspect du témoignage. Et voilà qu'en parcourant les nouveautés de la BSR, je suis tombée sur «Le monde selon Bob». Voyant que c'était une suite sur ce thème, j'ai cherché le premier tome. Il avait été enregistré par la BBR, et c'était «Un chat des rues nommé Bob». Je pense que c'est ce livre-là qu'Arlette m'avait recommandé, et non «Égarés».

Ce témoignage m'a beaucoup plu. Une complicité s'établit très vite entre James et Bob, et on comprend bien que chacun a choisi l'autre. Comme je suis très pénible, j'ai un petit reproche: j'ai moins apprécié que le narrateur tente, sitôt Bob guéri, de lui faire réintégrer la rue. Bien sûr, ses raisons sont compréhensibles: il pense ne pas suffire au chat, et en plus, a peur de ne pas pouvoir s'en occuper comme celui-ci le mérite. Il est touchant de voir que le chat a été un genre de douche ou de réveil, faisant comprendre à James qu'il avait une responsabilité, que le félin lui faisait confiance, et que maintenant, l'humain n'avait plus qu'à s'en montrer digne.
J'ai très bien compris que James considère rapidement Bob comme son enfant. Moi-même, je ne vois mes chats qu'ainsi.

Le narrateur décrit donc son parcours. Il ne tombe jamais dans le larmoiement, et n'hésite pas à reconnaître qu'il a eu un mauvais comportement lorsqu'il était adolescent, puis lorsqu'il s'est établi en Angleterre. Je trouve son histoire très positive: il a souhaité donner un foyer à Bob alors qu'il n'avait pas d'argent, il a eu la force de se débarrasser de ses addictions, de regarder sa situation en face... Lorsqu'il n'a plus pu jouer dans les rues, il a voulu faire autre chose... Une seule fois, il a failli céder au désespoir, et étant donné les circonstances, je l'ai compris.
Quant à Bob, je ne sais pas trop quoi en dire. Pour moi, tous les chats sont comme il est décrit, donc je n'ai pas du tout été étonnée de découvrir qu'il fait fondre tous ceux qui le rencontrent. Bien sûr, chaque chat a ses particularités, et celles de Bob sont sympathiques, mais connaissant les petits félins, elles ne m'ont pas surprise, et m'ont captivée. L'un de ses actes (dans un des derniers chapitres) m'a beaucoup fait rire. Mes chats n'ont pas encore fait ça.

Ce livre aussi m'a renvoyée à ma relation avec mes chats, à ce que je fais de bien (si je ne précise pas que je fais de bonnes choses, mon amie Cathy (dite la limace) va me fouetter), à ce que j'ai fait de mal, à ceux dont l'absence me fera toujours mal. Je suis heureuse d'avoir lu ce livre où un humain et son chat sont si unis. Je suis contente, car la suite m'attend! :-)

Éditeur: Pocket.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jean-Paul Beer pour la Bibliothèque Braille Romande.
J'apprécie ce lecteur qui n'en fait jamais trop, mais n'est pas non plus monotone.

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jeudi, 5 septembre 2019

L'école buissonnière, de Nicolas Vanier.

L'école buissonnière

L'ouvrage:
Paris, 1922. Jean Caradec est cheminot. Un jour, il apprend qu'il va devoir partir plusieurs mois en Algérie afin de participer à la construction d'une ligne de chemin de fer. Il n'accueille pas bien cette nouvelle, car il vit seul avec son fils de onze ans (Paul), et n'a personne à qui le confier. N'ayant pas d'autres solutions, il se décide à demander à Célestine, l'ancienne nourrice de sa défunte femme. Elle accepte. Paul va donc passer plusieurs mois dans la campagne solognote, chez Célestine et son mari, Borel, le garde-chasse, sur le domaine du comte de la Chesnay.

Critique:
Ce roman m'a plu. Il fait passer un bon moment, et ne souffre pas de temps morts. Des lecteurs diront peut-être que certaines choses sont invraisemblables, comme ce qu'il advient de la rivalité entre Borel et Totoche, ou ce que décide le comte lorsqu'il comprend ce qu'on lui cache. Je n'ai pas trouvé ces éléments invraisemblables. Le romancier donne souvent, et de manière assez explicite, le point de vue du comte. Celui-ci s'en veut depuis dix ans, il a eu le temps de ruminer sa souffrance et de comprendre le mal qu'il a fait. Sa décision finale est donc plutôt logique.
Quant à Borel et Totoche, je n'imaginais pas comment cela pouvait se terminer, et ce qu'a choisi l'auteur me convient. Au long du roman, même si Borel est agaçant, on voit bien qu'il n'a pas mauvais coeur.

J'ai aimé découvrir la forêt et ses secrets à la suite de Paul guidé par Totoche... et Garçon.
La plupart des personnages sont sympathiques, sauf Bertrand et ses amis. J'ai compris pourquoi Paul en voulait à Célestine à cause de ses mensonges, mais la pauvre ne pensait pas à mal. Quant à son autre «péché», c'est à vous de décider ce que vous en pensez. À la fin, il n'est pas dit si elle continuera de s'y adonner... ;-)
J'ai aussi apprécié Dédé, dont on se moque souvent, à cause... de son amour pour sa brouette. Heureusement, on le voit dans d'autres situations, et on se rend compte qu'il sait faire autre chose que conduire son engin.

Je râle toujours après les prologues qui ne servent à rien, c'est-à-dire ceux qui sont supposés faire baver le lecteur en dévoilant des morceaux du moment crucial de l'intrigue, et sont, à mon sens, extrêmement pénibles. Je dois donc souligner ici que le prologue de ce roman n'est absolument pas à classer parmi ces horreurs. Il se passe douze ans avant le chapitre 1, et nous aide à comprendre très rapidement la situation de Jean et Paul exposée par la suite. Ouf! Il y a encore des auteurs qui font des prologues intelligents!

J'aurais bien voulu que le livre continue. Vous allez me dire qu'il n'y avait plus rien à écrire. Certes, mais il aurait pu y avoir d'autres excursions de Paul et Totoche...

Éditeur: XO.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Arlette Bratschi pour la Bibliothèque Braille Romande.

Arlette Bratschi pourrait en remontrer à certains lecteurs se disant professionnels. Elle adopte toujours le ton adéquat, modifie sa voix de manière judicieuse selon les personnages... Bref, elle vit le roman, et joue sans jamais trop en faire.

Pour information, la structure du livre n'a pas été respectée: la plupart des chapitres sont coupés en plusieurs pistes. Je n'ai pas compris cela, car en général, les bibliothèques sonores respectent la structure des ouvrages.

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jeudi, 28 décembre 2017

Borderline, de Jessie Cole.

Borderline

L'ouvrage:
Vincent vit avec sa fille, Gemma, dans les collines d'un village australien. Un jour, en rentrant chez lui, il découvre une femme en état de choc, serrant un bébé contre elle. Il ne sait pas que sa vie vient de prendre un tournant.

Critique:
Ce roman m'a globalement plu. L'ambiance est oppressante. On découvre des personnages blessés, qui se cherchent, qui ont du mal à communiquer, et qui, pourtant, semblent deviner certaines choses. La femme que Vincent aide au départ, par exemple, paraît sentir (alors qu'elle le connaît peu) qu'il ne la trahira pas, ne lui fera jamais intentionnellement du mal.

C'est sûrement Gemma qui décrit le mieux Vincent. Ce qu'elle dit est prouvé par les actes de son père. Il attire les femmes à problèmes. Il ne peut s'empêcher de vouloir les «recoller». Avec l'inconnue qu'il trouve au début, il a fort à faire. Mais une immense colère couve chez cet homme doux que la vie n'a pas épargné. Gemma l'évoque lorsqu'elle raconte le vol commis par sa mère. De plus, Vincent nage en eaux troubles, car lorsqu'il décrit sa relation avec Mary, on a l'impression que les souffrances qu'elle engendre lui plaisent.

L'inconnue (on finit par apprendre son prénom, mais je tente d'en dévoiler le moins possible) paraît compliquée, voire un peu dérangée, au premier abord. Puis on se rend compte qu'elle a souvent du mal à exprimer ses pensées, a vécu des événements traumatisants... Elle fait parfois des choses extravagantes (je pense surtout à la scène où elle se brûle les pieds), n'hésite pas à forcer un homme qu'elle connaît à peine à la prendre sous sa protection...

Gemma est la plus lucide de cet étrange trio. Elle est un peu perdue, mais connaît la valeur des actes de chacun. Elle tente de se frayer un chemin dans le monde des adultes, et découvre (Mais est-ce vraiment une surprise pour elle?) que cela ne va pas sans heurts.

L'histoire se déroule sans temps morts. L'écriture est fluide. Le style est à l'image des personnages principaux: un peu cabossé. Le récit est au passé composé, la syntaxe est parfois distordue (mais en aucun cas mauvaise). Le style n'est pas poussif, mais il en a l'apparence. Il va bien aux personnages, à leur histoire.

Je n'adresserai qu'un reproche. Le lecteur se doute très vite qu'il y aura un «affrontement». C'est préparé presque dès le début, et cela revient tout au long du livre. C'est inévitable. À l'issue de l'affrontement, l'auteur fait une fin qui m'a satisfaite, qui ne semble ni bâclée ni invraisemblable. Mais voilà qu'elle veut ajouter quelque chose! Cela se comprend. Seulement, c'est là qu'elle fait ce que font beaucoup d'auteurs, et qui me déplaît de plus en plus: elle a sûrement souhaité créer une fin brutale, voire une chute. Cela fait qu'elle laisse le lecteur avec des questions. Bien sûr, on se doute de certains éléments, mais au-delà d'apprécier ou pas la manière dont finit l'histoire, je trouve qu'on aurait pu en savoir davantage.

Éditeur: Actes Sud.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Vincent Coppey pour la Bibliothèque Braille Romande.

J'ai découvert ce lecteur avec ce roman. Je l'ai apprécié. Il a su imprégner sa lecture de l'ambiance du récit.

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jeudi, 26 octobre 2017

M le mari, de Marcela Iacub.

M le mari

L'ouvrage:
La narratrice et son mari écrivent. Cependant, alors que le travail de la jeune femme est reconnu et apprécié, son époux n'obtient pas le succès qu'il pense mériter. Alors que l'héroïne sent son mariage se déliter, elle s'intéresse à un fait divers qui défraie la chronique: les meurtres du tueur de la vieille lune. Elle se met à analyser son profil. Un événement étrange l'amène à penser que... c'est son mari.

Critique:
Ce roman m'a plu. J'ai d'abord apprécié ne pas vraiment savoir où j'allais. En effet, étant donné la manière dont la narratrice présente les choses, j'ai commencé par m'amuser de ses suppositions. Ensuite, je me suis dit que parfois, les théories les plus invraisemblables pouvaient être exactes, d'autant que l'héroïne avait réponse à tout, et que ses arguments étaient valables.

Elle-même est d'ailleurs captivante: on s'identifie à elle, on admire la manière dont elle raisonne. En effet, elle reste toujours lucide, imagine des théories, mais sait qu'elle peut se fourvoyer. En outre, elle analyse sa personnalité, et n'hésite pas à admettre ses défauts.

L'ennui que m'aurait inspiré une enquête trop classique est balayé parce que l'auteur a créé une héroïne ayant du caractère, et parce que même le lecteur hésite, pendant tout le roman, quant à ce qu'il doit croire. De plus, Marcela Iacub ne fait pas de remplissage. Son roman est court, rien ne traîne.

Je ne sais pas quel est le titre original, mais l'allusion du titre français à «M le maudit» m'a plu.

Éditeur: Michel Lafon.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Michèle Roullet pour la Bibliothèque Braille Romande.

J'apprécie toujours autant cette lectrice que j'entends malheureusement peu, la BBR produisant, depuis quelques années, beaucoup d'ouvrages qui ne me tentent pas. J'ai donc été ravie de retrouver Michèle Roullet sur ce roman.

J'ai été très désagréablement surprise que les chapitres soient coupés en plusieurs fichiers. En général, ce découpage arbitraire revient aux éditeurs audio, les bibliothèques sonores (du moins celles auxquelles je suis abonnée) mettant un soin particulier à respecter la structure des ouvrages qu'elles produisent.

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lundi, 22 août 2016

Mémoire piégée, de Nicci French.

Mémoire piégée

L'ouvrage:
Jane Crane a quarante-et-un ans. Elle est architecte. Elle est en train de divorcer de Claude Martello. Les Crane et les Martello sont très proches depuis l'enfance de Jane. Lors d'un week-end les réunissant, alors que des travaux sont entrepris, on retrouve un corps dans le jardin de la demeure. C'est celui de Natalie Martello, meilleure amie de Jane, disparue en juillet 1969, à seize ans. Après sa disparition, la police avait cru à une fugue. L'enquête est donc rouverte. Jane, la narratrice, suit cela de près. Non seulement Natalie était son amie, mais elle a l'impression que quelque chose concernant cet été-là lui échappe.

Critique:
Ne lisez pas ce roman en cherchant un suspense haletant. Ne vous attendez pas à ce que le nom du coupable soit très difficile à trouver. Je ne sais pas si les auteurs le font exprès, mais ils donnent trop d'indices (notamment en orientant les soupçons vers d'autres) conduisant au meurtrier. De ce fait, on peut voir ce roman comme terriblement lent... C'est vrai, mais il est autre chose qu'une énigme donnée au premier chapitre dont on n'a la solution qu'au dernier. Les auteurs auraient peut-être pu placer l'arrestation d'un faux coupable plus tard. Cela leur aurait fait un rebondissement crédible. En effet, la seule chose qui rend ce suspect non coupable aux yeux du lecteur, c'est que son arrestation arrive trop tôt. Arrêté plus tard, ce suspect faisait un bourreau acceptable. De ce fait, découvrir ensuite qu'il n'avait pas commis le crime aurait été une vraie surprise.

J'ai apprécié que les auteurs prennent le temps de planter le décor. Ils nous présentent les nombreux membres de cette famille, expliquent un peu la vie de chacun, nous les rendent attachants. Ils présentent plus en détails Jane et ceux qui gravitent le plus autour d'elle. J'ai également aimé que la psychologie de l'héroïne soit décortiquée. Le lecteur comprend les sentiments par lesquels elle passe. Elle veut savoir qui a tué son amie. De plus, elle est assez perdue quant à sa propre vie. Elle a fait des choix qu'elle sait bons pour elle, mais ne parvient pas à se les expliquer clairement. Et bien sûr, il y a ce souvenir de l'été 69, ce souvenir qu'elle tente de saisir.

Cela donne aux auteurs l'occasion de soulever des questions très intéressantes sur la mémoire. Nos souvenirs sont-ils toujours fiables? Jusqu'à quel point refoulons-nous ceux qui nous font trop mal pour être regardés en face? À un moment, Jane rencontre un groupe de femmes qui, grâce à une thérapie, ont retrouvé des souvenirs traumatisants enfouis au plus profond d'elles. Je sais que la mémoire n'est pas toujours fiable à 100%. Je pense aussi qu'il est possible d'occulter des souvenirs traumatisants. Mais est-ce possible au point décrit par Mélanie, par exemple? Peut-on occulter quelque chose qui s'est produit pendant longtemps? Ce genre de questions m'intéresse beaucoup, d'abord parce que c'est fascinant, mais aussi parce que parfois, des personnes ayant vécu le même événement le racontent différemment quelques temps après. Lorsque c'est quelqu'un et moi, je commence par penser que la personne déforme, qu'elle se souvient mal. C'est la première pensée que chacun aura: ah non, je ne m'en souviens pas comme ça, tu te trompes. Mais pourquoi l'autre personne n'aurait-elle pas raison?... Bref, l'intérêt de ce roman n'est pas tant dans la psychologie de l'assassin (même s'il est assez effrayant), mais dans toutes les questions ayant trait à la mémoire. Rien que pour cela, il vaut la peine d'être lu.

Éditeur: Pocket.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Annick Perruchoud pour la Bibliothèque Braille Romande.
La lectrice a une voix très claire. Je le souligne parce que certains lecteurs (je n'ai toujours pas compris pourquoi) lisent avec retenue, chuchotant presque, et cela m'agace. De plus, Annick Perruchoud a une lecture naturelle. Son intonation est toujours appropriée. Je regrette qu'elle ait lu beaucoup d'ouvrages qui ne me tentent pas, car j'aime beaucoup sa façon de lire. Je vais aller parcourir à nouveau la liste de ses lectures. Peut-être trouverai-je quelque chose.

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