L'étrangleur d'Édimbourg

L'ouvrage:
La ville d'Édimbourg est terrorisée par un serial killer. Un homme enlève des fillettes, et on les retrouve étranglées. Malgré la vigilance de tous, les enfants continuent de disparaître.
John Rebus est divorcé. il a une enfant de onze ans: Samantha.
Il tente d'attraper le tueur.

Critique:
J'ai été assez déçue par ce roman. Je l'ai trouvé sans réelles surprises. Je l'ai terminé parce que j'aime le lecteur qui s'en est chargé. On me dira que je suis sévère, car on découvre tout de même quelque chose d'assez impressionnant et effrayant. C'est le seul passage qui m'a plus intéressée que le reste. Effectivement, le secret que découvre le lecteur l'interpellera. Encore une preuve de la perversité humaine. On n'hésite pas à exercer une terrible pression psychologique pour connaître les limites d'un individu. C'est proprement écœurant. Cependant, noyée au milieu de la banalité du reste du roman, cet événement perd de sa force.

L'intrigue est un peu lente, surtout quand on a deviné beaucoup de choses.
Les personnages ne m'ont pas semblé vraiment creusés. On comprend pourquoi le tueur est devenu ce qu'il est, mais globalement, les protagonistes ne sont pas approfondis.
L'histoire d'amour est prévisible, ou disons qu'elle n'apporte rien de bien original.

C'est un polar classique qui ne manquera pas d'intéresser ceux qui veulent se reposer le cerveau. Il n'y a pas vraiment de suspense, pas de retournements de situations... enfin, il y en a, mais cela ne m'a pas réellement convaincue. Il y a une tentative de suspense quand Rebus cherche le coupable tout en sachant qui il est, et quand il finit par comprendre qui est sa prochaine victime, mais cela retombe vite, car le lecteur avisé pourra prévoir ce qui va se passer. L'auteur ajoute des morts inutiles par ci par là pour perturber son lecteur, mais cela ne prend pas trop.

D'autre part, le lecteur trouvera que Rebus est un peu idiot de ne pas avoir tout de suite su de quoi il retournait. Certes, il avait tout occulté, mais cela n'est pas très crédible.
Il y a donc beaucoup de remplissage, dans ce roman.

Quant aux bévues de Jill lorsqu'elle est confrontée aux tueurs, elles sont très difficiles à croire. Elle est impliquée dans l'affaire, donc elle ne peut avoir la tête aussi froide que si elle était extérieure aux événements, mais tout cela est quand même un peu gros.

Éditeur: le Livre de poche.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jacques Zurlinden pour la Bibliothèque Sonore Romande.

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