Les nuits de Malibu

L'ouvrage:
Mac Reilly est détective. Il vit à Malibu.
Ce soir-là, il entend des cris dans la maison voisine. Il s'y rend, et tombe sur une femme rousse qui pointe une arme sur lui et lui ordonne de sortir. Comme il n'obtempère pas assez vite, elle tire dans sa direction. Mac s'en va, mais il compte tirer cette affaire au clair. La maison appartient au milliardaire Ronald Perrin. C'est à lui que Mac va demander des explications. Mais le milliardaire balaie l'affaire d'une chiquenaude. Il pense plus important d'engager Mac pour le protéger: il se sent en danger de mort.

Critique:
Quand on lit Elizabeth Adler, il ne faut pas s'attendre à beaucoup de suspense ou à des rebondissements à foison. En général, je n'aime pas les romans trop tranquilles ou trop routiniers. Cependant, celui-là m'a plu. Je ne le mettrai pas parmi mes coups de coeur, mais j'ai été divertie.

Si l'intrigue se révèle classique, voire quelque peu artificiel, il est par exemple amusant de voir que tout le monde, dans l'environnement de Ron, se sent menacé, et engage Mac pour être protégé. De plus, certains personnages sont sympathiques, même s'ils ne sont pas très creusés.

L'auteur s'attarde sur l'amour que trois de ses personnages éprouvent pour les animaux. J'ai trouvé cela bien. On pourrait pinailler en disant qu'Ally est agaçante: elle aime un certain type de chiens, mais elle en a un autre...
Il y a des scènes amusantes et d'autres attendrissantes impliquant les chiens.
À ce sujet, une chose m'a semblé déplacée: ce qui arrive à l'un des chiens. Je pensais que dans un roman léger, l'auteur ne ferait pas cela.

La romancière parvient à accrocher quelque peu le lecteur au début, mais ensuite, l'intrigue stagne. Le lecteur sait rapidement qui est coupable. D'une manière générale, les personnages sont manichéens.
Lorsqu'Ally est en France, tout est lent et prévisible. Et puis, Ally m'agace un peu. Elle n'est pas antipathique, mais ses lamentations la montrent un peu comme une enfant capricieuse. On a envie de lui dire qu'elle aurait dû se secouer avant, et qu'elle aurait pu faire cela autrement.
Concernant Ally, la romancière évoque le vedettariat et ses aléas. J'ai trouvé cela à la fois réaliste et superficiel. En effet, les problèmes avec lesquels se débattent les acteurs («Je ne dois pas toucher ce gâteau au chocolat.» «Je vais avoir quarante ans, je vais bientôt être trop vieille.»), m'ont fait soupirer. Cependant, j'imagine que cela dépeint une certaine réalité, même si elle paraît futile.

Je sais qu'il existe au moins une autre aventure de Mac et Sunny. Elle a, en outre, été enregistrée par les mêmes comédiens. Je ne sais pas encore si je la lirai, malgré mon plaisir à entendre les interprètes.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Hervé Lavigne et Isabelle Miller pour les éditions VDB.

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