Auteur : Lewis Clive Staples

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lundi, 17 juillet 2006

Les chroniques de Narnia, tome 2: Le lion, la sorcière blanche, et l'armoire magique, de Clive Staples Lewis.

Les chroniques de Narnia T2 L'ouvrage:
A cause des bombardements, pendant la seconde guerre mondiale, quatre frères et soeurs sont éloignés de Londres. Ils vont chez un vieux professeur.
En jouant, Lucy se cache dans une armoire. Elle se rend soudain compte que son environnement change du tout au tout. Elle se retrouve dans une forêt enneigée. Elle rencontre un faune, Tumnus, qui, après une petite discussion, lui avoue que la sorcière de ce monde lui a ordonné d'enlever et de lui emmener tout enfant qui s'aventurerait dans cette forêt. Il laisse Lucy repartir. Cela lui sera fatal.

Lorsque Lucy retrouve ses frères et soeurs, et qu'elle leur raconte ce qu'elle vient de vivre, ils ne la croient pas.
Plus tard, Edmund, l'un de ses frères, va lui aussi, découvrir le monde de Narnia. Mais lui va rencontrer la sorcière blanche.

Critique:
Le tome 1 m'a un peu agacée, le tome 2 a fait monter mon agacement d'un cran. On retrouve des leçons de morale à deux francs, et beaucoup de manichéisme. La sorcière, elle est méchante, elle veut neutraliser les quatre enfants, car une prophétie a annoncé qu'ils seraient rois. Elle veut dominer le monde de Narnia. Bien sûr, ce sont des motivations suffisantes, puisqu'on connaît des gens avides de pouvoir, qui en deviennent caricaturaux.

Lorsque le père Noël offre des cadeaux aux enfants, il dit qu'une femme qui se bat, ce n'est pas beau. Tiens donc! Et pourquoi? Parce que les femmes, ça doit être doux, faire des enfants, faire la cuisine et le tricot?
Ensuite, il offre une machine à coudre à madame Castor, et lui explique qu'il va la livrer chez elle, car à ce moment-là, madame Castor ne s'y trouve pas. Oui, sauf que si la sorcière passe, elle va détruire la machine à coudre. C'est d'ailleurs ce dont a peur madame Castor à propos de son ancienne machine. Si la sorcière passe avant, ça ira, mais cela n'est pas précisé.
(Oui, je sais, je pinaille, et ce détail n'est pas si important.)

A un moment, Edmund est ensorcelé par la sorcière. Il mange des loukoums offerts par elle. Ces loukoums sont comme une drogue: plus on en mange, plus on en veut. Edmund veut tellement en remanger qu'il n'hésite pas à trahir les siens. Il essaiera même de se persuader que l'action de la sorcière n'est pas si terrible, et que celle-ci oeuvre pour le bien du pays.
Lorsqu'elle le maltraite, il revient à la raison, et va s'excuser auprès de ses frères et soeurs. Ceux-ci pardonnent tout tout de suite. Ca aussi, c'est un peu gros. Bien sûr, il était sous l'emprise des loukoums, mais c'est un peu facile.

Sur un forum littéraire, certains disent que "Les chroniques de Narnia" peuvent paraître un peu enfantines, parce que c'est un livre pour la jeunesse. Je trouve que c'est une mauvaise excuse. Je connais des romans pour la jeunesse qui sont enfantins, mais pas forcément niais, manichéens, ou moralistes. Certains ouvrages pour la jeunesse peuvent être enfantins et jolis, sans être niais.

Je ne continuerai pas la série, ayant été trop déçue par ces deux tomes. Donc, si Bernie ou Sugar veulent reprendre le flambeau, la voie est libre!

Éditeur: Gallimard.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Simone Reeve pour la Bibliothèque Sonore Romande.

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lundi, 10 juillet 2006

Les chroniques de Narnia, tome 1: Le neveu du magicien, de Clive Staples Lewis.

Les chroniques de Narnia T1 L'ouvrage:
Un jour, alors qu'elle est dans son jardin, Polly Plummer, une petite fille, remarque un petit garçon dans le jardin voisin. Elle en est surprise, car les Ketterley n'ont pas d'enfants. Ils sont frère et soeur, et célibataires.
Le garçonnet, qui se prénomme Digory, lui apprend qu'il est ici, car son père est parti pour les Indes, et que sa mère est très gravement malade. Ils sont venus chez Andrew et Lettie Ketterley tous les deux. Digory est le neveu des Ketterley.

Polly et Digory deviennent amis, et s'amusent beaucoup ensemble. Un jour, ils décident d'aller explorer une maison voisine des leurs, qui semble abandonnée depuis des lustres. Ils tombent sur Andrew Ketterley. La porte ne donne pas sur une maison abandonnée, mais sur le cabinet d'Andrew. Celui-ci se montre ravi de les voir ici. En effet, il veut faire une expérience magique sur eux. Par la ruse, il envoie Polly dans un monde inconnu.

Critique:
En général, quand je lis des romans pour la jeunesse, je n'hésite pas à les conseiller également aux adultes. Pas celui-là. Je le trouve un peu gnan gnan, un peu sirupeux... Cela conviendra peut-être aux très jeunes, mais pas au-delà de dix ans, à mon avis.

Quand Digory et Polly sont dans le monde inconnu, ils rencontrent une sorcière, très méchante, qui a tué tout son peuple, et ne rêve que de conquérir d'autres mondes. C'est une teigne autoritaire. Elle nous amuse un temps, mais elle nous tape aussi sur les nerfs. Il y a une scène très amusante, quand la tante Lettie et la sorcière se rencontrent. Lettie ne sait pas que la sorcière est une vraie sorcière, et la prend pour une folle qui délire. Le lecteur est assez satisfait de la façon dont elle s'adresse à la sorcière.
On s'amuse aussi lorsque les animaux essaient de déterminer à quelle race appartient Andrew.

Les personnages sont sympathiques, mais certains sont un peu agaçants, car caricaturaux: Andrew, la sorcière...
Digory est en quête de quelque chose, et cela lui donne un peu de consistance, mais à part ça, lui et Polly n'ont pas l'air d'être des personnages très creusés.

L'histoire de la pomme magique est un prétexte pour faire une petite leçon de morale: c'est mal de voler, de vouloir s'approprier quelque chose, il n'en résultera que des malheurs. C'est bien, mais c'est un peu manichéen.

Peut-être que j'ai trop attendu de ce livre, étant donné qu'on en a beaucoup parlé, et que je l'aurais jugé moins sévèrement si on ne m'en n'avait pas dit tant de bien. C'est un livre mignonnet, gentillet, mais je pense que certains ouvrages fantastiques sont bien mieux.

Éditeur: Gallimard.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Simonne Reeve pour la Bibliothèque Sonore Romande.

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