Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire

L'ouvrage:
Lundi 2 mai 2005.
Allan Karlsson a cent ans aujourd'hui. La maison de retraite s'apprête à le fêter. Allan s'enfuit par la fenêtre. Commence alors un périple fou. Le récit alterne le présent d'Allan et son passé.

Critique:
Au sujet de ce livre, je n'ai lu que deux genres de chroniques: les éloges intarissables et l'ennui total. Je fais partie des rares personnes qui l'ont aimé sans plus.

Il faut d'abord se mettre au diapason. Ce livre est une vaste rigolade du début à la fin. Tout est raconté sur le ton humoristique. Les plus grands drames sont évoqués de manière à ce qu'on en rie. Les situations sont des plus loufoques. S'il fallait en citer quelques-unes, je parlerais du désastre (Mais en est-ce vraiment un?) provoqué par le fait que Sonia s'est assise, ou d'Herbert parvenant à travailler le moins possible en camp de prisonniers. Ce n'est qu'un minuscule aperçu de ce qui vous attend: toutes les situations décrites sont insolites voire rocambolesques. Si certaines m'ont amusée. L'une d'elles, en plus d'être amusante, m'a semblé être une moquerie féroce de la politique, l'exemple d'Amanda. Cependant, j'en ai trouvé d'autres un peu lourdes. Par exemple, cette propension qu'a Allan à se retrouver où il faut quand il faut, le fait qu'il ait agi sans trop le vouloir sur l'histoire du monde... Je sais bien que cela fait partie du vaste amusement qu'a voulu l'auteur, mais cela m'a un peu ennuyée.

Cette histoire peu banale en forme de conte drolatique, contenant de multiples exagérations, des situations à la limite du vraisemblable, et des événements qui arrivent là où on ne les attend pas, est tellement pleine d'humour que même si on s'ennuie un peu, certaines choses feront rire. On ne peut pas être totalement indifférent à tout le roman.
À un moment, l'auteur évoque Arto Paasilina. Son roman ressemble justement à du Arto Paasilina, et c'est sûrement voulu. Courses folles, personnages loufoques, situations tragicomiques... Le tout énoncé d'un air très sérieux qui en fera sourire plus d'un. Bien sûr, Jonas Jonasson en fait trop, et c'est ce qui m'a parfois agacée, mais ce «trop» est voulu, c'est sa marque de fabrique.
Je pense que j'oublierai très vite ce livre, mais que mon souvenir global sera placé sous le signe de l'amusement.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Philippe Résimont. Ce livre m'a été offert par les éditions Audiolib.
Philippe Résimont a parfaitement su adopter le ton adéquat à l'interprétation de ce livre. Je pense qu'il est très facile de trop en faire en lisant ce roman à voix haute. Le comédien a évité, avec une apparente facilité, tous les écueils.

Acheter « Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire » sur Amazon

Acheter « Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire » en audio sur Amazon