Mes hauts, mes bas, et mes coups de cœur en série

L'ouvrage:
Un soir, en boîte, Molly rencontre une fille (Mina) dont elle est tout de suite absolument sûre qu'elle est faite pour Cassie, sa soeur jumelle. Elle les présente donc. Molly, elle, n'a jamais eu de petit ami.

Critique:
J'ai préféré ce roman à «Moi, Simon, seize ans, homosapiens», tout simplement parce que je n'ai eu aucun mal à y entrer, alors qu'au début de «Moi, Simon (...)», j'ai un peu coincé. L'autrice montre une adolescente très peu sûre d'elle, très proche de sa jumelle, dont le monde commence à se fissurer pour diverses raisons. D'abord, sa cousine (Abby) n'habite plus près de chez elle. Elles étaient très proches, et chacune a du mal à supporter l'absence de l'autre. De plus, Cassie commence à agir différemment, à ne plus tout confier à sa soeur. En outre, Molly aimerait bien avoir un petit ami, connaître le bonheur du premier amour. Enfin, dans son cas, du vingt-septième amour... (Il faudra lire le livre pour comprendre. ;-) )

J'ai beaucoup apprécié Molly. J'ai compris son désarroi quant au comportement de sa soeur, puis concernant d'autres choses au long du roman. J'étais toujours d'accord avec elle. Cela ne veut pas dire qu'elle faisait toujours tout ce qu'il fallait, mais qu'elle était criante de vérité. Par exemple, j'ai compris pourquoi elle s'en prend à Cassie lorsque celle-ci lui présente comme une faveur de pouvoir repartir d'une soirée au volant de la voiture de Mina.
J'ai beaucoup aimé qu'à un moment, notre héroïne se rende compte que son cerveau ne lui répondait plus, et s'était mis en mode «ultra stupide». Je suis sûre qu'on a tous connu cette situation un jour. J'ai aussi compris la réaction de Molly lorsque sa grand-mère (très maladroite) s'en prend à elle, en ne voulant que son bien.

Lorsque la narratrice évoque Abby, je me suis demandé si ce n'était pas la meilleure amie de Simon. Il se trouve que c'est bien elle. Cela fait qu'on a droit à une scène qui m'a beaucoup fait rire pendant laquelle Molly et Simon échangent de cocasses SMS. Il y a quelques autres passages où on retrouve brièvement Simon. D'ailleurs, il vaut mieux avoir lu «Moi, Simon (...)» avant l'objet de cette chronique, car il est mieux d'apprendre certaines choses dans l'ordre dans lequel elles se sont passées.

J'ai également beaucoup apprécié les mères de notre héroïne. Elles commencent à devoir gérer deux jeunes filles en pleine crise d'adolescence, et ce n'est pas toujours aisé.

Je me souviens avoir râlé après quelques romans à la fin desquels j'aurais aimé un chapitre supplémentaire pour bien poser certaines choses. Je remercie donc Becky Albertalli, qui a créé un dernier chapitre qui m'a beaucoup plu pour ce roman. Je ne peux pas trop en parler, mais pour moi, il clôture parfaitement le livre.

Vous vous demandez si Molly aura un petit ami au cours de l'histoire? Il faut lire l'ouvrage pour le savoir... En tout cas, tant au niveau de l'intrigue que des personnages, je n'ai absolument rien à reprocher à l'autrice!

Éditeur français: Le livre de Poche Jeunesse.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Arielle Delisle pour les éditions Harper Audio.

J'ai surtout acheté ce livre parce qu'il était lu par cette comédienne dont j'aime beaucoup le jeu. Non seulement le roman m'a plu, mais Arielle Delisle n'a pas démérité. Elle a su adopter le ton adéquat pour jouer les divers sentiments des protagonistes, et modifier sa voix sans exagération pour certains d'entre eux.

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