Comprendre son chat

Aujourd'hui étant un triste anniversaire pour moi, il fallait bien que je fisse un petit clin d'oeil à celle qui m'accompagna pendant dix ans, celle que je n'ai pas vue partir.

L'ouvrage:
Roger Tabor est biologiste et comportementaliste. Il a toujours vécu avec les chats. Il les aime et les respecte.
Dans ce livre, il nous donne des conseils, des astuces, des clés pour mieux comprendre ce mystérieux félin.

Critique:
L'auteur commence par nous parler des origines du chat. C'est très intéressant, mais personnellement, j'ai trouvé ce passage un peu long. Je m'attendais à trouver tout de suite des explications à certaines attitudes des chats.

Cela vient ensuite. Nous découvrons des conseils pratiques sur certaines façon de faire des chats, et sur l'attitude à avoir vis-à-vis d'eux. Certains conseils sont assez durs à suivre. Par exemple, lorsque le chat fait une bêtise, l'auteur préconise bien sûr la "punition", mais le chat ne doit pas s'apercevoir qu'elle vient de son maître. Car sinon, il recommencera à la moindre occasion. Soit. Mais ce n'est pas facile! Personnellement, je ne mets pas ce conseil en pratique, n'y arrivant pas.

Il y a également un passage sur les chattes enceintes, la mise bas, les premières semaines des chatons...

L'auteur exprime également sa colère contre plusieurs choses. D'abord, il rappelle que les chats de race ne sont que le résultat de la manipulation humaine. Il s'indigne contre cela, et il a raison. Il donne l'exemple des chats persans dont la robe nécessite un grand entretien, et qui ont du mal à respirer du fait de leur nez écrasé. Ces chats ont également très souvent les yeux qui coulent, car leurs canaux lacrymaux sont compressés.
D'autre part, il est prouvé qu'un chat de race (quelle qu'elle soit) est plus fragile qu'un chat de gouttière. Tout cela est le résultat de la manipulation humaine.
Franchement, je ne comprends pas les gens qui veulent absolument un chat de race, juste parce que sa couleur est comme ci, ou que sa robe est comme ça... Il y a tellement de chats de gouttière qui sont abandonnés, et qui ne demandent qu'à être aimés. Bien sûr, ce ne sont pas des chats de luxe, mais ils n'ont pas été génétiquement modifiés. Ils ne sont pas forcés de souffrir parce que les hommes les veulent comme ci ou comme ça!
Vous aurez compris que sur ce point, je suis d'accord avec Roger Tabor.
Ceux qui me connaissent m'objecteront que j'avais bien un chartreux, il n'y a pas si longtemps. Lorsque je l'ai eu, je voulais un chartreux, car on m'avait dit que cette race s'habituait mieux que les autres à la vie en appartement. En fait, maintenant, je sais que si on habitue un chat de gouttière à ne pas sortir, il n'en n'aura pas envie. Et si un chat ressent plus le besoin de sortir qu'un autre, cela tient surtout à son caractère, et au fait qu'il ait été habitué à sortir avant.

Enfin, Roger Tabor s'insurge contre ceux qui enferment les chats dans des appartements. J'ai bien conscience qu'il faut laisser sortir un chat le plus possible, mais lorsqu'on habite dans un immeuble, ce n'est pas facile. C'est également impossible lorsqu'on habite dans une rue très passante. Alors, on pallie cela avec des jouets.
L'auteur rappelle également qu'aux Etats-Unis l'onychectomie (ablation des griffes) n'est pas interdite, ce qui est scandaleux.

J'ai trouvé quelques tournures maladroites, des tournures qui n'étaient pas françaises. Cela doit être des erreurs de traduction.

Ce dont je vous ai parlé n'est qu'un échantillon qui, je l'espère, vous donnera envie de découvrir ce livre qui nous en apprend plus sur nos amis, les chats.

Éditeur: Larousse.
Ce livre n'a pas été enregistré par un lecteur bénévole ou un comédien. Comme c'est un documentaire, je n'ai pas besoin qu'on mette trop le ton, et je l'ai donc lu grâce à Robert, ma synthèse vocale (ce n'est pas moi qui lui ai donné ce nom). Si je ne l'avais pas dit, le sucre aurait râlé que je ne rends pas hommage à Bob qui me lit absolument tout ce qui s'affiche sur l'écran de mon ordinateur.

Acheter « Comprendre son chat » sur Amazon