Auteur : Hobb Robin

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samedi, 5 mai 2018

Les aventuriers de la mer, tome 4: Brumes et tempêtes, de Robin Hobb.

Les aventuriers de la mer, tome 4: Brumes et tempêtes

L'ouvrage:
Malta est courtisée par un habitant du désert des pluies. Hiémain va devoir honorer la promesse faite à Kennit. Althéa poursuit son apprentissage de la mer. Ambre veut sauver Parangon.

Critique:
Cette partie du cycle est moins tumultueuse que la précédente. Cela ne signifie pas qu'il ne s'y passe rien. Des choses se mettent insidieusement en place. Par exemple, le mécontentement des marchands de Terrilville vis-à-vis des agissements du gouverneur va croissant. Certains (comme Ronica) n'ont pas la force de se révolter, d'autres sont opportunistes, mais il est presque sûr que les choses n'en resteront pas là.

J'ai trouvé plaisant de découvrir (ici et dans la partie précédente) les relations normales d'une famille avec sa vivenef. En effet, depuis le début du cycle, Vivacia et les siens n'entretiennent pas des rapports paisibles. Ici, on voit qu'Ophélie et la famille à laquelle elle appartient sont complices. Leur attachement est inconditionnel. Ophélie est une vivenef très sympathique. Elle a un caractère bien trempé.

Je trouve dommage que l'auteur ait accentué une chose qui se dessine dans la partie précédente: le triangle amoureux. Bien sûr, ce n'est pas aussi gros que dans les romans du genre «Hunger games», mais c'est quand même là, et ça me déplaît.

L'énigme que constituent les serpents est abordée sous un autre angle. Une chose que dit Reyn renforce l'idée que j'ai quant à la solution. Je ne comprends pas encore comment c'est possible, mais il suffit de continuer la série pour le savoir.

Je n'apprécie toujours pas Kennit, même si j'ai compati en apprenant qu'il avait vécu des événements difficiles. C'est un peu la même chose concernant Etta. Je la comprends, mais elle m'agace.

Hiémain franchit une étape, et acquiert davantage de sagesse. C'est d'ailleurs un conseil d'Etta qui l'aide en cela.

Malta est égale à elle-même. J'aime beaucoup la manière dont les serviteurs parlent d'elle, à un moment. Ils la cernent très bien.

À partir du tome 2 (donc du tome 4 en français), le cycle n'est plus traduit par Arnaud Mousnier-Lompré, mais par Véronique David-Maresco. Je trouve cela dommage, d'abord parce qu'Arnaud Mousnier-Lompré est le traducteur attitré de Robin Hobb, et que d'après ce que j'ai lu dans diverses interviews, ils ont beaucoup échangé entre autres sur la manière de traduire ceci ou cela. De plus, Arnaud Mousnier-Lompré utilise un vocabulaire relevé, riche, et fouillé, ce qui me plaît beaucoup. À l'époque où «Les aventuriers de la mer» est sorti en France, je comblais ma frustration de ne pouvoir lire les livres de Robin Hobb (pas sortis en audio) en écumant le forum qui lui était consacré, Les rivages maudits. Je me souviens que la traduction de «Les aventuriers de la mer» avait été évoquée dans un sujet où Arnaud Mousnier-Lompré postait régulièrement. J'ai voulu retrouver ce qui s'y disait cet été, quand j'ai commencé «L'assassin royal», mais apparemment, ces échanges ont disparu. Je crois que «Les aventuriers de la mer» est le seul cycle où le traducteur a changé en cours de route, et que tous les autres sont intégralement traduits par Arnaud Mousnier-Lompré.

Service presse des éditions Audible Studios, dont vous trouverez le catalogue sur le site Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Vincent de Boüard.

Une fois encore, j'ai trouvé que l'interprétation de Vincent de Boüard collait très bien au roman et à son ambiance. J'aurais peut-être moins marqué certaines voix, à sa place, mais il n'est pas facile de jouer tous ces personnages en trouvant, à chaque fois, le juste milieu.

Pour information, la structure du livre a été respectée.

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samedi, 28 avril 2018

Les aventuriers de la mer, tome 3: La conquête de la liberté, de Robin Hobb.

Les aventuriers de la mer, tome 3: La conquête de la liberté

L'ouvrage:
Hiémain tente de gagner sa liberté. Althéa souhaite pouvoir travailler sur un navire sous sa véritable identité. Kyle s'apprête à transporter des esclaves à bord de la Vivacia. Malta n'en fait qu'à sa tête. Kennit poursuit sa conquête des mers. Les serpents cherchent quelque chose.

Critique:
Je trouvais que la deuxième partie de ce tome 1 (je me réfère toujours aux livres tels qu'ils ont été publié en VO et non au découpage arbitraire de l'éditeur papier VF) était pleine d'aventures... la dernière partie est encore plus vertigineuse. Intrigues diverses, rebondissements, énigmes, tout s'enchaîne à une vitesse folle. Robin Hobb pousse certains de ses personnages à aller au bout d'eux-mêmes. Hiémain, par exemple, ira de périls en mauvaises surprises, et finira par se remettre en question. Je trouvais déjà qu'il était sage et pondéré, mais il me semble qu'il a acquis davantage d'ouverture d'esprit dans cette partie.

Avec justesse et intelligence, Robin Hobb aborde ici un thème qu'elle n'avait fait qu'effleurer dans le reste de ce tome: l'esclavage. Elle en montre tous les côtés sordides. Ensuite, elle va plus loin en mettant esclaves, marins et pirates dans des situations extrêmes. Malheureusement, elle n'exagère pas lorsqu'elle décrit les réactions de chacun.

Autre chose m'a frappée: avec la situation dans laquelle s'est mise la famille Vestrit, l'auteur expose toutes les malfaçons de la vie qui n'existeraient pas sans la soif de pouvoir et la bêtise de certains hommes. Ici, Kyle ne veut pas comprendre que Vivacia est un être ayant sentiments et émotions. Il empêche Althéa de faire partie de l'équipage, se moquant bien des conséquences, et pensant qu'elle peut être facilement remplacée auprès de la vivenef. Celui qu'il désigne comme «remplaçant» n'est qu'un pion à ses yeux. Soit, mais ce pion aussi a des sentiments... Comme Kyle s'obstine, les choses vont de mal en pis. Il y aurait pourtant eu une solution toute simple et qui aurait satisfait tout le monde, sauf l'assoiffé de pouvoir qu'est Kyle. Comme je le disais, cela me rappelle étrangement les situations qu'on rencontre fréquemment dans la vie: au travail, par exemple, mais pas seulement avec sa hiérarchie directe... Je me dis très souvent que les choses iraient mieux si certains haut placés acceptaient de regarder la vérité du terrain en face.

Je n'apprécie toujours pas Kennit. L'auteur lui donne pourtant un certain charisme. Il n'est pas seulement un terrible flibustier. Il a ses faiblesses, ses doutes... mais je ne l'aime pas. ;-)

Je ne sais pas trop quoi penser de Malta. Pour l'instant, ma prédiction à son sujet ne s'est pas réalisée. Il y a même eu un moment où je me suis trouvée un peu dure envers elle. Après tout, pourquoi lui reprocher de vouloir croquer la vie à pleines dents? Cependant, elle aussi s'obstine dans de mauvais raisonnements. Elle fait le petit coq, croit tout savoir, tout comprendre, ne veut pas reconnaître ses torts.... J'attends que la vie lui assène un grand coup de poing...

Service presse des éditions Audible Studios, dont vous trouverez le catalogue sur le site Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Vincent de Boüard.

Une fois encore, Vincent de Boüard est très bien entré dans la peau des personnages et dans l'ambiance du roman. Je pense qu'il n'a pas eu la partie facile. Il devait jouer de forts sentiments, sans oublier de marquer le caractère des personnages. Pour moi, il s'en est très bien sorti.

Pour information, la structure du livre a été respectée.

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samedi, 21 avril 2018

Les aventuriers de la mer, tome 2: Le navire aux esclaves, de Robin Hobb.

Les aventuriers de la mer, tome 2: Le navire aux esclaves

L'ouvrage:
Hiémain doit s'habituer à sa vie de mousse sur Vivacia. Quant à Althéa, elle décide de faire en sorte qu'un commandant de navire puisse jurer, un jour, qu'elle a l'étoffe d'un capitaine. Ronica, elle, doit faire face à une cruelle réalité: elle n'est pas en mesure de rembourser la dette contractée des générations plus tôt pour la construction de Vivacia...

Critique:
Ce volume (qui est en réalité le milieu du tome 1 original) plonge le lecteur au coeur de périlleuses aventures. Certains personnages sont contraints d'ouvrir les yeux quant à eux-mêmes. Je pense surtout à Keffria et à Althéa. Cette dernière est obligée de s'avouer qu'elle a encore du chemin à parcourir avant d'être un bon marin. C'est honorable de sa part (même si cela a été par méconnaissance de ce qui l'attendait réellement) d'avoir choisi de commencer tout en bas de l'échelle, sur un navire ordinaire. Pour pouvoir effectuer cet «apprentissage», elle se fait passer pour un très jeune garçon. À ce sujet, je sais gré à Robin Hobb d'avoir tenu compte d'un aspect que beaucoup d'auteurs négligent lorsqu'ils déguisent l'une de leurs héroïnes en garçon, à savoir leur voix. Ces auteurs attirent immanquablement mon mépris et mes remarques acerbes. Robin Hobb n'a ni tenté d'éviter la chose ni de la minimiser.

Je n'apprécie toujours pas Kennit. Cette fois, je ne me suis pas ennuyée lorsque le récit le suivait, mais j'étais plus distante. À la fin de cette partie, l'auteur montre qu'il commence à s'assouplir sur certains points afin de lui attirer un peu de sympathie. Pour l'instant, cela m'a laissée insensible.

Depuis le début, ma sympathie va à Hiémain. Je ne suis pas d'accord avec son choix de vie, mais j'espère qu'il sera libre de le réaliser, tout simplement parce que c'est ce à quoi il aspire. Son raisonnement est souvent très sage et sensé.

Dans cette partie du roman, un personnage jusque-là insignifiant (quoique pas très aimable) prend une certaine place. Il s'agit de Malta, la fille de Kyle et Keffria. Je pense qu'on peut s'attendre à ce qu'elle s'enfuie de chez elle, et mène une vie de courtisane. À voir...

Comme dans «L'assassin royal», j'ai retrouvé avec joie une intrigue solide, un monde réaliste, où tout est pensé, où tout se tient. En quelques pages, j'y ai été immergée. L'auteur mène si bien sa barque (je n'ai pas pu m'empêcher cette petite note humoristique) que les éléments fantastiques (les vivenefs par exemple) s'insèrent parfaitement dans ce monde envoûtant dans lequel j'entrerais bien.

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La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Vincent de Boüard.

Comme dans «Le vaisseau magique», j'ai beaucoup apprécié le jeu de Vincent de Boüard. Qu'il s'agisse du rustre Kennit, de la peste Malta, de la déterminée Althéa, du sage et calme Hiémain, le comédien a su moduler sa voix pour offrir un jeu en parfaite adéquation avec le roman.

Pour information, la structure du livre a été respectée.

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jeudi, 19 avril 2018

Les aventuriers de la mer, tome 1: Le vaisseau magique, de Robin Hobb.

Les aventuriers de la mer, tome 1: Le vaisseau magique

L'ouvrage:
Terrilville.
Ephron Vestrit est capitaine d'un navire marchand, la Vivacia. Sa fille, Althéa, est en parfaite communion avec le bateau, et il est acquis pour tous qu'elle en héritera. Seulement, les choses ne se passent pas comme prévu...

Critique:
C'est avec plaisir que je me suis plongée dans le deuxième cycle de Robin Hobb. J'ai été surprise de trouver le roman un peu lent à démarrer. Je pense que c'est dû au fait que je n'apprécie pas Kennit, et que c'est à lui qu'est consacré le premier chapitre. En outre, j'ai été un peu déroutée que la famille Vestrit lui laisse si souvent la place dans l'intrigue. Dans «L'assassin royal», nous suivions Fitz (c'est d'ailleurs lui qui raconte les événements). Ici, le narrateur étant omniscient, il est plus simple à l'auteur de montrer des personnages qui, pour l'instant, n'ont rien à voir avec les Vestrit.

Dans ce tome, il est très facile de ne pas apprécier Kyle. Pourtant, malgré tout, Robin Hobb s'efforce de montrer un personnage qui n'est peut-être pas si mauvais, notamment à travers les points de vue de Keffria et de Ronica. Leur foi en lui est quand même mise à mal après la démonstration de despotisme dont il les abreuve, mais il est peut-être capable de remise en question... Je dis surtout cela parce que je n'aimerais pas qu'il soit seulement cupide, sans coeur, et violent. Je voudrais que l'auteur l'ait davantage creusé. À voir dans la suite.

Althéa m'est sympathique. On voit très vite ses faiblesses: il lui arrive plusieurs fois de se retrouver ivre morte parce que quelque chose ne lui plaît pas. C'est en ce sens qu'elle donne quelque peu raison à Kyle qui la qualifie d'enfant gâtée ne connaissant rien à la vie. Même si je suis plus nuancée (d'autant que j'apprécie Althéa), force m'est de reconnaître qu'elle n'agit pas toujours avec discernement.

Outre des personnages très intéressants, dont certains révéleront sûrement des facettes insoupçonnées par la suite, Robin Hobb crée, une fois de plus, un décor passionnant. Les cités du royaume des anciens ont une histoire, un passé qui font d'elles ce qu'elles sont au moment où se passent les cycles. Les Autres ont leur fonctionnement et leurs superstitions. Les vivenefs sont intéressantes. Il est d'ailleurs évident qu'un douloureux secret entoure l'une d'elles...

Service presse des éditions Audible Studios, dont vous trouverez le catalogue sur le site Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Vincent de Boüard.

Je n'ai entendu ce comédien que sur un livre avant cette série. Je gardais un bon souvenir de sa prestation, mais (allez savoir pourquoi), j'imaginais qu'il ne lui serait pas aisé d'interpréter une série de ce genre. Cet a priori, fondé sur rien, a été totalement balayé par mon écoute de «Le vaisseau magique». Vincent de Boüard a très bien su changer son timbre de voix pour certains personnages sans que ce soit affecté. Il ne prend pas une voix ridicule pour les rôles féminins. Il a également l'intonation adéquate lorsqu'il s'agit de jouer la peur, la colère, etc. Je suis donc contente d'avoir encore huit tomes à passer en sa compagnie.

Pour information, la structure du livre n'a pas pu être respectée. Certains chapitres sont coupés en deux.

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samedi, 2 septembre 2017

L'assassin royal, tome 6: La reine solitaire, de Robin Hobb.

L'assassin royal, tome 6: La reine solitaire

L'ouvrage:
Fitz, Oeil-de-nuit, le fou, Kettricken, Astérie, et Caudron se sont enfoncés dans les montagnes à la recherche de Vérité. C'est alors qu'ils parviennent au pied d'un pilier. Fitz le touche et disparaît.

Critique:
Comme dans les livres précédents, les personnages sont précipités dans des péripéties qui les changeront irrémédiablement. Par exemple, le fou, après avoir touché la femme au dragon, ne peut s'empêcher d'éprouver de l'empathie pour elle, et cela le mènera bien plus loin (tant moralement que physiquement) que ce à quoi il s'attendait.
Fitz apprend à accepter ce qu'il ne peut changer, à faire des choix qui, s'ils ne lui plaisent pas, seront bénéfiques à d'autres. Kettricken lui fait sûrement le plus beau compliment qu'elle pouvait faire lorsqu'elle lui dit qu'il se comporte en oblat, comme les souverains des montagnes qui vivent simplement, se mettent au service de leur peuple, et agissent uniquement dans son intérêt. Les autres aussi changent en profondeur. Ce qu'ils vivent accentue leur complicité. Chacun sait que les autres endurent de lourdes épreuves, chacun connaît la valeur des autres... Leurs disputes aussi les rapprochent. Mais parfois, la magie permet une complicité qui attriste ceux qu'elle exclut. Je pense surtout à Kettricken qui se sent rejetée de ce que Vérité partage avec Fitz puis Caudron.
J'ai beaucoup aimé le passage où Fitz, le fou et Oeil-de-nuit communient grâce à l'Art et au Vif. Chacun voit comment il est perçu par l'autre, voit tout de l'autre. Le fou est très surpris de découvrir que Fitz l'aime vraiment, Oeil-de-nuit est étonné (et vexé ;-) ) de comprendre que le fou le voyait comme une créature qui hurle et bave... J'ai trouvé cela assez émouvant, et ai pensé que si nous pouvions faire la même chose, nous serions surpris de voir comment nous perçoit notre entourage.

Comme je l'avais supposé, on en apprend davantage sur Caudron. Pour moi, ce qui est révélé est à la hauteur de l'attente. Au sujet de cette étrange femme, Robin Hobb soulève une question importante: quelle que soit la faute qu'on ait commise, le mal qu'elle fait ne s'estompera jamais si on ne se pardonne pas soi-même. C'est également illustré par ce qui arrive au fou. À ce propos, Fitz m'a un peu agacée, car il ne voyait pas l'évidence. Il est vrai qu'il était trop impliqué pour cela.

À un moment, Fitz veut se débarrasser de ses souffrances, et autorise l'un des dragons à les prendre. On comprend qu'il veuille alléger son coeur, mais lui-même finit par se demander s'il ne vaut pas mieux ressentir quelque chose (même si cela fait mal) plutôt que le vide. C'est aussi une question intéressante. Beaucoup d'entre nous aimeraient sûrement déposer des moments pénibles de leur vie quelque part pour ne plus éprouver la douleur que leurs souvenirs provoquent. Mais cette douleur, si cuisante soit-elle, fait partie de notre construction, fait qu'on apprend de ses erreurs, etc.

Le fou garde une part de mystère. On ne sait pas trop ce qu'a été sa maladie. Il l'explique, mais avec lui, on ne peut être sûr de rien. Il laisse entendre que même dans son peuple, il n'est pas banal, pas conforme. C'est renforcé par le fait qu'Oeil-de-nuit l'appelle «le sans-odeur». Ce personnage semble à la fois profond, naïf, cocasse, opiniâtre...

Je n'arrive toujours pas à apprécier Astérie. Je pense que Robin Hobb n'a pas souhaité cela. Elle explique certains actes répréhensibles de la ménestrelle par les drames qu'elle a vécus. Pourtant, entre Astérie et moi, ça ne passe pas. ;-)

J'ai apprécié que l'auteur prenne le temps de dire ce qui arrive à chacun à la fin. C'est dans le dernier chapitre que Fitz explique pourquoi la guerre des pirates rouges a démarré. On constate que l'écrivain connaît parfaitement les humains... Ce qui est raconté est tellement vraisemblable!... Triste aussi...

Pour ceux qui ne le sauraient pas, après avoir fini ce cycle, il vaut mieux lire «Les aventuriers de la mer» avant de lire le deuxième cycle de «L'assassin royal», car les personnages des deux séries se côtoient, et pour mieux comprendre le tout (et ne pas connaître des éléments clés de «Les aventuriers de la mer» avant de le lire), il vaut mieux les lire dans cet ordre.

Service presse des éditions Audible Studios, dont vous trouverez le catalogue sur le site Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Sylvain Agaësse.

Pour information, la structure du livre n'a pas pu être totalement respectée, mais elle l'est davantage que dans les tomes précédents.

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