Fenny

Note: Je n'ai pas trouvé l'orthographe de tous les noms propres. N'hésitez pas à me signaler ceux que j'aurais mal orthographiés.

L'ouvrage:
1933.
Cet été-là, Ellen Fenwick, désoeuvrée après la perte de sa mère, quitte son Angleterre natale, et accepte de partir pour l'Italie, afin d'être la gouvernante de la jeune Juliette Weaver. La famille Weaver passe en effet l'été dans une villa italienne.

Ellen découvre un tas de nouvelles choses qui l'enchantent. Elle s'entend bien avec ses patrons et son élève, qui l'appellent Fenny. La ville lui plaît beaucoup. Elle tombe amoureuse. Seulement, quelque chose viendra briser son bonheur tout neuf: la bêtise et la jalousie...

Critique:
Ce roman est inégal. En effet, le début m'a captivée. Comme Ellen, je suis partie à la découverte de la famille Weaver, de Florence, d'une ambiance générale qui m'a plu. Je me suis également attachée à Juliette.
Lorsqu'Ellen est victime de la bêtise d'une personne égoïste et superficielle, j'ai partagé sa souffrance et son amertume.

Ensuite, il y a eu un passage à vide. Ellen travaillant pour d'autres, tombant encore amoureuse de la manière la plus caricaturale qui soit... j'ai lu ces parties avec détachement. Les personnages étaient superficiels, et l'intrigue sonnait faux.
Les dangers des actions d'Arturo, puis l'emprisonnement dans un camp, toutes ses conséquences de la seconde guerre mondiale sont des choses à ne jamais oublier, des choses qui ne doivent pas se reproduire. Seulement, dans «Fenny», tout cela m'a paru peu crédible. Cela vient peut-être de moi: j'ai lu beaucoup de romans décrivant cette période, et depuis quelques années, les romans que je lis là-dessus me semblent être du réchauffé. Peut-être aussi que certains auteurs ne savent pas immerger leurs lecteurs... Peut-être aussi que les situations décrites au tout début et à la fin du roman (la psychologie des personnages), m'est plus habituelle dans la vie actuelle, et que donc, j'y adhère mieux, ces situations étant plus concrètes pour moi. Peut-être aussi que trop d'information sur cette période de guerre tue ladite information...
Quoi qu'il en soit, il faut des romans, des documentaires, etc, sur ce genre de périodes, car c'est le meilleur moyen de crier que cela ne doit pas se reproduire.

La suite a été un peu plus intéressante: on retrouve Juliette et d'autres personnages, on suit leur évolution. Et Fenny donne à Juliette la chance qu'elle-même n'a pas su saisir: elle la pousse à mettre les choses au point avec une certaine personne.

Je n'ai pas l'habitude de faire des commentaires linéaires, mais ici, je ne voyais pas comment exprimer mon ressenti autrement. Bien sûr, il y a des personnages auxquels on s'attache sur la durée du roman, comme Ellen et Juliette: des personnages avec qui la vie ne s'est pas toujours montrée charitable, qui ont à coeur d'être intègres, et de partager de bons moments avec ceux qu'elles aiment. Des personnages comme on aimerait en rencontrer plus souvent dans la vie de tous les jours.

Éditeur: Rivages.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Martine Moinat pour la Bibliothèque Sonore Romande.
Cette version n'est plus disponible à la BSR.

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