En l'absence des anges L'ouvrage:
Elizabeth est enceinte. Sa grossesse se passe mal. Elle fait deux hémorragies, dont la dernière, juste après l'accouchement, nécessite une transfusion sanguine. On lui en donne trois litres. Nous sommes au début des années 80...
Six ans plus tard, sa fille, Arielle souffre de terribles maux d'estomac. On lui fait tous les examens possibles et imaginables: rien. On finit par trouver ce qu'elle a: elle est séropositive. Elizabeth a attrapé le virus suite à la transfusion dont elle eut besoin à la naissance d'Arielle. Arielle l'a attrapé en têtant sa mère, et Jake, son petit frère, l'a attrapé dans le ventre d'Elizabeth.

Critique:
Elizabeth nous raconte l'histoire bouleversante de son combat contre la maladie, et aussi contre l'ignorance des gens. A cette époque, le SIDA est mal connu, et les gens développent une espèce de psychose, ce qui peut se comprendre. On blâme les amis de la famille qui ont trop peur, et qui ne veulent plus les voir. Mais on se demande également ce qu'on aurait fait à leur place, étant si peu informé. On espère qu'on aurait été ouvert d'esprit, comme certains amis de cette famille l'ont été, mais on n'en n'est pas du tout sûr...
On découvre également un gouvernement qui ne veut pas s'intéresser à ce problème, qui ne veut pas aider la recherche.
On voit aussi les limites de la médecine: le SIDA vient d'être découvert, et on ne sait pas trop comment le combattre. Elizabeth doit faire des pieds et des mains pour que sa fille puisse être soignée à l'AZT.
On suit Paul et Elizabeth dans leurs efforts surhumains pour préserver leurs enfants, l'angoisse quand les T4 baissent...

Un jour, Elizabeth prend son courage à deux mains: elle va voir le président Reagan pour lui expliquer qu'il doit financer la recherche contre le SIDA.
Ensuite, elle décide de créer une fondation pour aider la recherche.

Le livre est bien sûr, très poignant, et très captivant. On découvre l'horreur de vies qui basculent, l'incompréhension des gens, l'ostracisme... avec parfois, quelques notes d'espoir, et des amis fidèles qui aident et soutiennent la famille jusqu'au bout. On suit le calvaire de cette famille, on est totalement pris par l'histoire, on vibre au rythme des vies des parents et des deux enfants.

Je vous conseille ce livre qui montre une certaine réalité. Même si aujourd'hui, nous en savons plus sur le SIDA, ce livre nous en apprendra toujours sur la maladie, mais aussi sur le courage et la persévérance d'Elizabeth et de sa famille.

Accessoirement, on apprend qu'Elizabeth est la femme de Paul Glaser, celui qui jouait le rôle de Starsky dans "Starsky et Hutch".

Éditeur: Presses de la renaissance.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Alix Cooper pour la Bibliothèque Braille Romande.

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