La prison de glace

L'ouvrage:
Jerri Nielsen est médecin. Sa vie privée n'est pas réussie: elle a divorcé d'un mari violent, qui, pour se venger, a monté leurs enfants contre elle, et en a obtenu la garde. Jerri est déchirée, mais elle ne souhaite pas jouer le jeu de son ex-mari, et ne veut pas que ses enfants souffrent encore plus. Donc, elle les laisse agir comme ils l'entendent, et lorsqu'ils refusent de la voir, elle se résigne, tout en espérant que plus tard, ils comprendront.

Jerri est désireuse d'aider les autres. Elle décide donc d'être médecin au Pôle Nord.
C'est ainsi que son aventure commence.

Critique:
Ce livre nous montre une femme courageuse, qui tente de tirer le meilleur de la vie, et qui, surtout, a pour devise de ne jamais se laisser abattre. Elle explique d'ailleurs que cette force de caractère lui a été insufflée par ses parents, par leur éducation et leur façon de réagir aux coups durs.
Donc, la personne de Jerri Nielsen force l'admiration.

Ensuite, l'auteur décrit la vie au Pôle Nord. Il est toujours intéressant de découvrir une autre façon de vivre, et des choses qu'on ne soupçonnerait pas. L'auteur nous explique les méfaits de l'altitude et du froid sur notre organisme, entre autres.
Des personnes isolées dans des conditions difficiles se révèlent extraordinaires, étant solidaires, et ne faiblissant pas malgré le fait qu'elles sont loin de chez elles, et que leurs conditions de vie sont draconniennes. Elles arrivent à en rire: nous avons certains échanges de mails et certaines scènes assez savoureux.

La solidarité est encore mieux montrée lorsque le couperet s'abat sur Jerri. C'est là qu'on assiste à quelque chose de bouleversant. Chacun épaule Jerri de son mieux. Je garde surtout en mémoire les précautions prises pour assurer la liaison téléphonique et vidéo avec les Etats-Unis, mais cette solidarité se retrouve à maintes reprises.

Je reprocherai tout de même quelques longueurs. C'est d'autant plus dommage que les thèmes abordés sont importants. A cause de ces longueurs, ils sont quelque peu dilués, et on se prend, parfois, à s'ennuyer.

Éditeur: Albin Michel.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Manuella Bezzi pour la Bibliothèque Braille Romande.
Je vais paraître pinailleuse, mais j'ai eu beaucoup de mal à supporter que la lectrice prononce «soye» ou «Voye» pour «soit» ou «voie».

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