Auteur : Armand Marie-Paule

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vendredi, 25 mai 2012

Le pain rouge, de Marie-Paule Armand.

Le pain rouge

L'ouvrage:
Juillet 1788. La révolution est en marche. Mathilde va voir sa vie et celle de son village bouleversée par cela. Son père est le fermier du comte du village. Le comte est le parrain de Mathilde. L'histoire va faire découvrir à la jeune fille que ce qu'elle prenait pour des lois immuables n'en sont pas.

Critique:
Marie-Paule Armand décrit un monde en mouvement, une mutation. Elle explique bien les excès des révolutionnaires et leurs raisons, plus ou moins valables. Je n'en savais pas tant sur la révolution. Avec ce roman, on la vit au quotidien, et on a le point de vue d'habitants d'un village. C'est grâce à eux qu'on se rend compte que cette immense machine ne tenait pas compte de l'humain, alors qu'au départ, le but de la révolution était d'améliorer la condition des moins bien lotis. Tout comme dans n'importe quel régime, les décisions prises par les révolutionnaires sont radicales. On parle de liberté, mais on oblige à porter la cocarde, à renier la religion, à piétiner les nobles. La réaction du village où habite Mathilde est compréhensible. Ils voient qu'on leur enlève leur curé qui a toujours été à leur écoute à cause d'une loi qu'ils ne peuvent pas s'empêcher de juger stupide. Si certains seigneurs profitaient de leurs avantages pour spolier et humilier les autres, le comte du village n'en faisait rien. L'auteur s'attache à montrer une situation complexe, et à mettre l'accent sur l'humanité lésée.

Le lecteur comprendra l'attitude de Sylvain, qui approuve avec zèle toutes les lois révolutionnaires. Il garde une profonde rancune au comte dont le père a fait envoyer le sien aux galères pour une peccadille. Sa colère (dirigée contre la mauvaise personne, et par extension, contre toute la seigneurie), le guide et lui ôte tout esprit critique. Il est logique qu'il soit furieux et frustré, l'injustice ayant été jusqu'au bout, puisque son père est mort au bagne. J'ai donc ressenti de la compassion et de l'agacement quant à ce personnage complexe qui se laisse enrôler, endoctriner, et passe sa vie à souffrir.

L'histoire des personnages est étroitement mêlée à celle du pays. Cependant, on est bel et bien dans un roman du terroir. On retrouve certains codes et ingrédients de ce genre de romans français. J'ai anticipé certaines choses, mais cela ne m'a pas dérangée. D'abord, le roman n'est pas mièvre. Ensuite, Mathilde est sympathique. Certes, elle a été créée en gentille héroïne attachante. Elle est là pour que le lecteur l'apprécie. C'est avec plaisir que je me suis conformée à cela, car il faut bien au moins un personnage appréciable dans un roman. Elle est peut-être trop parfaite, mais cela ne m'a pas ennuyée.
Les autres personnages sont sympathiques, sauf... Noémie. Il faut bien qu'il y ait une méchante. Si beaucoup de protagonistes de ce roman sont exempts de manichéisme, ce n'est pas le cas de Noémie. Peste, envieuse, mauvaise langue, ne vivant que pour le paraître... La pauvre n'a aucune qualité. À la fin, son père dit qu'elle regrette une de ses mauvaises actions, mais cela ne va pas trop avec son caractère. Et puis, on est tenté de croire que son père dit cela parce qu'il a honte qu'elle ait été si odieuse.

Il est à la fois positif et négatif que par son prologue, mais aussi parce que le livre est raconté à la troisième personne, le lecteur sache tout de suite que Mathilde se tirera d'affaire quoi qu'il lui arrive. C'est positif parce que dans les moments où la jeune fille est en mauvaise posture, le lecteur peut se réconforter en pensant qu'il sait qu'elle s'en sortira. C'est négatif... pour la même raison. En effet, le lecteur ne craint pas vraiment pour la vie de l'héroïne. Cela enlève un peu de piquant à la chose.

Éditeur: Presses de la cité.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Roland Dufour pour l'association Valentin Haüy.
Ce roman étant raconté à la première personne du singulier par une femme, il aurait sûrement été préférable qu'il ait été enregistré par une lectrice. Cependant, je n'ai pas été dérangée parce que j'apprécie ce lecteur qui a une voix agréable, claire, et dynamique. Sa lecture n'est pas monotone. Il joue un peu, et tente parfois certaines choses, mais s'arrête avant d'en faire trop.

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lundi, 5 novembre 2007

Un bouquet de dentelle, de Marie-Paule Armand.

Un bouquet de dentelle

L'ouvrage:
Emeline vit une enfance heureuse entre ses parents, son frère (Timothé), et sa grand-mère (Blanche). La famille n'est pas très riche, mais l'amour l'unit.
L'enfant adore également son parrain, Isidore (qu'elle appelle Dodore). Quant à la femme d'Isidore, Léocadie,elle fait peur à Emeline, car elle a toujours l'air revêche.

Un jour, Emeline découvre que les êtres humains ne sont pas éternels. La mort de sa Grand-mère était dans l'ordre des choses, même si ce deuil est terrible. Mais le père de la fillette meurt à son tour. La famille n'a d'autres solutions que de se disperser. Emeline ira vivre chez son parrain et Léocadie.

Critique:
Dans l'ensemble, on passe un bon moment avec ce livre. Pourtant, certaines choses sont un peu agaçantes.
La façon dont Emeline nous raconte ses malheurs fait penser aux romans larmoyants. Bien sûr, on la plaint et on compatit, mais j'ai trouvé qu'elle racontait ça d'une manière un peu grandiloquente. On a envie de lui dire d'agir au lieu de s'apitoyer sur son sort. Je sais que cette remarque n'est pas très justifiée, étant donné que les circonstances font qu'elle est soit trop jeune pour agir, soit prise entre le marteau et l'enclume. La seule fois où mon énervement à son égard a été justifié, c'est quand elle joue les saintes, et n'épouse pas l'homme qu'elle aime pour ne pas contrarier le père de ce dernier.
L'agacement vient aussi de ce qu'il lui arrive trop de malheurs pour que ce soit crédible. Je me suis plusieurs fois surprise à marmonner: "Mais c'est Cosette, Cendrillon, Sarah Crew, et Caliméro réunis, cette pauvre Emeline!"

On devine pas mal de choses avant qu'elles arrivent. Les coups de théâtre sont attendus. A peine sont-ils esquissés que nous savons ce qui va se passer.

J'ai trouvé la deuxième partie un peu bâclée. Le roman est construit comme "La maîtresse d'école", du même auteur: la première partie est narrée par Emeline, et la seconde par sa fille, Maxellende. Déjà, je n'aime pas trop cette construction, mais en plus, j'ai trouvé que Maxellende était ébauchée.

J'ai été déçue que monsieur Dorsel ne sache pas ce qui arrive vers la fin. Puisque les "méchants" ne sont pas toujours punis dans la réalité, j'aime qu'ils le soient dans les romans. On aurait d'ailleurs attendu cela de ce genre de livres.
La fin est bonne, surtout pour ce genre de romans. On est préparé à une telle fin, et elle ne déçoit pas, car quand on lit ces livres, on s'attend à ce que certains codes soient respectés, d'où mon étonnement et ma déception quant à monsieur Dorsel.

Je n'ai pas réussi à savoir à quelle période se situait exactement le roman, mais il doit chevaucher le dix-neuvième et le vingtième siècle. Cela permet à Marie-Paule Armand de montrer à son lecteur les différents métiers exercés par les ouvriers. Tout cela est passionnant. On se sent proche des roulotteuses, et plus tard, des femmes qui travaillent la dentelle.
On apprend aussi pourquoi les célèbres bêtises de Cambrai s'appellent bêtises.
De plus, il est intéressant de voir comment le personnage d'Emeline se construit. Après l'éducation qu'elle reçoit, elle côtoie des gens qui atténuent un peu ce qu'on lui a inculqué. Elle apprend à réfléchir, et à remettre en question certaines choses qu'on lui a apprises.

J'ai conscience d'être dure. J'attendais peut-être trop de ce roman, ayant aimé "Au bonheur du matin" et "Le cri du héron". Ce roman m'a semblé moins bien ficelé qu'"Au bonheur du matin". Dans ce dernier, les choses un peu attendues passaient mieux. L'héroïne était moins mièvre, m'a-t-il semblé. Pourtant, on passe un bon moment avec "Un bouquet de dentelle".

Éditeur: Presses de la cité.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Nicole Baillon pour la Ligue braille.

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lundi, 2 janvier 2006

Le cri du héron, de Marie-Paule Armand.

Le cri du Héron L'ouvrage:
C'est un recueil de six nouvelles.

"Le cri du héron":
Marie vit heureuse entre ses parents, son frère, son oncle, sa tante, et ses cousins. Sa tante Elisabeth est enceinte. Malheureusement, elle perd son enfant, et a beaucoup de mal à s'en remettre. Claude, le frère de Marie, et Michel, le fils d'Elisabeth, décident d'aller chercher un enfant dans les choux (ils sont très jeunes, et croient que c'est là qu'on les trouve) pour lui redonner le sourire. C'est là qu'arrive le drame...

"Les soeurs ennemies":
Henriette est une enfant illégitime. Elle vit avec sa mère qui s'acharne à lui faire sentir qu'elle n'a pas été désirée, qu'elle n'est que source d'ennuis. Elle n'a de réconfort qu'auprès de ses grands-parents, et plus tard de Maurice, l'homme avec qui sa mère se marie. Mais quand sa mère donne naissance à Aurore, tout bascule à nouveau. Aurore est la préférée, et elle en profite. Maurice essaie bien, parfois, de soutenir Henriette, surtout lorsque les injustices sont trop criantes, mais la petite fille est très malheureuse.

"Le journal d'Olivier":
Olivier a dix ans. Il vient d'avoir un cahier pour son anniversaire. Il va y écrire tout ce qui lui arrive, ainsi que ses rêves. Il veut être journaliste. Il a une petite soeur de cinq ans, Coralie. Les deux enfants sont entourés de leur parents et de leur grands-parents. C'est une joyeuse petite famille.
Mais un jour, Christophe, le père d'Olivier, rencontre Martine, et c'est le coup de foudre...

"Une conquête difficile":
Claudine vient de connaître un divorce difficile qui l'a beaucoup éprouvée. Un jour, son corps se rappelle à elle, et se révolte contre le surmenage: elle a un énorme coup de fatigue. C'est ainsi qu'elle rencontre Yves, le médecin qu'elle va consulter, Yves dont la femme est morte quatre ans plus tôt. Au bout de plusieurs rendez-vous, les choses deviennent sérieuses entre Yves et Claudine. Claudine fait donc la connaissance d'Aurélie, la fille d'Yves. La petite fille la rejette immédiatement.

"Un noël sans frontières":
Maurice a connu la guerre de 14-18. Il en est revenu défiguré. Contrairement à ce qu'il pensait, sa fiancée, Rolande, ne s'est pas enfuie en le voyant. Ils se sont mariés, et ont eu un enfant, Michel.
Plus tard, Maurice devra subir les allemands à nouveau, pendant la guerre de 39-45. Il se montrera entier, et ne voudra pas voir que tout n'est pas tout blanc ou tout noir. Lorsque son fils, Michel, lui annonce qu'il va épouser Ilse, une jeune allemande, il le chasse, rejetant sur elle, qu'il ne connaît pas, la faute de certains allemands.

"La fugue de Sandrine":
La mère de Sandrine est morte quand elle avait quelques mois. N'ayant pas de mère, Sandrine a reporté tout son amour sur son père, Bernard. C'est une gentille petite fille, Sandrine, elle donne sans compter. Lorsque son père commence à fréquenter Laure, elle en souffre, se sentant délaissée. Mais elle ne dit rien. Même chose lorsqu'ils se marient. Lorsque Laure donne naissance à Xavier,puis à Julie, Sandrine se sent totalement abandonnée. En outre, Laure souffrant fréquemment de migraines, elle se repose énormément sur Sandrine, sans bien se rendre compte que c'est encore une enfant.

Critique:
Ces nouvelles sont très plaisantes. Elles nous montrent des situations simples (une enfant qui refuse d'accepter sa belle-mère, une fille qui prend sa soeur comme souffre-douleur, un homme marié qui rencontre une autre femme, etc), et explore les sentiments humains avec justesse. Ces situations, on les voit presque tous les jours, les thèmes pourraient donc sembler rebattus. Pourtant, il n'en n'est rien. Ces nouvelles sont passionnantes et pleines d'espoir. Bien sûr, tout ne peut pas se terminer comme dans ces nouvelles, et on pourrait reprocher à Marie-Paule Armand de ne faire que des fins heureuses. Mais ces fins ne sont pas tirées par les cheveux. Alors, pourquoi pas?

Dans "Le cri du héron", on a envie de croire au miracle accompli par un petit hamster.

Dans "Les soeurs ennemies", il y a certaines lourdeurs, (par exemple, Henriette enfant sait que sa soeur fera tout ce qu'elle peut pour la persécuter, et elle n'essaie pas de cacher certains jouets chez une amie ou ses grands parents, et elle raconte certains pans de sa vie en famille, alors qu'elle sait qu'on ne lui répondra que par du sarcasme et du mépris), mais on est totalement captivé par l'histoire. Aurore est peut-être un peu caricaturale, mais en y réfléchissant bien, ça doit exister, des pestes comme ça.

Dans "Le journal d'Olivier", on pourrait penser que c'est un peu gros. C'est peut-être la nouvelle dont j'ai le moins apprécié la fin... C'est un peu trop facile, de tout oublier, comme ça... Et on pense que le père recommencera.
par contre, l'attitude de Martine nous sort des sentiers battus de la méchante marâtre qui pique sans vergogne un homme à sa femme, un père à ses enfants.
Le petit Olivier est mignon, et ce qu'il fait est émouvant.

Dans "Une conquête difficile", on entre dans les rapports compliqués entre un enfant et sa belle-mère. C'est quelque chose de classique. L'histoire est sympathique...

Dans "Un noël sans frontières", on découvre un homme qui a souffert à cause des allemands, et qui, par conséquent, les met tous dans le même sac. On le comprend, mais on le blâme. Ce qui se passe après sa mort est extrêmement touchant. C'est une belle leçon de tolérance. En effet, beaucoup de gens ont tendance à coller des étiquettes. Il faut toujours rappeler que les allemands ne sont pas tous des nazis, que les orientaux ne sont pas tous comme le personnage de "Jamais sans ma fille", etc. Il faut prendre chaque individu pour ce qu'il est, et pas parce qu'il est du même pays que certains qui ont commis des atrocités. Il y a des fous, des assoiffés de pouvoir partout. Qu'un homme soit bon ou mauvais ne tient pas à sa religion, à sa race, ou à son pays.

Dans "La fugue de Sandrine", on prend en pitié cette adolescente qui souffre en silence, et qui porte presque le poids de la maison sur ses épaules. Le tort de Sandrine est de ne pas communiquer. Elle supporte, elle supporte... un jour, elle craque. Et c'est là que son père et Laure se rendent compte qu'ils ne lui ont pas assez montré qu'ils l'aimaient, et qu'ils lui en ont trop demandé. Cette nouvelle est donc un appel à la communication. Si quelque chose ne va pas, il faut le dire plutôt que d'accumuler, et de craquer plus tard.

En gros, ces nouvelles sonnent très juste, sauf peut-être "Le journal d'Olivier", mais elle est tout de même agréable.

Éditeur: Presses de la cité.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Anne-Marie Scaramuzzi pour la Bibliothèque Braille Romande.

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lundi, 23 mai 2005

Au bonheur du matin, de Marie-Paule Armand.

Au bonheur du matin L'ouvrage:
Au début du vingtième siècle, la petite Rosalind, six ans, vit heureuse avec sa mère, Hortense, et sa grand-tante, Augustine. Mais la guerre éclate, les allemands envahissent la France, et entre autres, le village où vit la petite fille. Sa mère et sa grand-tante ne veulent pas partir, ne sentant pas le danger si proche, et ne voulant pas laisser leur maison. Mais elles veulent protéger Rosalind, et la confient à Colette, la soeur du futur époux d'Hortense. Le village est brûlé, Hortense et Augustine n'iront jamais chercher Rosalind chez le beau-père de Colette.
Afin de se conformer à la dernière volonté d'Hortense, Colette emmène Rosalind vivre chez son grand-père, le père d'Hortense. Celui-ci a rejeté sa fille, et accueille sa petite-fille avec réticence. C'est ici que Rosalind va grandir...

Critique:
Il est vrai que ce roman contient pas mal de clichés: on se doute de la raison pour laquelle le père d'Hortense l'a rejetée; Rosalind ne supporte pas l'amour physique avec l'homme qu'elle n'aime pas; l'homme qu'elle aime, elle l'aime au premier regard (ce qui, en plus, est assez invraisemblable); le dénouement est un peu gros, aussi. La belle-mère de Rosalind est méchante, névrosée, maniaque, autoritaire... assez clichée aussi. Ce sont les ingrédients un peu convenus des sagas ou des romans de ce genre. Mais même si on voit venir Marie-Paule Armand sur certaines situations, on l'excuse bien volontiers, car on se plonge facilement dans son livre.

Malgré quelques clichés, l'histoire et les personnages ne sont pas toujours des topoi de ce genre de romans. Il y a aussi quelques surprises. Par exemple, on se doute que le petit garçon esseulé du prologue et Rosalind vont se rencontrer, mais on n'arrive pas à savoir comment, jusqu'à ce que Marie-Paule Armand nous donne elle-même la clé.
D'autre part, le grand-père de Rosalind est très sévère avec elle, par peur de l'aimer et de souffrir, mais ce n'est pas le personnage convenu de ce genre de romans. Ce n'est pas quelqu'un qui est sévère juste pour avoir la mainmise sur les gens. Sa psychologie est très intéressante, et le lecteur se prend à l'apprécier, surtout quand Rosalind s'entiche de Marcial. Plus tard, on pense quand même qu'il va voir que Rosalind n'est pas amoureuse de son promis (dont je tais le nom pour préserver la découverte), et qu'il va la conforter dans son idée qu'elle ne devrait pas l'épouser si elle ne l'aime pas. Seulement, il dit comme les autres à qui elle demande conseil: Rosalind doit épouser celui qui lui demande sa main. Pourtant, le grand-père est plus fin que certains personnages auprès de qui Rosalind prend conseil. Mais il est poussé par la crainte que sa petite-fille se déshonnore. Au moins, si elle se marie, pense-t-il, elle évite ce danger.

Même si le dénouement est un peu tiré par les cheveux, il n'est pas trop gros, et il satisfait le lecteur qui aime ce genre de fin. En outre, on ne s'attend pas à ce que nous révèle l'épilogue.

C'est donc un gentil petit roman, dépeignant la vie d'une jeune fille simple, qui a ses forces et ses faiblesses, qui est un peu naïve sans être gnan gnan, et qui est globalement sympathique au lecteur. Ce livre est un bon moment de détente, on ne se prend pas la tête, on se laisse porter par l'histoire et les événements.

Éditeur: Presses de la cité.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Arlette Bratschi pour la Bibliothèque Braille Romande.

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