La soeur de l'ombre

L'ouvrage:
À la mort de ses parents, Alex Woods aprend que sa mère a eu une fille lorsqu'elle était adolescente, et qu'elle l'a confiée à l'adoption. Elle décide de tenter de la retrouver. Ce qu'elle va découvrir ne va pas forcément lui plaire.

Critique:
J'ai passé un bon moment avec ce roman. Les amateurs de Patricia Macdonald la retrouveront égale à elle-même.

On se doute tout de suite que la culpabilité de Dorrie (la soeur d'Alex) sera remise en question. La façon dont cela est fait est un peu grosse. En effet, il est un peu étrange qu'Alex ait l'idée que personne n'a eue (même pas Dorrie) en trois ans.
À partir du moment où les choses sont posées, l'intrigue avance rapidement. L'auteur crée quelques attaques surprises afin que le lecteur se demande qui est derrière tout cela. Bien sûr, les soupçons se portent sur Dorrie, et même si on n'est tenté de ne pas y croire, la romancière manœuvre pour créer le doute, le personnage étant ambigu. En outre, d'autres personnages sont troubles. On pourrait reprocher à la romancière d'utiliser la vieille ficelle qui consiste à soupçonner tout le monde (celui qui est trop gentil, celui qui a l'air méchant, celui qui a l'air perturbé...), mais elle parvient à ne pas en faire trop, et cela ne gâche pas la lecture.

Heureusement, Patricia Macdonald n'a pas fait de remplissage. Le livre n'est pas très long, mais au moins, il ne traîne pas.

Si l'histoire paraît un peu facile, comme souvent chez cette romancière, elle ajoute une dimension psychologique qu'il est intéressant de creuser. Dorrie et Helen donnent à réfléchir. Leur attitude l'une envers l'autre m'a exaspérée à l'instar d'Alex. On pourrait penser que l'écrivain exagère, mais on voit tellement de choses incongrues et injustes, qu'une telle attitude peut se concevoir.

Éditeur: Albin Michel.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Yves Vanmeenen pour la Ligue Braille.
J'ai été ravie de retrouver ce lecteur dont j'apprécie la voix claire et soignée. En outre, il met toujours le ton qu'il faut, sans en faire trop. Je regrette seulement qu'il tente de prendre un accent pour les noms propres anglophones. Heureusement, il ne le fait pas systématiquement.

Acheter « La soeur de l'ombre » sur Amazon