Walhalla

L'ouvrage:
Craig Belman a réussi. C'est un avocat aux dents longues, marié, ayant une maîtresse... C'est alors que son monde s'écroule le soir où il est agressé. Par la suite, il n'a plus goût à rien, se montre irritable... C'est alors qu'au cours de vacances avec sa femme, Effie, il découvre Walhalla, une immense maison dont le magnétisme l'attire aussitôt. L'habitation est chère, et a besoin d'être restaurée, mais Craig n'en a cure: il veut l'acheter.

Critique:
Je crois que ce genre de romans n'est pas ma tasse de thé. En effet, je n'ai pas vraiment adhéré à cette histoire de vibrations psychiques, de fortes personnalités qui reviennent pour continuer leurs vies... Pourtant, l'histoire est bien expliquée, l'intrigue est bien agencée, tout se tient. On sent que l'auteur n'a pas bâclé son travail. Je pense donc que c'est moi qui ai du mal à apprécier ce genre.

Par ailleurs, je n'ai pas pu m'attacher aux personnages. Craig est assez méprisable. Au début, il est imbu de lui-même, et par la suite, cela ne change pas beaucoup, même s'il n'est plus vraiment lui-même.
Effie est sympathique, mais je l'ai trouvée trop fade pour vraiment l'apprécier. Pourtant, elle évolue au long du livre, et finit par ne plus être la pauvre chose pathétique qui dit amen à tout. Il n'en reste pas moins que je n'ai pas pu vraiment m'attacher à elle.
Pepper et Norman sont sympathiques, mais pas assez pour contrebalancer l'antipathie ou l'indifférence que je ressentais à l'égard des personnages principaux.

Par ailleurs, il y a trop de scènes sanglantes pour moi. Je n'aime pas ce que j'appelle le spectaculaire... Ici, je pense surtout à la scène de Morton et du tuyau... surtout que les rats viennent se greffer là-dessus! Je pense aussi à la scène où Effie a affaire aux rats (un peu répétitif), et à celle où Jack poursuit Norman. Mais il y en a d'autres. Ces scènes m'ont paru trop longues et trop sanglantes.

Je n'ai pas aimé ce que laisse entrevoir l'épilogue. C'est une ficelle éculée utilisée par tous (ou presque) les écrivains du genre. J'ai donc trouvé que cela manquait d'originalité.
D'une manière général, le roman m'a paru sans réelles surprises.
Outre la fin, on retrouve d'autres topoi du genre: les deux noms de familles ressemblants (Belman, Belias), le père de Jack Belias s'appelait Craig...

Éditeur: Presses de la cité.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par madame Dejoie pour l'association Valentin Haüy.

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