Auteur : Koontz Dean

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lundi, 26 avril 2010

Ne crains rien, de Dean Koontz.

Ne crains rien

Note:
Je présente tout d'abord mes excuses au Captain à qui j'ai demandé des conseils quant aux romans de Dean Koontz à lire, car j'ai lu un autre livre que celui par lequel il m'a conseillé de commencer. Mais Captain, je garde tes conseils sous le coude. :)

L'ouvrage:
Le père de Christopher Snow est atteint d'un cancer. C'est la fin. Chris se rend à son chevet une dernière fois pour lui dire au revoir.
C'est après la mort de Steven Snow que Chris surprend une scène qu'il ne comprend pas. Son père devait être incinéré, or, il voit des hommes échanger son corps contre celui d'un clochard. Choqué et indigné, il commence à mener son enquête. C'est alors qu'une infirmière qu'il connaît depuis son enfance lui apprend qu'elle veut lui faire certaines révélations qui vont le bouleverser.

Critique:
J'ai trouvé ce livre inégal. Au début, l'auteur transporte son lecteur dans un tourbillon duquel il est bien difficile de sortir. On pense que ça va être comme ça tout au long du livre, mais malheureusement, ça retombe. Il y a d'abord cette vieille ficelle: la personne qui veut faire des révélations est tuée au moment où elle va parler. De ce fait, le lecteur, à l'instar du narrateur, se traîne jusqu'aux fameuses révélations que le narrateur finira par connaître, non sans passer par tout un tas de faux rebondissements qui ne sont, en fait, que du remplissage. Par exemple, lorsqu'il va sur le bateau de Roosevelt, c'est bien trop long! En plus, je n'ai pas aimé la scène des biscuits où Roosevelt torture Orson.
Ce qu'on finit par apprendre n'est pas vraiment à la hauteur de ce à quoi on s'attendait. J'ai soupiré d'agacement à l'idée d'avoir attendu tout ce temps pour ça!
Ensuite, la scène de la bataille opposant Chris, Sacha, et Bobby aux «autres» est assez classique.

Il y a quelques notes humoristiques, ce qui détend le lecteur.
En outre, même si ce qui se passe est classique, cela fait réfléchir le lecteur.

Les personnages principaux sont attachants.
Par ailleurs, le lecteur est intrigué par ce dont souffre Chris. Je ne sais pas si cela existe vraiment, mais je présume que oui... La façon dont il fait avec permet au lecteur de relativiser ses petits ennuis.

Éditeur: Robert Laffont.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Laurent Mantel pour l'association Valentin Haüy.

Laurent Mantel est comédien de doublage. Il fait également de l'audiodescription (ce qu'on appelait «audiovision» avant). Il n'a plus le temps d'enregistrer des livres, mais «Ne crains rien» fait partie de ceux qu'il a enregistrés bénévolement pour l'association. Je l'apprécie beaucoup en tant que comédien de doublage. Il est également talentueux en tant que lecteur: il met le ton approprié, son jeu est naturel que ce soit au niveau de la narration qu'à celui des dialogues. Je ne lui adresse qu'un petit reproche: il parle très doucement. C'est étrange, car quand il fait du doublage, il donne à sa voix la force et la puissance nécessaires.
Je lirai avec plaisir d'autres ouvrages enregistrés par lui. (J'en ai d'ailleurs lu un autre, mais ne l'ai pas chroniqué ici.) Je trouve extrêmement regrettable que l'association, au moment de passer des cassettes aux CDs, n'ait pas numérisé tous les livres enregistrés par cet excellent comédien. En effet, j'ai emprunté d'autres livres, exprès parce qu'ils avaient été enregistrés par lui (il a eu l'amabilité de me fournir la liste), et j'ai eu la désagréable surprise de découvrir que deux d'entre eux n'étaient pas lus par lui. Ils ont dû être relus ou empruntés (dans un cadre d'échange) à d'autres associations... Je retenterai ma chance en empruntant d'autres livres provenant de la liste qu'il m'a fournie.

Note:
Je présente à nouveau mes excuses au Captain, parce que j'ai dit du mal d'un livre de Dean Koontz. C'est encore un coup à me retrouver en cale avec des asticots à manger pendant une période indéterminée.

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lundi, 24 mars 2008

Le masque de l'oubli, de Dean Koontz.

Le masque de l'oubli

L'ouvrage:
Paul et Carolle Tracy sont de brillants médecins. Leur mariage est solide. Ils ont le projet d'adopter un enfant, Carolle étant stérile. Le jour où ils commencent les démarches d'adoption, de curieux phénomènes se produisent: un violent orage manque de les tuer, d'étranges martèlements se font entendre dans leur maison...

Un peu plus tard, en voiture, Carolle renverse une jeune fille qui, semble-t-il, s'est presque jetée sous ses roues. Heureusement, elle s'en tire. Seulement, elle est amnésique. On l'appelle Jane Doe, nom qu'on donne à toute femme non identifiée. On recherche activement ses parents. Personne me se manifestant, Carolle décide de tenter l'hypnose, afin que la jeune fille retrouve son passé.

Critique:
Ce thriller fantastique est une bonne découverte. D'abord, il ne traîne pas trop. Ensuite, même si certaines ficelles sont éculées (les esprits frappeurs, les phénomènes naturels cataclysmiques), il remplit bien son rôle: effrayer et tenir le lecteur en haleine. Certains livres d'épouvante veulent tellement en faire, donnent tellement dans le spectaculaire, qu'on n'est pas tellement effrayé: on a juste envie que cela se termine pour pouvoir en prendre un autre. J'ai trouvé que Dean Koontz savait doser les ingrédients.
Le lecteur se doute de quelques petites choses, par exemple, on sait que Laura est, d'une manière ou d'une autre, liée à Paul et à Carolle. Mais il ne se doute de cela que parce que l'auteur le veut bien.

L'intrigue est bien menée. Le livre démarre lentement (si on excepte le prologue), mais l'histoire s'emballe de plus en plus, et la fin est une course folle.
Le prologue est à l'image du livre: une longue descente aux enfers où l'angoisse est savamment instillée. Le lecteur est avec cette adolescente, il ressent ce qu'elle ressent.

J'ai quelques reproches.
Il est dommage que Paul et Carolle aient l'air d'être parfaits. Ils ont plusieurs activités intellectuelles, sont gentils avec tout le monde, etc. Ils sont un peu agaçants.
D'autre part, un passage m'a paru particulièrement artificiel... Ces deux personnages ont fait de brillantes carrières, ont des tonnes de diplômes. On peut donc supposer qu'ils savent réfléchir, savent faire la part des choses, sont ouverts d'esprit. Et on apprend que Paul se dit souvent qu'il a de la chance qu'une si belle femme que Carolle soit mariée avec lui dont le physique est si banal.
Dans le même ordre d'idée, on trouve assez rapidement que Carolle devrait demander à sa patiente, alors qu'elle est sous hypnose: «En quelle année sommes-nous?« On se dit qu'il est étrange qu'une psychiatre si intelligente et fine ne pense pas à cela, surtout que le lecteur avisé l'a déjà deviné.

J'aurais aimé que le livre ne s'arrêtât pas ainsi. Bien sûr, on peut supposer que telle et telle choses vont arriver. On se doute de ce qui aurait pu se passer si le livre s'était poursuivi, mais cette fin abrupte m'a un peu frustrée.

Éditeur: Fleuve Noir.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Anne-Marie Fontaine pour la Ligue Braille.
(Note: Les noms des lecteurs de la Ligue Braille ne sont écrits nulle part. Je dois donc deviner leur orthographe. Je présente ici mes excuses à ceux dont j'estropie les noms.

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