Superstress: la solution

L'ouvrage:
Roberta Lee est médecin. Forte de ses études et de son expérience, elle constate qu'aujourd'hui, il existe le superstress. C'est un stress accru, qui peut durer plusieurs années, et être dû à de nombreux facteurs.
Après les avoir cités et développés, Roberta Lee s'emploie à apporter des solutions pour contrer le superstress.

Critique:
Habituellement, je ne lis pas ce genre de livres. J'ai toujours peur qu'ils soient pleins de baratin et de conseils de charlatan. Quand j'ai vu que celui-ci sortait en audio, j'ai pensé que c'était une bonne occasion de combattre ou de confirmer mes préjugés.

Les conseils de Roberta Lee sont d'abord dus au bon sens. Tout ce qu'elle préconise n'est pas, à mon avis, du charlatanisme, mais plutôt du bon sens. Certains conseils sont moins faciles à mettre en pratique que d'autres, mais elle observe que son programme est flexible. Disons qu'elle propose plusieurs façons de faire certaines choses. Là où je ne suis pas d'accord avec la flexibilité dont elle parle, c'est quand elle dit qu'il faut suivre tout le programme. Si on omet une seule chose, on ne pourra pas s'en sortir. Pourtant, je pense qu'il vaut mieux essayer d'agir sur certains paramètres plutôt que sur aucun.

Par exemple, en ce qui concerne l'alimentation, plusieurs facteurs entrent en jeu. Selon Roberta Lee, c'est surtout quand on est stressé ou de mauvaise humeur qu'on a envie de saloperies trop grasses ou trop sucrées. Je suis bien placée pour savoir que la gourmandise compte beaucoup, elle aussi. Je ne pense pas être quelqu'un de particulièrement stressée, mais il me serait impossible de bannir certaines gourmandises de ma vie gustative.
Elle dit aussi qu'il faut proscrire la nourriture industrielle. Soit, mais si on ne peut pas cuisiner?
Ensuite, que se passe-t-il si on déteste absolument tous les aliments dits apaisants ou bons? Là, j'exagère, bien sûr. Mais dans les deux premiers cas, je pense qu'il faut essayer d'équilibrer au maximum: ne pas abuser, mais se faire un peu plaisir aussi...

L'auteur explique également que l'activité physique est un bon remède. Je le savais déjà. Elle dit que si on n'a pas trop de temps, on peut faire quinze minutes de marche par jour, ou même arpenter sa maison, etc. Je trouve sympathiques tous ces petits conseils. Cependant, elle explique que quinze minutes d'activité par jour seront suffisantes pour connaître une amélioration durable. Or, mon sportif de mari m'a toujours dit que si on voulait des effets bénéfiques, il fallait faire au moins une demi-heure d'activité physique, voire quarante-cinq minutes par jour. Personnellement, je ne me pose plus de questions, car je fais plus de quarante-cinq minutes de sport par jour, mais cette contradiction me perturbe... Peut-être mon mari parle-t-il en tant que sportif, alors que Roberta Lee pense que quinze minutes par jour, c'est mieux que rien du tout.

Je savais la plupart des choses énoncées par Roberta Lee avant de lire ce documentaire, mais j'en ignorais quelques-unes. Par exemple, je savais que le manque de sommeil était néfaste, mais je ne savais pas que c'était à ce point. J'ignorais les propriétés de certaines plantes, de certains aliments (néfastes ou non). De plus, elle prend le temps d'expliquer les symptômes, les causes et les effets, directs ou non, du superstress. Et même si on sait certaines choses, il est bon qu'elles soient rassemblées dans une espèce de petit guide, comme c'est le cas ici.

J'ai été interpellée par les conseils quant à l'altruisme. Je partage l'avis de l'auteur lorsqu'elle dit qu'on se sent bien quand on aide quelqu'un. J'émets juste une petite réserve. Je fais partie des gens qui aiment aider ceux qui, à leurs yeux, en valent la peine. Il me sera impossible d'aller spontanément vers quelqu'un qui, par le passé, s'est toujours montré antipathique envers moi.
Roberta Lee exhorte son lecteur à aller vers les autres, expliquant qu'on a trop souvent peur de l'autre pour diverses raisons. Si je l'approuve, je mettrais encore un bémol: je pense qu'on ne peut pas aller vers n'importe qui. Si la peur est parfois mauvaise conseillère, il faut quand même faire attention. L'anecdote par laquelle elle illustre son propos est très sympathique, et il est vrai que l'entraide et la communication sont toujours sources de bonheur, mais dans notre monde, on ne peut se fier à tous.

Roberta Lee donne des propositions d'aide, de communication, etc. Par exemple, elle dit: Vous pourriez lire une histoire à un enfant, faire du bénévolat, etc. C'est déjà un peu curieux que les gens ne puissent pas avoir ce genre d'idées seuls. Mais ça part d'un bon sentiment: peut-être que certaines choses ne viendraient pas spontanément à l'idée, et après tout, ce ne sont que des pistes. Je trouve juste que certaines de ces pistes sont un peu maladroites... par exemple, elle dit: «Souriez aux aveugles.» Je ne commenterai même pas. ;-)

Certaines affirmations à prononcer pour positiver m'ont paru niaises.
Je pense sincèrement que la méditation ou le yoga n'auraient absolument aucun effet sur moi, car pour me détendre, je fais quelque chose que j'adore faire. Or, pendant que je méditerais, je ne pourrais pas lire ou regarder une série.
Par contre, je suis une adepte du massage!

On dit souvent qu'un livre n'est pas perçu de la même façon par chaque lecteur. J'ai davantage ressenti cela avec cet ouvrage qu'avec un roman, car chaque conseil donné par l'auteur force le lecteur à se demander s'il l'applique un peu, totalement, pas du tout... il fait sans cesse appel à son vécu, ses possibilités, ses attentes, etc. On se réfèrera sans cesse à soi-même pendant la lecture de ce livre. D'ailleurs, je n'ai pas arrêté de parler de moi dans cette chronique.

C'est le premier livre que je lis là-dessus (celui sur le lâcher prise pourrait, à la rigueur, s'en rapprocher), donc je ne peux pas juger par rapport à d'autres ouvrages du genre. Je ne sais pas si Roberta Lee répète des choses déjà lues ailleurs, si son documentaire est plus ou moins pertinent qu'un autre. Je vous livre mon ressenti de néophyte.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Marie Lenoir. Ce livre m'a été offert par les éditions Audiolib. Il sort en audio le 18 mai.

Je connais surtout Marie Lenoir en tant que comédienne de doublage, et notamment pour le rôle de Gina dans «En analyse». Sa voix, malgré un léger enrouement, est très agréable, calme, posée, professionnelle. Elle sait parfaitement adopter le ton qui convient à ce genre d'ouvrage.

Ce livre audio est une version abrégée de l'ouvrage. En général, j'évite de lire les versions abrégées, arguant que c'est à moi, et non à un éditeur audio, de décider si je zapperai ou non tel ou tel passage. Il est d'ailleurs très rare que je saute des passages. Cependant, je sais que certains documentaires sont répétitifs (comme ceux de John Gray). Je ne sais pas si c'est le cas de «Superstress», mais cela expliquerait que la version audio soit abrégée.

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