Auteur : Theorin Johan

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lundi, 18 juillet 2016

Fin d'été, de Johan Theorin.

Fin d'été

L'ouvrage:
C'est l'été. Gerlof Davidsson quitte la maison de retraite pour retrouver sa maison de l'île d'Öland. D'autre part, cette saison touristique est, comme tous les ans, profitable à la famille Klaus, qui possède un terrain de camping. Gerloc n'a aucune raison de frayer avec les Klaus. Pourtant, cet été, les événements vont le mêler à leur vie.

Critique:
Les habitués de Johan Theorin seront peut-être un peu déroutés par le début du livre (après le prologue), car il est très lent. Cet auteur avance assez lentement, d'habitude, mais là, il prend encore plus le temps de planter le décor, d'installer les personnages. À un moment, j'ai pensé que rien n'était lié, et qu'il ajoutait certains détails qui, en fait, étaient inutiles. Or, ce n'est pas le cas. Tout a son importance. Pour ma part, si j'ai été un peu surprise, il ne m'a pas déplu que l'auteur prenne tout ce temps. J'aime beaucoup l'ambiance des romans de Johan Theorin. J'ai apprécié de retrouver Gerlof, l'île d'Öland, et de rencontrer d'autres personnages.

Là encore, l'auteur teinte son roman de fantastique qu'on peut pourtant expliquer de manière rationnelle. Jonas (enfant de douze ans), croit voir un fantôme. L'île est habitée par tout un tas de légendes. Si Gerlof et le lecteur savent à quoi s'en tenir, la peur de Jonas donne l'occasion à l'auteur d'écrire une scène où l'angoisse est présente. Je parle de celle où l'enfant se retrouve sur le cargo après que son matelas pneumatique a été coulé par ledit cargo. Si le garçonnet a peur d'un fantôme, le lecteur qui commence à savoir certaines choses, a peur pour la vie de Jonas.
La scène racontée dans le prologue est plus difficilement explicable. En y réfléchissant, Gerlof tente de la rationaliser, mais on ne saura jamais vraiment ce qu'il en est, comme dans d'autres romans de Theorin. Cela n'est pas gênant.
Enfin, un personnage se fait appeler le Revenant, parce qu'il revient dans son pays après une longue absence, mais il y a un clin d'oeil au fantôme.

L'écrivain a inséré des retours en arrière. Moi qui n'aime pas trop cela, d'habitude, j'ai trouvé qu'ici, c'était judicieux. On découvre un personnage petit à petit, tout en le voyant agir dans le présent. On se fait des idées sur lui, puis de nouveaux paramètres s'ajoutent... Ce personnage m'a mise mal à l'aise. Il m'a inspiré de la compassion et du dégoût. J'ai compris sa détresse, mais certains de ses actes sont inexcusables. Bien sûr, il était guidé par la nécessité de survivre, et nul ne peut prévoir comment il agirait dans son cas... C'est donc un personnage très intéressant.

On se rendra vite compte que le prologue n'est pas de ceux que je n'aime pas. En effet, il se passe en 1930, il ne peut donc pas être un moment crucial de l'intrigue qu'on retrouvera dans le dernier quart du livre. Il est donc utile, même très utile...

Comme dans d'autres romans, Johan Theorin nous donne certaines clés alors qu'on ne savait pas qu'il y avait quelque chose à découvrir. J'aime beaucoup cette manière de faire, car il y a toujours des surprises.

Éditeur: Albin Michel.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Edgard Raeber pour la Bibliothèque Sonore Romande.

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jeudi, 28 février 2013

Froid mortel, de Johan Theorin.

Froid mortel

L'ouvrage:
Jan Hauger a posé sa candidature pour travailler à la maternelle de la ville de Valla. Cette école est rattachée à l'hôpital psychiatrique Sainte Barbe. En effet, les enfants qui fréquentent la maternelle sont ceux des internés.
Jan obtient le poste. Il en est satisfait, car il ne souhaite pas uniquement travailler avec des enfants. L'hôpital psychiatrique l'intéresse également.

Critique:
Johan Theorin s'est détaché de Gerlof Davidsson et de sa famille, ainsi que du décor de ses premiers romans.

Vous ne lâcherez pas «Froid mortel» avant de l'avoir fini.
Johan Therin montre son talent par plusieurs procédés. D'abord, il plante bien le décor, présente personnages épais et situations. Ensuite, au départ, il n'y a pas d'énigme, tout a l'air simple. Les choses se complexifient lentement, et l'auteur se trouve pris par l'histoire. En outre, l'auteur parvient à utiliser intelligemment une ficelle souvent mal employée par ses pairs. En effet, afin de ménager le suspense, il fait s'entrecroiser trois intrigues: le présent (représenté par les chapitres numérotés), six ans plus tôt (les chapitres intitulés «Le lynx», et quinze ans plus tôt («Le PAF»). Chaque chapitre se termine alors que le lecteur veut savoir la suite. Cependant, ce n'est pas frustrant puisque le procédé est utilisé pour chaque intrigue: quel que soit le chapitre qui commence, on a envie de savoir ce qu'il s'y passe. Beaucoup d'auteurs font très mal cela, et n'hésitent pas à alourdir le tout d'indigestes temps morts. Johan Theorin n'a pas besoin de ces artifices.
J'avais trouvé le prologue de «Le sang des pierres» un peu inutile. Ici, le tout début est pertinent.

Si on peut penser que les intrigues sont banales, elles ont le mérite d'être si bien menées que je n'ai rien deviné avant que l'auteur ne le décide. Je me suis bien doutée d'un petit morceau du puzzle, mais je n'arrivais pas à l'expliquer. Et pourtant, les indices sont là. L'auteur ne tente pas de les cacher par d'autres qu'il nous crierait de regarder (encore un autre défaut de certains auteurs de romans policiers). Ici, rien n'est invraisemblable ou tiré par les cheveux. Tout s'imbrique très bien. Certaines choses peuvent même être vues sous deux angles différent... À un moment, j'ai cru prendre l'auteur en flagrant délit d'incohérence, mais il m'a damé le pion!
Il a même réussi à me perdre pendant un court instant. J'ai imaginé quelque chose de rocambolesque... Ce moment déroutant est très bien placé, et ne dure pas assez longtemps pour être exagéré.

Jan est intéressant parce qu'il n'est pas parfait. Il peut même être agaçant. Il semble avoir le chic pour se mettre dans des situations périlleuses. Il veut protéger les enfants, j'ai eu envie d'en faire autant avec lui. Il est aussi un peu mou. Il a, enfin, un petit côté trouble qui s'explique par ce qu'il a vécu dans son adolescence, et qu'il libère par des écrits et des fantasmes.

Comme dans les autres romans de Theorin, les lieux revêtent une certaine importance. Cette école maternelle communiquant avec un hôpital psychiatrique, ces enfants étant conduits auprès de leurs parents par un ascenseur sans que rien d'autre ne soit visible... L'atmosphère inquiétante est créée.

La fin m'a déçue. Pourtant, objectivement, je peux dire qu'elle est très bien ficelée, que l'auteur ne démérite pas. Cependant, moi qui aime l'originalité, il est des choses pour lesquelles je suis terriblement conventionnelle et attachée à certains codes (notamment les fins des thrillers), et j'aurais aimé un autre dénouement. D'autant que cette fin laisse le lecteur avec quelques petites questions.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par mon mari.
Ce livre m'a été offert par les éditions Albin Michel

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jeudi, 5 janvier 2012

L'heure trouble, de Johan Theorin.

L'Heure trouble

L'ouvrage:
Voilà plus de vingt ans que Jens Davidsson, six ans, a disparu, alors qu'il était chez ses grands-parents, sur l'île d'Öland. Certains pensent qu'il est allé sur la plage, et s'est noyé. Mais on n'a jamais retrouvé son corps. D'autres pensent que c'est peut-être Nils Kant (qui a plusieurs meurtres à son actif) qui l'a tué. Mais Nils Kant est mort...
C'est alors que Gerlof Davidsson, le grand-père de l'enfant, reçoit une enveloppe contenant une sandale qui pourrait bien être celle de Jens.

Critique:
J'ai retrouvé, avec plaisir, des choses qui m'avaient plu dans les deux autres livres de Johan Theorin. Il y a d'abord le décor et l'ambiance qui en émane. De plus, l'auteur situant (pour l'instant) tous ses romans sur l'île d'Öland, non seulement on croirait y être, mais à force de le lire, on a l'impression d'y habiter un peu.

J'ai également aimé retrouver Gerlof (même si en fait, ce roman est sa première aventure), que j'avais apprécié dans «Le sang des pierres» et «L'écho des morts». C'est un personnage sympathique. Il a su traverser les épreuves sans s'aigrir, et surtout, il ne ressemble pas aux vieilles personnes cancanières de certains romans, qui élucident tous les mystères, se montrant plus fortes que la police, et donc, absolument pas crédibles.

J'ai également aimé retrouver le côté très humain des personnages de Theorin. Outre Gerlof et sa famille, les autres, qu'on compatisse à ce qui leur arrive ou qu'on les déteste (certains seront à la fois blâmés et plaints), ont une psychologie bien analysée. Ils sont réalistes.

L'intrigue m'a un peu moins plu que celles des deux autres romans, principalement parce que le lecteur a très vite certaines données en main. Il ne sait pas tout, et fait des découvertes au long de sa lecture, mais il est des points qu'il sait dès le départ. Cela a engendré quelques lenteurs à mon goût. Je pense que s'il n'y avait pas eu le prologue, ayant moins d'indices, j'aurais trouvé certaines choses moins lourdes. Cependant, le prologue a un bon côté, car à cause de lui, le lecteur se demandera comment telle chose était possible. À mesure de sa lecture, il oscillera entre les différentes théories échafaudées, et ne saura pas vraiment sur laquelle se fixer, jusqu'à la fin. Cette ambiguïté a été voulue par l'auteur, et c'est en cela que le prologue est utile.

En général, je n'aime pas trop les retours en arrière. Ici, ils étaient bien placés. Il y en a bien un ou deux qui ont engendré quelques longueurs, mais ils aident le lecteur à mieux comprendre les choses.

Johan Theorin a utilisé une ficelle qu'il a pervertie, ce que je trouve très bien. En effet, à cause d'une situation, il a fait en sorte qu'une hypothèse ne puisse absolument pas être émise, alors que ce fait est la clé d'une partie de l'énigme. J'ai trouvé cela finement joué. Surtout que lorsqu'on connaît le fait en question, on le trouve parfaitement logique.

Au tout début, Julia m'a agacée. Pourtant, elle ne fait qu'exprimer une incommensurable douleur. Et comment l'en blâmer? Elle a perdu son fils, ne croit pas la théorie admise par la majorité, ne se sent pas soutenue par sa famille... Il est vrai que si Gerlof la soutient à sa manière, ce n'est pas le cas de Léna. J'ai eu d'ailleurs du mal à comprendre Léna qui m'a paru assez froide, tout au long du roman. Elle veut que sa soeur passe à autre chose, et il est compréhensible qu'elle souhaite que Julia aille mieux. Mais lorsqu'il s'agit de la perte d'un enfant, il n'est pas simple de passer à autre chose, et Léna ne veut pas le comprendre.

Là encore, l'auteur agrémente son roman d'un soupçon de fantastique: Julia et d'autres se demandent si la maison des Kant de serait pas hantée par le fantôme de Vera. Cela m'a plu, car la théorie va bien avec cette maison lugubre. La scène où Julia s'y rend est très bien écrite, car la peur monte lentement, et le lecteur finit par croire qu'il y a vraiment un fantôme.
Il y a aussi l'histoire du lutin suicidaire... J'avoue qu'elle m'a fait rire.
Bref, Johan Theorin parvient très bien à insérer un peu de fantastique sans que cela soit hors de propos. Cela n'est pas donné à tout le monde.

Éditeur: Albin Michel.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par mon mari.

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lundi, 4 avril 2011

Le sang des pierres, de Johan Theorin.

Le sang des pierres

L'ouvrage:
Vacances de Pâques.
Gerlof Davidsson a quatrevingt-trois ans. Il sent sa fin proche. Il quitte donc la maison de retraite pour retourner dans sa maison de l'île d'Öland.
Peter Mörner va passer les vacances de Pâques dans sa petite bicoque, sur l'île. Il est divorcé. Sa fille, Pernilla ne semble pas très en forme. Son père, Jerry, avec qui il n'a jamais su créer de vraies relations père-fils, lui téléphone. Il veut le voir...
Max et Vendela Larsson viennent de se faire construire une maison sur l'île d'Öland. Max travaille sur un livre de cuisine qu'il compte bientôt sortir. Vendela est contente de revenir dans les lieux de son enfance.

Critique:
J'ai été étonnée de la vitesse à laquelle j'ai avalé ce roman. Non seulement, il ne traîne pas, mais on ne voit pas le temps passer en compagnie de ces personnages. Ils sont tous intéressants, qu'ils soient détestables ou pas. Aucun n'est fade, ils ont tous une certaine épaisseur.
Bien sûr, Peter paraît un peu trop parfait... Pourtant, ce n'est pas le cas. Il est persévérant, sympathique, posé, mais il n'est pas très sûr de lui, n'est pas toujours à l'aise avec ses enfants... tout cela le rend complexe.
Max m'a été antipathique dès le début. Malgré cela, son évolution est intéressante...

Les intrigues sont habilement croisées. L'auteur parsème son roman de retours en arrière. D'habitude, cela m'agace, mais ici, tout est bien raconté, chaque aspect de l'histoire m'a captivée, donc cela ne m'a pas gênée. Par ailleurs, outre les souvenirs de Vendela, Johan Theorin a trouvé un autre moyen de créer des retours en arrière sans que cela soit artificiel: le journal intime de la femme de Gerlof.

J'ai trouvé reposant qu'un roman avec plusieurs énigmes ne regorge pas de policiers. On voit la police, mais uniquement à l'arrière-plan. Le lecteur se plonge dans la vie de ces gens, il découvre d'abord leur personnalité, puis se rend compte qu'il y a des mystères à élucider. Je trouve cela bien plus plaisant qu'une enquête de police classique.
De plus, ici, la police n'est pas en opposition constante avec le quidam qui tente d'enquêter sur son passé. Bien sûr, elle est un peu réticente aux investigations de Peter, mais pas hostile.
Une fois que j'ai refermé le livre, j'ai pensé que j'aurais dû comprendre deux ou trois choses bien avant que l'auteur ne les dévoile. Soit, mais je n'avais rien trouvé. Je me suis laissée porter par l'intrigue et les personnages sans chercher à faire des rapprochements. L'auteur a su me distraire au point que j'ai oublié de tenter d'élucider les mystères avant qu'il ne le fasse.
Quant à la fin, elle me paraît correspondre à l'ensemble du roman. Elle répond peut-être un peu trop à certains codes, mais je préfère qu'il en soit ainsi. D'ailleurs, certaines choses sont seulement esquissées, ce qui rend cette fin plus crédible.

J'apprécie beaucoup la façon dont Johan Theorin a mené la partie «fantastique» de son intrigue. Il nous présente plusieurs hypothèses sur divers points. Tout au long du roman, le lecteur se fait son opinion quant à la part de surnaturel et de rationnel qui entrent en jeu. L'auteur joue habilement du hasard et des coïncidences pour que le lecteur se pose diverses questions... Et à la fin, les explications qu'il donne sont en accord avec le reste du livre, sans incohérences, sans incongruités.
Tout comme dans «L'écho des morts», l'auteur retranscrit une certaine ambiance. Cette île nimbée de mystères, fourmillant de légendes sur des créatures imaginaires, c'est comme si on y était! Cela donne d'ailleurs envie d'y être.

Je n'ai qu'un petit reproche à faire. Johan Theorin a usé d'une ficelle qui me déplaît. Son prologue est une partie d'une scène cruciale qui se passe au moment du dénouement de l'ouvrage, et montre l'un des personnages en très mauvaise posture. Cette ficelle est censée faire saliver le lecteur jusqu'au moment fatal. Seulement, ce genre de scènes en dévoile trop. Ici, à cause de ce début, on sait que l'un des personnages a enquêté, a découvert des choses peu reluisantes, et on sait à cause de qui il est sur le point de succomber. Cela gâche quelque peu la lecture.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par mon mari.

Ce livre m'a été offert par les éditions Albin Michel.

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mardi, 20 avril 2010

L'écho des morts, de Johan Theorin.

L'Echo des morts

L'ouvrage:
Joakim et Katrine Westin ont deux enfants. Ils sont venus s'installer sur l'île d'öland, dans la maison rattachée au phare d'Aludden. La mère de Katrine a vécu dans cette maison, sa grand-mère y a peint une cinquantaine de toiles.
Leur emménagement est presque terminé lorsqu'une tragédie survient: l'un des membres de la famille trouve la mort par noyade.

Critique:
J'avais un peu peur d'être déçue, d'abord parce que j'avais lu de nombreux éloges quant à ce livre, ensuite parce qu'au vu du résumé (la quatrième de couverture en dit plus que moi), j'avais peur que le roman tombe dans du fantastique délirant, que cela fasse plus bâclé que travaillé, et que cela se double de scènes sanglantes... Toutes mes craintes ont été dissipées.
En outre, me voilà rassurée sur un autre point: des auteurs savent encore me surprendre. J'étais un peu déçue d'avoir deviné tant de choses dans «Le tailleur de pierres» et également dans «La chambre des morts», de Franck Thilliez (dont la critique paraîtra en septembre). L'intrigue est racontée de telle manière qu'on ne devine pas où l'auteur veut en venir. Par ailleurs, il ne passe pas son temps à essayer de nous cacher quelque chose, à parsemer son livre de faux indices que nous devons éviter. Il y a, bien sûr, certaines choses qu'il nous révèle, mais il les amène de telle manière qu'on ne savait pas qu'il fallait les chercher.
Il y a une chose que j'aurais dû deviner parce qu'elle était évidente. Et ensuite, j'aurais dû comprendre la raison d'un événement qui paraissait sibyllin. Étant données mes non trouvailles, je pense que l'auteur a fait fort en étant subtile, et en ne cherchant pas à en faire trop.

Je n'ai pas trouvé de réelles longueurs. Il y a peut-être des passages qui traînent un peu, mais globalement, cela ne m'a pas paru être du remplissage. De ce fait, l'intrigue est bien menée, et le lecteur n'a pas le temps de s'ennuyer.
L'atmosphère est envoûtante: la mer, une tempête de neige, ces croyances qui planent autour du phare... Quant au soupçon de fantastique, il n'est pas inopiné. Il va bien aux événements et à l'ambiance. Et puis, ce parfum de fantastique peut s'expliquer de différentes façons, c'est au lecteur de trancher. Bien sûr, certaines choses ne peuvent s'expliquer que d'une certaine manière, mais si on fait travailler son imagination, on peut trouver de petites variantes.
Il y a juste une chose que j'ai trouvée un peu grosse. Là, l'auteur a peut-être voulu trop en faire, car l'explication que trouve Joakim (et qui doit être la bonne), ne me satisfait pas.
(Passez au paragraphe suivant si vous n'avez pas lu le livre.)
Pourquoi Michael aurait-il fait la bêtise de laisser une trace écrite de sa haine envers Éthel? Apparemment, il aurait donné son morceau de papier, d'une manière ou d'une autre, à Katrine qui l'aurait gardé, puis, par la suite, «rangé» dans la veste d'Éthel. Ce n'est pas très crédible. Je le dis ici parce que j'aimerais savoir ce qu'en pensent ceux qui l'ont lu.

Les personnages sont sympathiques (sauf les très méchants, bien sûr). La plupart sont complexes: Enrike, Tilda, Joakim... Enrike est intéressant, car il est tiraillé. Finalement, je le trouve sympathique. C'est un faible qui n'a pas la force de résister au gain facile, et il récolte ce qu'il a semé, mais il a une conscience.
Je n'aime pas Martin. C'est l'égoïsme et la lâcheté faits homme.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par François Tavarès.
Ce livre m'a été offert par les éditions Audiolib. Il sort en audio le 21 avril.

Le lecteur a une voix agréable, il met le ton approprié. Au début, son ton est quand même un peu affecté, surtout dans les passages narratifs, mais au fil de la lecture, il semble de plus en plus à l'aise.

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