Les soldats de l'aube

L'ouvrage:
Hope Beneke, avocate, a besoin d'un service assez particulier: l'une de ses clientes a sept jours pour retrouver le testament de son défunt compagnon. Elle y est désignée comme héritière. Cependant, l'homme a été assassiné, et le meurtrier a emporté le testament. Hope fait appel à un ancien policier devenu détective privé, Zet van Heerden. Très vite, elle est déroutée par le côté ombrageux de l'homme.

Critique:
J'ai lu ce roman en 2004, et l'ayant beaucoup aimé, l'ai offert à une amie. Puis j'ai lu «L'âme du chasseur» qui m'a traumatisée, et récemment (ayant digéré le traumatisme), je lis les livres de Deon Meyer dans l'ordre de publication. Je pense avoir eu raison de faire fi du classement proposé par Audible, et de me fier à l'ordre de publication. En effet, dans ce roman, nous croisons Mat Joubert (le personnage principal de «Jusqu'au dernier»), et il vaut mieux avoir lu «Jusqu'au dernier» avant d'apprendre un détail de la vie privée de ce personnage dans «Les soldats de l'aube». Après ce petit moment d'intense autosatisfaction pour avoir suivi mon instinct ( ;-) ), je recommande ce roman.

Le lecteur se doute rapidement qu'il est arrivé quelque chose qui a rendu van Heerden imbuvable. On a de petits aperçus de cette chose, mais on n'en connaît le fin mot (disons l'estocade finale) qu'alors que le roman est bien avancé. Le récit de l'enquête est entrecoupé de passages à la première personne du singulier racontant le passé de van Heerden. On finit par apprendre pourquoi ces scènes sont là. À ce sujet, j'ai apprécié ce que le personnage principal fait de cette histoire de son passé à la fin, et l'argument qu'il donne afin de ne pas faire ce qu'une autre personne souhaiterait.

Hope engage ce détective-là parce qu'on lui a dit que si quelqu'un pouvait résoudre cette affaire, c'était lui. Au départ, j'ai pensé: d'accord, c'est un très bon détective, mais comment va-t-il faire avec rien? En effet, les meurtriers n'ont laissé aucun indice, et d'après la compagne du mort, celui-ci ne côtoyait personne d'autre qu'elle. Van Heerden s'est attardé (sûrement par habitude, pour ne rien négliger) sur quelque chose qu'il ne me serait pas du tout venu à l'idée de prendre en compte... et c'est là qu'il parvient à tirer un fil qui le mènera sur la piste. C'est bien joué de la part de l'auteur, car ce n'est absolument pas tiré par les cheveux.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Éric Herson-Macarel pour les éditions Sixtrid (qui étaient les éditions Livraphone au moment où ce livre a été enregistré).

Je ne sais pas ce que je pourrais dire de plus concernant ce comédien. Outre mes habituels compliments pour son interprétation toujours de qualité, j'ajouterai qu'il a bien prononcé le nom d'un personnage (nom assez difficile à dire de manière naturelle). On retrouve ce personnage dans «L'âme du chasseur», et je me souviens que la lectrice bénévole qui l'avait enregistré à l'époque s'était trompée dans la prononciation. Étant maniaque, cela m'avait agacée. «L'âme du chasseur» est le prochain roman de Deon Meyer que je lis, cette fois interprété par Éric Herson-Macarel... :-)

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