Auteur : Bordes Gilbert

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lundi, 21 octobre 2013

Et l'été reviendra, de Gilbert Bordes.

Et l'été reviendra

L'ouvrage:
Clément Laurrière a le démon du jeu dans la peau. Une nuit, il perd tant d'argent que le domaine familial (le Chaumon) doit être vendu afin d'éponger la dette. Ceci aura bien sûr des répercutions sur tous les habitants du domaine: les parents de Clément (Line et Albin), mais aussi sa femme (Fabienne) et ses enfants (Arthur et Manon).

Critique:
Ce roman fait partie de ceux de Gilbert Bordes qui m'ont globalement plu. L'auteur prend le temps de planter le décor, de présenter ses personnages. Au début, on ne sait pas trop où il va aller, ce qui est bien, car on ne prévoit pas grand-chose. Mais le tout début fait aussi un peu cliché: un domaine, une famille déchirée qui ne sait pas communiquer, un meurtre jamais élucidé, des enfants communiant avec la nature, un «idiot du village» qui n'est à son aise que dans la nature, une «folle» qui semble en savoir long... Certes, mais à mesure de mon avancée, j'ai trouvé que Gilbert bordes avait su mélanger ces ingrédients pour en faire quelque chose d'intéressant.
J'ai été sensible à l'omniprésence de la nature.

On s'attachera d'abord aux enfants. Si leurs chamailleries et leurs préoccupations les font paraître quelque peu immatures, leur insouciance est reposante. Et puis, il n'est pas difficile de deviner ce que cache cette insouciance: leur détresse et la conscience de leur impuissance. En outre, ils évoluent au long du roman.
Fabienne m'a profondément agacée. On dirait qu'elle ne peut vivre sans Clément. Je sais qu'elle est guidée par son amour, son désespoir, son envie que tout aille bien, mais elle n'est ni forte ni réaliste. Elle est plutôt terne, voire ridicule à se raccrocher à quelque chose de néfaste. Elle ne pense pas vraiment au bonheur de ses enfants, quoi qu'elle en dise.
Quant à Clément, j'ai plusieurs fois pensé qu'il devrait avoir la bonne idée de se suicider, car pleurnichant et se vautrant dans sa dépendance, il ne sait qu'être nuisible.

J'ai apprécié l'évolution de Margot et ce qu'elle implique. Dès le départ, l'auteur montre ce personnage entre deux eaux. Elle agit d'une manière, mais est assez lucide pour savoir qu'elle se détruit. Par contre, je ne suis pas sûre qu'elle ait raison concernant Clément, mais ce qu'elle fait vers la fin dénote un certain courage et la montre dans toute sa splendeur. Margot et les enfants tirent des leçons des mauvaises choses qui leur arrivent, alors que d'autres s'effondrent.

Quant à l'intrigue, elle est prévisible, mais recèle de petites surprises. Connaissant le genre, je ne me suis pas méfiée, et ai cru en une chose qui était conforme aux codes du genre. J'ai aimé que l'auteur me surprenne à ce sujet.
Quant aux meurtres, on se doute de leurs auteurs, mais le savoir ne m'a pas gênée.

Je n'ai qu'un réel reproche à faire concernant un événement qui arrive à la fin. Je comprends que Gilbert Bordes ait voulu montrer un monde en mouvements, un monde qui ne pourra jamais redevenir tout à fait comme il l'était. Il a voulu faire une fin en demi-teinte, et je l'approuve. Cependant, il aurait pu changer cet événement qui m'a beaucoup déçue.

Éditeur: Robert Laffont.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Martine Moinat pour la Bibliothèque Sonore Romande.

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mardi, 26 mars 2013

Le barrage, de Gilbert Bordes.

Le barrage

L'ouvrage:
Vallée de la Corrèze. On a décidé de construire un barrage. Si cela permettra certaines facilités et pourrait rendre, à terme, la vallée plus touristique, et donc plus rentable, cela n'est pas du goût des habitants dont les maisons (et donc les souvenirs), se retrouveront enfouies sous les eaux.

Critique:
Au départ, le livre commence bien parce que chaque parti développe des arguments non-dénués de bon sens. En tant qu'observatrice, j'avais envie de donner raison à tout le monde. Il ressortait quand même de tout cela qu'une fois de plus, le facteur humain était négligé. Les amateurs du barrage parlaient de redonner vie à la vallée, soit, mais il est évident que l'appât du gain jouait un rôle assez important dans leur combat.
D'autre part, le porteur du projet, l'ingénieur François Delmas, traitait les doléances des villageois avec mépris, même si, au départ, il faisait semblant de les prendre en compte.

J'ai également apprécié que l'auteur montre des gens déterminés, ayant des valeurs défendables, et ne faisant pas que ressasser.
J'ai aussi apprécié que certains villageois envisagent l'idée du barrage comme un changement qui leur ferait une autre vie, vie qui ne serait pas forcément horrible. Je pense surtout à Marie qui se dit secrètement que peut-être, ce nouveau départ ne serait pas une si mauvaise chose.

Cependant, le reste du roman est très décevant. L'auteur imagine une histoire de fesses entre l'héroïne (Fabienne) et l'ingénieur. Outre que les coups de foudre sont invraisemblables, il est étrange que Fabienne tombe à ce point amoureuse de François, alors qu'elle pleure encore son mari défunt, et qu'elle a rejeté un amour sincère émanant de quelqu'un qu'elle a aimé, et dont elle aurait pu, tout au moins, accepter l'amitié. Ensuite, toute l'histoire de cette relation est assez dure à croire, car elle ne colle pas vraiment au caractère de Fabienne. On me dira que quand on est amoureux, on est bête, et qu'on essaie de tout faire pour que la relation fonctionne, même si on la sait condamnée. Cela ne me convainc pas vraiment concernant ce roman.
J'ai aimé ce qui finit par arriver quant cette histoire d'amour, mais là encore, c'était très facile. Cela arrive comme un cheveu sur la soupe, et ce n'est pas très crédible. C'est un peu préparé par ce que fait Louise, mais cela ne m'a pas vraiment convaincue.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Yves Mugler. et Elsa Romano pour les éditions VDB.
J'ai lu ce roman parce que j'aime beaucoup ces deux comédiens dont le jeu est juste. Là encore, ils ne cabotinent pas, font passer les émotions avec finesse, le tout d'une voix toujours très agréable.
J'ai bien aimé la manière dont l'éditrice a choisi de faire commencer le roman: non par de la musique, mais par un bruit d'eau.

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lundi, 15 août 2011

Les secrets de la forêt, de Gilbert Bordes.

Les secrets de la forêt

L'ouvrage:
Le petit village de Villeroy, en Lozère, voit sa paix apparente troublée par les ravages d'une bête inconnue. L'animal défigure des enfants et des adolescents, mais ne les tue pas. Les chasseurs les plus endurcis semblent impuissants. La peur monte, alimentée par de vieilles rancoeurs. On rend tout le monde responsable: les écologistes qui voulurent une réserve naturelle, le centre d'études qui travaille peut-être sur des animaux dangereux, les tziganes que, tout simplement, on ne veut plus voir au village, un peu par racisme, un peu parce qu'ils engendrent la peur, eux aussi.

Le docteur Bertrand Juillet sera mêlé de plus près qu'il ne le voudrait à cette affaire.

Critique:
J'ai souvent été déçue par Gilbert Bordes. J'ai surtout lu ce roman parce que j'aime beaucoup les deux comédiens qui se sont chargés de l'enregistrer. Je dois dire que c'est le meilleur de ceux que j'ai lus écrits par cet auteur. Je ne regrette pas de lui avoir donné sa chance!

D'abord, Gilbert Bordes construit une intrigue solide. Il sait à merveille exploiter événements et ressentis de ses personnages. Peur, haine, racisme, égoïsme, bêtise, guéguerres personnelles, conflits d'intérêt,tout cela s'organise en un cocktail explosif que l'auteur maîtrise parfaitement.
Il y a, parfois, quelques longueurs, notamment quand Maria se ronge les sangs, mais elles ne sont pas trop gênantes.
J'aime beaucoup la moquerie que l'auteur adresse à ceux qui sont tentés de trouver une explication facile au comportement du loup: une bête dressée par un homme défiguré à défigurer les autres. Effectivement, c'est une mauvaise ficelle surexploitée. J'ai aimé que Gilbert Bordes l'écarte d'une pichenette dédaigneuse.

Ce roman oppose savamment l'homme et la nature. La forêt, sa faune, et sa flore sont décrites avec justesse. On a envie de s'arrêter, et à l'instar de certains, de prier les gens de faire attention à la nature, de ne pas l'assujettir à leurs petits désirs mesquins. Outre le fait que l'homme dépend d'elle, elle est si belle... il est apaisant de voir Gianni communier avec elle, et on aimerait que tout se passe toujours ainsi.

Les personnages sont attachants et intéressants.
Comment ne pas comprendre Bertrand Juillet, tiraillé entre remords, culpabilité, chagrin dû à sa perte, et envie d'aimer à nouveau? Certains me diront qu'il est peut-être un peu trop parfait: il prend le temps d'examiner les hypothèses, il est ouvert et tolérant, et en plus, sa souffrance fait qu'on a envie de le protéger. Soit, mais dans tout livre, il faut un «gentil» auquel le lecteur s'identifiera, vers qui il reviendra avec plaisir. Un «gentil» qui lui fera une sorte de repère. De toute façon, sa perfection est éclaboussée, du moins, pour moi, par l'espèce de coup de foudre dont il est victime.

Maria m'a souvent agacée. Je l'ai pourtant comprise. En outre, elle est assez complexe. Déchirée entre une vie qu'elle souhaite heureuse, et ce qu'elle a vécu. En fait, elle m'a surtout ennuyée quand elle se demandait comment vivre avec son passé, etc, parce que cela revenait plusieurs fois. Au fond, je la comprenais, mais la récurrence de ses larmoiements m'a fait tiquer. J'ai apprécié ses réflexions finales. Cela montre un personnage réaliste. Maria sait à quoi s'en tenir. C'est plus vraisemblable qu'un simple «tout est bien qui finit bien». C'est une nuance intelligente. En effet, les romans de Gilbert Bordes n'ont jamais été des romans où tout se termine toujours bien, mais parfois, certaines choses ne sont pas crédibles. Ici, ça l'est.

Quant à Jango, espiègle, roublard, et surtout, cherchant désespérément à être aimé pour lui-même, comment ne pas s'y attacher? Sa psychologie est peut-être un peu facile, et pourtant, je l'ai trouvée terriblement réaliste.

D'autres personnages valent la peine qu'on s'y attarde: Gianni et son père, et même l'oncle de Maria. D'une manière générale, l'écrivain a pris le temps de les creuser, de faire en sorte qu'ils laissent une empreinte dans l'esprit du lecteur.
Et que dire de... la bête? Là encore, le romancier montre que tout n'est pas simple, surtout quand les hommes se mêlent de la nature, de la vie des animaux. La façon dont la bête est analysée est très pertinente. Je ne peux pas en dire plus.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par José Heuzé et Frédérique Ribes pour les éditions VDB.
J'aime beaucoup ces deux comédiens qui allient voix agréables et jeu fin.
J'ai trouvé un peu dommage que José Heuzé prenne des voix à ce point changées pour les gitans, mais ce n'était pas si gênant.
Frédérique Ribes s'en est mieux sortie concernant les voix différentes, mais celles qu'elle devait faire étaient sûrement moins ardues. J'ai aimé sa façon d'interpréter Jango, je pense que cela n'a pas dû être si facile.
Frédérique Ribes prend moins la parole que José Heuzé. C'est dû au fait qu'il y a davantage d'hommes et de passages narratifs les concernant. De ce fait, c'est elle qui annonce les chapitres, et parle lorsqu'on ne sait pas si la personne est un homme ou une femme (par exemple, lorsque c'est quelqu'un qui est parmi la foule).

La musique va bien à l'ambiance du roman, mais j'ai trouvé les passages musicaux trop longs.
Quant à l'habillage sonore, aimant les bruits de la nature, j'ai apprécié d'entendre les oiseaux, d'autres bruits de la forêt, et bien sûr, des grondements furieux lorsqu'on avait affaire à la bête. Cela renforce l'ambiance dans laquelle le lecteur est plongé.

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mercredi, 11 mai 2011

Nous irons cueillir les étoiles, de Gilbert Bordes.

Nous irons cueillir les étoiles

L'ouvrage:
Barjols.
Sandrine Gaspect est séparée d'Olivier, son mari. Elle vit avec son fils, Baptiste. Celui-ci aimerait que ses parents se remettent ensemble. Il doit également supporter ses grand-mères qui l'agacent avec dictées et remontrances sur son appétit.
Un jour, Sandrine est convoquée chez un notaire. Elle y rencontre un certain François Rivière qui dit être son père biologique. Il possède un domaine, et souhaite qu'à sa mort, Sandrine touche la part qui lui revient de droit.
Tout se complique lorsque Louise, la fille du capitaine de la gendarmerie, décide de faire une fugue, entraînant Baptiste.

Critique:
Voilà un livre sympathique, malgré certaines choses grosses et agaçantes. Certains événements sont attendus, comme l'évolution, au long du livre, des rapports entre Sandrine et Olivier. Malgré cela, j'ai aimé que cela se passe ainsi.
Il y a bien quelques longueurs. Par moments, le lecteur en a un peu assez, car lui connaît les réponses, et s'essouffle de voir tout le monde s'échiner à aller dans la mauvaise direction. En outre, il est un peu invraisemblable que les enfants rencontrent justement une personne qui connaît le russe, et qu'il serait facile de soupçonner.

Sandrine, Olivier, Baptiste, et Pucieri sont attachants. Ce sont les personnages les mieux analysés du roman. L'auteur montre ce qui les pousse, ce qui les effraie, ce qui les retient.

Les autres personnages ne sont pas très sympathiques. Soit ils sont caricaturaux, soit peu creusés.
Martine et Jacquote sont assez détestables. Elles ont élevé leurs enfants en pensant à elles-mêmes, ne sont à l'écoute de personne, ne savent qu'attaquer et interdire.
Quant au père de Louise, je ne le cerne pas trop. Il fait quand même quelques choix qui le montrent plus ambitieux que préoccupé de sa fille.

Louise éveille la compassion du lecteur, mais la plupart du temps, elle est agaçante. Il est logique qu'elle tente de faire comprendre à sa mère que la façon dont elle est traitée ne lui plaît pas. Il est normal qu'elle veuille se faire entendre. Mais ensuite, elle est totalement dépourvue de scrupules. Elle se montre désagréable, sournoise, et vicieuse. Même s'il est évident qu'elle n'a pas souhaité qu'il arrive malheur à Pucieri, elle aurait pu se douter que son attitude légère et égoïste n'apporterait que des ennuis au musicien.
Elle peut aussi faire rire le lecteur par certaines de ses répliques, notamment lorsqu'elle se dit que la seule chose qui doit préoccuper sa mère, c'est le fait que ses ravisseurs pourraient lui faire manger de la viande.

Ma critique n'est pas très positive, mais j'ai passé un bon moment avec ce livre, principalement pour deux raisons. D'abord, j'ai tellement été déçue par d'autres romans de cet auteur que celui-là a été une bonne surprise. Ensuite, l'interprétation de la lectrice m'a ravie. Elle a fait de ce roman passe-partout un livre qui vaut la peine qu'on s'attarde sur cette version audio. Elle a su le jouer sans cabotinage, comme à son habitude.

Éditeur: Robert Laffont.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Anne-Marie Scaramuzzi pour la Bibliothèque Braille Romande.

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lundi, 31 mars 2008

La peste noire, tome 1: La conjuration des lys, de Gilbert Bordes.

La peste noire, tome 1: La conjuration des lys

L'ouvrage:
Lorsqu'Eugénie d'Aignan apprend, de son père, Renaud d'Aignan, qu'elle est la fille de la reine Clémence de Hongrie, de nouvelles perspectives s'ouvrent à elle. Son père lui dit également qu'elle a un demi-frère, Jean Premier, fils de la reine et de Louis 10. Il aurait été assassiné lors de son baptême, mais le complot avait été éventé, et on lui avait substitué le fils d'une servante. Il ignore tout de sa royauté, et est marchand en Italie. Des conjurés se sont rassemblés pour détrôner Valois, l'usurpateur, et rendre ses droits à Jean. Eugénie décide de s'allier à cette conjuration.

Critique:
Il y a une quinzaine d'années, j'aurais adoré ce livre. Je l'aurais encensé. Le courage et le caractère de l'héroïne aurait fait d'elle une espèce d'égérie à mes yeux.
Aujourd'hui, mon opinion est plutôt mitigée.

Les aventures dans lesquelles nous entraîne l'auteur sont bien menées. On n'a pas le temps de souffler, les évènements s'enchaînent de manière fulgurante, et nous emportent dans leurs tourbillons.
Par ailleurs, le décor est très bien planté. Gilbert Bordes a su peindre les lieux, l'atmosphère de l'époque.
Ce livre nous rappelle également ce fléau mal connu que fut la peste: s'abattant sur n'importe qui n'importe quand, faisant fi des superstitions affirmant qu'elle ne s'attaquait qu'aux manants.

Néanmoins, l'héroïne m'a plutôt cassé les pieds. D'abord, elle s'est mariée sur un coup de tête. Ensuite, elle a une forte personnalité (ce qui est honorable), mais l'auteur ne perd pas une occasion de dire que c'est son sang royal qui parle.
Et bien sûr, Eugénie est très belle. Tellement belle que tous les hommes l'aiment.
Et puis, les rats noirs porteurs de peste la suivent où qu'elle aille, et sont annonciateurs de mort pour ceux qui l'entourent. Ils la suivent, mais elle ne sera jamais atteinte: ce sera toujours des gens près d'elle à ce moment-là. Cette aura de mystère nimbant la jeune femme (mystère qu'elle ne comprend pas elle-même, mystère qu'elle se contente d'accepter), m'a plus énervée qu'intriguée. Bientôt, vous allez voir qu'Eugénie va guérir par imposition des mains!, ai-je pensé.
Le coup de foudre teinté de ressentiment (dû aux évènements) m'a également ennuyée. Comme je l'ai dit à maintes reprises sur ce blog, je déteste les situations où deux personnages s'aiment au premier regard.

Il y a peu, je râlais après les lecteurs qui singent des voix pour chaque personnage. Ici, Frédérique Ribes, comédienne de talent, fait différentes voix, mais on ne dirait pas qu'elle se force, elle n'en fait pas trop, et cela ne fait pas caricatural. J'aime particulièrement la voix qu'elle fait à Charles de Navarre. On ressent la jeunesse du garçon, ainsi que son ambivalence. En outre, ce livre n'est pas un roman policier: la lectrice pouvait se permettre de faire des voix aux personnages. Je pense toujours qu'il vaut mieux ne pas faire de voix aux personnages (surtout pour un roman policier), mais si c'est fait avec la finesse de Frédérique Ribes, cela peut être une bonne chose.

La critique du tome 2 paraîtra plus tard, car je n'ai pas encore pu le lire.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Frédérique Ribes pour les éditions VDB.

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