Over her dead body

Note: Ce livre est le tome 4 des aventures de Bailey Weggins. Il semblerait que les tomes 1, 2, 3, et 5 aient été traduits en français, mais pas le 4!

L'ouvrage:
Bailey Weggins est journaliste au Gloss. Elle écrit des histoires criminelles à partir de faits divers. C'est alors que sa patronne lui explique qu'elle veut donner une nouvelle orientation à Gloss, et que, malheureusement, elle devra se passer de ses articles. Bailey est mortifiée, mais grâce à son amie, Robbie, elle retrouve vite du travail au journal Buz. Ce magazine est dirigée par l'irascible Mona Hodges. En effet, Mona ne fait jamais dans la dentelle, et n'a presque que des ennemis au sein de Buz.

Un soir, Robbie téléphone à Bailey pour lui dire qu'il a été renvoyé comme un malpropre, et la supplie d'aller récupérer certaines des ses affaires au journal. De mauvaise grâce, elle s'y rend. C'est là qu'elle découvre Mona et une femme de ménage, qui, apparemment, ont été frappées. Elles sont transportées à l'hôpital. Mona ne s'en tirera pas. Bailey est chargée par le magazine de reconstituer les dernières heures de la défunte, afin d'écrire une histoire qui sera publiée dans Buz.

Critique:
J'ai lu ce roman parce qu'il était interprété par Julia Gibson que j'aime beaucoup. Je pense que je ne l'aurais pas fini, si je n'avais pas autant apprécié la lectrice et l'héroïne. En effet, le roman est extrêmement lent. Bailey passe des heures à interroger tout le monde. Bien sûr, tout le monde est soupçonné, étant donné que Mona avait tout fait pour se rendre détestable. Cette ficelle étant facile et surexploitée, elle m'a plutôt ennuyée.
Il y a bien quelques rebondissements, principalement quand Bailey est attaquée. Ils relancent effectivement l'action, mais ils ne sont pas si inhabituels. De plus, ils sont un peu noyés dans les lenteurs.
J'admets que je n'avais pas deviné la carte que l'auteur sort de sa manche. C'est une bonne trouvaille, encore aurait-il fallu qu'elle arrivât plus tôt...

À part l'héroïne, les personnages ne sont pas vraiment épais. Certains sont quelque peu sympathiques, comme Jessie, mais sans plus.

D'un autre côté, Bailey m'a été très sympathique. J'ai d'ailleurs préféré lire les détails de sa vie privée plutôt que l'enquête. Elle a l'air un peu plus sensée que ceux qui gravitent autour d'elle. J'ai adoré la manière dont elle parvient à savoir qui est le mystérieux inconnu qui la fait craquer. Certains trouveront bizarre que je ne crie pas au scandale à cause du coup de foudre. Eh bien, je n'ai pas trouvé cela mal amené. Sûrement parce que Bailey ne gâtifie pas, et ne décide pas de tout plaquer pour vivre avec lui. Sûrement parce qu'elle gère cette histoire comme je l'aurais moi-même fait.
À ce sujet, je n'ai pas prévu de lire le tome 5, d'abord parce que je n'ai pas particulièrement aimé ce livre, mais aussi parce qu'il n'est pas lu par Julia Gibson. Pourtant, j'aimerais savoir ce qu'il en sera de l'histoire d'amour de Bailey.

En filigrane, le lecteur a un aperçu de ce monde artificiel dans lequel on évolue forcément quand on travaille dans un magazine comme Buz. Je n'aurais pas aimé qu'il y ait davantage d'immersion dans ce monde. Je trouve que l'auteur a su doser ses effets à ce sujet.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Julia Gibson pour les éditions Recorded Books.
Comme d'habitude, j'ai été ravie d'entendre Julia Gibson qui sait toujours adopter le ton adéquate, et n'en fait jamais trop, notamment lorsqu'elle doit interpréter des rôles masculins. J'ai trouvé dommage que sur les deux ou trois dernières heures (le livre dure quinze heures environ), on entende l'enrouement de sa voix. Ce n'est pas très grave, mais quand on connaît bien sa voix, c'est étrange... J'ai également trouvé curieux que l'éditeur lui ait fait achever le roman alors qu'elle était enrouée, même si cet enrouement n'est pas vraiment gênant.

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