Auteur : Clement Blaize

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mardi, 28 février 2012

Duplicitty dogged the dachshund, de Blaize Clement.

Duplicitty dogged the dachshund

Note: À ma connaissance, ce livre n'a pas été traduit en français.

L'ouvrage:Ce matin-là, Dixie promène Maine, la chienne d'un couple parti en vacances. C'est alors qu'elle avise la voiture d'un autre de ses clients, Conrad Ferelli. Le chien de Conrad, Redgi, est à l'arrière. Dixie adresse un grand signe de la main au conducteur qu'elle pense être Conrad, tout en le hélant. Soudain, Maine lui échappe, et s'élance dans les bois. La jeune femme la suit: la chienne est en train de déterrer une main. Après l'arrivée de la police, on constate que le corps est celui de Conrad Ferelli.

Critique:
Comme dans le tome 1, il ne faut pas lire ce livre pour l'énigme policière, mais pour les personnages et leur psychologie. Toutes les situations sont bien décrites, bien analysées.
D'ailleurs, j'exagère un peu, car l'intrigue policière est plus poussée que dans le tome 1. Il y a des rebondissements et peu de lenteurs. Certaines de ces lenteurs sont dues au fait que Dixie répète certaines choses déjà dites dans le tome 1, afin que le lecteur qui n'aurait pas lu sa précédente aventure comprenne le tome 2. J'ai trouvé ça lourd, mais c'est indispensable.
Quant à la fin, certaines choses paraissent un peu invraisemblables, mais l'auteur a fait en sorte que ça n'ait pas trop l'air de «la gentille Dixie triomphe seule des trois méchants».
L'auteur parvient également à insérer de petits traits d'humour dans une scène où la tension domine: celle des serpents.

Dixie semblera terriblement réelle au lecteur, surtout à ceux qui aiment réellement les animaux, car ils réagiront comme elle en ce qui concerne Redgi, Maine, d'autres, et les animaux en général. D'ailleurs, si vous êtes comme elle et moi, vous aurez du mal avec certains passages... Notamment en lisant la lâcheté des propriétaires de Maine. Mais c'est loin d'être la seule scène qui fendra le coeur de ceux qui aiment et respectent les animaux.
D'autre part, si Dixie souffre encore de sa perte, elle tente de se reconstruire, et agit sainement.
Certains pourraient dire qu'il est contradictoire que Dixie souffre encore, et soit attirée par deux hommes à la fois. Je pense que non. Cela la rend plus humaine, plus vraisemblable.

Les autres personnages sont également intéressants, même les «méchants», dont la psychologie est creusée. Ce sont des brutes violentes, mais ils n'ont pas l'air si caricaturaux que dans les romans insipides de Mary Higgins Clark.
J'ai été touchée par Priscilla. Elle semble facile à briser, mais elle est forte. Elle s'éloigne résolument des clichés du genre.

J'ai apprécié de revoir Cora, encore plus pétillante que dans le tome 1.
J'aurais bien voulu que Dixie revoie Philip, mais cela n'a pas été le cas.

Remarque annexe:
Comme dans le tome 1, il me semble que les personnages n'arrêtent pas de manger beaucoup de choses appétissantes. ;-)

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Julia Gibson pour les éditions Recorded Books.
La série comporte sept tomes, mais l'éditeur audio n'en a publié que deux... Je suppose que les versions audio n'ont pas eu de succès. Dommage, j'aurais bien voulu lire la suite.

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lundi, 27 février 2012

Curiosity killed the cat sitter, de Blaize Clement.

Curiosity Killed the Cat Sitter

Note: À ma connaissance, ce livre n'est pas sorti en français.

L'ouvrage:
Dixie Hemingway (aucun rapport avec qui vous savez, comme elle le souligne), s'occupe des animaux dont les propriétaires sont en vacances. Aujourd'hui, elle doit s'occuper de Ghost, le chat de Marylee Dorin, celle-ci s'absentant une semaine. Les choses se gâtent lorsque Dixie trouve un corps dans la cuisine. Détail sordide: l'homme a le visage dans le bol d'eau du chat. Quelqu'un a fait en sorte qu'il s'y noie en scotchant sa tête audit bol.

Critique:
 Ne vous attendez pas à un roman haletant, avec un rebondissement toutes les deux pages. Ce livre suit un schéma assez classique. Il en est même parfois un peu lent. L'auteur ne dévoile la solution que dans l'avant-dernier chapitre.
Malgré mon aversion pour ce schéma classique, ce roman m'a plu. Je pense que c'est parce que la banalité de l'histoire est compensée par l'exposition de personnages fouillés. Ce roman est plus un roman social qu'un roman policier. Et puis, l'intrigue se tient... Il y a juste une chose que je n'ai pas comprise. Dans le courrier de Marylee, Dixie trouve une lettre que la jeune femme a écrite. Au début, j'ai cru que c'était une lettre revenue à l'expéditeur, mais apparemment, non. Donc, comment pouvait-elle se trouver dans le courrier de Marylee? J'ai peut-être mal compris quelque chose.

Avec pertinence, sans complaisance, Blaize Clement aborde des thèmes douloureux.
Comment ne pas compatir à la lecture de ce qu'a vécu Dixie avant qu'elle décide de se reconvertir? Malgré la douleur, la rage, la colère qu'elle nous décrit, et sur lesquelles elle revient, le récit de cette partie de sa vie n'est pas larmoyant. Elle ne s'apitoie pas, elle raconte naturellement ce qu'elle a vécu.
De plus, c'est un personnage extrêmement sympathique. Je n'ai pas pu m'empêcher de lui donner raison lorsqu'elle a attaqué la mère indigne. Je sais que je n'aurais jamais eu le cran (ou l'inconscience) de faire cela. D'abord parce que ça ne se fait pas, mais aussi parce que je serais aussi lâche que la plupart des gens. Et pourtant, j'ai jubilé quand j'ai lu ce que Dixie a fait à cette femme.
J'apprécie également ce personnage pour son amour des animaux. Bon, elle donne certaines indications erronées quant aux chats, mais elle ne se trompe pas sur grand-chose. Et puis, ça fait plaisir de voir un personnage s'inquiétant réellement du bien-être des animaux, et qui n'est pas, par ailleurs, idiot, ou gnangnan, ou névrosé, etc.

À travers le personnage de Philip, l'auteur évoque un thème toujours sensible. J'ai eu du mal à imaginer que Philip n'ait pas mal tourné avec des parents si intolérants... On me dira d'ailleurs que c'est un peu gros... mais pourquoi pas?
J'ai été choquée que ses parents se raccrochent à leurs idéaux, à leur égoïsme, plutôt que d'essayer de le comprendre. Le pire a été sûrement atteint lorsque cette imbécile d'Olga a parlé de... guérison.

J'aime beaucoup Cora. Elle est solaire. Sa vie n'a pas été facile, et elle tente toujours de la prendre du bon côté, sans jamais être amère. Elle défend sa petite-fille, ce qui se comprend, d'autant plus que celle-ci a toujours été loyale envers elle.

Que dire de Marylee? Au final, je ne l'aime pas. Mais son personnage est de ceux dont on pourrait débattre. On ne peut pas vraiment être catégorique la concernant.

Bref, un roman qui fera réfléchir sur le comportement des gens, sur les actes et leurs conséquences, qui appelle à la tolérance et à la compréhension de l'autre.

Remarque annexe:
J'adore le combat de Dixie contre le bacon. Je me sens si proche d'elle... ;-)

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Julia Gibson pour les éditions Recorded Books.

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