La guerre des nains

Note: Les noms propres n'étant pas épelés, veuillez excuser les erreurs s'il y en a, voire me donner la bonne orthographe. Merci.

L'ouvrage:
Ce dimanche-là, dans les bois, l'équipe des Red Dragons va affronter celle des Bad Snakes au paintball. A un moment de la partie, Olive (Olivier Tourville), le chef des Red Dragons, est touché. Il s'écroule. Mais sa chute n'est pas un respect des règles du jeu: on lui a réellement tiré dessus. Son camarade, Biboule, va chercher Phil (Philippe, surnommé Fil de Fer), le frère d'Olive. Le temps qu'ils reviennent, Olive a disparu.

Le commissaire divisionnaire Marc Le Guénec a fort affaire. En plus de la disparition d'Olivier Tourville, il doit gérer l'attaque du commissariat par deux personnes armées. C'est pour cela qu'il fait passer l'affaire Tourville au second plan.
Il doit, en outre, vivre avec une blessure qu'il ne peut pas refermer depuis dix ans.

Critique:
C'est le troisième roman de Danielle Thiéry que je lis. Globalement, j'apprécie ses ouvrages. «La guerre des nains» n'a pas fait exception, malgré quelques petits reproches.
Par exemple, l'insistance, voire l'acharnement de Le Guénec à ne pas prendre au sérieux l'affaire Tourville est exaspérante. D'abord, le lecteur sait que c'est important, et l'indifférence de Le Guénec ne fait que renforcer cette certitude, car c'est souvent ainsi dans les polars. C'est donc une ficelle un peu trop grosse. Ensuite, cette indifférence n'est pas très professionnelle. Bien sûr, Le Guénec est très préoccupé par la recherche de ceux qui ont attaqué le commissariat, mais ce n'est pas une raison suffisante. Cela fait que le roman souffre de quelques longueurs.
L'histoire d'amour est un peu téléphonée, mais elle reste acceptable, et s'inscrit bien dans l'intrigue.
Le fait de laisser certains personnages dans une situation cruciale pour passer à d'autres, puis laisser ces personnages pour revenir aux autres maintient le suspense, mais c'est une ficelle agaçante, car trop facile. Donc elle a un bon et un mauvais côté.

Les personnages ne laissent pas le lecteur indifférent. Pour une fois, on se surprend à éprouver une certaine sympathie à l'égard d'un méchant personnage: Fleur. bien sûr, on désapprouve la conduite de Fleur, mais on peut comprendre ce qu'elle est devenue, avec la vie et les parents qu'elle a eus. En outre, même si elle a mal tourné, sa forte personnalité force le respect.
De plus, elle n'entre pas dans le cliché de la pauvre enfant violée, et c'est d'autant plus fascinant. Elle bouscule les clichés, se moque des conventions, essaie de tirer son épingle du jeu...
La plupart des autres personnages sont intéressants: ils ont des buts, des blessures, des préoccupations... tout cela les rend épais.

L'intrigue est bien menée, malgré les reproches ci-dessus. On s'embrouille un peu, à un moment, mais Martin et Lubet remettent les choses à leur place lors de leur récit à Le Guénec.

C'est un polar agréable qu'on lit pour se détendre, pendant les vacances. Je vous le recommande.

Éditeur: Belfond.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jacques Zurlinden pour la Bibliothèque Sonore Romande.

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