J'arrête de râler

L'ouvrage:
Après avoir constaté que sa vie était pourrie par ses râleries, Christine Lewicki a décidé de changer sa façon de réagir, afin de profiter de la vie et non d'en subir les désagréments. Elle fait partager son expérience et son cheminement.

Critique:
J'ai souhaité lire cet ouvrage parce que je voulais me rendre compte de la fréquence à laquelle je râlais. Ensuite, j'ai pensé que si l'auteur donnait une solution sympathique, pourquoi ne pas essayer de l'appliquer? Lorsqu'on lit un livre de ce genre, on voit forcément ce qu'il dit par rapport à soi. On a toujours un exemple tiré de sa vie à appliquer à ce que dit l'auteur. Là encore, cela a été le cas pour moi.

Je me suis aperçue que je mettais déjà en pratique certains conseils de l'auteur. J'ai déjà remarqué que râler ne m'apportait qu'une satisfaction temporaire. Certes, on exprime sa frustration, mais ensuite, que faire? L'auteur préconise de tenter de trouver un côté positif ou une solution aux tracasseries qu'on ne peut changer. Certains de ses conseils ne m'ont pas paru judicieux dans mon cas. Cependant, si on n'est pas trop bête, on adapte les conseils à son cas.
Certains m'ont paru un peu tirés par les cheveux. Par exemple: si on fait la queue, au lieu de ronchonner, on peut discuter avec la personne qui attend derrière soi. J'avoue ne pas être du genre à adresser comme ça la parole à un inconnu. Bien sûr, là encore, c'était un conseil dont le but était de dire: il faut trouver quelque chose de sympathique à faire pendant ce temps. En effet, la file d'attente n'ira pas plus vite parce qu'on va râler, et le temps passera plus vite et de manière plus agréable si on se trouve une occupation. Pourquoi ne pas commencer ou continuer un livre (audio, tant qu'on y est)?

D'une manière générale, Christine Lewicki invite le lecteur à s'ouvrir, à ne pas toujours se précipiter sur la solution de la râlerie qui n'est pas bénéfique, car (j'ai déjà pu le constater), elle engendre stress et mal être. Elle invite le lecteur à créer une autre habitude que celle de la râlerie. Il est vrai qu'il existe tout un tas de solutions simples à appliquer afin de ne pas râler. On peut remédier à certaines choses en «pensant différemment». (Je mets l'expression entre guillemets, car je ne peux la dissocier du roman «Les fourmis», de Bernard Werber. C'est en lisant ce roman, lorsque j'étais au collège, que j'ai compris ce concept.) L'auteur invite le lecteur à s'ouvrir aux autres, à mieux communiquer, à s'exprimer clairement, et à ne pas forcément attendre une satisfaction immédiate.

Bien sûr, elle n'oublie pas ceux qui, au moment de lire son ouvrage, passent justement par une phase difficile. À ceux-là, elle conseille de commencer le défi qu'elle propose quand leur vie sera «normale». Ce qu'elle propose consiste à tenter de passer vingt-et-un jours consécutifs sans râler, expliquant bien que le but est de voir si on vivait mieux sans râler. Je ne sais pas si je ferai ce défi, mais si je le fais, il me faudra trouver autre chose que le symbolique bracelet qu'on met au poignet et qu'on change de poignet (on repart de zéro) si on râle. En effet, je n'aime pas porter des bijoux, cela me gêne. À moi de trouver une solution de remplacement dans le cas où je déciderais de faire cela. Je pense qu'on peut aussi le faire dans sa tête, sans forcément avoir besoin d'un geste qui remettrait le compteur à zéro.
Au sujet des gestes symboliques, j'avoue ne pas vraiment voir l'utilité de celui qui consiste à écrire sa râlerie la plus fréquente, et à s'en débarrasser en la jetant à la poubelle. Je ne pense pas que ce genre de gestes fonctionnerait sur moi. Ce n'est pas parce que je vais me débarrasser du papier où c'est écrit que mon cerveau, lui, va s'en débarrasser. Je pense que si je décide d'en finir avec une râlerie (ou autre chose qui encombre ma tête), c'est le fait de penser plusieurs fois que j'en ai fini avec ça qui fera effet. Je sais qu'on préconise de matérialiser ce dont on veut se débarrasser moralement, mais je ne le comprends pas vraiment... Je sais que là, je pinaille. L'important est de comprendre ce qui fonctionne sur soi et de l'utiliser.

Il n'y a pas de solutions contre ceux qui ne font que râler et qui nous agacent. L'auteur explique que si, soi-même, on ne râle pas (ou beaucoup moins), on sera moins touché par celui qui râle. Tout dépend, je pense, de notre degré de proximité avec les râleurs. Je m'aperçois que lorsque je peux fuir ceux qui râlent, je le fais.

Même si j'ai donné des exemples, je suis loin d'avoir parlé de tous les conseils et de la façon de penser que Christine Lewicki tente de faire passer.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Odile Cohen.
Ce livre m'a été envoyé par les éditions Audiolib.

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