Chinook

L'ouvrage:
Les seize nouvelles de ce recueil dépeignent des personnages dans diverses situations. Ils s'aiment, se comprennent parfois mal, agissent sur un coup de tête, souhaitent le meilleur pour ceux qu'ils aiment.

Critique:
Le point commun de ces nouvelles est la nature. Elle joue un rôle plus ou moins important dans chacune, mais elle est toujours présente. L'homme communie parfois avec elle, mais d'autres fois, elle se déchaîne («Dérapage»), le trahit («Ormes»).

Certaines nouvelles m'ont plu parce que leur fin m'a paru inattendue. Ce sont de petites tranches de vie, et on imagine bien les personnages continuer leur chemin. C'est le cas de «Source», de «Sauvetage», de «Ormes». On voit une ligne toute tracée, et l'auteur bifurque, montrant autre chose, ce qui donne des situations et des personnages exempts de clichés.
D'autres m'ont plu au point que j'aurais aimé qu'elles soient plus longues, comme «Concentré». En outre, dans cette nouvelle, on piétine, rien n'est réglé... On ne peut qu'imaginer une suite pessimiste, alors que ces personnages mériteraient autre chose. J'ai également été un peu frustrée par la fin de la première nouvelle, de «Casques», et de «Chinook». En effet, beaucoup de ces historiettes mériteraient d'être davantage développées. Elles sont bien écrites, campent des personnages attachants, décrivent des situations intéressantes. D'autre part, certaines chutes m'ont paru un peu faciles.
Certaines nouvelles («Pluie sèche», ou «Tue serpents», par exemple), donnent l'impression d'une situation bloquée. Cependant, la fin peut laisser penser qu'un espoir est permis. Entre parenthèses, j'ai beaucoup aimé Joe, le petit garçon de «Pluie sèche».
«Tropic du concert» et «Baby-sitter» sont plus désespérées que la plupart des autres, évoquant des sujets définitifs. Elles recèlent tout de même une note d'espoir, surtout la dernière.

J'ai moins aimé «La plus belle du royaume» et «Bûcheron». Les situations et les personnages m'ont moins touchée. Je les ai moins compris, je n'ai pas vraiment pu me mettre à leur place.
Je n'ai pas pu entrer dans deux d'entre elles: «Armoise et sel» et «Base-ball».

Des portraits attendrissants, des personnages terriblement humains, une écriture célébrant les grands espaces.

Éditeur: Gallmeister.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Martine Moinat pour la Bibliothèque Sonore Romande.
Je ne sais pas trop comment se prononce «Chinook» en anglais, mais je regrette que la lectrice ait dit «tchaïnouk». J'aurais dit «chinouk».

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