Un feu dans la nuit

L'ouvrage:
Janvier 2013.
Alors que Sophie s'apprête à accoucher, sa mère (Lydia MacBride) est sur le point de mourir d'un cancer.
Toute sa vie, Lydia a tenu des journaux intimes. Il est temps pour elle de les brûler. Seulement, elle n'en aura pas le temps.

Critique:
Ce roman m'a tentée dès sa sortie. De plus, l'avis positif de mon mari m'a donné à penser qu'il me plairait. Or, je me suis ennuyée pendant les trois quarts de ma lecture.

Pour moi, Erin Kelly utilise des ficelles vraiment trop grosses pour créer son suspense. Par exemple, Lydia, au tout début, écrit qu'elle a mal agi à un moment de sa vie. On sait tout de suite qu'on ne connaîtra le fin mot de l'histoire que très tard, voire à la toute fin du roman.
À la fin de la première partie, l'auteur nous laisse sur un mystère qu'elle n'explique que longtemps après.
On me dira qu'il fallait bien que la romancière trouve des procédés pour faire languir son lecteur. Soit, mais ceux-ci sont beaucoup trop gros. D'autres auteurs (Karine Giébel, Franck Thilliez, Serge Brussolo, etc) agissent bien plus finement.

Si Erin Kelly a eu une bonne idée, tout est beaucoup trop dilué. Les lenteurs sont partout, et pour moi, elles n'apportent rien. En outre, l'idée est bonne, mais elle a un très fort parfum de déjà vu. Je n'ai pas eu de très grosses surprises lors de ma lecture. Pour ne donner qu'un exemple, dès que l'un des personnages a prononcé un certain prénom, j'ai deviné une grande partie de la suite.
Vers la fin, les personnages agissent d'une certaine manière. La romancière a-t-elle souhaité créer un rebondissement afin d'accentuer la tension? Toujours est-il que je n'ai pas trouvé cela très crédible. Ils auraient certainement pu raconter les faits tels qu'ils se sont passés. Je ne sais pas trop pourquoi ils se font tout un film à propos de ce qui arriverait s'ils disaient la vérité... Peut-être parce que la dissimulation est habituelle chez eux...
Quant à ce qu'on apprend à la toute fin, je ne l'avais pas deviné, mais j'ai été tellement déçue par le reste que cela ne rattrape pas grand-chose. Surtout qu'en y réfléchissant, on peut trouver un élément assez gros.

Les personnages n'ont pas su m'émouvoir, même ceux qui semblaient sains d'esprit.

Éditeur: Jean-Claude Lattès.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par mon mari.

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