Auteur : Lodge David

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vendredi, 30 septembre 2011

Nouvelles du paradis, de David Lodge.

Nouvelles du paradis

L'ouvrage:
David Lodge nous conte ici le périple de plusieurs passagers d'un avion en partance pour Hawaii. Le lecteur les suivra tout au long de l'histoire. Parmi eux, Bernard Walsh, et son père, Jack. Ils se rendent à Hawaii, car Ursula, la soeur de Jack, est en train de mourir d'un cancer, et souhaite revoir son frère.

Critique:
Voici un roman de David Lodge plus grave, moins truculent que ceux qui se passent dans un milieu universitaire. Souvent, le sérieux et l'humour se côtoient chez cet auteur. Mais ici, l'humour m'a semblé moins présent, ou en tout cas, moins subtile que dans certains autres de ses romans.
Bien sûr, on retiendra la déconvenue de certains personnages lorsqu'ils découvrent Hawaii. On n'oubliera pas non plus la scène de l'aéroport avec la médaille de Jack. Le lecteur sourira peut-être également de la candeur de Bernard quant à certaines choses. Il sera, en outre, partagé entre le rire et l'exaspération quant à l'histoire de Cécilie et Russ, surtout à cause de l'attitude de Cécilie qui voudrait divorcer, mais ne veut pas perdre ses vacances à Hawaii. Il y a peut-être une tentative d'humour avec la recherche de Shildrake. Ça devient un peu caricatural, et c'est peut-être là pour amuser le lecteur, mais je n'ai pas trouvé ça très drôle.

Un aspect intéressant du roman est l'éveil (si j'ose dire) de Bernard. Ce voyage va être comme un parcours initiatique pour lui. Si certains se demandent en quoi Hawaii est un paradis, Bernard aurait sûrement une réponse. Il y a fait plusieurs découvertes: secrets de famille, amour. On pourrait même dire qu'il s'est «trouvé» lui-même. C'est sûrement à lui que le voyage aura le plus profité, même si Jack et Ursula en retirent un certain bénéfice.

À un moment, le lecteur découvre un secret de famille: quelque chose de sombre qui détruisit au moins une vie. C'est assez inhabituel de la part de Lodge. On ne s'attend pas à cette gravité, et on en est d'autant plus surpris.

En général, les personnages de Lodge sont creusés, on s'identifie à eux. Ici, je ne me suis pas vraiment impliquée dans l'histoire. Je regardais les protagonistes s'agiter sans parvenir à prendre vraiment part à leur émoi. J'ai parfois été touchée par Bernard et Ursula, mais c'était par intermittence. L'auteur décrit pourtant des situations que nous connaissons, dont le réalisme devrait toucher le lecteur. Mais pour moi, cela manquait de spontanéité... j'ai trouvé tout cela un peu froid, comme si l'auteur n'y croyait pas vraiment.

Éditeur: Rivages.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Martine Doutaz-Pingeon pour la Bibliothèque Sonore Romande.

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jeudi, 29 septembre 2011

Pensées secrètes, de David Lodge.

Pensées secrètes

L'ouvrage:
Université du Gloucester.
Ralph Messenger est professeur. Il décide de tenir un journal audio. Son but est de dire absolument tout ce qui lui passe par la tête, comme cela vient.
Helen Reed vient enseigner dans cette université pendant un semestre. Elle n'a pas encore fait le deuil de son mari, Martin, décédé il y a peu, à quarante-quatre ans. Helen tient également un journal, mais elle tape ses pensées à l'ordinateur.

Critique:
Tout comme Douglas Kennedy, David Lodge sait raconter des événements ordinaires, dont certains sont parfois même attendus, sans que son lecteur s'ennuie. L'intrigue est solide, et même si certaines choses sont un peu grosses (ce qui finit par se passer entre deux personnages, le fait que Messenger découvre ce qu'il y a à savoir sur Carrie), ce n'est finalement pas si grave, car l'auteur a su créer un contexte et des circonstances qui rendent le tout crédible.
Voilà un autre roman qui se passe dans le milieu universitaire. J'ai retrouvé la plume alerte de David Lodge avec plaisir. Si sa verve et son humour sont au rendez-vous, ce roman est plus grave que certains autres. Les personnages font certaines découvertes qui les forcent à se remettre en question, ainsi que certains événements de leur vie. David Lodge rappelle cruellement que rien n'est acquis, qu'il est très facile de tromper son monde. C'est assez effrayant, car, comme Helen après sa découverte, le lecteur pense que normalement, cela ne devrait pas être si simple, l'entourage devrait voir ce qu'on lui cache. J'avoue que ce côté cynique et désabusé m'a déplu, tout comme à Helen. On dirait qu'on ne peut plus avoir confiance en rien ni en personne. David Lodge est très fort pour montrer le dessous des cartes, et il le fait souvent avec habileté. Mais ici, j'ai trouvé cela un peu exagéré. Ou alors, c'est moi qui ai encore beaucoup de choses à apprendre...

L'auteur réussit un tour de force: certains personnages, malgré leur rouerie, sont sympathiques. Ce qu'ils font m'ont déplu, mais leur personnalité m'a interpellée. Ce paradoxe fait que les protagonistes sont réussis, à l'instar du roman.
Ralph Messenger est sûrement le plus complexe. Sa vie semble régentée par le sexe. Il est charmeur, égoïste, et drôle. Comme Vic Wilcox dans «Jeu de société», Ralph fera ici une sorte de parcours initiatique. La vie va se charger de lui donner quelques leçons, qui, apparemment, lui seront profitables: sa femme (qui se dit qu'après tout, elle a autant de droits que lui), son corps (qui lui envoie un avertissement), et la découverte troublante qu'on finit par faire quant à l'un des personnages.

Je me suis souvent surprise à penser et à analyser comme Helen. Mon seul désaccord: je n'ai pas trop compris comment elle a pu «pardonner», à la fin. Mis à part cela, je me suis souvent identifiée à elle. C'est elle que j'ai le mieux comprise. Ses hésitations, ses doutes, ses interrogations, son optimisme en l'homme, malgré tout, tout cela fait d'elle un personnage complexe et attachant qui a su me toucher.

Remarques annexes:
On revoit un peu Robyn Penrose. Helen la décrit exactement comme je l'ai vue en lisant «Jeu de société». En outre, je trouve sympathique que David Lodge fasse un petit clin d'oeil à ses fidèles lecteurs.
J'ai la même habitude que Messenger: donner des surnoms aux gens. ;-)

Éditeur: Rivages.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Anne-Laure Sahy pour la Bibliothèque Sonore Romande.

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mercredi, 28 septembre 2011

Jeu de société, de David Lodge.

Jeu de société

L'ouvrage:
Victor Wilcox (Vic) est directeur général de l'entreprise Pringle. En un an, il a réussi à redresser l'usine qui battait de l'aile.
Il est marié à Marjory, ils ont trois enfants.

Robyn Penrose est professeur d'université. Elle est féministe convaincue, elle écrit un livre là-dessus.

Ces deux personnages, que tout sépare, vont se rencontrer dans le cadre d'un stage que Robyn devra effectuer chez Pringle pour son université. L'idée est de faire communiquer le monde universitaire et celui de l'industrie.

Critique:
Voilà encore un livre réussi! David Lodge organise une espèce de choc de civilisation avec cette rencontre entre Vic et Robyn. Les deux personnages représentent à merveille le monde dans lequel ils évoluent. Leurs affrontements sont savoureux: pertinents, intelligents, réalistes. Ces deux points de vue opposés sons très intéressants, et leur confrontation est passionnante.
Quant aux deux personnages, ils évoluent de manière positive. Chacun est soudain forcé de côtoyer un monde dont il ignore tout. Il commence par s'étonner, voire être horrifié de découvrir des façons de faire si éloignées des siennes. Mais chacun s'adapte, chacun apprend de l'autre, surtout Vic.

En effet, Vic est le personnage qui évolue le plus. Au début, il est englué dans un carcan constitué de famille, travail, idées tranchées... Il se sert à bon escient de tous les changements que Robyn apporte dans sa vie, ils le font avancer, réfléchir. Pour moi, il est le personnage le plus intéressant du livre.
Attention! Si vous n'avez pas lu le livre, passez au paragraphe suivant.
Il est logique qu'il tombe amoureux de celle qui lui montre une autre façon de voir, d'autres façons de faire. Ce livre est un peu un parcours initiatique pour Vic, ses sentiments pour celle qui lui donne un autre regard sont logiques. En outre, Vic n'a jamais trompé sa femme, il ne l'aime plus (ou du moins, ils ne communiquent plus vraiment), cela le dispose d'autant plus à tomber amoureux de Robyn.

Robyn me paraît moins sympathique. Elle est pourtant idéaliste sans être mièvre, se bat pour ce qu'elle croit juste, prône l'esprit critique, fait bien son travail... mais elle me semble parfois un peu condescendante. Elle manque de souplesse. Elle demande qu'on ait les idées larges, mais ne les a pas toujours. Et j'ai l'impression qu'elle n'évolue pas vraiment. Elle n'est pas franchement désagréable, mais je lui préfère de loin Vic.

Les autres personnages sont intéressants.
Marjory est discrète, et se révèle, en fait, frustrée. On ne la laisse pas être pleinement elle-même, et elle s'étiole. Elle tente de se raccrocher à son état de femme au foyer, et de mère, mais elle est au bord du gouffre. Elle évoluera de manière inattendue, grâce à un événement extérieur.
J'aime beaucoup le père de Vic. Il est très drôle! L'humour est omniprésent chez David Lodge, et ce roman ne fait pas exception, mais certains personnages font plus rire que d'autres. Le père de Vic fait rire par ses remarques.
Philip Swallow (nous le retrouvons dans un rôle secondaire ici), est devenu assez ridicule. Il a l'air encore plus faible et perdu que dans «Changement de décor». Il ne fait rien pour atténuer un peu cela, par exemple, en portant des appareils auditifs. Presque à chaque fois qu'on le voit, il a l'air de débarquer! Le summum est atteint lors de la scène du téléphone où la situation est grave, et où le pauvre Swallow trouve encore le moyen de faire rire de lui.

On retrouve un peu Morris Zapp également. Le contraste entre Philip et lui est accentué: Morris est un boute-en-train, faisant des remarques à propos, et sachant se tenir. Les deux hommes ont évolué, et cette fois, la sympathie du lecteur ira plutôt à Morris.

Encore une fois, un livre excellent, pertinent, incontournable!

Éditeur: Rivages.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Martine Moinat pour la Bibliothèque Sonore Romande.
Cette version n'est plus disponible à la BSR.

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mardi, 27 septembre 2011

Un tout petit monde, de David Lodge.

Un tout petit monde

L'ouvrage:
Ils sont professeurs d'université, ils donnent des conférences, assistent à des colloques, guignent des chaires, ils ont des aventures...

Critique:
Ayant beaucoup aimé «Changement de décor» et «Jeu de société», j'ai été très déçue par «Un tout petit monde». Bien sûr, les abus et les travers des universitaires sont bien évoqués. Par exemple, on va à des colloques pour y tromper son conjoint, on plagie des collègues (en utilisant une oeuvre non-encore publiée), on donne des conférences où on énonce pompeusement et doctement certaines choses en les disant de manière compliquée afin de tenter de se donner de l'importance... Tout cela est fort juste, mais l'auteur veut tellement nous le rentrer dans le crâne qu'il en fait trop. Il n'y a pas un personnage pour racheter l'autre. Si certains semblent sérieux, comme Persse McGarrigle, ce côté sympathique est détruit par autre chose qui les rend ridicules ou détestables. Dans le cas de Persse, sa folle passion assortie d'une quête modernisée m'a extrêmement agacée! Elle le décrédibilise totalement. D'accord, l'amour est aveugle, mais alors là, il est plutôt stupide! Stupidité renforcée par le fait que, comme le lui fait remarquer Lily, il ne connaît pas vraiment celle qu'il dit aimer.
Surtout qu'Angelica, à force d'être absente, paraît assez terne au lecteur. Le peu qu'on finit par apprendre me l'a fait trouver prétentieuse et condescendante. Elle veut s'en sortir, mais ne sait pas ce qu'est l'humilité.

D'une manière générale, les personnages ne sont pas crédibles. À force de vouloir montrer leurs travers, Lodge en fait des caricatures dont les sentiments paraissent feints.
La palme revient sûrement à Philip, qui, en plus d'éprouver un coup de foudre (chose que je déteste, car je trouve cela invraisemblable), se conduit, là encore, comme un benêt. D'autre part, c'est l'un des pires professeurs qui soit, et on songe à lui attribuer une chaire. Même lui ne croit pas à cette promotion...!

Robin Demsey pourrait paraître sympathique, mais il est réduit à son obsession pour Philip, et c'est assez exaspérant. En outre, il confie cela à un logiciel, ce qui accentue son ridicule, et pourra, à la rigueur, lui attirer la pitié du lecteur.

Si Désirée était sympathique dans «Changement de décor», elle m'a ennuyée au début du roman. Elle souffre des affres de l'écrivain en manque d'inspiration et de confiance, et cela la rend désagréable et caricaturale. Elle se donne trop de règles à respecter, s'enferme dans une complaisance sucrée... bref, elle ne sait que geindre. Ensuite, cela s'arrange, et on retrouve la Désirée de «Changement de décor».

Hilary et Morris restent égaux à eux-mêmes. Cela m'a quelque peu réconfortée. Dans cette galerie de personnages tous plus ou moins fous ou décérébrés, j'avais un point d'ancrage. Même si certains côtés de ces deux protagonistes me déplaisent, au moins, ils sont vraisemblables, et ne changent pas d'un roman à l'autre.
Il est vrai que Philip ne change pas vraiment... mais son cas empire, et ce n'est même plus drôle.

Un autre reproche majeur que je ferai est la lenteur du roman. L'intrigue est sans cesse interrompue pour de longues descriptions. D'autre part, l'auteur se disperse en créant trop de personnages. Bien sûr, il veut montrer, en les faisant se rencontrer, que le monde universitaire est petit (comme l'indique le titre), mais là encore, il en fait trop.

Il y a tout de même certaines situations franchement amusantes. Par exemple, la «bataille» entre Robin et Josh. C'est pitoyable, ridicule... c'est volontairement raconté sur un ton quasi-épique, afin d'accentuer la bêtise de cette bagarre.
Ce qui arrive lorsque Morris est enlevé est aussi très drôle. Lodge détourne une situation d'ordinaire angoissante, et en fait une farce.

Je ne recommande pas vraiment ce roman que j'ai terminé surtout parce que je me voyais mal publier une chronique de «Changement de décor» et de «Jeu de société» sans en publier une d'«Un tout petit monde».

Éditeur: Rivages.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par mon mari.
Pour ceux qu'une version audio intéresse, il en existe une enregistrée pour la Bibliothèque Sonore Romande.

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lundi, 26 septembre 2011

Changement de décor, de David Lodge.

Changement de décor

L'ouvrage:
Pour six mois, Philip Swallow et Morris Zapp, professeurs d'université, échangent leurs postes. Philip va donc aller travailler à l'université d'Euphoria, aux États-Unis, et Morris à celle de Rummidge, en Angleterre.

Critique:
Si j'ai aimé la plupart des romans de David Lodge que j'ai lus, j'ai vraiment adoré «Changement de décor». Même si on voit venir certaines choses (par exemple, le «quadrille amoureux»), cela ne gâche en rien le plaisir du lecteur. Bien sûr, la ficelle du quadrille amoureux est un peu facile, et ce manque de finesse peut surprendre de la part de Lodge, mais il sait en tirer parti, et malgré l'écueil, crée des situations cocasses découlant de cela.
Le lecteur ne se formalisera pas de cette ficelle prévisible, car David Lodge imagine une multitude d'autres situations inattendues et toujours à propos. Et bien sûr, l'humour (sous diverses formes), domine.

Comment ne pas rire lorsque Philip et Hilary apprennent assez brutalement l'un par l'autre qu'ils sont ou vont être cocus, alors qu'une foule de gens les entend!
Ce que j'appellerai «l'affaire Mélanie» ravira également le lecteur par sa drôlerie. Certains diront que la situation est un peu téléphonée, mais c'est si drôle!
N'oublions pas Philip, comptant sur un vieux livre poussiéreux pour faire son cours... Livre qui arrivera alors qu'il reste un mois de cours, et dans quel état!

Outre cela, l'auteur étourdit son lecteur de répliques savoureuses, de personnages amusants (volontairement ou non), et d'autres situations hilarantes.
Par ailleurs, ces situations sont légères, mais elles donnent également à réfléchir. Lodge divertit son lecteur tout en faisant travailler ses cellules grises.

Je ne ferai qu'un petit reproche: on ne sait pas trop comment tout va se terminer. Cependant, on finit par le savoir dans les romans qui suivent: «Un tout petit monde», et «Jeu de société». Ce n'est pas de véritables suites, mais on retrouve certains personnages de «Changement de décor».

Les personnages sont intéressants, car ils ne sont pas si caricaturaux qu'on pourrait le croire au premier abord. Le lecteur les cerne assez vite, mais ils sont capables de le surprendre.
Par exemple, Philip reconnaît sans peine qu'il est coincé. À ce moment-là, il se juge avec sévérité, mais finesse et réalisme.
Ce pauvre Philip fait un peu pitié au lecteur, qui se moquera gentiment de lui. Il mène une vie étriquée, en a conscience, et pourtant, ne semble pas vouloir changer. Sa vie est si minable qu'au début du roman, il se fait une joie de contrevenir à ses habitudes familiales à l'idée de rester au lit le dimanche matin avec son paquet de cigarettes!
La pitié amusée du lecteur est accentuée par le fait que l'université de Rummidge ne sait pas quoi faire faire à Philip... pour ne pas dire «ne sait pas quoi faire de Philip». On lui donne donc un cours sans risques, sans se préoccuper de savoir si c'est sa partie ou pas. Comme cela ne l'est pas, Philip a l'air ridicule. D'autant qu'un étudiant prônant le boycott des cours s'incruste dans le sien. Tout se ligue contre lui, et pourtant, il arrive à faire ses deux trimestres... Que penser? Que les professeurs d'université brassent du vent? ;-)

Morris est englué dans ses principes et ses certitudes, mais il surprendra également le lecteur par sa bienveillance vis-à-vis de certains personnages, et sa hargne vis-à-vis d'autres. J'ai adoré la façon dont il s'énerve quand il découvre que quelqu'un l'a descendu dans un article, et quand il croit savoir qui a écrit ledit article.

Hilary aussi éveille la pitié amusée du lecteur. Elle est aussi coincée que Philip, et peut avoir des réflexions vibrantes de naïveté. Elle aussi est engluée dans une façon de penser.

C'est sûrement Désirée que je préfère: elle a du caractère sans pour autant être agressive, semble avoir les pieds sur Terre, et surtout, elle remet Morris à sa place!

Bref, je vous recommande ce roman avec lequel j'ai passé un excellent moment!

Éditeur: Rivages.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Martine Moinat pour la Bibliothèque Sonore Romande.
Cette version n'est plus disponible à la BSR.

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