La maison du pendu

L'ouvrage:
Cette nuit-là, les chiens de Charles n'ont cessé d'aboyer. Inquiets, ses voisins (Valérie et son frère, Edmond), vont voir de quoi il retourne. Ils trouvent Charles pendu dans le salon. La thèse du meurtre n'est pas écartée.

Critique:
Voilà un petit roman parfait pour se détendre. Il est du genre classique, mais a tout de même certaines qualités. Par exemple, il ne traîne pas. Les romans courts peuvent traîner. Ici, l'auteur a le bon sens de ne pas trop faire attendre son lecteur. Elle campe personnages et situations de chacun, procède à quelques interrogatoires, et commence à dévoiler certaines choses.

Il est également intéressant que la révélation ne soit pas uniquement en fin d'ouvrage. Certes, la dernière pièce se met en place au dernier chapitre, mais avant cela, il y a quelques rebondissements qui créeront de petites surprises. À l'instar du policier, le lecteur se doute de certains faits. J'ai ri, car j'ai suivi exactement le même raisonnement que la police...
Je n'avais pas deviné la solution de l'énigme. Je m'étais cantonnée à quelque chose de simpliste: une ficelle très utilisée. De ce fait, l'auteur a su me surprendre. En outre, cette fin n'est pas bâclée et s'accorde au reste de l'histoire.

J'ai été reconnaissante à la romancière de ne pas utiliser certains topoi du genre: par exemple, l'héroïne et un protagoniste quelconque ayant un coup de foudre aussi soudain que non-crédible. Elisabeth Ferrars se contente d'une ébauche qui va bien à l'histoire et au caractère des personnages.

Les protagonistes ne sont pas très détaillés, mais on parviendra facilement à les comprendre et à imaginer leurs motivations. Je suppose que je ne serai pas la seule à être exaspérée par Isabelle. ;-) Elle a certaines circonstances atténuantes, mais je ne les lui ai pas accordées.

Éditeur: Librairie des Champs-Élysées.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Arlette Bratschi pour la Bibliothèque Braille Romande.

Acheter « La maison du pendu » sur Amazon