Auteur : Dubois Jean-Paul

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lundi, 10 mars 2008

Hommes entre eux, de Jean-Paul Dubois.

Hommes entre eux

L'ouvrage:
Paul Hasselbank est atteint d'une maladie orpheline, héritée de son père. Il doit se faire des injections, prendre des pilules.
Voilà trois ans qu'Anna, sa femme, l'a quitté. Il a un goût d'inachevé. Il aimerait la retrouver, et peut-être, la reconquérir. Il décide de partir à sa recherche: seul indice, Canada, Northbay, une petite ville de l'Ontario.

Floyd Paterson est un chasseur solitaire. Il ne s'attache pas aux femmes qui croisent sa vie. Il aime les plaisirs simples.

La quête de Paul va faire se rencontrer ces deux hommes.

Critique:
Comme je l'ai déjà dit, je n'aime pas trop Jean-Paul Dubois. Mais ayant été agréablement surprise par «Vous plaisantez, monsieur Tanner», je me suis dit que je pouvais essayer. En outre, j'aime beaucoup le comédien qui a enregistré cet ouvrage: Jacques Frantz.

Jusqu'à peu avant la fin, le livre n'est pas une très grande réussite, ni même un livre que je recommanderais chaleureusement. L'auteur montre bien, l'inutilité et la barbarie des «ultimate fightings». A travers Mathiew et le personnage obsédé par ces combats, il nous montre à quel point des hommes peuvent aller loin dans l'horreur: jusqu'à hausser ces actes empreints d'une sauvagerie sans limites au rang d'oeuvre d'art.

Par ailleurs, Hasselbank a appris quelque chose au terme de la tempête: comme le souligne Paterson, il a réussi à tenir trois jours sans ses médicaments. En outre, ce qu'il ressent en mangeant le petit-déjeuner préparé par Paterson est également une victoire.

Le personnage du patron de l'hôtel inspire de la pitié et de la sympathie. Bien sûr, il est un peu agaçant à répéter toujours la même chose, mais on le comprend: il a perdu ses illusions, son hôtel vivote...

Paterson referme difficilement une blessure psychologique, le lecteur se met à sa place. C'est le personnage le plus sympathique du roman

La vulgarité présente tout au long du livre est gênante. On peut écrire des scènes un peu crues, sans pour autant faire du vulgaire à toutes les pages.

Ma critique aurait pu s'arrêter là. Mais il y a deux éléments finaux qui changent tout. Il y a d'abord ce que révèle la vidéo. D'ailleurs, elle n'en révèle pas assez. Que s'est-il exactement passé? Est-ce un accident ou un acte délibéré? Si oui, pourquoi?
Ensuite, il y a la toute fin. Où est son intérêt? Sa pertinence? Elle découle de ce que révèle la vidéo, mais pourquoi accomplir un tel acte? Le tort de Paterson a été de ne pas révéler la vérité à Hasselbank, mais cela n'appelle pas un tel acte, acte qui va justement à l'encontre de ce que préconise Hasselbank dans le roman. Il aurait été plus logique et civilisé de demander une explication. J'ai bien compris que l'un des personnages reproduisait le schéma de l'autre, mais quel est le but? Est-il tout simplement devenu fou? Ce serait l'explication la plus plausible... Mais qu'est-ce qui a déclenché sa folie? Cette fin est mal venue. Surtout qu'après la tempête, les deux personnages ont évolué dans le bon sens, surtout Hasselbank.

Mis à part cette fin, pourquoi les personnages principaux de Jean-Paul Dubois s'appellent toujours Paul et Anna. C'est peut-être un clin d'oeil au lecteur régulier, mais ça devient pénible. Et puis, Paul et Anna sont toujours le mari et la femme. (Je ne parle pas pour tous les livres de l'auteur, seulement ceux que j'ai lus.)

Je trouve regrettable que les éditions Livraphone gâchent leurs comédiens sur les livres de Jean-paul Dubois. Mais s'ils continuent d'en éditer, ça veut dire que la majorité du public qui achète des livres audio n'est pas d'accord avec moi.

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lundi, 23 octobre 2006

Vous plaisantez, monsieur Tanner, de Jean-Paul Dubois.

vous plaisantez, Monsieur tanner Note: Au début de l'ouvrage, il est précisé que tout ce qui est raconté a été vécu. Mais je ne sais pas si c'est une note de l'auteur, ou si c'est une note du narrateur qui la mettrait pour faire plus vrai. Donc, je mets le livre dans la catégorie "romans" jusqu'à obtenir de plus amples informations.

L'ouvrage:
Paul Tanner hérite de la maison de son oncle. Il vend alors la maison qu'il occupe, et décide de se consacrer à son héritage. Il se rend compte qu'il lui faut effectuer divers travaux: le toit, la plomberie, etc. Il va embaucher des ouvriers, mais lui-même ne restera pas sans rien faire. Il mettra la main à la pâte. Cela ne plaira pas forcément aux ouvriers.

Critique:
Lorsqu'un auteur ne me plaît pas, j'essaie souvent de lui donner d'autres chances. C'est ce que j'ai fait avec Jean-Paul Dubois. En effet, je n'ai pas aimé "Je pense à autre chose" à cause de la fin, je n'ai pas accroché à "Kennedy et moi", je n'ai pas pu finir "Si ce livre pouvait me rapprocher de toi" et "Une vie française". Là, je me suis dit que je pouvais encore essayer. Bien m'en a pris. Cette fois, le livre m'a plu.

Le pauvre monsieur Tanner tombe sur beaucoup d'ouvriers faignants ou maladroits. D'abord, il y a le couple infernal, Pierre et Pedro. Ils emmènent leur sept chiens sur le chantier, mettent la radio très fort, font n'importe quoi, et n'ont pas d'assurance.
Il y a aussi le faignant au nom imprononçable qui travaille quand ça lui chante.
Il y a Pierre Coty qui se désole tellement à la moindre erreur qu'il reste prostré, à regretter son erreur, pendant que le travail n'avance pas. En outre, une peine de coeur vient le frapper...
Mais il y a aussi de bons ouvriers, comme ceux qui viennent en urgence après les désastres commis par Pierre et Pedro, ou celui qui fait du très bon travail... et dont la voiture brûle en récompense.

Monsieur Tanner nous décrit une foule de personnages farfelus ou franchement désagréables. Il se résigne à être leur pigeon. Le lecteur oscille entre le rire et l'agacement contre ces gens sans vergogne, tout comme le personnage principal, même si pour lui, l'agacement est décuplé. On se demande aussi si une telle concentration de fumistes est possible sur un seul chantier.

C'est un livre qui ne peut pas laisser indifférent. Tous ceux qui l'ont lu, et qui, par la suite, font des travaux chez eux, ne pourront s'empêcher d'y penser. Et si les travaux se passent mal chez vous à cause des ouvriers, il faudra peut-être leur conseiller cet ouvrage.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Bernard Malaka pour les éditions Livraphone.

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