L'ouvrage:
Ami Cochaz est agent de police. Il est bientôt à la retraite.
Ce jour-là, il rentre de ses vacances en Thaïlande. Quelle n'est pas sa surprise lorsqu'il découvre sa maison envahie de gravats provenant du chantier mitoyen! Si ce n'était que cela, mais certains murs sont brisés! Furieux, il engage des poursuites contre Carlo Fratizzi, le propriétaire des maisons en chantier près de la sienne. Il ne sait pas que c'est le début des ennuis. Il va se retrouver embarqué dans un imbroglio inextricable.

Critique:
J'ai un sentiment mitigé quant à ce roman. Je n'arrive pas à savoir si c'est un très mauvais roman policier ou une parodie. En effet, tout est très balisé, les personnages ne sont pas très creusés, et la toute fin est des plus prévisibles. Il n'y a pas vraiment de surprises. En plus, si vous avez le malheur de lire la quatrième de couverture, autant vous abstenir de lire les neuf dixièmes du roman: tout est dévoilé, sauf les derniers paragraphes.

Au départ, le roman commence bien: les auteurs nous font rire tout en nous faisant éprouver de la compassion envers Ami Cochaz qui se retrouve démuni, et de qui on a détruit délibérément l'un des rêves, le seul qu'il avait réussi à réaliser.
En outre, le lecteur s'amuse et plaint le personnage qui rêve de gloire, et qui aimerait bien écrire un livre, et être interviewé par Patrick Poivre d'Arvor. Mais outre la pitié qu'il inspire, Ami Cochaz est aussi un peu agaçant. Il rêve de gloire, mais ne fait rien pour s'en rapprocher. Il voulait avancer dans son métier, mais n'a pas réussi. Il n'a fait que rêver sa vie.
À la fin, le lecteur le prend en pitié, mais en même temps, il ne peut pas s'empêcher de penser que c'est un sombre idiot qui a été perdu par sa vanité. Mais en même temps, on ne peut imaginer que la seule vanité ait pu le rendre à ce point stupide!
De ce point de vue, le livre est intéressant, car le lecteur éprouve des sentiments contradictoires envers le personnage principal.

Cependant, le reste du livre n'est pas très convaincant. On y trouve tout ce qu'on pourrait s'attendre à trouver lorsqu'il s'agit de mafia: règlements de compte, corruption, langage codé, suspicion, triomphe des «méchants»... Peut-être ai-je trop entendu parler de ce genre de choses, car cela m'a semblé caricatural... Il m'a semblé que ce livre ne renouvelait pas le genre, ne lui apportait pas grand-chose.
Par ailleurs, j'ai trouvé un peu gros que le FBI et la CIA soient de la partie.
Tout cela ne m'a pas paru très crédible.

Éditeur: éditions de l'Aire.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Paul-André Rousseil pour la Bibliothèque Sonore Romande.
Je n'ai lu que deux ouvrages enregistrés par Paul-André Rousseil, mais j'apprécie beaucoup ce lecteur. D'abord, sa voix est claire et agréable, mais en plus, il n'est absolument pas monotone. En effet, certains lecteurs de la Bibliothèque Sonore Romande tentent tellement de s'effacer qu'ils en sont monotones, ce qui me rend la lecture fastidieuse. Paul-André Rousseil n'agit pas du tout ainsi sans pour autant surjouer. Il a trouvé le juste milieu. D'ailleurs, je n'ai fini le livre que parce que j'apprécie le lecteur.