L'or des trembles

L'ouvrage:
Kit Masters a été élevée dans un ranch d'Aspen, dans le Colorado. Elle serait peut-être restée à Aspen toute sa vie si Tom Banon, son ami d'enfance avec qui elle avait une histoire d'amour sérieuse, ne lui avait pas brisé le coeur en épousant une autre femme, comme sur un coup de tête, sans lui donner la moindre explication.

Kit est actrice. Après des petits rôles, l'opportunité de tourner dans un film de John Travis, acteur et producteur, se présente à elle. C'est une chance inespérée qui fera de Kit une actrice célèbre.
Le film étant tourné à Aspen, Kit va revoir la maison de son enfance et de son adolescence... et Tom.

Critique:
Je ne connaissais pas du tout Janet Dailey. J'ai pris ce livre dans l'une de mes bibliothèques par curiosité, et aussi parce qu'il est lu par un lecteur que j'aime bien. C'est un livre facile, qu'on lit pour se détendre. On voit certaines choses venir. Le fait que Kit commence une idylle avec John Travis juste au moment où elle va revoir Tom est là pour compliquer les choses, mais cela ne les complique pas beaucoup.
Laura accepte Kit un peu vite. Cela fait plaisir, mais c'est un peu simpliste.
Le personnage de Sondra est un peu simple: elle est ambitieuse et habituée à obtenir ce qu'elle veut. Elle veut l'un des personnages, et ira jusqu'à commettre le pire. C'est la «vilaine méchante« du livre. On n'a pas vraiment envie de la plaindre, elle est trop manichéenne pour être vraisemblable.

Le personnage de Kit est un peu plus épais. Elle garde cette espèce de pureté de certains enfants. Cela se voit lorsqu'elle découvre les changements apportés au scénario du film dans lequel elle doit tourner. A l'instar de certains personnages, on se dit que Kit, dans le monde du show-business, sera brisée ou bien deviendra comme les autres.
Kit aime ses parents, et comprend les faiblesses de chacun. Elle se sent plus proche de son père, mais comprend sa mère.
Elle aime le ranch de son père, mais devra faire un choix cruel pour que sa mère puisse avoir une vie relativement agréable... Tout cela la rend plus humaine que Sondra.

S'il y a quelques topoi, il y a aussi l'histoire des parents de Kit qui s'aiment, mais ne peuvent plus vivre ensemble. Plus tard, Kit pensera que moins de fierté mal placée aurait peut-être arrangé les choses.

La fin est un peu rapide, à mon avis. Certaines choses ne sont pas expliquées. Bien sûr, on les suppose: on devine que l'un des personnages a senti que quelque chose n'allait pas après avoir discuté avec un autre personnage, mais cela n'explique pas pourquoi il est sur les lieux juste à temps pour sauver tout le monde.
D'autre part, dans ce genre de livres, le «gentil« sauve le «méchant« du danger, même si le «méchant« est très méchant. Ici, le personnage pense bien que... et ne fait rien. Il eût été facile de mettre la «méchante personne« hors d'état de nuire ensuite. Là, cela s'appelle non-assistance à personne en danger.
A la fin, tout est réglé, mais je l'ai tout de même trouvée bâclée.

C'est donc un livre à lire si on n'a pas envie de se prendre la tête. Il ne va pas me marquer très longtemps, mais j'ai passé un bon moment avec.

Éditeur: Presses de la cité.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Bernard Delannoy pour la Bibliothèque Sonore Romande.

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