Auteur : Carrisi Donato

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lundi, 7 juillet 2014

L'écorchée, de Donato Carrisi.

L'écorchée

L'ouvrage:
Une famille est massacrée. La police est prévenue par un enfant que le tueur a laissé en vie à dessein. Il s'avère que le meurtrier avait disparu depuis dix-sept ans. Bientôt, d'autres refont surface.

Critique:
Mon sentiment est mitigé quant à ce roman. L'auteur renoue avec Mila Vasquez, l'enquêtrice de «Le chuchoteur». On la retrouve tourmentée par son absence d'émotion. Son personnage est intéressant. Elle est un peu dans le cliché du policier torturé, mais en sort quand même puisque ses maux ne sont pas uniquement dus à son travail ou à une vie ratée.
D'autres personnages sont tourmentés de différentes façons. Certains se brisent, ne pouvant accepter les horreurs rencontrées dans leur métier.

Quant à l'intrigue, l'auteur a eu une bonne idée. Il l'a mise en scène en créant des événements marquants, propres à impressionner le lecteur. Ce qui en découle se tient, compte tenu de l'esprit retors de certains hommes qui pervertissent tout.
D'autre part, la façon dont travaillent Mila et ceux de son département est assez intéressante.

L'intrigue est bien menée, mais il y a des moments où l'auteur s'enlise un peu. Il commence son livre par des faits qui marqueront le lecteur et feront qu'il voudra aller plus loin. Même les premiers chapitres, qui n'ont rien à voir avec l'enquête principale, sont propres à tenir le lecteur en haleine. C'est à partir du chapitre 22 (il y en a 71) que certains passages sont un peu longs. Bien sûr, cela ne dure pas, et l'ensemble ne traîne pas trop. Des rebondissements relancent assez régulièrement l'action: par exemple, tout ce qui découle du signal émis par le téléphone portable de Diana. À ce moment-là, l'auteur s'y entend pour distiller une ambiance angoissante, renforcée par le fait qu'une partie de cet épisode se déroule dans un immeuble délabré dans le noir. Malheureusement, le tout est un peu terni par une petite invraisemblance: le fait que Mila ne reconnaisse pas la voix de celui qui s'adresse à elle. Il est vrai qu'elle est effrayée, mais cela ne doit pas anéantir sa perception.

Je trouve dommage que certaines ficelles aient été utilisées. Par exemple, au tout début du livre, puis à un autre moment, l'auteur fait allusion à certains éléments qu'on ne peut relier à rien, car ils arrivent bien plus tard dans le roman. Il achève d'embrouiller le lecteur en ne donnant pas l'identité de certaines personnes. Ce procédé est malhonnête, car Donato Carrisi crée un suspense artificiel par ce biais.
De plus, j'avais deviné certaines choses bien avant qu'il ne les révèle.

Je n'ai pas non plus aimé que le romancier en ait trop fait en voulant renforcer le spectaculaire. Je parle du fait que Mila soit confrontée à un personnage, comme s'il fallait absolument qu'il soit partout.
En outre, la toute fin implique quelque chose qui ne me plaît pas, en général, lorsque les auteurs le font. On pourrait dire que c'est logique, et ça l'est d'une certaine manière, mais cela présage un essoufflement de la part de l'auteur qui risque, à terme, de se répéter.

La théorie comme quoi le bien et le mal sont liés, et que parfois un mal est nécessaire pour un bien, paraît très simpliste, énoncée dans ce roman. On la comprend, mais ici, Mila semble la découvrir, puis la récite comme une leçon bien apprise.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Antoine Tomé pour les éditions Audiolib.
Étant très sensible à la voix et à la diction soignée de Pierre Forest (qui a enregistré «Le chuchoteur») j'ai été très déçue qu'il n'ait pas enregistré «L'écorchée». Cependant, je dois reconnaître qu'Antoine Tomé a fait du bon travail. Il a même modifié quelque peu sa voix pour certains personnages sans tomber dans le surjeu.

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vendredi, 18 mai 2012

Le tribunal des âmes, de Donato Carrisi.

Le tribunal des âmes

L'ouvrage:
Rome.
Marcus est amnésique. Il a un don particulier: son intuition est extrêmement aiguisée lorsqu'il s'agit de débusquer le mal sous toutes ses formes. Il collabore avec la police, et inspecte les scènes de crime, faisant «parler» maisons et objets. Il aide ainsi à découvrir la personnalité des meurtriers.

Sandra travaille dans la police scientifique. Elle aussi se rend sur les scènes de crimes, mais elle collecte les indices matériels.
Son mari, David, est mort, il y a cinq mois, à la suite d'une chute d'un immeuble. Après un étrange appel téléphonique, la jeune femme, à son corps défendant, commence à envisager l'hypothèse d'un meurtre.

Critique:
J'ai beaucoup aimé «Le chuchoteur», même si la solution de l'énigme me paraissait un peu grosse. Cependant, j'espérais trouver tout à fait autre chose en lisant «Le tribunal des âmes». Le livre n'est pas le même, certes, mais il y a quelques ressemblances, et je pense qu'elles ne sont pas en sa faveur. Par exemple, la solution de l'énigme est également abracadabrante. Elle est très vite évoquée dans le roman, et je m'étais dit qu'elle était erronée, ou bien qu'on finirait par découvrir qu'elle n'est pas aussi poussée que ce que dit l'un des personnages. Il n'en est rien. Donato Carrisi va très loin. Tout comme pour «Le chuchoteur», il explique, en fin d'ouvrage, qu'il n'a rien inventé, qu'il y a eu un ou deux cas de ce genre. Si c'est passé pour moi dans «Le chuchoteur» (j'ai une amie pour qui ce n'est pas du tout passé), ici, j'ai tiqué. Il sera impossible au lecteur de vérifier ce qu'avance Donato Carrisi lorsqu'il dit que des cas ont existé. Bien sûr, on pourra rechercher des traces de l'anecdote qu'il évoque, mais on ne saura jamais si elle alla aussi loin que ce qui se passe dans «Le tribunal des âmes».

Dans «Le chuchoteur», les personnages étaient très intéressants et attachants. Ici, j'ai eu beaucoup de mal à les trouver consistants. Il me semble que rien ne les démarque. Je suis, par exemple, restée insensible à la détresse de Sandra lorsqu'elle évoque la terrible faute qu'elle commit. (À ce sujet, j'en veux à l'auteur d'avoir utilisé une ficelle si commune que faire mariner son lecteur pendant que Sandra se lamente sur cette faute, et d'avoir poussé le vice jusqu'à employer un mot qui induira forcément le lecteur en erreur quant à cette faute. C'est du faux suspense.) Je n'ai pas vraiment compati parce que je me suis dit que Sandra était responsable de sa souffrance. Il aurait été très facile pour elle de faire en sorte que les choses tournassent autrement en en parlant avec l'autre personne concernée.
Ensuite, je ne pense pas qu'on puisse vraiment tomber amoureux cinq ou six mois après avoir perdu une personne sincèrement aimée.

Dans «Le chuchoteur», l'auteur avait mélangé les époques sans en avertir le lecteur, ce qui était quelque peu déloyal. Ici, il ne le fait pas. Le lecteur sait tout de suite qu'il suit deux époques différentes en parallèle. J'ai préféré cette structure balisée. D'autant qu'à un moment, j'ai trouvé que tout était très compliqué et assez tordu, donc si en plus, il avait fallu que j'apprenne tardivement que les époques étaient mélangées, mon pauvre petit cerveau aurait souffert de surchauffe.

Donato Carrisi ne peut éviter un effet de lenteur. L'action n'est pas lente à proprement parler, mais étant donné que je me suis doutée de certaines choses, je trouvais que certaines révélations tardaient un peu.
L'auteur n'hésite pas à employer des ficelles éculées: on termine un chapitre sur du suspense, l'autre chapitre évoque un autre personnage, et il se termine également sur du suspense, le chapitre suivant revenant sur le premier personnage. C'est une bonne ficelle, mais elle est plus savoureuse lorsqu'elle est utilisée avec parcimonie.

La fin est un peu abrupte. Une fois que l'énigme finale a été dévoilée, je voulais savoir la suite. J'ai été très frustrée de constater que rien ne se passait. On me dira que les choses continueront ainsi... Peut-être, mais la fin ne nous dit pas si le personnage dont il est question finit par «savoir». Si oui, cela change tout, et on a d'autant plus envie de savoir ce qui va arriver.

Certaines théories m'ont un peu agacée. Par exemple, il faut faire le mal pour qu'en découle le bien, l'un ne va pas sans l'autre... tout cela assorti d'exemples probants. Soit, mais à vouloir ôter tout manichéisme à la chose, on tombe dans l'excès inverse.
En outre, j'en ai assez des auteurs qui s'attachent à décrire l'humanité dans ce qu'elle a de plus pervers, de plus sordide. J'avais été choquée en découvrant des horreurs dans «Le chuchoteur», mais j'étais passée dessus. À force d'en lire, je trouve que les auteurs qui font cela s'attachent à créer du spectaculaire. Ils veulent nous surprendre, nous effrayer... soit, mais c'est trop.

Ne lisez pas ce paragraphe si vous n'avez pas lu le roman.
Il y a deux incohérences. À la fin, on ne sait pas qui est le faux Chalbert. On aurait pu se dire que c'était le transformiste, mais si le transformiste est Marcus, que devient le faux Chalbert? Ou bien le transformiste a-t-il, en plus, le don d'ubiquité, voire de dédoublement? (Donato Carrisi n'est plus à une incongruité près. ;-) ) Ou bien y aura-t-il une suite où on retrouvera Sandra enquêtant sur le faux Chalbert?
Quant à l'autre incohérence: il semblerait que Jeremiah Smith ait feint d'être dans le coma après qu'on l'a réanimé... Pourtant, on ne peut pas simuler le coma, si?

Je ne savais pas que les religieux aidaient les forces de l'ordre, et pas seulement pour l'explicitation des crimes satanistes. J'aime bien cette idée d'entraide pour que la justice triomphe.

Il y a un clin d'oeil au précédent livre de Donato Carrisi. L'un des personnages principaux est évoqué, vers la fin.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jean-Michel Vovk.
Ce livre m'a été offert par les éditions Audiolib.
Le comédien n'en fait pas trop. Sa lecture est fluide. Cependant, j'ai trouvé sa voix trop basse. Souvent, elle devient un peu sourde et éraillée. C'est son style, sa voix, c'est ainsi. J'ai seulement eu un peu de mal à m'y habituer.

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dimanche, 31 octobre 2010

Le chuchoteur, de Donato Carrisi.

Le chuchoteur

L'ouvrage:
On a retrouvé cinq bras gauches de fillettes enterrés dans un bois. Ce sont, pense-t-on, les bras des cinq fillettes enlevées il y a peu. Une équipe de policiers va travailler sur l'affaire, et tentera d'attraper un assassin qui se joue sans cesse d'eux.

Critique:
À la lecture du résumé, on ne peut s'empêcher de penser que ce livre sera un thriller dont les rouages sont devenus classiques après que certains auteurs les ont développés dans des romans antérieurs. Si on retrouve certaines ficelles un peu attendues, ce roman prend une autre dimension. Il est supérieur aux thrillers auxquels il pourrait faire penser.

D'abord, l'auteur a trouvé une façon originale de créer des rebondissements sans pour autant que le lecteur connaisse le nom du coupable. Chaque cadavre de fillette est retrouvé sur un lieu à partir duquel on découvre une histoire mettant en scène une personne qui commit des crimes. On a donc l'impression de lire plusieurs romans policiers en un. L'ambiance change même quelque peu selon «le cas» étudié, ce qui ravive l'intérêt du lecteur.
L'une des affaires m'a rappelé «Cold case». Non que l'auteur ait copié le scénario d'un épisode, mais l'ambiance et la façon dont certains événements sont arrivés m'ont fait penser que cela aurait pu arriver dans cette série. C'est l'affaire de l'orphelinat. Peut-être cet écho est-il dû au fait que l'affaire est ancienne, et aussi à ce qu'on a prétendu quelque chose quant à la mort de quelqu'un. En outre, on retrouve des choses ayant appartenu à cette personne, et on entend sa voix. Enfin, au moins deux épisodes de «Cold case» traitent d'un orphelinat.

Par ailleurs, cette façon de faire est source de très peu de remplissage. L'auteur n'a pas besoin de créer des longueurs pour faire des pages en plus. Certes, il y a bien quelques passages un peu lents, mais ils passent très vite, et ils permettent au lecteur de souffler un peu.
Ensuite, il y a des révélations «classiques», parce qu'on s'y attend un peu. J'avais pressenti quelque chose quant à un personnage. Certes, je n'avais pas deviné tout ce qu'il y avait à savoir, mais quelque chose ne me plaisait pas.
Il y a une ficelle un peu facile: l'auteur mélange certaines époques, sans nous le dire. Ainsi, on croit quelque chose, alors que ce paramètre qu'on ne nous a pas indiqué fait qu'il faut comprendre autre chose. Bien sûr, c'est fait à dessein, mais j'ai trouvé cela un peu facile.

Ce livre fait une analyse sans complaisance des horreurs de ce monde. C'est assez terrifiant, parce que tout ce qui est décrit est vraisemblable, et arrive plus souvent qu'on ne le voudrait. C'est donc un livre qu'on n'oubliera pas, et dont la pertinence pourra troubler les âmes sensibles. En effet, ce qui est décrit pourrait ne pas arriver qu'aux autres.

L'auteur parsème son roman de petits mystères, par exemple, la façon d'être et d'agir de Mila. Mais il ne s'amuse pas à tout dévoiler à la fin: le lecteur sait assez vite quelles raisons poussent Mila à agir comme elle le fait. À propos de cela, je me demande si ce genre de choses est possible. Je sais que ce sont des hormones sécrétées qui nous font ressentir peur, excitation, etc, mais je ne pense pas que tout soit aussi «simple» que ce que dit l'un des psychiatre consultés par Mila. Ce serait trop triste. ;-) En outre, on ne sait pas quel dysfonctionnement fait que telle personne ne sécrète pas telle hormone. Dans le cas de Mila, ce serait psychologique, ce qui prouve bien que chez l'homme, le chimique est lié au mental.
Dans le même ordre d'idées, ce que le lecteur finit par savoir est un peu dur à croire. Apparemment, l'auteur s'est basé sur des faits réels pour étayer son propos, mais j'ai quand même du mal à y croire. Bien sûr, la personne qui tire les ficelles choisit des terrains favorables, ce qui permet de penser que c'est possible...

Les personnages des policiers sont attachants parce qu'ils sont humains. Ils ont des théories, mais tentent de ne pas s'y enfermer. Ils se remettent en question. Leurs vies et leurs personnalités sont attachantes. Je ne peux pas en dire plus.
Quant à l'espèce d'amitié amoureuse qui se développe entre deux personnages, je ne l'ai pas trouvée téléphonée, mais peut-être superflue. Il me semble que les deux personnages en question n'ont plus cela programmé dans leurs gènes (à cause de leur vécu). Donc, je pense que l'auteur aurait pu s'en passer. Cela aurait encore plus écarté ce livre des sentiers battus.

Attention! Si vous n'avez pas lu le livre, passez au paragraphe suivant.
L'auteur va très loin sur certains points. Si tout finit par se tenir, une chose m'a quand même intriguée. Goran «croit» que son fils est encore vivant, et pense qu'il a une vie de famille avec lui. Dans ce cadre, il engage une gouvernante. Qu'en est-il vraiment? L'appelle-t-il vraiment, ou a-t-il la lucidité, dans sa folie, de «faire semblant»? Et que fait-il de ce que Tommy est censé manger ou boire? Par exemple, quand Mila vient le voir, il a un verre d'eau à la main, verre qu'il destine à Tommy. Est-ce qu'il le boit en pensant réellement que c'est Tommy? Et quand il parle de commander des pizzas, commande-t-il seulement la sienne et imagine-t-il qu'il a commandé celle de Tommy et que celui-ci l'a mangée? S'il la commande, qu'en fait-il? Oui, c'est trivial, comme questions, mais ce sont des détails que j'aurais aimé voir expliqués. Cette absence d'explication rend ce pan de l'histoire un peu léger, voire bancal.

Je n'ai pas aimé l'espèce de manichéisme tournant autour de l'argent. Nickla dit qu'elle n'a pas besoin d'argent pour le Port, mais que ce qui compte, c'est l'amour. Il faut quand même garder les pieds sur terre. L'argent lui permettrait, tout en donnant de l'amour à ses «pensionnaires», d'améliorer encore leurs derniers instants. Il est vrai que ce serait de l'argent sale, mais justement, là, il serait employé à faire le bien. Et puis, la vie est tellement dure qu'il faut saisir la moindre occasion de l'améliorer. Il est vrai que l'argent ne fait pas tout, mais il aide beaucoup. Et si la personne qui en dispose sait garder la tête froide, et l'emploie à bon escient (selon ses critères), je ne vois pas où est le mal. Le refus de Nickla fait un peu penser qu'elle ferait un pacte avec le diable, se corromprait, se souillerait en acceptant. Je trouve ça agaçant et un peu présomptueux.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Pierre Forest.
Ce livre m'a été offert par les éditions Audiolib. Il sort en audio le 10 novembre.

Quelle joie c'est pour moi d'entendre Pierre Forest à nouveau! Voilà quinze ans que j'attends qu'il réenregistre des romans! (Il a lu «Un homme accidentel» il y a quelques années, mais je n'ai pas «pu» entendre cette version. Je m'en explique dans ma chronique de ce roman.)
Pierre Forest a une voix élégante. Je ne vois pas comment la qualifier autrement. Il a une diction remarquable: raffinée et soignée. Son intonation est toujours appropriée, et il ne cabotine jamais. J'espère qu'il enregistrera d'autres ouvrages, car il en interpréta peu, alors que c'est un excellent comédien.
Je trouve néanmoins dommage qu'il ait, à chaque annonce de nouveau chapitre, laissé un blanc entre le mot «chapitre», et le numéro. Cependant, je pense que cette façon de faire n'est pas une initiative du comédien, mais plutôt une directive du directeur du studio d'enregistrement (tout comme les titres des ouvrages annoncés de manière grandiloquente), étant donné que j'ai déjà remarqué cela dans d'autres ouvrages du même éditeur.

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