La frontière du loup

L'ouvrage:
Rachel Caine travaille dans une réserve de l'Idaho où elle étudie la biologie et le comportement des loups. Or, Thomas Pennington, un excentrique et richissime comte anglais, souhaite qu'elle travaille pour lui. Il souhaite réintroduire le loup gris dans son domaine, ne pouvant le faire dans l'ensemble du pays. Rachel est d'abord réticente: le domaine du comte se trouve dans la région où demeure sa mère et son frère. Ses relations étant épineuses avec ceux-ci, elle ne tient pas vraiment à se rapprocher d'eux. Cependant, une série d'événements fait qu'elle finit par accepter.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. À travers la vie de Rachel, Sarah Hall nous parle des comportements humains et de celui des loups. Bien sûr, ce sont les humains qui paraissent les plus compliqués. Rachel m'a parfois semblé absente, comme dépassée par sa propre vie. Si cela peut agacer à certains moments, cela la rend plus humaine. Elle n'a aucune certitude quant à ses choix, et tente de faire au mieux. En outre, elle n'hésite pas à se remettre en question, à reconnaître son impuissance... Elle évolue au fil des épreuves qu'elle affronte.
J'ai tout de suite apprécié Lawrence, le frère de l'héroïne. Pourtant, au début, il semble fuyant, indécis, pleurnichard... Il n'est pas forcément sympathique, mais j'ai ressenti de l'empathie pour lui. À vous de voir si je l'ai méjugé ou pas. ;-)

J'ai aimé en apprendre un peu sur le loup. Cependant, j'aurais aimé que la romancière en dise davantage. Peut-être a-t-elle eu peur que trop de détails rendent le tout indigeste. En outre, mon petit reproche vient sûrement de ce que dans «Lone wolf», de Jodi Picoult, on en apprend beaucoup plus, et je m'attendais à ce que Sarah Hall nous immerge comme l'a fait Jodi Picoult. Cependant, cela n'a rien gâché pour moi. J'ai d'ailleurs préféré ce livre à «Lone wolf» dans lequel beaucoup d'humains sont des têtes à claques.

L'intrigue ne souffre pas de temps morts. À la fin, certaines choses ne sont pas réglées, mais ce n'est pas gênant. Si j'aurais eu envie de connaître la suite, de voir vivre ses personnages plus longtemps, cela ne signifie pas que la fin est bâclée, mais plutôt que Sarah Hall a réussi à m'intéresser assez pour que je souhaite en savoir plus. Ses protagonistes sont assez travaillés pour que je les aie imaginés poursuivre leur vie.

Je me rends compte que cette chronique est à la fois trop courte et trop fade pour rendre justice à ce roman. Malheureusement, il fait partie de ceux dont il ne faut pas trop en dire sous peine de gâcher le plaisir du lecteur.

Éditeur: Christian Bourgois.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Martine Moinat pour la Bibliothèque Sonore Romande.

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