Auteur : Walcott Philip G

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lundi, 25 août 2008

Copie de sang, de Philip G. Walcott.

Copie de sang

L'ouvrage:
Février 2008.
Julia est professeur de mathématiques. Elle vient de rompre avec son petit-ami, William Smith, professeur dans le même lycée qu'elle. Il l'a trompée, et elle ne l'accepte pas.
Julia ne sait pas qu'elle est observée et suivie par un homme à moto. Lorsqu'elle reçoit des coups de fil anonymes où un inconnu la traite violemment de salope, elle s'inquiète, mais ne peut prévoir d'où viendra l'attaque.

Critique:
L'avantage de ce livre, c'est qu'il est court. Au moins, il ne traîne pas trop. Certains livres exposent des situations aussi attendues que celui-ci, mais ont, en plus, le désavantage de traîner.

Le lecteur reconnaît assez vite le modus operandi du tueur, et sait donc de qui il s'agit et pourquoi il tue. Il sait qu'il revit sans cesse ce jour, cet instant. Bien sûr, l'auteur essaie de faire un petit rebondissement en utilisant la ficelle éculée du frère jumeau, et le lecteur ne sait pas lequel est le tueur. Néanmoins, là aussi, il se doute assez vite de qui c'est. Mais de ce fait, une question se pose: pourquoi l'un des personnages se suicide-t-il? C'est au lecteur de supposer. Se doutait-il que quelque chose se passait, et se sent-il coupable de n'avoir pas essayé d'arrêter la machine infernale? Rien n'est dit.

La psychologie des personnages n'est pas très creusée. William est un salaud coureur de jupons, Patrick Mitchell est gentil et essaie de bien faire son travail, Morgane est une adolescente comme les autres, Sydney est courageuse... Les "gentils" sont attachants, mais ils sont brossés à trop grands traits, ce qui fait qu'ils manquent d'épaisseur.

Le coup de foudre est plus que cliché. En général, les coups de foudre me font tiquer, mais là, c'est pire.

Il y a une tentative de fantastique au moment du suicide, mais je ne sais pas trop quoi en penser... elle ne débouche sur rien... elle est à l'image des personnages: une esquisse.

Ce livre m'a été offert par les éditions Quorfing.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Marie-Philippe Lachaud.

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lundi, 24 septembre 2007

L'esprit meurtrier, de Philipp G. Walcott.

L'esprit meurtrier

L'ouvrage:
Sandra Tramell est psychiatre spécialisée dans l'hypnose. Ce soir-là, elle est fatiguée, pressée de rentrer chez elle. Elle s'apprête à fermer son cabinet lorsque le docteur Jefferson, qui tient la clinique dans laquelle elle exerçait avant de se mettre à son compte, lui téléphone. Il a besoin d'elle d'urgence. On lui a amené un patient qui a fait plusieurs tentatives de suicide. Le seul moyen de l'empêcher de se mutiler est de l'endormir. Le médecin aimerait que Sandra hypnotisât ledit patient. A contre coeur, celle-ci se rend à la clinique.
Le patient lui explique qu'il faut absolument qu'il se suicide maintenant, sinon, il souffrira. Elle réussit à le convaincre de se laisser hypnotiser, lui promettant qu'ensuite, il pourra faire ce qu'il a envie.
Malheureusement pour elle, Sandra ne tient pas sa promesse.

Alissa Hadley est une toute nouvelle recrue du FBI. Elle est placée sous la tutelle de Richard. Elle doit prendre sa suite. Celui-ci lui confie le dossier sur lequel il travaille depuis des décennies. C'est une bien étrange affaire.

Critique:
J'avais un peu peur de lire ce livre, étant donné que j'avais été déçue par "Equation à deux inconnues" du même auteur. J'ai été agréablement surprise. J'ai donc de loin préféré "L'esprit meurtrier".

La théorie de l'auteur sur les âmes est intéressante. Bien sûr, elle n'est là que pour donner corps (si j'ose dire) à l'histoire qu'il a écrite. Mais jusqu'à un certain point, on peut y adhérer. Je pense que lorsque l'on dort, une partie de cette théorie est possible: peut-être nos âmes voyagent-elles.

L'histoire est agréable à lire. On a envie de savoir ce qui va arriver, comment telle situation trouvera une issue, comment l'intrigue va avancer.
Je n'avais pas deviné où était l'âme d'Iset avent que l'auteur ne le dise.
Curieusement, je n'avais pas non plus deviné où était celle de Bakhem après qu'Alissa a voulu l'abandonner dans le désert.
J'ai également été surprise de ce qui s'est passé juste après que Bakhem a réussi à faire en sorte que l'âme de Samantha quitte le corps de celle-ci.
Tout cela montre que l'auteur a su créer une ambiance, une intrigue dont les ficelles n'étaient pas si grosses que ça, puisque je n'ai pas deviné des choses qui, avec le recul, étaient évidentes.

Malheureusement, la psychologie des personnages n'est pas très creusée. Le coup de foudre entre deux personnages est un peu téléphoné, surtout que l'un des personnages n'avait jamais imaginé tomber amoureux d'une personne du même sexe. Donc, c'est un peu gros. Bien sûr, on peut arguer que le coup de foudre est si rapide car l'un des personnages sait éveiller les sens de l'autre, et que le reste suit... Mais c'est un peu léger.
Les personnages sont assez plats, à mon avis. Ils sont simplement les instruments qui font que l'histoire est possible.
La décision de Samantha, vers la fin, est une bonne illustration de cela. Rien ne prépare le lecteur à cette décision. A la place de Samantha, peu de gens auraient soudainement décidé d'agir ainsi. La toute fin (dont Samantha devait se douter) rend cette décision moins pesante, mais tout de même...

Remarque: Presque toutes les femmes du livre ont un prénom qui se termine par un "A". Seules Iset et Kate font exception. Il est amusant que ce soit ces deux personnages qui fassent exception, d'ailleurs.
Autre remarque: On voit bien que l'auteur est un homme. Je m'explique (au risque de choquer certaines personnes): lorsqu'une fille pratique l'onanisme, si elle s'arrête juste avant l'orgasme, elle est plus frustrée qu'en extase. Et elle ne va pas s'arrêter, même pour téléphoner à la personne qui la fait fantasmer.

Ce livre m'a été offert par les éditions Quorfing.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Marie-Philippe Lachaud.

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lundi, 26 mars 2007

Equation à deux inconnues, de Philip G. Walcott.

Equation à deux inconnues

L'ouvrage:
X doit agir. Catherine Delerme a découvert son secret. Il avait pourtant cru que personne ne trouverait cette pellicule, ne l'ayant pas trouvé lui-même. Il a pourtant bien cherché. Il a fallu qu'elle la découvre par hasard. Il ne peut pas la laisser vivre.

Fabienne est désespérée. Sa soeur, Catherine, a été assassinée. Elle tient à ce que le coupable soit démasqué le plus vite possible. Nicolas Perez, son petit ami, étant policier, elle lui demande d'infiltrer le lycée où travaillait Catherine. Celui-ci accepte. Il n'a pas le CAPES, mais il réussit à intégrer le lycée en tant que maître auxiliaire de mathématiques.

Mary Scott est professeur d'anglais dans le susdit lycée. Elle a vingt-cinq ans. C'est une très belle femme. L'éducation stricte d'un père pour qui Dieu comptait plus que tout a fait de Mary un être complexe. Elle est tiraillée entre les principes inculqués par son père, et ses désirs. Elle s'est bien aperçue que son père était trop sévère, et elle s'est détachée de certains préceptes paternels. Elle s'habille de manière assez provocante, et met sa beauté en valeur. Elle attend le grand amour.

Critique:
Le personnage de Mary est attachant. Elle se débat avec ses désirs, ses envies, sa pureté (dans tous les sens du mot). Elle semble à la fois naïve et avertie quant aux choses de l'amour physique. Elle s'y entend pour éveiller la convoitise des hommes. Mais est-elle vraiment consciente de tout ce que cela implique? Le lecteur prend fait et cause pour elle, d'autant qu'il la sent incomprise des autres. Les autres croient, comme Nicolas, que Mary est une espèce de femme fatale, qu'elle collectionne les amants, et allume ses collègues.

Le personnage de Nicolas est assez décevant. Bien sûr, un personnage de livre est plus crédible s'il a des défauts, mais là, Nicolas les collectionne.
Il découvre bien le fin mot de l'histoire, mais comme il le dit lui-même, il ne l'a pas trouvé grâce à sa force de déduction. Il a été grandement aidé par les révélations de certaines personnes.
Il est faux. Il infiltre le lycée. Soit. Mais il compte tromper Fabienne avec Mary, et n'hésite pas à envisager de faire croire à cette dernière qu'il l'aime. Il finit d'ailleurs par le faire.
Il se sert de Patricia Barlatier, l'élève amoureuse de lui pour avoir des renseignements ayant trait à l'enquête.
Sa prise de conscience vis-à-vis de Mary, à la fin, n'est pas très crédible. Il a passé tout le livre à employer tous les moyens pour coucher avec elle, et soudain, il se rend compte qu'il a pu la blesser.

L'enquête est un peu perdue de vue au profit d'une espèce de jeu de la séduction entre Mary et Nicolas. Nicolas. Cette attirance sexuelle pour l'un et cet amour pour l'autre devient un élément central du roman.

Les événements sont racontés tour à tour du point de vue de Mary et de Nicolas. Ce genre de procédés est très intéressant, et enrichissant, car le lecteur voit plusieurs raisonnements. Mais ici, il y a quelques redondances, car lorsque Mary et Nicolas nous raconte le même événement, tous les dialogues sont repris. Cela m'a ennuyée. Vous me direz que les dialogues ne pouvaient pas changer, puisque c'était le même événement. Soit. Mais peut-être l'auteur aurait-il dû trouver un moyen de résumer quelque peu l'événement lors de son deuxième récit. Ou alors, il y aurait dû avoir de grandes différences entre les pensées des personnages et ce que nous en avions décelé... Ici, il me semble que cela fait doublon, car nous devinons les pensées de l'autre, lorsque l'un raconte. Donc, quand l'autre raconte la même chose, c'est un peu attendu, on n'est pas très surpris. C'est sûrement pour ça que ça passe moins bien.

Les enseignants sont caricaturés. Ils sont incompréhensifs vis-à-vis des élèves. Seule, Mary se démarque, ainsi que Nicolas, qui n'est pas un véritable enseignant.
En outre, le clivage entre professeurs agrégés et professeurs certifiés est bien marqué. Les agrégés sont méprisants envers les autres.
Cette caricature est regrettable. L'opinion publique a déjà pas mal d'idées reçues quant aux enseignants, ce n'est pas ce livre qui va arranger les choses.

L'énigme policière est banale. Heureusement, elle ne traîne pas trop. Le lecteur devine assez vite qui a tué, qui est impliqué, ou du moins, se rapproche vite de la vérité.

La fin est ouverte. Dans les polars, je n'aime pas ce genre de fins. J'aurais voulu savoir ce qui allait arriver au personnage en danger.

Ce livre permet de se reposer la tête. On n'a pas trop à réfléchir, on se laisse porter par l'histoire. Ce n'est pas le polar du siècle, mais il est agréable pour se détendre.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Marie-Philippe Lachaud.

Ce roman m'a été offert par les éditions Quorfing.

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