Auteur : Brashares Anne

Fil des billets - Fil des commentaires

lundi, 17 décembre 2007

Quatre filles et un jean, tome 3: Le troisième été, d'Anne Brashares.

 Quatre filles et un jean, tome 3

Voir la critique du tome 1.

Voir la critique du tome 2.

Note préalable: Si vous n'avez pas lu les deux premiers tomes, ne lisez pas cette critique, car elle dévoile certaines choses sur lesdits premiers tomes, bien que j'aie essayé d'en dire le moins possible.

L'ouvrage:
Cet été, Bridget s'est inscrite à un stage de football.
Carmen, Tibby, et Lena resteront chez elles.
Trois des quatre amies ne seront donc pas séparées. Elles ont intérêt à en profiter, car l'an prochain, elles seront séparées pour de longs mois. Chacune ira dans une fac différente.

Lena et sa soeur, Effie, ont trouvé un petit boulot pour l'été. En parallèle, Lena se penche sérieusement sur le dessin. Avant, c'était son passe-temps, maintenant, elle aimerait entrer dans une école d'art. Mais son père n'apprécie pas de la voir dessiner un modèle nu.

Carmen ne fera pas de baby-sitting, cette année. Elle est embauchée par la mère de Lena pour s'occuper de Valia, ou Mamita, comme l'appellent Lena et Effie. Celle-ci est aux Etats-Unis contre son gré, et s'ingénie à rendre la vie de sa famille impossible. C'est sa façon de se révolter contre une décision qui a été prise à sa place.

Tibby n'a rien prévu de particulier, cet été. La vie a prévu pour elle. Son été sera riche en rebondissements.

Critique:
On prend du plaisir à la lecture de ce troisième tome, mais pas autant, à mon avis qu'à celle des deux premiers. Certaines choses passent moins bien. Par exemple, on apprend dans le prologue que Christina s'est mariée, l'hiver précédent, avec David. On ne peut s'empêcher de penser qu'ils sont allés un peu vite. En fait, Anne Brashares les a mariés pour pouvoir introduire en force l'événement qui va perturber Carmen.
Ca aussi, c'est gros. Cette pauvre Carmen passe ses étés à avoir sa vie chamboulée. Dans les deux premiers tomes, on le comprenait, les situations étaient plausibles, et ses réactions réalistes. Ici, ses réactions sont réalistes, mais la situation est vraiment grosse. En outre, on aimerait bien que Carmen sorte de ce rôle.
Autre chose m'a paru gros: l'équipée sauvage de Carmen et Win pour retrouver David.

Il y a toujours des moments forts en émotion: l'accident de Catherine, la discussion que Lena et son père ont vers la fin, ce que Carmen finit par réaliser, la détresse de Valia, l'accouchement, ce que Christina demande à Tibby (j'avais deviné qu'elle le lui demanderait au moment où Tibby l'a aidée), etc.

L'histoire de Bridget traîne un peu. Elle ne m'a pas agacée, mais j'ai trouvé qu'elle démarrait lentement.
Quant aux autres, elles se compliquent la vie par peur, par manque de confiance en elles. Rien de plus normal, elles sont à l'âge où beaucoup de choses se décident.

Malgré quelques ficelles un peu grosses, ce roman reste agréable à lire. On a envie de voir évoluer nos quatre héroïnes et leurs familles. On est content de voir, au fil des pages, que leur amitié est toujours la plus forte.

(Note: La critique du tome 4 n'est pas pour tout de suite, car le texte intégral n'est pas encore disponible en audio.)

Éditeur: Gallimard jeunesse.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Colette Stassar pour la Ligue Braille.
(Note: Les noms des lecteurs de la Ligue Braille ne sont écrits nulle part. Je dois donc deviner leur orthographe. Je présente ici mes excuses à ceux dont j'estropie les noms.

Acheter « Quatre filles et un jean, tome 3 » sur Amazon

lundi, 10 décembre 2007

Quatre filles et un jean, tome 2: Le deuxième été, d'Anne Brashares.

 Quatre filles et un jean, tome 2

Voir la critique du tome 1.

L'ouvrage:
Cet été, Tibby va faire un stage de cinéma.
Carmen reste chez elle, avec sa mère, Christina. Elle fera du baby-sitting chez les Morgan pour gagner un peu d'argent.
Lena et Bridget sons censées trouver un petit boulot. La mère de Lena va se charger de trouver celui de sa fille.
Par hasard, Bridget trouve des lettres de sa grand-mère, Greta, la mère de sa mère. Lorsque Bridget avait onze ans, sa mère, Marly, est morte. Depuis, elle n'a plus eu de contacts avec ses grands-parents maternels. Les lettres surprennent beaucoup la jeune fille. Ainsi, sa grand-mère avait essayé de garder le contact, et son père le lui avait caché! Furieuse, la jeune fille décide de se rendre à Burgess, en Alabama, là où habite sa grand-mère.

Les quatre amies vont, bien sûr, se passer et se repasser le jean magique au cours de ce deuxième été.

Critique:
J'ai eu moins de mal à entrer dans ce deuxième tome. Là encore, j'ai préféré certaines histoires à d'autres, mais aucune ne m'a agacée. Cet été, chaque fille va, une fois de plus, vivre un tournant de sa vie.

Anne Brashares sait exprimer avec beaucoup de justesse les sentiments par lesquels passent ses héroïnes. On n'a aucun mal à s'identifier à elles, à se demander comment nous aurions agi à leur place, à comprendre leurs actes.

Par exemple, Carmen se conduit en véritable peste. Mais qu'aurions-nous fait dans sa situation? Aurions-nous seulement essayé de nous racheter, à la fin? Bien sûr, on attend que ses remords lui fassent faire une bonne action, mais on ne sais pas si on l'aurait faite à sa place.
A la fin, Carmen se rend compte qu'à force de croire que ceux qui l'aiment vont l'abandonner pour d'autres, elle passe à côté de quelqu'un qui ne demandait que cela. Quelqu'un avec qui, inconsciemment et par désarroi, elle a un peu joué.

Tibby n'a pas tiré assez d'enseignement de la sage Bailey. Ce qui va se passer va le lui prouver.

Bridget remet certaines choses en question, fouille le passé, remue des souvenirs douloureux. Tout cela était nécessaire.

C'est Lena qui va vivre l'été le plus mouvementé. Entre le secret de sa mère, la mort de quelqu'un de sa famille, et Kostos, il lui faudra du courage.

Je n'ai pas tellement aimé ce que Carmen voit lors du deuxième dîner à quatre, renforcé par la réflexion de Lena, qui, finalement, ne souhaite pas effacer l'affreuse chose qui a eu lieu. Je trouve cela un peu gros.
D'autre part, il y a toujours des citations au début de chaque chapitre. Il y en a au moins une que l'on retrouve d'un livre à l'autre. C'est un peu dommage.
A part cela, ce deuxième tome m'a autant plu, sinon plus, que le premier. Je ne peux que vous conseiller cette série qui décrit le quotidien avec fraîcheur, humour, et gravité, et où l'amitié est toujours la plus forte.

Éditeur: Gallimard jeunesse.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Marie-Rose Fischweiler pour la Ligue Braille.
(Note: Les noms des lecteurs de la Ligue Braille ne sont écrits nulle part. Je dois donc deviner leur orthographe. Je présente ici mes excuses à ceux dont j'estropie les noms.

Acheter « Quatre filles et un jean, tome 2 » sur Amazon

lundi, 3 décembre 2007

Quatre filles et un jean, tome 1, d'Anne Brashares.

Quatre filles et un jean

L'ouvrage:
Lena, Tibby, Bridget, et Carmen sont nées le même mois: septembre. Leurs mères se sont rencontrées à un cours d'aérobique pour femmes enceintes. Elles sont devenues amies. Après la naissance des quatre filles, les quatre mères ont continué à se voir, avec leurs enfants. Peu à peu, les mères ne se sont plus vues. Mais l'amitié des filles est devenue le centre de leurs vies.

Un jour, à la veille du premier été où elles seraient séparées (l'été de leur quinze ans), elles s'amusent à essayer un jean que Carmen a acheté dans une friperie. Elles sont très surprises: en effet, elles ont toutes quatre des gabarits différents, et le jean leur va merveilleusement à toutes! Elles ont la conviction que ce jean est magique: il s'adapte à chacune. Elles décident donc de faire un pacte: chacune aura le jean pendant une semaine. Ce jean les reliera, et les aidera à mieux avancer dans la vie.

Critique:
J'ai eu du mal à entrer dans le livre. Au début, je me disais qu'elles étaient un peu superficielles, ces filles. Et puis, elles établissent des règles d'utilisation du jean dont certaines m'ont semblé très bêtes. Par exemple, il ne faudra pas le laver, il ne faudra pas prononcer le mot "grosse" quand on l'aura dessus, etc. J'ai failli laisser tomber. Mais j'ai continué. Bien m'en a pris.

Les filles ne sont pas superficielles, elles ont juste besoin d'avoir un peu confiance en elles, comme toute adolescente. En outre, il est vrai qu'un jean qui va à quatre gabarits différents, ça interpelle quelque part.
Au long de cet été, les quatre filles vont vivre diverses aventures. Ces événements vont les aider à grandir.
J'avoue que j'ai préféré suivre Tibby et Carmen plutôt que Lena et Bridget. Bridget m'a agacée. D'abord, elle n'a pas l'esprit d'équipe. Et sa poursuite d'Eric m'a ennuyée. L'histoire de son été m'a paru insipide.
Je suis plus indulgente envers Lena. Son histoire m'a moins plu car il m'a semblé qu'elle traînait un peu, mais le personnage est sympathique. Lena laisse sa timidité et un malentendu lui gâcher une partie de l'été, ainsi qu'à sa famille.

Tibby rencontre une fillette de douze ans, Bailey, qui lui en apprend plus sur la vie que n'importe qui ne l'a jamais fait. Par certains côtés, Bailey est plus mûre que Tibby, et elle sait voir au-delà des apparences. Elles vont vivre un été inoubliable. Et lorsque Bailey a besoin de Tibby, celle-ci a tellement peur, est tellement déboussolée, qu'elle commence par faire l'autruche.
L'histoire de Bailey n'est pas tellement originale. On en lit des comme ça au détour de plusieurs livres. Pourtant, cette petite fille sur qui la vie s'acharne, cette enfant qui ne veut rien d'autres qu'exister et avoir une enfance insouciante m'a profondément émue.

Carmen pense passer un été avec son père (ses parents sont divorcés), et elle se retrouve au milieu d'inconnus. Elle a l'impression d'être la cinquième roue du carrosse, et se révolte comme elle le peut. Il y a pourtant des moments de répit, où elle arrive presque à établir une certaine connivence avec Paul et Krista. Et puis le personnage de Kelly (Squelettor pour les initiés) est une parenthèse amusante.
On comprend tout à fait les réactions de Carmen. Son père s'y est pris extrêmement mal en la mettant devant le fait accompli, et en ignorant ses tentatives pour exprimer ses sentiments.

Il resterait des choses à dire, mais je vais m'arrêter là, car j'en dévoilerais trop. Ce premier tome est agréable à lire.
Et le jean, me demanderez-vous? Les a-t-il aidées? A votre avis? Ce qui les a aidées, c'est l'impression que le jean était magique. C'est comme Dumbo qui pensait qu'il ne pouvait voler qu'avec la plume magique. Mais dans le fond, on est tous un peu comme ça.

Accessoirement, le livre est agrémenté de citations en début de chaque chapitre. Certaines sont amusantes. Et en plus, il y en a une de Jerry Seinfeld. ("Seinfeld" est une de mes séries préférées.)

Éditeur: Gallimard jeunesse.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Danielle Jackoby pour la Ligue Braille.
(Note: Les noms des lecteurs de la Ligue Braille ne sont écrits nulle part. Je dois donc deviner leur orthographe. Je présente ici mes excuses à ceux dont j'estropie les noms.

Acheter « Quatre filles et un jean, tome 1 » sur Amazon