What Strange Creatures

À ma connaissance, ce livre n'a pas été traduit en français.

L'ouvrage:
Jeff Battle est accusé du meurtre de sa petite amie, Kim Graber. Theresa, la soeur de Jeff, va mener son enquête.

Critique:
J'aurais pu qualifier ce livre de «trop classique pour moi» et ne pas m'y arrêter. J'ai écouté mon instinct et le fait que j'aime beaucoup la lectrice. Il est vrai que l'intrigue est classique, mais le roman m'a plu parce qu'Emily Arsenault ajoute des éléments originaux. Par exemple, Jeff et Theresa sont attachants. Ils ont un jeu qui consiste à dire: «Je pense à...» en disant des choses complètement délirantes. Ils tentent même d'y jouer lorsqu'ils n'ont pas le moral. Theresa a toute ma sympathie, car elle aime les animaux. Bien sûr, ils lui permettent de combler un manque, mais elle leur rend bien leur affection, donc pourquoi pas?
Son attachement pour la femme sur qui elle prépare une thèse est assez agaçant, mais compréhensible. Notre héroïne est complètement dans son monde. Elle est encore moins au courant des événements politiques que moi!

C'est ces particularités, assorties à de petites pointes d'humour qui m'a fait apprécier l'intrigue. Elle est classique, mais elle révèle des choses importantes quant aux sentiments, à la psychologie des gens.
Kim, qu'on découvre au fil du roman, inspire la compassion, ainsi que l'agacement. Ce que l'enquête déterre nous rappelle comme il est facile, à un moment crucial, d'être mal influencé, de ne pas parvenir à exprimer ce qu'on souhaite, etc.
Pour mener cette enquête, Theresa côtoie des gens qui doivent vivre avec de grande blessures morales. D'autre part, elle marche sur des oeufs, devant sans cesse paraître en savoir davantage qu'en réalité. Ces contrastes et d'autres éléments du roman ont fait que je n'ai pas vraiment cherché à savoir qui avait tué Kim. Emily Arsenault a donc réussi son pari.

Quant à la structure, l'auteur fait quelque chose qu'habituellement, je n'aime pas. Le premier chapitre se passe après que Jeff a été accusé, puis l'auteur revient en arrière pour raconter les circonstances. Étrangement, cela ne m'a pas gênée. D'abord parce que dès le début du retour en arrière, l'auteur sait intéresser le lecteur par un style vivant et des héros atypiques. De plus, il n'y a pas de temps morts, et on arrive assez vite à l'accusation de meurtre.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Andi Arndt pour les éditions Harper Audio.
J'aime beaucoup cette lectrice à la voix douce, à l'intonation juste. En outre, elle fait partie de ceux qui modifient leur voix pour certains personnages sans que cela soit agaçant. J'aime beaucoup son jeu lorsqu'il s'agit de la mère de Jeff et Theresa.