Auteur : Collins Suzanne

Fil des billets - Fil des commentaires

mercredi, 15 octobre 2014

Hunger games, tome 3: La révolte, de Suzanne Collins.

Hunger games, tome 3: La révolte

Si vous n'avez pas lu les deux premiers tomes, ne lisez pas cette chronique.

L'ouvrage:
Les rebelles souhaitent que Katniss deviennent leur symbole, le geai moqueur. Après quelques hésitations, la jeune fille comprend qu'elle est allée trop loin pour reculer, et se décide à accepter. La guerre est déclarée.

Critique:
Objectivement, force est de reconnaître que Suzanne Collins parvient à se renouveler. Ses personnages sont, à nouveau, confrontés à de terribles choix: ils doivent tuer pour ne pas l'être. Cependant, il ne s'agit plus de jeux organisés par ceux qui ont la mainmise sur les districts, mais de combattre l'oppresseur. Cela donne une autre dimension au roman.

D'autre part, l'auteur a créé des rebondissements intéressants. Par exemple, ce qui arrive à Peeta alors qu'il est entre les mains du Capitole. Il y a d'autres découvertes avant et pendant la phase la plus importante de la guerre. Elles montrent notamment des personnages agissant égoïstement, d'autres ne pouvant sortir de l'engrenage, et d'autres fins stratèges. Toutes ces réactions sont réalistes.
Malgré cela, j'y ai moins cru. Peut-être est-ce parce que malgré tout, l'auteur se répète. Les personnages ne sont plus dans l'arène, mais on en revient toujours à la même chose: guerre, stratégie, solidarité ou pas...

Par ailleurs, je me suis un peu détachée de Katniss et Peeta. Le faible agacement qu'ils ont suscité chez moi dans le tome 2 s'est accentué dans le 3. Pourtant, ils agissent souvent au mieux.
J'ai trouvé Katniss assez prétentieuse. J'ai également pensé que quoi qu'elle fasse (surtout les bonnes actions), elle le faisait avec grandiloquence. Peut-être cela vient-il de moi...
J'ai également été gênée que de telles responsabilités reviennent à des adolescents. Bien sûr, ils étaient supervisés par leurs aînés, mais c'est peut-être cela qui a fait que Katniss m'a agacée. Sa célébrité et ses responsabilités lui donnaient un peu la grosse tête.

Autre chose m'a gênée. Depuis le début, le coeur de Katniss balance entre deux garçons. C'est déjà une situation que je n'ai pas trop aimée, principalement parce que je trouvais l'héroïne pénible à ce sujet. À la fin, il allait bien falloir que l'auteur mette un terme à ces hésitations. Au long de ma lecture, j'ai pensé qu'elle devrait forcément mécontenter une partie du public. Maintenant, je me dis qu'en fait, je dois être la seule mécontente, car depuis le début du tome 1, les fans espèrent le dénouement amoureux créé par l'auteur. Je le désapprouve pour plusieurs raisons. Bien sûr, il a été préparé (surtout dans le tome 3), mais pour moi, cette solution est trop clichée. J'ai d'autres raisons, mais les exposer dévoilerait l'identité de l'heureux élu.

Le tome 1 de la série restera mon favori.
Malgré mes reproches, j'ai passé un bon moment, et je ne me suis pas ennuyée.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Kelly Marot.
Ce livre m'a été envoyé par les éditions Audiolib.
L'interprétation de Kelly Marot est toujours aussi vivante et captivante. Néanmoins, dans ce tome, le ton dramatique qu'elle adopte m'a davantage gênée. Sa lecture n'a pas changé, mais dans ce tome, j'ai trouvé que c'était un peu trop. Je pense que cela tient au fait que je l'ai moins apprécié, que j'étais moins dedans. La faute ne revient pas du tout à la comédienne qui a fait un travail uniforme et de qualité.

Acheter « Hunger games, tome 3: La révolte » en audio sur Amazon
Acheter « Hunger games, tome 3: La révolte » sur Amazon

lundi, 15 septembre 2014

Hunger games, tome 2: L'embrasement, de Suzanne Collins.

Hunger Games, tome 2: L'embrasement

L'ouvrage:
À la fin des Hunger Games, Katniss a défié le Capitole. On craint un soulèvement. La jeune fille est en danger. En outre, la soixante-quinzième édition des Hunger Games se prépare.

Critique:
Après avoir eu des échos, j'avais peur que ce tome me plaise moins que le premier. Il y a bien certaines choses qui m'ont agacée, mais dans l'ensemble, je n'ai pas été déçue. À un moment, l'auteur prend un pari risqué: montrer à nouveau des Hunger Games pouvait donner lieu à des répétitions. Même si on retrouve l'ambiance, les données changent. Les épreuves sont différentes (l'une d'elle est davantage psychologique que physique, et donc plus dévastatrice), les alliances sont nuancées, etc. D'autre part, les compétences de chacun sont montrées. C'est pareil dans le tome 1, mais ici, ce sont des compétences différentes, donc cela ne m'a pas ennuyée.
Au long du roman, Suzanne Collins aborde à nouveau certains thèmes: solidarité, manipulation, suprématie des oppresseurs...

La mère de Katniss est davantage présente. On la voit sous un jour plus favorable que dans le tome 1.

Le triangle amoureux est peut-être trop présent. Cependant, ce roman est d'abord pour les adolescents, et a pour héros des adolescents. Il est normal qu'on trouve ce genre d'intrigues. Ce qui m'a un peu agacée, c'est surtout l'attitude de Katniss. Elle aime celui-ci et certainement pas celui-là, puis elle hésite, puis elle confond proximité dans l'adversité et sentiment... D'autre part, dans une autre situation, le lecteur se montrera plus futé qu'elle. Ce n'est pas si important, mais ajouté au reste, cela a renforcé mon exaspération à son égard. Le tout est couronnée par la manière dont elle réagit à la fin. Par ailleurs, à un moment, elle critique d'éventuels survivants du district 13 qui auraient dû, selon elle, aider les opprimés. Elle oublie un peu vite qu'elle voulait s'enfuir avec sa famille et celle de Gale. Fuir l'oppresseur n'est pas une mauvaise chose. Il est normal de vouloir s'en sortir. Mais reprocher à ceux qui s'en seraient peut-être sortis de ne pas aider ceux qui restent, c'est un peu fort, surtout quand c'est ce qu'on s'apprêtait à faire.

Quant à Peeta, son «besoin» de protéger Katniss, son abnégation le rendent un peu lourd. Il va même jusqu'à dire qu'il préférerait mourir que de vivre sans elle. Ce genre de sentiments est possible, mais ici, cela m'a paru niais. J'avais aussi l'impression que Peeta ne prenait pas vraiment la mesure de ce qu'il disait.

Il y a une incohérence, à mon avis. Il n'est pas très logique que les personnages reconnaissent une voix qui crie sans parler. Je pense qu'il est beaucoup plus difficile de reconnaître une voix qui émet des sons sans prononcer de paroles.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Kelly Marot.
Ce livre m'a été envoyé par les éditions Audiolib.

Là encore, j'ai beaucoup apprécié la lecture de Kelly Marot. Sans efforts apparents, elle passe d'un registre à l'autre: narration dramatique, personnage affecté et un peu superficiel (Effie), dialogues parfois amusants (notamment lorsque Katniss et sa famille donnent le change auprès des pacificateurs), colère, peur... À chaque fois, son ton est approprié. Certains trouveront peut-être que sa narration est un peu trop dramatique, mais les événements contés et les conditions de vie des personnages expliquent aisément cela.

Depuis que je chronique des livres, j'ai décidé de ne pas parler de la structure du live audio. Je me disais que c'était inutile, puisqu mon reproche serait toujours le même. Mais puisque j'ai souvent dit à quel point j'étais désolée qu'il y ait de la musique, pourquoi ne pas parler de ce que je pense de la structure? Je ne comprends pas pourquoi dès qu'un chapitre fait plus d'un quart d'heure, Audiolib le coupe en deux. Je pense que si c'était ainsi dans un livre papier, le lecteur serait décontenancé d'avoir un chapitre coupé en deux ou plus: les dernières pages de chaque partie d'un chapitre ne seraient pas pleines. À l'heure où il est très facile de revenir où on s'est arrêté ou de savoir où on en est (si on a le temps d'arriver à la fin d'une piste), je ne vois pas l'intérêt de ces coupes. Et comme je suis maniaque, elles me perturbent. ;-)

Acheter « Hunger games, tome 2: L'embrasement » en audio sur Amazon
Acheter « Hunger games, tome 2: L'embrasement » sur Amazon


vendredi, 27 juin 2014

Hunger games, tome 1, de Suzanne Collins.

Hunger Games

L'ouvrage:
Après que les dirigeants ont été défiés, ils ont voulu régner grâce à la terreur. Voilà pourquoi les Hunger Games ont été créés. Un garçon et une fille de chaque district (il y en a douze) sont sélectionnés pour y participer. Ils sont lâchés dans une forêt aux conditions climatiques rudes: le gagnant est le dernier survivant. Les habitants restés chez eux sont obligés de regarder les jeux.
Lorsque sa petite soeur (Prim) est sélectionnée, Katniss Everdeen prend sa place. Elle raconte donc la session à laquelle elle participe.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu pour plusieurs raisons. D'abord, dès le début, j'ai été complètement immergée dans l'univers créé par Suzanne Collins. Elle explique les lois qui régissent les districts (et surtout le douzième). Cela m'a fascinée. J'apprécie énormément les livres où une société et ses lois sont décrites.

Ensuite, le roman ne souffre d'aucun temps mort. Dès qu'on l'entame, on se trouve pris dans un tourbillon vertigineux fait de rebondissements, de situations extrêmes, d'actions rapides... Les règles du jeu font que notre héroïne devra aller au bout d'elle-même, et se découvrira des ressources insoupçonnées. On pourrait penser que l'ignominie du jeu fera ressortir le pire en chaque joueur. Si c'est le cas pour certains, Katniss découvrira qu'elle est loin d'être impitoyable.

Le roman n'est pas exempt d'humour, surtout lorsque les personnages parlent d'Haymitch. Haymitch et Effie sont eux-mêmes source de rire. Cela assure un peu de détente, l'intrigue étant assez tendue.

Katniss sera sympathique au lecteur, malgré sa dureté apparente. D'ailleurs, on peut aisément comprendre pourquoi elle est ainsi. Ne pouvant se permettre de se lamenter, devant prendre les choses en main, devant penser pratique, il est normal qu'elle s'endurcisse.
Les autres personnages sont attachants, sauf ceux qui ne montrent que leurs mauvais côtés. C'est peut-être Rue qui m'a le plus touchée.

La fin laisse le lecteur avec certaines questions. Ce roman étant le tome 1 d'une trilogie, elles trouveront leurs réponses. Cependant, je me demande ce qui relancera l'intrigue. Malgré ces questions, on peut penser que l'histoire est finie. Voilà pourquoi j'ai hâte de découvrir la suite.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Kelly Marot.
Ce livre m'a été envoyé par les éditions Audiolib.

Je connais Kelly Marot en tant que comédienne de doublage, et encore, je connaissais surtout sa voix enfantine. Je trouve qu'il est judicieux d'avoir fait enregistrer ce livre par une jeune femme dont la voix peut avoir l'air de celle d'une adolescente, l'héroïne ayant seize ans. (Je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi la version originale n'a pas été enregistrée par une jeune femme ayant ce type de voix.) De plus, l'éditeur a été avisé de choisir la comédienne qui fut la voix française de Katniss dans le film.
Au début, je trouvais que Kelly Marot prenait un ton un peu dramatique, mais il est vrai que cela va avec l'ambiance du roman. D'autre part, son jeu est naturel. Elle parvient très bien à donner les accents d'angoisse nécessaires à sa voix dans diverses situations où Katniss est en mauvaise posture ou bien lorsqu'elle réagit spontanément à quelque chose. Par exemple, lorsque Prim est désignée, la comédienne crie la phrase de Katniss se portant volontaire en faisant transparaître l'urgence, le désespoir, et la détermination dans sa voix. Au long du livre, chaque fois que la tension monte, la comédienne excelle. Bien sûr, elle sait très bien faire passer d'autres émotions et sentiments lorsque c'est nécessaire.
Apparemment, l'éditeur lui a demandé de prononcer les noms propres comme on le ferait dans une conversation de tous les jours. J'ai trouvé cela très bien, très naturel. Je me demande pourquoi pour ce roman, l'éditeur a demandé à la lectrice de faire ainsi, et pourquoi pour d'autres, les lecteurs ont dû faire des accents qui m'ont écorché les oreilles. La seule explication que je vois est la suivante: le film a existé avant le livre audio. En général, dans les films et séries, on ne prononce pas les noms avec les accents. Je suppose que les directeurs de plateaux de doublage pensent comme moi: faire un accent serait peu naturel. De ce fait, l'éditeur a dû demander à la comédienne de prononcer comme dans le film.
J'espère que Kelly Marot enregistrera la suite. Il me serait très difficile de l'entendre lue par quelqu'un d'autre.

Acheter « Hunger Games » en audio sur Amazon
Acheter « Hunger Games » sur Amazon