Auteur : Bourdin Françoise

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vendredi, 15 juillet 2011

D'espoir et de promesse, de Françoise Bourdin.

D'espoir et de promesse

L'ouvrage:
Lawrence Kendall, jeune avocat montréalais va épouser Anaba, jeune parisienne dont la mère était montréalaise.
Le jour du mariage, Lawrence, pris de panique, ne se rend pas auprès de sa promise. Il envoie son meilleur ami et témoin, Augustin, apprendre la nouvelle à la jeune femme.

Bouleversée, anéantie, Anaba rentre à Paris, et va s'installer chez sa soeur, Stéphanie, une antiquaire.

Critique:
Voilà quelques années que Françoise Bourdin m'agace. Elle devient la Danielle Steel française. J'ai lu ce roman pour deux raisons: les deux comédiens qui l'interprètent, que j'aime beaucoup, et que j'ai trop peu l'occasion d'entendre.

C'est un livre repose-cerveau. L'intrigue est assez simple, et même très prévisible. Elle est sans surprises, mais le livre n'est pas trop long, donc on n'a pas trop le temps de s'ennuyer.

Certains personnages sont attachants. J'ai préféré Stéphanie à Anaba. Anaba semble un peu gourde. Elle s'est très vite éprise d'un mufle comme Lawrence. On comprend qu'elle ne puisse pas l'oublier facilement, mais on a du mal à comprendre comment elle en est tombée amoureuse. Elle semble plus nunuche qu'épaisse.
Stéphanie a plus de caractère, semble mieux cerner les gens. Bien sûr, elle est un peu agaçante, à s'entourer d'indépendance pour ne pas souffrir, et à craindre de sortir avec un homme plus jeune. Mais finalement, le lecteur comprend son hésitation.
J'aime bien Augustin. Ce personnage solaire est sûrement mon préféré du roman. Il se relève malgré les coups, prend la vie du bon côté, saisit les occasions d'être heureux. Bon, il est un peu poire d'être ami avec ce goujat de Lawrence, mais personne n'est parfait. L'histoire d'amour d'Augustin est prévisible, mais elle passe bien, car elle n'est pas invraisemblable.
J'ai également apprécié les personnages des parents, malgré le fait qu'ils aient du mal à communiquer avec leurs enfants. En outre, ils évoluent au cours du livre.
L'obsession de Roland pour les livres m'a amusée, et m'a fait me sentir moins seule. ;-)

Je n'ai pas apprécié le personnage de Lawrence. Le lecteur pourrait s'en moquer tant il est odieux. L'auteur a peut-être voulu le présenter comme indécis, se cherchant, ayant besoin d'une petite leçon d'humilité... je l'ai vu comme un mufle pourri gâté, égoïste, recevant sans donner, n'hésitant pas à profiter de son meilleur ami, et à le poignarder dans le dos, pleurant parce qu'Anaba pourrait regarder un autre homme, mais voyant une autre femme sans vergogne... Bref, je ne lui ai trouvé aucune qualité. L'auteur a inventé une scène qui devrait être très significative où Lawrence n'hésite pas à risquer sa vie pour sauver celle d'Anaba, scène qui marque d'autant plus la jeune femme qu'il lui fait éviter la mort que sa mère a connue. Anaba et le lecteur devraient voir ce sauvetage comme une preuve d'amour infini. Excepté que n'importe qui d'un tout petit peu altruiste aurait eu le réflexe de se porter au secours d'Anaba.
Pour moi, Lawrence n'évolue pas au cours du roman.

Le personnage de Michèle n'est pas aimable: égoïste, calculatrice, insensible... Ce n'est pas très crédible, car l'auteur la rend détestable à dessein.

Je n'ai pas aimé la fin, du moins, l'un des éléments qui se dessine tout au long du roman, et qui prend bonne tournure à la fin. Je n'ai pas trouvé ça crédible. Cela montre qu'un personnage n'a pas ouvert les yeux, n'a pas évolué.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Frédérique Ribes et Christophe Caysac pour les éditions VDB.
J'ai été ravie d'entendre ces deux comédiens. Ils ont bien interprété ce roman, comme à leur habitude. Il me semble même qu'ils se sont améliorés, ne cabotinant pas tout en mettant le ton approprié.
Ils ne s'en sortent pas trop mal avec l'accent canadien, surtout Christophe Caysac, mais on voit quand même qu'ils ne le maîtrisent pas. J'ai apprécié qu'ils n'essaient pas de trop en faire quant à cet accent.

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lundi, 17 novembre 2008

Les bois de Battandière, de Françoise Bourdin.

Les bois de Battandières

L'ouvrage:
Léa et Martial (propriétaire d'une exploitation forestière), se rencontrèrent alors qu'elle avait seize ans, et lui vingt-trois. Ils se marièrent deux ans plus tard, et eurent un enfant: Virginie. Martial mourut cinq ans après leur mariage. Éperdue de douleur, Léa se laissa courtiser puis épouser par Tristan.

Pendant dix-sept ans, Léa n'eut pas besoin d'administrer le domaine, Martial ayant planifié beaucoup de choses à l'avance. Elle décida alors d'engager un ingénieur forestier pour lui apprendre les ficelles du métier. Elle choisit Raphaël.

Par ailleurs, Léa dut se rendre à l'évidence: son mari, Tristan, devenait lentement alcoolique...

Critique:
Je pense que je vais cesser de lire du Françoise Bourdin. Elle commence à ressembler de plus en plus à Danielle Steel. Je n'ai d'ailleurs pas osé écrire la critique d'«Un été de canicule» tellement ma chronique aurait été méchante et acerbe.

Ici, il me semble que les personnages sont très clichés: les gentils, les méchants... Les personnages ne sont pas très épais, leurs motivations sont caricaturales. On devine tout ce qui va se passer, et surtout, l'histoire d'amour entre deux personnages. L'auteur ébauche une pitoyable tentative pour nous faire croire que non non, ces deux personnages ne se mettront pas ensemble, car l'un d'eux pense que l'autre n'est pas son type. En plus, l'histoire d'amour aurait pu être moins téléphonée, les personnages se côtoyant depuis un moment. Mais non! Soudain, alors qu'ils travaillent ensemble depuis plusieurs mois, les personnages tombent amoureux!
Il y a un petit intérêt dans le dilemme de Jérémy.

Bien sûr, c'est détendant et rassurant: des personnages gentils qui s'aiment et dont l'amour triomphe, et une jeune femme qui arrive tant bien que mal à administrer son exploitation, et à faire en sorte que sa famille soit heureuse. Mais maintenant, ce genre de livres me paraît insipide et plat. Malheureusement pour moi, je commence à apprécier de moins en moins les livres très grand public, et c'est ceux qui sortent le plus en audio!

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Frédérique Bourdin pour les éditions VDB.
Nouvelle amélioration chez VDB: les chapitres sont maintenant annoncés.

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lundi, 2 juillet 2007

Une passion fauve, tome 2: Berill, une passion en héritage, de Françoise Bourdin.

Berill, une passion en héritage

Voir la critique du tome 1.

Note préalable: si vous n'avez pas lu le tome 1, ne lisez pas cette critique, car elle révèle certains événements qui se sont passés dans le tome 1.

L'ouvrage:
Thomas doit mettre ses affaires en ordre. Il doit tout planifier afin que tout se passe le mieux possible après son départ. En effet, à soixante-quatre ans, il apprend qu'il est atteint de leucémie, et qu'il ne lui reste plus longtemps à vivre. C'est avec Berill, sa femme bien-aimée, qu'il désire passer ses derniers instants. Il ne veut pas que ses enfants sachent que c'est la fin. Il veut tenir sa main et admirer ses yeux violets qui l'ont, un jour, pris dans leurs filets, au moment de partir.

Maureen brigue le poste de directrice de l'Irish, la banque de son père. Elle pense la retraite de Thomas proche, et est sûre qu'elle peut reprendre les rennes de la banque. Seulement, Thomas ne l'entend pas de cette oreille. Il lui adjoint Mathias, qui travaille à la banque depuis de nombreuses années, et qui a toujours su faire preuve d'un sens infaillible des affaires. Maureen se sent traitée en enfant, et se révolte.

Hugh se donne beaucoup de mal pour que son parc naturel survive. Il ne vit presque que pour cela. Il ne se remet pas de la mort d'Isabelle, et ne fais pas attention aux femmes, et surtout pas à Caroline, la vétérinaire du parc naturel.

Critique:
J'avais peur que le tome 2 s'essouffle par rapport au tome 1, comme c'est parfois le cas. Ici, ce n'est pas le cas. Françoise Bourdin expose des personnages qui ont tous une psychologie qui mérite qu'on s'y attarde, et des motivations compréhensibles.

Il est dommage qu'elle tue l'un de ses personnages principaux dans le premier quart du livre. Cette lecture m'a été douloureuse, car elle m'a fait m'attarder sur le fait que cela peut arriver n'importe quand à n'importe qui. C'est étrange, j'ai déjà lu des livres où un personnage avait un cancer, mais la possibilité qu'une telle situation se produise dans ma vie ne m'avait jamais paru si évidente.

Le personnage de Maureen est intéressant. Elle a une forte personnalité, et est un peu prétentieuse et égoïste. Elle est très sûre d'elle, et refuse que Mathias l'aide à diriger la banque. Elle sait qu'elle s'en sortira très bien seule. Sauf qu'elle commet plusieurs bourdes qu'apparemment, quelqu'un de sensé ne commettrait pas.
Cette situation oppose deux façons d'être. Maureen est, comme elle le dit elle-même, très scolaire. Elle a un parcours très balisé. Mathias a tout appris sur le tas. Il se fie à son instinct, à son flair. Maureen s'y oppose, arguant que la finance n'est pas un jeu de hasard. Il semblerait que Mathias ne s'en remette jamais au hasard, comme le fait remarquer Thomas. La romancière nous montre par là qu'il ne suffit pas d'être bardé de diplômes. Effectivement, Mathias réussit mieux que Maureen qui est très assurée parce qu'elle a étudié dans une grande école. C'est peut-être un petit clin d'oeil qui appelle les gens très diplômés à l'humilité. Ils doivent prendre les circonstances en compte, et ne pas tout catégoriser.

D'autre part, on tient soigneusement hors de portée de Maureen le dossier concernant le parc naturel d'Hugh. Elle sait que l'entretien de ce parc demande beaucoup d'argent, et lorsqu'elle finit par voir le dossier, ses craintes sont confirmées. La banque a investi, il n'y a aucun profit, l'affaire n'est pas rentable. Maureen aimerait donc que la banque cesse d'aider Hugh.
Dans cette situation, Maureen est pragmatique. Elle fait passer la banque avant son frère. Berill et Mathias font le contraire. Ils veulent donner une chance au rêve de se réaliser. Les deux points de vue se défendent. Après tout, s'il y a assez d'argent pour que ce rêve se réalise, pourquoi pas; mais si le parc finissait par ruiner la famille, il faudrait le fermer.

On retrouve le personnage de Julian. Il n'est toujours pas sympathique, mais on comprend un peu mieux pourquoi il est devenu ce qu'il est. on l'entrevoyait dans le tome 1.

La réapparition d'Arnaud fait que l'on se demande si le pardon est possible pour certains actes. Mathias pardonne, Berill ne le peut pas. Je pense que je serais comme Berill, même si, comme il le précise, Arnaud a fait ce qu'il a fait en pensant que cela ne nuirait à personne.

C'est une saga sympathique. Je remarque quand même que dans tous les livres de Françoise Bourdin, (du moins, ceux que j'ai lus), les personnages évoluent dans un milieu très argenté. Mathias rappelle d'ailleurs à Hugh et Maureen qu'ils sont des enfants gâtés. Cette répétition d'un monde où l'argent coule à flot est un peu agaçante. Le lecteur aussi aimerait bien avoir beaucoup d'argent. ;-)

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Martine Julien pour les éditions VDB.

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lundi, 25 juin 2007

Une passion fauve, tome 1, de Françoise Bourdin.

Une passion fauve

L'ouvrage:
Budapest, 1920.
La misère s'abat sur la Hongrie. La vie n'est plus possible, surtout pour des saltimbanques. Vilmos Károly le sait bien. Ruiné, la mort dans l'âme, il se résout à vendre son cirque, et à quitter son pays. Il va falloir tout recommencer ailleurs.
La famille Károly est très soudée, et elle s'en sortira.

C'est à Madrid que les Károly commencent une nouvelle vie. C'est dans un autre cirque que Vilmos et sa fille, Berill, font un numéro qui attire les foules. Dans la cage aux fauves, au milieu d'eux, Berill danse. La jeune fille adore les animaux, et les fauves en particulier. Ils la fascinent, et, à l'instar de Vilmos, elle ne cherche jamais à les humilier.
Berill est adulée du public. Beaucoup d'admirateurs lui offrent des fleurs. Elle n'en fait pas grand cas, tant elle est heureuse avec ses parents, ses frères, et les fauves. L'un de ses prétendants se démarque des autres. C'est Thomas Blaque-Belair, banquier dublinois. Depuis qu'il a vu Berill, il s'est juré de tout mettre en oeuvre pour faire d'elle sa femme.

Critique:
Comme je le dis à chaque critique, les livres de Françoise Bourdin sont des livres divertissants et détendants. Malgré cette légèreté, les personnages sont fouillés, l'histoire n'est pas si tirée par les cheveux qu'on pourrait le penser.

On imagine que Berill se sentira toujours incomplète, n'aimera jamais son mari, et finira par s'aigrir. Il n'en n'est rien. Bien sûr, elle regrette son ancienne vie, mais elle fait plus que s'accommoder de la nouvelle. Et puis, à la fin du livre, elle sait qu'elle pourra à nouveau être en contact avec les fauves.

Le personnage de Thérèsa est intéressant. Elle aime Berill, mais ne peut s'empêcher de se sentir étouffée par elle, et l'amour immodéré que lui porte son mari, le frère de Thérèsa. Quant à moi, j'ai aussi été agacée par cet amour qui excuse tout. Berill en profite un peu. Qui le lui reprocherait? Mais il est vrai que parfois, elle semble prendre beaucoup de place, et évincer les autres.

Il y a des situations un peu cliché: la mère de Thomas rejette Berill qui a une basse condition sociale.
Tout le monde, ou presque, succombe au charme de Berill.
Le personnage de Julian aussi est un peu cliché.

La guerre va précipiter les personnages dans un tourbillon dont certains auront du mal à se remettre. Comme dans toute saga familiale, il y aura un traître. Rien ne le disposait à cela. L'absurde de sa situation, c'est qu'il renie ses origines en se mettant du côté des nazis. Le lecteur a du mal à y croire. Bien sûr, il est possible que de telles aberrations se soient produites, mais essayer de convertir ses parents, et finir par les dénoncer, sachant ce qui leur serait fait, c'est un peu gros. En plus, le personnage en question est amoureux d'une allemande. Il aurait été plus percutant que la jeune fille en question fût contre le nazisme. Françoise Bourdin aurait ainsi rappelé que tous les allemands n'étaient pas nazis.

D'une manière générale, on s'attache aux personnages et à leurs histoires. On a envie de savoir la suite. C'est un livre de vacances. Et ceux qui aiment habituellement Françoise Bourdin ne seront pas déçus.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Martine Julien pour les éditions VDB.
Moi qui râle assez souvent, aujourd'hui, c'est plutôt mes compliments que j'adresse à cette comédienne, qui, pour la lecture de cet ouvrage, n'a pas forcé les accents dans les noms étrangers.

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lundi, 9 avril 2007

Un cadeau inespéré, de Françoise Bourdin.

Un cadeau inespéré L'ouvrage:
Florent a dix ans. Depuis peu, il vit seul avec Louise, sa mère. En effet, Xavier, son père, est parti. Le couple que formaient Louise et Xavier s'est dégradé. Florent en est très chagriné, d'autant plus qu'il sait que son père ne l'aime pas.

C'est bientôt Noël. A la maison, il n'y aura pas de sapin. Florent pense qu'un sapin égayerait un peu la maison. Et pour lui, c'est vraiment un synonyme de la fête de Noël. Il décide d'aller en chercher un tout seul. Il a repéré des mélèzes non loin de chez lui.

Critique:
Ce roman est un livre de vacances. On prend plaisir à se plonger dans une histoire assez facile, certes, mais qui n'en n'est pas moins plaisante. C'est un livre détendant et divertissant.

On se doute assez vite de la façon dont cela va se terminer, mais on se demande comment cela va arriver.
On devine aussi certaines choses. Par exemple, lorsque Grégoire dépanne Louise et l'emmène au théâtre, on se doute qu'il va aller voir la pièce.
Lorsque l'électricité est coupée, on devine qui Louise va appeler.

Il y a des situations assez amusantes. Par exemple, Grégoire vient souvent au secours de Louise et de Florent, ainsi que le souligne Louise elle-même.
Le personnage d'Alberto n'apparaît pas longtemps, mais assez pour amuser le lecteur.
Les petites piques amicales entre Marc et Grégoire sont également amusantes.

Les personnages ne sont pas trop clichés, sauf peut-être Xavier, qui est toujours désagréable.
Grégoire est peut-être un peu trop gentil... On a l'impression qu'il a beaucoup de valeurs importantes, que c'est une perle rare. Mais son passé peut expliquer cela.
Stéphane est sympathique, et il n'est pas amoureux transi de Louise, ce qui fait que Françoise Bourdin évite un topos bien ennuyeux.

C'est une jolie histoire, fraîche et sympathique, une histoire d'amour à laquelle on s'attend, mais qui arrive à nous surprendre.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Yves Mugler pour les éditions VDB.

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